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Maîtriser toutes les règles grammaticales de la langue chinoise

De Hélène, publié le 22/10/2018 Blog > Langues > Chinois > Tout Savoir sur la Conjugaison Chinoise !

« Apprendre la conjugaison est un problème de temps », Gaëtan Faucer

Il est que la dimension grammaticale d’une langue étrangère est toujours ce qui effraie le plus un apprenant, surtout lorsqu’il s’agit de langues officielles comme le chinois. À titre d’exemple, sachez qu’il existe entre 400 et 2 000 combinaisons de tonalités de mots chinois… Voilà un gros effort qui s’annonce !

Ainsi, vous découvrirez dans cet article tout ce qu’il faut savoir sur la conjugaison chinoise, qu’il s’agisse des temps à utiliser, des verbes chinois les plus employés, de la construction d’une phrase en mandarin ou encore, des différents tons à employer pour l’expression orale. À vos marques, c’est parti !

Les temps utilisés en chinois

Comment exprimer le ton en mandarin ? Le principe : le temps est exprimé par des marqueurs temporels, mais pas de conjugaison en langue chinoise !

La première chose qui vous vient à l’esprit lorsque vous voulez apprendre le chinois, c’est bien la conjugaison des temps. Nous allons donc commencer par une bonne nouvelle : il n’existe pas de temps en chinois ! Plus besoin d’imaginer la construction du plus-que-parfait français, ou la concordance des temps passés comme en espagnol.

Dans la culture chinoise, on utilise simplement des marqueurs temporels pour exprimer si l’on s’exprime dans le passé, le présent, le futur ou le conditionnel. Pour parler chinois et vous situer dans le temps, il faut tout de même connaître 3 grands marqueurs incontournables au passé :

  • 过, guò, pour désigner un passé qui est révolu,
  • 了, le, pour désigner un changement d’état,
  • La structure 是… 的, shì … de, pour désigner un aspect particulier dans le temps comme le lieu, la manière ou le but.

Au présent, vous pourrez parler couramment en utilisant ces deux marqueurs-là :

  • 着, zhe, qui exprime la simultanéité d’une action au présent,
  • 正在, zhèngzài, qui est un adverbe voulant dire « être en train de ».

Bien entendu, inutile de préciser qu’au niveau de la transcription phonétique, la traduction chinois change un peu de ce que signifie littéralement la phrase 

Au futur, on retrouve à nouveau trois marqueurs importants :

  • 要, yào, qui est un équivalent du verbe « vouloir »,
  • 将, jiāng, qui désigne quelque chose dans un futur très éloigné,
  • 以后, yǐhòu, qui signifie « après » et peut désigner des évènements survenant après d’autres évènements.

Notez cependant qu’à l’oral, le marqueur temporel 将 (jiāng) se dit plutôt « 会 (huì) ».

Enfin, la dernière forme temporelle a être expliquée ici sera la forme passive, qui a des spécificités en chinois, contrairement au français. Dans notre langue maternelle, cela peut marquer l’encouragement, mais généralement, en chinois, elle exprime une tournure négative. En voici les principaux marqueurs :

  • La préposition  被, bèi, quasiment systématique, 
  • Les prépositions  (ràng) et (jiào), ce qui donne par exemple 衣服叫雨淋湿了=> les vêtements sont trempés par la pluie,
  • La préposition 给 (géi), pour venir en renfort ou substituer la préposition classique, ce qui donne 她给地震吓坏了=> elle a été perturbée par le tremblement de terre,
  • La préposition 由 (yu) peut aussi être observée, comme dans 总统由议会任命 => le président est désigné par le Parlement.

Maintenant que vous connaissez les subtilités temporelles chinoises, passons aux verbes les plus fréquents.

Les verbes chinois les plus employés

Quels sont les verbes en mandarin incontournables ? Pour parler la langue chinoise, un certain nombre de verbes sont à connaître…

Pour un sinophone débutant, penser à conjuguer des verbes chinois peut sembler complexe. Mais voilà une deuxième bonne nouvelle : les verbes ne se conjuguent pas, ils sont toujours à l’infinitif ! Comme pour les marqueurs temporels, le verbe sera associé à des éléments externes dans la phrase, notamment les particules post-verbales qui permettent de renseigner :

  • Le temps,
  • L’aspect,
  • Le mode,
  • Le mode de process.

Par exemple, ces particules pourront marquer le temps et l’aspect. Sur un exemple comme 你叫什么 ?, que l’on traduit littéralement par « comment-être-prénom-vous », on dira bien : quel est votre prénom ?

Outre les particules, on peut retrouver des verbes auxiliaires qui jouent ce rôle, comme :

  • 要 (yào) => vouloir,
  • 想 (xiǎng) => avoir l’intention de,
  • 愿意 (yuànyì) => désirer,
  • 会 (huì) => savoir (faire quelque chose) / il est probable que,
  • 可能 (kěnéng) => être possible,
  • 可以 (kěyǐ) => pouvoir,
  • 必须 (bìxū) => être obligé de,
  • 应该 (yīnggāi) => devoir,
  • 得 (děi) => devoir.

Il faut d’abord connaître le verbe être (shì) : 

  • Il ne permet pas de décrire un état (comme « il est grand », voir un peu plus loin),
  • Il ne permet pas de dire où l’on se trouve, dans quelle situation (on utilise alors 在 (zài)),
  • Le verbe permet en revanche d’exprimer « c’est exact ». 

Attention à une exception en chinois : le verbe être ne s’utilise pas dans certains contextes français évidents. Voici les exemples :

  • 有用 (yǒuyǒng) => être utile,
  • 有效 (yǒuxiào) => être efficace,
  • 有名 (yǒumíng) => être célèbre,
  • 有意思 (yǒu yìsi) => être intéressant,
  • 有钱 (yǒuqián) => être riche.

Aussi, certains verbes que l’on appelle qualitatifs, expriment un état en étant associé avec le verbe « être » :

  • 大 () => être grand,
  • 小 (xiǎo) => être petit,
  • 好看 (hǎokàn) => être beau,
  • 贵 (guì) => être cher.

Voici également quelques verbes d’action à connaître :

  • 看, kàn => parler,
  • 走, zǒu => marcher,
  • 拿, nǎ => prendre,
  • 跑, pǎo => courir,
  • 坐, zuò => s’asseoir,
  • 学习, xuéxí => étudier, apprendre,
  • 停止, tíngzhǐ => arrêter,
  • 买 ou 卖, maí => acheter ou vendre,
  • 写, xiě => écrire.

Pour un voyage en Chine, ou simplement pour vous immerger dans la culture chinoise et devenir bilingue, les principaux verbes de volonté ou de demande vous seront essentiels :

  • 要, yào => vouloir,
  • 给, géi => donner, accorder, offrir,
  • 要饭, yáofán => mendier (au sens de demander),
  • 问, wèn => demander,
  • 觉得, juéde => trouver, penser (verbe d’appréciation),
  • 学(习), xué (xí) => étudier, apprendre.

Outre les caractères chinois à connaître, il faudra aussi maîtriser certaines structures verbales pour apprendre une langue comme le chinois :

  • 打电话, dâdiànhuà => téléphoner (à un ami, à votre hôtel), 
  • 回答, huídá => répondre (au téléphone, à des personnes, à des questions), 
  • 抽烟, chöuyän => fumer (notamment pour demander la permission),
  • 打水, dâshuî => prendre de l’eau (pour partir en randonnée, pour boire immédiatement), 
  • 找, zhâo => chercher (votre route, vos amis, un endroit spécifique), 
  • 等, dêng => attendre (quelqu’un), 
  • 说话, shuöhuà => parler (avec des locaux, des amis, des interlocuteurs du tourisme).

Côté mémorisation, si vous connaissez l’alphabet et ces quelques verbes, c’est dans la poche !

Le système de construction d’une phrase en mandarin

Quels éléments constituent une phrase chinoise ? Découvrez comment se forme une phrase en langue chinoise !

Bon, il est important de savoir utiliser les temps et les verbes, mais comment discuter avec des locuteurs chinois si vous ne connaissez pas l’ordre des mots dans la phrase ?

En fait, construire une phrase en chinois est relativement simple, et suit trois différentes logiques :

  • Soit il s’agit d’une construction sujet + prédicat,
  • Soit il s’agit d’une construction sujet + verbe + complément (80% des phrases chinoises),
  • Soit il s’agit d’une construction complexe, pour marquer une phrase négative ou interrogative.

De fait, si :

  • La phrase doit être interrogative, on rajoute alors « ? » (mǎ),
  • La phrase doit être négative, on rajoute «  » (bù),
  • La phrase se trouve dans le passé, on rajoute «  » (le).

Voici comment se construit la phrase simple en chinois. La place du verbe est très importante : c’est toujours après le sujet, pour que la phrase soit compréhensible. Il peut y avoir deux situations :

  • Sujet + prédicat,
  • Sujet + verbe + complément.

Dans le premier cas, voici quelques exemples :

  • 他 (sujet) 笑。(verbe) => « lui », « rire » => il rit,
  • 我 (sujet) 去。(verbe) => « je », « partir » => je pars, 
  • 中国人喝茶。=> les Chinois boivent du thé.

En voici d’autres pour le deuxième :

  • 他 (sujet) 说 (verbe) 中文。(complément) => « lui », « parler », « chinois » => il parle chinois,
  • 我 (sujet) 想 吃 (verbe) 中国 菜。(complément) => « je », « vouloir », « manger nourriture chinoise » => je veux manger chinois. 

En ce qui concerne les phrases complexes, nous allons nous attarder sur les phrases complexes, à commencer par la phrase interrogative. Tout simplement, elle suit la construction : phrase complète (sujet/verbe/complément) + 吗 (ma). 

Pour la phrase négative, on va utiliser la préposition 不 (bù), comme dans : 她长得不漂亮。=> elle n’est pas belle. Pour l’impératif négatif, il faudra bien penser à utiliser soit la préposition 别 (bié), soit la préposition 不许 (bùxǔ), en sachant que toutes deux se placent devant le verbe. Enfin, pour le négatif passé, on utilisera la préposition 没 (méi) ou 没有 (méiyǒu). 

Et maintenant, prêts à passer aux tons chinois ?

Les tonalités en langue chinoise

Comment se parle le mandarin ? Les tons en langue chinoise sont sans doute l’un des aspects les plus durs à maîtriser

En matière de phonétique, le chinois mandarin est particulièrement complexe à appréhender, surtout pour des Européens occidentaux, qui ne sont pas habitués aux langues tonales. Le rythme syntaxique et morphologique en est modifié : les mots chinois ont une écriture chinoise similaire, mais des accentuations différentes.

Les langues tonales correspondent à 65% des langues parlées dans le monde, mais toutes sont en-dehors de l’Europe et donc, peu connues dans cette région du monde

Ici, l’intonation chinoise influe sur la compréhension du mot chinois, cela ne dépend pas des sinogrammes employés, mais bien de la catégorisation utilisée pour les fameux tons chinois, à savoir :

  • Le premier ton (ˉ), qui est neutre,
  • Le deuxième ton (ˊ), qui monte vers l’aigu,
  • Le troisième ton (ˇ), même chose,
  • Le quatrième ton (ˋ), qui descend vers les graves,
  • Le ton neutre, parfois appelé le « cinquième ton ».

Pour déterminer le sens des tonalités, elles sont répertoriées selon les chiffres 5 à 1 (par ordre décroissant), le 5 correspondant au niveau aigu et le 1 au grave. On considère alors que :

  • Le premier ton est au niveau 5,
  • Le deuxième passe du niveau 3 à 5,
  • Le troisième passe par une combinaison 2 – 1 – 4,
  • Le quatrième passe de 5 à 1.

Chacun de ces tons possède des spécificités uniques, à découvrir sans plus tarder pour apprendre à parler chinois, et tout savoir sur la conjugaison de cette langue tonale ! 

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