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Le guide du batteur en fonction de son genre musical préféré

De Alexia, publié le 23/07/2018 Blog > Musique > Batterie > Quels Sont les Styles Musicaux à la Batterie ?

« Ce qui m’importe, c’est de continuer à proposer des parties de batterie qui retiennent l’attention de la même manière que les mélodies. J’ai toujours abordé cet instrument avec l’idée d’écrire une chanson dans la chanson. » Vinnie Paul, Pantera

Selon une enquête Ipsos, près de la moitié des jeunes de 14 à 18 ans écoutent du hip hop, suivi par la pop et le r’n’b à 42 % puis le reggae et l’électro qui devancent aujourd’hui le rock et la chanson française.

Mais que deviennent le jazz et le metal dans ces conditions ?

Amis apprentis batteurs, rassurez-vous, on peut jouer tout style de musique derrière son instrument de percussion.

Cela demande cependant d’apprendre la batterie à travers des rythmes rock avant de passer au jazz, au metal ou à tout autre genre musical.

Le rock à la batterie

Comment apprendre à devenir batteur ? Que serait Sunday Bloody Sunday sans le groove du batteur ?

Même si c’est votre style préféré, on ne se lance pas tout de suite dans le funk à la batterie.

Les rythmes les plus faciles pour appréhender cet instruments sont les rythmes rock et notamment le poum-tchak.

Qu’est-ce que c’est que ça ? 

Le poum-tchak est un rythme binaire joué sur 4 temps, le poum correspondant au son de la grosse caisse et le tchak au son de la caisse claire.

C’est THE rythme à maîtriser avant de se lancer dans quelque chose de plus compliqué. Car oui, la batterie est un instrument difficile quoi qu’on en dise.

Jouer de la batterie, c’est être multi-tâches car, la main droite et la main gauche mais aussi le pied droit et le pied gauche ne font la même chose. Pour un droitier :

  • La main gauche s’occupe de la rythmique à la caisse claire,
  • La main droite se charge du tempo au charleston,
  • Le pied droit frappe la pédale de grosse caisse,
  • Le pied gauche ouvre et ferme le charley.

Aussi, avant de pouvoir jouer un morceau de musique en entier, il est essentiel de bien maîtriser la régularité, la synchronisation, la puissance et le rebond.

Voici comment faire le poum-tchak :

  • Sur le 1 : charleston + grosse caisse,
  • Sur le « et » : charleston seul,
  • Sur le 2 : charleston + caisse claire,
  • Sur le « et » : charleston seul,
  • Sur le 3 : charleston + grosse caisse,
  • Sur le « et » : charleston seul,
  • Sur le 4 : charleston + caisse claire,
  • Sur le « et » : charleston seul.

Pour réussir à réaliser le poum-tchak, il faut suivre trois étapes :

  • Réussir à garder un tempo régulier au charleston avec une position fermée. Aidez-vous d’un métronome !
  • Ajouter des coups de caisse claire, nets et forts,
  • Proposer des coups de grosse caisse, précis et puissants.

On cherche avant tout à être régulier, puissant et synchrone.

Après quelques semaines de travail, vous verrez que vous serez capable de passer à d’autres rythmes rock pour progresser en cours de batterie ou en autodidacte.

Jouer du jazz à la batterie

Comment apprendre le chabada à la batterie ? Buddy Rich est considéré par beaucoup comme le plus grand batteur de jazz !

Pour débuter en tant que percussionniste à la batterie, il ne vaut mieux pas choisir le jazz. Même si tout est possible avec de la motivation, le rythme ternaire, le triolet et l’indépendance dont il faut faire preuve en batterie jazz peuvent être décourageants pour un débutant.

En revanche, le jazz est une excellente manière d’élargir son horizon musical et de développer sa créativité et sa coordination.

Basé avant tout sur l’écoute et l’accompagnement des autres instruments de musique, le jazz exige de connaître l’improvisation.

L’histoire du jazz est riche en évolution mais ce qui est sûr, c’est que le batteur y joue toujours un rôle essentiel.

C’est lui qui guide le groupe et c’est sans doute l’élément du jazz le plus difficile à maîtriser.

Mais pour commencer, il faut apprendre le chabada lié au rythme ternaire. C’est la base du jazz à la batterie et c’est ce rythme que vous utiliserez à longueur de temps.

En jazz, on ne compte pas comme en rock (1 et 2 et 3 et 4 et), on compte de manière ternaire : « 1, 2 et 3, 4 et » ce qui donne sur 4 temps : « 1, 2, 3, 2, 2, 3, 3, 2, 3, 4, 2, 3″.

Avant de commencer à jouer le chabada, il vaut mieux déjà s’imprégner de la rythmique jazz en écoutant des classiques du genre.

Ensuite, il faut maîtriser d’abord le rythme, non pas sur le charleston comme en rock, mais sur la cymbale ride. Ride signifie conduire en anglais et c’est aussi pour cette raison que le rythme se joue sur cette cymbale.

Une fois que le rythme ternaire est maîtrisé sur la cymbale ride, il faut ajouter l’ouverture et la fermeture du charleston avec le pied :

  • Sur le 1 : cymbale ride,
  • Sur le 2 : cymbale ride et charleston au pied,
  • Sur le « et » : cymbale ride,
  • Sur le 3 : cymbale ride,
  • Sur le 4 : cymbale ride et charleston au pied,
  • Sur le « et » : cymbale ride,
  • Et on recommence.

Pas facile, n’est-ce pas ?

Mais une fois que vous maîtrisez le chabada, vous pouvez tout faire avec les cymbales, la grosse caisse (à frapper de manière légère), la caisse claire et les autres fûts !

Faire du metal à la batterie

Comment jouer du metal à la batterie ? Si vous voulez écouter du hard rock, rendez-vous au Hellfest chaque année !

Pour faire du metal, pas besoin d’être un batteur professionnel et de posséder plusieurs batteries acoustiques ou batteries électroniques !

En revanche, il faut maîtriser les rythmes rock basiques. En effet, le metal ou le hard rock se jouent sur un rythme binaire. On retombe donc sur notre poum-tchak du début.

Quand je vous dis que c’est LE rythme à connaître en batterie ! Il est d’ailleurs utilisé dans de nombreux hits et pas seulement en rock. 

Pour donner un son metal à votre poum-tchak de base, vous pouvez d’ores et déjà lever légèrement le pied gauche pour entrouvrir les cymbales charleston.

Le son metal sera plus agressif que le son rock. N’hésitez pas à mettre de la puissance dans vos coups de caisse claire et grosse caisse.

En cours de musique, il y a peu de chance de tomber sur un professeur de batterie adepte de la double pédale. En revanche, il est possible d’apprendre un rythme metal sans double pédale.

La caisse claire sera toujours jouée sur les temps 2 et 4. Cependant, la grosse caisse sera davantage présente sur des temps et des contre-temps.

Sur la mesure du rythme metal, voici ce que cela donne, temps par temps :

  • Temps 1 : 
    • Sur le 1 : charleston + GC,
    • Sur le « i » : GC seule,
    • Sur le « et » : charleston + GC,
    • Sur le « e » : rien,
  • Temps 2 : 
    • Sur le 2 : charleston + CC,
    • Sur le « i » : GC seule,
    • Sur le « et » : charleston + GC,
    • Sur le « e » : GC seule,
  • Temps 3 : 
    • Sur le 3 : charleston seul,
    • Sur le « i » : GC seule,
    • Sur le « et » : charleston + GC,
    • Sur le « e » : rien,
  • Temps 4 : 
    • Sur le 4 : charleston + CC + GC,
    • Sur le « i » : GC seule,
    • Sur le « et » : charleston seul,
    • Sur le « e » : rien.

Vous noterez qu’un temps se divise en 4 à chaque fois et non plus en 2 comme en rock.

Attention à bien décortiquer partie par partie à vitesse lente pour bien comprendre comment réaliser ce rythme metal.

Bien sûr, si le metal est un rythme qui vous plaît, il vaudra mieux investir dans une double pédale Pearl ou Ludwig et apprendre à s’en servir.

Mais le metal, c’est aussi des fills et des breaks énergiques et puissants qu’il faudra apprendre à reproduire.

Drummer : se lancer dans la composition

Comment apprendre la composition musicale à la batterie ? Et si c’était vous sur scène ?

Comme on ne se lance pas dans l’improvisation sans avoir un peu de rudiments techniques, la composition musicale demandera du travail avant et surtout pendant.

Avant de vous y mettre, je vous conseille d’écouter attentivement la structure des morceaux de musique. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, la musique est plutôt simple et suit une structure définie :

  • Une intro,
  • Un couplet,
  • Un pré-chorus,
  • Un couplet,
  • Un pré-chorus,
  • Un refrain,
  • Un pont musical,
  • Un pré-chorus,
  • Un refrain,
  • Un final.

Chaque partie se découpe généralement en 8 mesures, davantage pour les ponts musicaux et le final. Les morceaux durent environ 4 minutes et répondent à la signature rythmique en 4/4.

Une fois que vous savez ça, vous pouvez passer aux fondations de votre chanson. A savoir, un riff de guitare, un groove de batterie, une boucle de guitare basse ou contrebasse, une mélodie au chant.

Et c’est parti !

Selon la structure de base présentée plus haut, la batterie aura un groove principal sur les couplets, une variation du groove sur les refrains, des fills pour les transitions et des breaks musicaux, voire un drum solo !

N’hésitez pas à marquer les moments forts des paroles par des coups de cymbale crash.

Même si vous ne connaissez pas le solfège et ne savez pas lire une partition batterie, il est conseillé de noter son travail pour ne pas l’oublier. A chacun de prendre des notes comme il l’entend.

Enfin, une fois le morceau terminé, mieux vaut le faire écouter d’abord à un public expert qui vous aidera à peaufiner certaines parties, puis à un public lambda lors d’un concert par exemple 😉

Définitions « styles musicaux à la batterie »

Que signifie ad libitum ?

Si vous jouez du jazz, vous le verrez sans nul doute marqué sur les partitions. Cela indique une liberté dans l’exécution musicale à tous les points de vue.

Qu’est-ce qu’un accent ?

C’est une note frappée nettement plus fort pour l’accentuer. Sur les partitions, l’accent est marqué par une petite flèche pointée vers la droite au-dessus des lignes.

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