Il y aurait un 3ème mouvement (gym).

La gym est d’abord un frein puis un catalyseur de la pratique sportive.

→ 3 grands courants des les années 1900.

→ Des sports rentrent dans le secondaire sous la forme anglaise.

→ Les militaires disparaissent complètement de l’EPS dans l’enseignement dans les années 1970.

Le bac d’essai des 1ères institutions c’est l’armée, les corps d’élite.

Parmi tous les sports de combat, le judo (et pas le taekwondo J ) et la lutte sont les plus en avancés.

Histoire et origines de la gymnastique. Pour être un très bon combattant, il faut maîtriser le karaté et le judo ou le karaté et la lutte.

Amoros vient d’Espagne pour reformer l’armée française qui connaît plein de défaites militaires.

Après avoir servi dans les armées espagnoles, il est chargé en 1807 de l'éducation de l'infant don François de Paula.

Amoros est chargé de la préparation physique et technique des corps d’élite dans un premier temps.

1821 : il est nommé directeur du premier Gymnase Normal Militaire ouvert à la fois aux militaires et aux civils. On se situe dans la période de le restauration, sous Louis XVIII, monarchie constitutionnelle.

*Amoros et les hommes de l’armée française (maréchaux, officiers…) favorisent une approche technique.

Amoros est en connexion avec les sciences, c’est un homme des Lumières.

Il se renseigne sur comment améliorer la préparation des combattants.

  • Il se connecte aussi avec le médical (physiologie).
  • Il utilise le concept d’éducation : le concept d’éducation physique du militaire (du temps pour former, pour rendre les soldats efficaces). Il veut former des soldats polyvalents.
  • Il invente du matériel, des machines. Dans les gymnases d’avant, on trouve du matériel Amorosien.
  • Il utilise les parois, les murs, pour apprendre à franchir des obstacles. Il envisage la préparation de la récupération du cheval, et l’utilisation des armes sur un cheval au galop.

L’éducation physique vise à préparer au sang froid, vise à enlever les peurs : dimension psychologique et morale.

Il encourage la prise de risque.

Il privilégie la course dans la formation du soldat.

La Gymnastique est l'un des sports Olympiques les plus anciens, elle est par conséquent intimement liée aux Jeux de l'Antiquité. Il dit qu’il y a deux qualités physiques à développer chez le soldat : endurance et force.

Il sait que c’est contradictoire : les militaires peuvent courir jusqu’à 15 heures par jours et il leur fait prendre du poids.

Il va voir la culture étrangère, il est influencé par la Prusse.

On voit apparaître les agrées prussiens : poutre, cheval d’arçon, barre fixe, barres.

Il constate que les agrées obligent les hommes à supporter leur poids donc améliorent leur force.

L’entraînement est rythmé par des chants et des marches militaires.

Les conséquences de cet ancrage militaire de la gym

C’est l’institutionnalisation de la gym, son affirmation dans le monde sportif français.

La gym va se développer par les milieux militaires.

On voit une carte de décentralisation se dessiner dans ce qui est aujourd’hui les capitales régionales (anciens chef-lieu de division militaire).

En 1835, il y a huit grands complexes gymniques dont une à Toulouse.

On a trouvé des rapports d’inspecteurs sur le dynamisme des gymnases : on y pratique la gym, on semble satisfait des gymnases.

On y pratique aussi la natation et l’escrime.

Il n’existe pas de culture française de la natation, on se noie souvent suicide dans l’eau. Amoros généralise la natation.

En 1844, 1366 moniteurs ont été formés dans les centres militaires.

L’héritage Amorosien a permis l’imprégnation de la gym dans la société française, et l’avènement d’une méthode française d’éducation physique (c’est lui qui la met au point et qui l’appelle comme ça) qui s’affirme dans la seconde moitié du XIXème.

Il meurt en 1848. Dans les gymnases ce sont les qui vont se charger de la culture physique, de la réflexion et de l’institutionnalisation dans la seconde moitié du XIXème.

En 1852 (début du Second Empire) on revient vers un système plus centralisé, on crée l’Ecole Normale de Gymnastique de Joinville, qui joue un rôle considérable jusque dans les années 1960-1970.

Aujourd’hui, on y trouve les militaires de hauts niveaux.

→ Ecole formatrice des cadres de la nation mais aussi école expérimentale.

En France on est en retard sur l’Allemagne, l’Angleterre et la Suède du point de vue de la culture physique.

La légitimité de la gym s’impose dans l’enseignement secondaire et l’école primaire au cours de la seconde moitié du XIXème.

Le second empire : prélude de la gym républicaine à l’école

 Il existe plusieurs sortes de gymnstique :gaf (gymnastique artistique féminine) gam (gymnastique artistique masculine) gfa (gymnastique pour tous) gr (gymnastique rythmique) tra (trampoline) aer (gymnastique aéropique). On apprend que sur 62 lycées français, 26 possèdent un maître de gym.

On apprend aussi dans ce rapport de 1854 que 72% des lycées ne possèdent pas de matériel suffisant.

On peut évaluer les progrès de la culture physique mais aussi le sens qu’on lui confère.

En 1854, la gym scolaire devient « une branche spéciale de la médecine » et par extension de la santé publique.

Les experts français vont à l’étranger (Suède, Scandinavie) → influence de la médecine suédoise.

On perçoit aussi les influences Prussienne et Britannique.

Quel bilan ?

En 1868 : première grande Commission Ministérielle composée de militaires, proviseurs, pédagogues mais aussi des médecins.

C’est un médecin qui va diriger cette Commission : les militaires ne sont plus l’unique référent.

Cette Commission établie un nouveau rapport (rapport Hillairet) pour faire le point à la fin du Second Empire.

Celui-ci dit que sur 82 lycées et 254 collèges, et aussi 76 Ecoles Normales (où on forme les moniteurs), il y a 174 moniteurs issus pour l’essentiel de l’armée française.

Une des conclusions du rapport : « tant qu’on aura pas édifié des gymnases couverts dans tous les établissements scolaires, on aura encore très peu fait ».

C’est le signe même de l’évolution, de l’institutionnalisation de la gym à l’école → signe de progrès.

Quel est le rôle attribué à la gym ? (à la fin du second Empire)

On assiste au moins à niveaux de justifications : les exercices physiques doivent compenser l’éducation intellectuelle et finalement maîtriser le surmenage scolaire.

La Gymnastique est l'un des sports Olympiques les plus anciens et est par conséquent intimement liée aux Jeux de l'Antiquité. L’enfant passait jusqu’à 10-12h d’enseignement par jour.

On est sur des enseignements classiques, on s’imprègne de la culture française.

Les médecins ont considéré qu’il fallait changer ça. Nous sommes entrés dans la question du surmenage scolaire qui fait encore débat aujourd’hui.

Ils se positionnent pour la réduction du temps intellectuel scolaire.

120 lycées libèrent des après midi officieusement. Ca pose le problème le problème du statut de la gym.

Sous le second empire on est rentré dans une période de pré-industrialisation, on constitue des banlieues.

→ Inquiétude de la perte de la campagne « absence de plein air » => création d’espace de plein air dans les villes.

La culture physique apparaît de manière affirmée dans les années 90 avec le football appelé « jeu de plein air », comme l’athlétisme.

C’est pour mieux offrir au corps les moyens de lutter contre « l’air vicié » des villes.

La gym apparaît comme une propédeutique (enseignement préparatoire à la vie dans l’armée) nécessaire au service militaire.

La politique de l’empire libéral marque les débuts d’une vraie institutionnalisation de la gym scolaire.

Décret du 3.02.1869 : la gym est désormais reconnue comme une discipline obligatoire dans les lycées, collèges, écoles primaires et écoles normales. Les apprentissages gymniques sont encore inspirés de la gym Amorosienne.

L’arrêté du 25.11.1869 : Il fixe les modalités du Certificat d’Aptitude à l’Enseignement de la Gymnastique que doivent désormais posséder les candidats pour enseigner.

Il est composé de 3 parties :

  • Partie théorique, médicale, basée sur de l’anatomie (la physio en est encore qu’à ses débuts).
  • Partie pratique : comment on aborde les agrées, la condition physique, la force…
  • Partie pédagogique : comment on mène un groupe ?

Conclusion : nous avons présenté quelques photos concernant la pratique physique en France dans la seconde moitié du XIX.

  • On a observé une première tendance des pratiques notamment celles qui nous viennent de la haute société aristocratique qui disposent de temps libre pour se retrouver dans des espaces sociaux définis. Ils ont plaisir à être ensemble mais également intérêt (cheval). Dans la seconde moitié du XIXème, on voit apparaître la recherche de la maîtrise technique à l’imitation du modèle britannique.
  • On assiste à un bond dans la construction des hippodromes sous le 2nd Empire et la 3ème République. On généralise la compétition réglementée avec ses paris.
  • En 1868 apparaît la société de paris mutuels (pour pouvoir organiser les paris sur les courses). Ce type de comportement favorise l’avènement d’un milieu professionnel composé de propriétaires de chevaux, de jockeys et d’entraîneurs. C’est l’aile libérale de l’aristocratie qui contribue au cours du XIXème à l’avènement du sport contemporain et de ses valeurs.
  • 2ème tendance : il s’est installé en France une réforme de la culture française grâce à l’impact du monde militaire.

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Gaspard

Ancien étudiant de STAPS et passionné de Coaching Sportif. Je mets mes cours de sport à votre disposition. N'hésitez pas à me poser des questions en commentaire !

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