Cours particuliers Langues Musique Soutien scolaire Sport Art et Loisirs
Partager

Tout savoir sur le boxing d’outre-Manche

De Philippe, publié le 29/08/2018 Blog > Sport > Boxe > Qu’est-ce que la Boxe Anglaise ?

« Celui qui n’a pas le courage de prendre des risques n’accomplira jamais rien dans sa vie. » Mohamed Ali (1942-2016)

Prendre des cours de boxe est une pratique sportive en expansion : parmi les types de boxes et arts martiaux – kick boxing, boxe thaïlandaise, full contact, taekwondo, aïkido, ju jitsu, boxe MMA ou viet vo dao -, la boxe anglaise est la plus représentée de tous les sports de combat.

En 2012, en France, la Fédération Française de Boxe (FFB) recensait 41 602 licences, réparties dans 774 clubs de boxe. En outre, les compétiteurs représentaient 64,36 % des licences.

A cela s’ajoute un constat global, loin d’être un épiphénomène : la féminisation des sports de combat : de plus en plus de femmes rejoignent des cours de boxe anglaise, notamment pour la self défense.

Voici un condensé de tout ce qu’il faut savoir sur la boxe anglaise.

L’histoire antique de la boxe anglaise

Les sports de combats existent au moins depuis l’Antiquité (arts martiaux, pugilat, pancrace…), et figurent sans doute parmi les sports les plus vieux de l’humanité, du moins de l’histoire de l’homme sédentarisé.

Le pugilat, combat gallo-romain parfois fatal. Dès l’Antiquité, on boxait déjà mais c’était un sport bien plus violent qu’aujourd’hui !

Les civilisations sumérienne – 4ème et 3ème millénaires avant notre ère -, égyptienne et grecque pratiquaient déjà en effet des sports de combat au corps à corps.

Il faut attendre l’avènement et la puissance de la Grèce antique pour pouvoir attester des premières traces de ce sport de façon certaine : le pancrace et le pugilat.

Plutôt comparable à la lutte ou aux arts martiaux mixtes (MMA), tous les coups sont permis dans le pancrace, à l’exception des morsures et des coups de doigts dans les yeux.

Les combattants de pancrace luttaient nus et sans aucune protection, tandis que ceux de pugilat n’utilisaient que les poings et se les protégeaient au moyen de lanières en cuir.

Cela fait de ce dernier sport originaire de Grèce antique l’ancêtre le plus proche de la boxe anglaise.

Le premier champion de pugilat remonte aux 23èmes Jeux Olympiques antiques, organisés en 688 avant J-C, qui furent remportés par Onomaste de Smyrne.

Viendra Tissandre de Naxos et son palmarès impressionnant : 4 victoires aux Jeux Olympiques en pugilat, en 572, 568, 564 et 560 avant J-C.

Le pugilat se maintint au niveau de sport national dans la Grèce Antique pendant 800 ans !

Cette épreuve antique consistait à placer deux opposants s’assénant des coups de poings en s’entourant les mains de lanières en cuirs, de façon à ce que les doigts restaient libres et sans aucune protection.

L’histoire a permis de voir que la tête des combattants était protégée par une calotte en bronze, sorte d’ancêtre du casque de boxe.

Sous l’Empire Romain, les combattants devaient parfois même ajouter des lanières de métal pour animer les jeux du cirque.

Etant donné que tout les coups étaient permis, on imagine la douleur intense que devait provoquer ce combat armé de pointes en fer…

Notons que les combats se terminaient par un KO ou un abandon, mais rarement par la mort.

A l’époque, il n’y avait aucune catégorie de poids, pas même de limite de temps, encore moins un match divisé en rounds.

Un jet de pièces déterminait que de l’un ou de l’autre pouvait frapper en premier, celui-ci étant alors considéré comme le favori des dieux.

L’histoire moderne et contemporaine de la boxe anglaise

Le Moyen-Âge et la Renaissance oublient complètement la pratique de ce sport. Du moins, les historiens du 20ème siècle n’en ont relevé aucune trace.

Il faudra attendre le 19ème siècle pour voir, en Angleterre, une réhabilitation du pugilat.

Et si le Noble Art venait des bas-fonds de Birmingham ? Les personnages de la série Peaky Blinders : des boxeurs à mains nues redoutables !

D’abord de façon clandestine, sous la forme de combats illégaux, organisés par les bookmakers pour faire des paris et gagner parfois beaucoup d’argent.

Par exemple, on pense à la série Peaky Blinders, retraçant l’histoire vraie, dans les années 1920, d’une famille pauvre de gangsters ayant sévit à Birminham en Angleterre, et ayant fait fortune sur les paris hippiques.

On y voit le combat de boxe, illégal et clandestin, organisé au fond d’une cave sombre, parmi les multiples affrontements violents entre les familles de gangsters de Birminham et de Londres, les mafias de Sicile et de New-York, les autres communautés et la famille Shelby.

Les matchs illégaux donnaient lieu à des arrestations policières et c’est du pugilat que s’inspirèrent, au 19ème siècle, les parieurs anglais pour se donner de nouvelles sensations, trouvant un autre terreau que les courses de chevaux pour faire le gagne-pain des bookmakers.

Mais au 19ème siècle en Angleterre, il n’était pas rare que les parieurs mécontents à l’issue d’un match ne transformaient la rencontre en une véritable bagarre collective.

De fait, c’est la police qui très souvent, mettait un terme aux combats.

C’est l’une des raisons pour lesquelles le port de gants de boxe fut rendu obligatoire, et que la bourse des boxeurs se fit en fonction des recettes engendrées, non selon les paris effectués.

À la base, les règles sont à peu près inexistantes et les joutes se déroulent à mains nues (aïe, aïe, aïe !). Le premier champion de boxe serait, en 1719, un certain James Figg, maître d’armes.

Son disciple Jack Broughton remporta quatre cents rencontres environ. Il réglementa le premier la boxe après avoir tué un challenger et en être resté sous le choc.

En ce milieu du 19ème siècle, les tricheries, arrangements et décès (parfois) sont encore légion.

Pour cette raison, les combats de boxe avaient été déclarés illégaux par la couronne britannique, mais se réalisaient de façon clandestine.

L’œuvre de codification fut poursuivie par le célèbre marquis de Queensberry, du nom de John Sholto Douglas (qui arbitra également, par la suite, des combats de savate boxe française) et par le journaliste John Graham Chambers.

Les gants de protection deviennent obligatoires après 1865, de même qu’il est interdit de frapper un adversaire au sol ou de chercher le corps-à-corps voire l’étouffement.

On insiste de plus en plus sur l’agilité et – si l’on peut dire ! – sur la finesse.

Mais tous les boxeurs n’acceptèrent pas aussitôt les quinze règles fondamentales de la boxe.

Edn 1889, l’Américain John Sullivan peut encore être champion du monde à mains nues, tandis que le plus long combat de boxe de l’histoire s’est fait au finish en 1893 : à La Nouvelle-Orléans, Jack Burke et Andy Bowen sont déclarés vainqueurs ex æquo après plus de sept heures de combat réparties en cent dix reprises !

Diffusées dans tout le Royaume-Uni, les règles entrèrent en vigueur en 1891 et grâce au développement de ces règles, la boxe anglaise fut autorisée, puis les Etats-Unis adoptèrent les mêmes règles qu’en Angleterre.

Ce n’est que peu après, en 1899-1903, que la boxe anglaise est introduite en France à partir des États-Unis par Louis Lerda.

Le premier champion de l’histoire officielle de la boxe anglaise fut un boxeur français : Georges Carpentier (1894-1975), qui remporta à l’âge de 18 ans, le championnat d’Europe des mi-moyens.

L’histoire de la boxe anglaise au 20ème siècle constitue un véritable essor : institutionnalisation, généralisation dans les championnats et les tournois (championnat de France, championnat du monde, Jeux Olympiques, etc.), multiplication des effectifs s’initiant au club de boxe anglaise, etc.

Que l’on se rassure, pratiquer la boxe amateur n’induit aujourd’hui aucun contact physique : pour s’entraîner, on a souvent recours au shadow boxing.

Les principes de la boxe anglaise

Dans la plupart des cas, les principes de base de la boxe anglaise sont déjà connus (inconsciemment du moins).

En effet, lorsque l’on pense à la boxe, on songe généralement à la boxe anglaise, surreprésentée dans les arts et la société par rapport aux autres styles de boxes.

Dans ses grandes lignes, la boxe anglaise voit s’affronter deux boxeurs, munis de gants de boxe (ils sont rembourrés), sur un ring.

Quelle différence entre boxe française et boxe anglaise ? Les adversaires d’un jour doivent jouir d’un gabarit comparable, histoire qu’il y ait une certaine égalité (ou équité) dans l’affrontement.

C’est très clairement un sport de combat, où l’objectif est d’assommer l’adversaire, ou de le faire abandonner en usant du coup de poing, mais sans le coup de pied utilisé lui, en savate boxe française.

La violence apparaît au rendez-vous : même si l’on cherche à tous prix à la canaliser par des règles venant mettre tactique et technique au premier plan.

Les blessures, écorchures, éraflures, hématomes et le KO (un « hors-combat » ou perte de connaissance de dix secondes décomptées à voix haute par l’arbitre) guettent pourtant tous les sportifs de haut niveau.

Les combats sont divisés en rounds (ou « reprises » pour ceux qui détesteraient les anglicismes) de trois minutes, le temps de récupération étant d’une seule minute à chaque fois.

Les challengers vont alors chacun sur le coin du ring qui leur a été assigné, leur coach pouvant leur parler et un soigneur soulager leurs blessures.

C’est une petite cloche qui rythme les changements.

Il y a trois rounds de trois minutes pour les amateurs hommes (mais quatre reprises de deux minutes chez Mesdames), et jusqu’à douze chez les pros. Il y a un arbitre, mais deux chronométreurs.

Seuls les coups de poing sont autorisés, et ils doivent viser le visage ou le buste (au-dessus de la ceinture). Les saisies ou les tenues trop rapprochées sont interdites.

Les cours collectifs en sporting club permettent d'apprendre plus d'un enchaînement sur le tatami et, qui sait, de préparer un championnat d'Europe de savate BF. Sacs de frappe pour se défouler | Les pratiquants de la boxe loisir font également du renforcement musculaire, entre échauffement et étirements | source : visualhunt.com

Lors d’un combat de boxe anglaise, les attaques classiques sont le direct, le crochet, l’uppercut et le direct court.

L’overhand et le cross-counter sont également basiques. En améliorant leur technique, les boxeurs apprennent rapidement le bolo-punch, le semi-uppercut, le shift-punch et le semi-crochet.

Ce sont les spectaculaires matches de boxe pro qui sont médiatisés : sans aucune protection, le KO est clairement recherché.

À l’inverse, la boxe amateur impose le port d’un casque de boxe – c’est celle-ci que nous pouvons regarder à la télévision tous les quatre ans pour les Jeux olympiques. C’est pour cela que l’on parle parfois de « boxe olympique ». Mais l’arrivée des professionnels en 2016 a changé la donne.

De toute façon, il est bien évident que l’on peut asséner davantage de coups avec un casque et contre-attaquer sans danger de contusions que si le boxeur ne porte pas de casque de boxe…

C’est le nombre de touches qui sert à départager le vainqueur du perdant, un point étant attribué à chaque fois. Une blessure fatale met également fin à l’escarmouche.

Si force et puissance sont une nécessité absolue pour en découdre, la boxe anglaise ne manque pas pour autant de subtilité.

Il faut être particulièrement agile, avec un jeu de jambes permettant d’être sans cesse sur sa garde pour l’esquive, tout en masquant ses intentions et initiatives, l’effet de surprise pouvant s’avérer déterminant.

La résistance et l’endurance ont un rôle à jouer, de même que la motivation (ou détermination) et le moral. La stratégie est importante afin d’user physiquement et/ou moralement son adversaire.

Enfin, si l’on ne saurait boxer sans savoir frapper, il faut aussi et surtout savoir éviter (l’esquive) ou parer (la parade) les assauts de son adversaire. D’où l’importance d’une garde de qualité et d’une concentration/attention à chaque instant !

Finalement, la boxe anglaise est beaucoup moins violente que la boxe thai ou que la boxe américaine !

Quelques règles de base de boxe anglaise !

Les premières règles de boxe anglaise furent rédigées en 1865 par le Marquis de Queensberry (1844-1900) : celles-ci mettaient, pour la première fois, l’accent sur l’agilité plutôt que sur la puissance et la force de frappe.

Boxer sans gants est interdit autant que dangereux. Comme si briser une vitre à main nues n’engendrait aucune blessure…

Le combat à mains nues devenait interdit, au même titre que les coups portés sous la ceinture, le corps à corps, l’étouffement, les coups au sol et le « combat au finish » (coups portés jusqu’au knockout).

C’est la règle de 1865 qui entérina le morcellement d’un match de boxe en plusieurs rounds de trois minutes chacun. Aujourd’hui encore, les combats de boxe professionnelle peuvent compter jusqu’à 12 rounds entrecoupés de phases de repos d’une durée d’une minute.

Le match est considéré comme perdu par l’arbitre si le boxeur reste au sol pendant plus de dix secondes. Mais s’il est en appui sur un genou, il sera également considéré comme incapable de retourner au combat.

Ces premières règles encadraient également les dimensions du ring de boxe, ceint par des cordages en chanvre : 6 mètres au maximum et 4,90 mètres au minimum de côté.

Aujourd’hui comme hier, la règle de base de la boxe est la suivante : éviter d’être touché par l’adversaire.

A chaque coup précis, puissant ou net, des points sont attribués au boxeur et c’est celui qui a le plus de points qui remporte le combat.

Comme on s’en doute, les combats sont organisés par deux personnes du même sexe, de la même catégorie de poids. Ils ont l’obligation de porter des gants de boxe, une paire de chaussures de boxe sans pointes ni talons, une coquille de protection, un protège-dents, un short de boxe.

Les femmes portent, elles, un protège-poitrine. Quant au casque, il est prévu qu’il soit interdit en compétition cette année 2018.

Comment s’opère le comptage des points ?

En boxe anglaise, il y a trois juges de chaise et un arbitre qui sont compétents pour compter les points. L’arbitre a pour fonction de faire respecter les règles tandis que les juges de chaise comptabilisent les points.

Comment ?

Chaque round est noté sur dix points – non, ce n’est pas une dissertation du bac 2018.

A chaque fois qu’un boxeur remporte le round, il obtient 10 points.

Pour noter, les juges sont munis de douze cartes numérotées de 1 à 12 (équivalent à 12 rounds de 3 minutes). A l’issue de chacun des rounds, les cartes sont remises à l’arbitre, qui les transmet au superviseur de la fédération de boxe.

Chacun des juges remet donc sa notation à la fédération de boxe concernée.

Ne sont notés que les coups portés au-dessus de la ceinture et sur le devant du corps (tête, épaules, buste et poitrine) : les coups dans les parties génitales, dans le dos ou derrière la tête ne sont donc pas comptabilisés.

De plus, un coup est validé uniquement s’il y a une force d’impact significative : cela signifie qu’un coup de poing doit être asséné de façon nette et précise, avec la surface des métacarpiens et non avec l’intérieur des gants.

L’équipement du boxeur et les différentes catégories

Comme on ne s’appelle pas Floyd Mayweather Jr, M. Ali ou Mike Tyson et que l’on n’est pas encore champion de France ou du monde de boxe, nous allons parler du matériel de boxe que doit avoir un boxeur débutant ou néophyte.

En boxe amateur, il est nécessaire de se munir de gants de protection, de chaussures de boxe (adaptées au léger rebondi d’une enceinte), d’une coquille, d’un protège-dents et d’un casque de boxe.

Mais ce dernier est en voie de disparition (sauf pour s’entraîner, bien sûr), puisqu’il a été décidé de l’interdire à partir de 2018 pour les compétitions !

Il existe aussi une boxe « éducative », et une « boxe fitness » s’inspirant des caractéristiques du boxing à l’anglaise.

Ça, c’est pour le volet « compétition ».

Mais il faut aussi garder à l’esprit les impératifs des entraînements qui requièrent une tenue de sport et un matériel très varié :

  • Survêtements de rechange (ou short boxe + T-shirt),
  • Bonnes chaussettes,
  • Sac de frappe,
  • Punching ball (différent du punching bag),
  • Poire de vitesse,
  • Corde à sauter,
  • Barre de traction (ou barre fixe),
  • Haltères,
  • Des appareils de fitness ou appareils de musculation.

Tout ces accessoires boxe ne sont pas obligatoires, mais c’est mieux de se les procurer pour s’entraîner dans de bonnes conditions (sauf si, bien sûr, on va frapper au boxing club le plus proche avec déjà tout l’équipement nécessaire sur place).

Il y a donc quelques différences avec l’équipement nécessaire pour la boxe française.

La maîtrise de soi d'un vice-champion du championnat de France de boxe vaut les meilleures ceintures judo ! Championne de France de boxe ? | L’instructeur de votre école de boxe sera là pour vous conseiller, éventuellement, lors de votre combat contre une championne olympique… | source : pxhere.com

Aujourd’hui, il y a dix catégories de poids pour la boxe masculine :

  • Mi-mouches, de 46 à 49 kg,
  • Mouches, de 49 à 52 kg,
  • Coqs, de 52 à 56 kg,
  • Légers, de 56 à 60 kg,
  • Super-légers, de 60 à 64 kg,
  • Mi-moyens (ou welters), de 64 à 69 kg,
  • Moyens, de 69 à 75 kg,
  • Mi-lourds, de 75 à 81 kg,
  • Lourds, de 81 à 91 kg,
  • Super-lourds, pour les plus de 91 kg.

Pour la boxe féminine, les catégories de poids diffèrent quelque peu :

  • Moins de 48 kg : poids mi-mouches,
  • Entre 48 et 51 kg : poids mouches,
  • Entre 51 et 54 kg : poids coqs,
  • Entre 54 et 57 kg : poids plumes,
  • Entre 57 et 60 kg : poids légers,
  • Entre 60 et 64 kg : poids super-légers,
  • Entre 64 et 69 kg : poids welters,
  • Entre 69 et 75 kg : poids moyens,
  • Entre 75 et 81 kg : poids mi-lourds,
  • Plus de 81 kg : poids lourds.

En revanche, le Comité International Olympique (CIO) ne retient que trois catégories de poids pour la boxe féminine aux Jeux Olympiques : les poids mouches, légers et moyens.

Une boxeuse pesant 47 kg, 55 kg ou 67 kg ne peut donc participer à la compétition !

La boxe professionnelle y ajoute quant à elle des catégories intermédiaires (pour les hommes) : poids pailles, super-mouches, super-coqs, plumes, super-plumes, super-mi-moyens (ou super-welters), super-moyens et lourds-légers.

Envie d’autre chose que la boxe savate française ou anglaise ? On pourra s’initier à la boxe chinoise !

Pourquoi porter une tenue de sport en boxe anglaise ?

Vous voilà fraîchement membre de la salle de boxe, cotisation et matériel de sport payés après avoir passé le cours d’essai ?

Mais on se rend compte que ce sport de réputation violente, finalement, ne l’est pas tant que cela.

Mettre un casque de boxe, fondamental pour éviter les blessures. Hum… Un peu léger comme protection pour le crâne, non ?

Pourtant, la salle omnisports a bien précisé qu’il est fondamental d’acheter protège-tibia, protège-dents, coquille, casque de protection, et gants de boxe : un attirail draconien alors même qu’on ne pratique pas au niveau de sport olympique…

Pourquoi porter tant de protection ?

En fait, la boxe est une discipline paradoxalement très respectueuse, mais on peut se blesser si l’on n’a pas le matériel adéquat.

Et justement, comme son nom l’indique, l’équipement de protection obligatoire, ça sert à se protéger des coups adverses et également, à préserver son partenaire à l’entraînement.

Entre les coups interdits, les coups accidentels, les coups répétitifs pour la pratique d’un exercice, un accident est vite arrivé. Grâce au casque ou aux gants et sous gants de boxe, les athlètes n’ont plus aucune crainte pour frapper l’adversaire.

De plus, être protégé permet d’améliorer l’esquive et la maîtrise de soi : ne plus avoir peur des coups que l’on va prendre permet aussi de libérer son explosivité, de combattre librement.

Presque aucun club de boxe anglaise ne laissera les pratiquants participer aux entraînement sans cet équipement.

Quelques grands champions de l’histoire de la boxe anglaise

Les compétiteurs de votre boxing club apprécieront aussi sans doute le kickboxing, le full contact, le karaté, le self défense, le kung fu et le viet vo dao. Préparation physique | Une condition physique hors pair est nécessaire pour se distinguer au sein de la Fédération française de boxe | source : upload.wikimedia.org

« Aucun Vietcong ne m’a jamais traité de nègre », a déclaré M. Ali en 1967 pour marquer à la fois son refus de la guerre du Vietnam et la critique du racisme.

Tout grand champion du monde est passé par l’étape de la boxe amateur.

On le voit avec le grand nom du boxing, à savoir l’Américain Mohamed Ali (1942-2016), sacré d’abord champion olympique en 1960 à Rome avant d’être, chez les professionnels, six fois champion du monde WBA et quatre fois en WBC : un palmarès littéralement impressionnant de 61 combats, 56 victoires, dont 40 par KO !

Icône culturelle conspuée autant qu’adulée, Mohamed Ali est aussi une figure de la lutte contre la guerre du Vietnam, incarnation du combat pour l’émancipation des minorités et contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis.

Magré tout, il devint le premier triple champion du monde poids lourds avant d’enchaîner les titres mondiaux, le R. Nadal de la boxe : champion du monde poids lourds WBA (1964, 1967, 1974-1978, 1978-1979) et WBC (1964-1967, 1974-1978).

Joe Frazier (1944-2011), grand boxeur Américain de la génération de M. Ali, a quant à lui eu une médaille d’or aux Jeux Olympiques de Tokyo en 1964 avant de remporter à deux reprises les championnats du monde WBA en professionnel.

Il fut le plus grand et redouté rival de M. Ali, qu’il battra pour la première fois en 1971 avant d’être sacré champion du monde de 1970 à 1973.

Il totalise seulement 4 défaites sur 37 combats, avec 27 victoires par KO. Puissant !

Autre grand nom du boxing anglais : Floyd Mayweather Jr.

Les invaincus du ring, entre fascination et puissance... Floyd Mayweather Jr., une icône de la boxe anglaise contemporaine.

Né en 1977, il a été invaincu pendant 18 années consécutives et champion du monde dans cinq catégories de poids différentes (super-plumes en 1998-2002, poids-légers 2002-2004, super-légers 2005-2006, poids welters 2006-2008, 2011-2015, super-welters 2007-2015).

George Foreman, né en 1949, a été champion du monde poids lourds (1973-1974, 1994-1995) et champion olympique aux jeux de Mexico en 1968.

Il y a 50 ans, G. Foreman terrorisait les plus grands boxeurs et disputait les places du podium. Et pour cause : il n’eut que 5 défaites pour 81 combats, dont 68 vaincus par knockout.

Encore un grand nom de la boxe anglaise ? Voici Mike Tyson, surnommé Iron Mike.

Né à Brooklyn en 1966, il fut le plus jeune boxeur de l’histoire à remporter un titre mondial dans la catégorie des poids lourds, à l’âge de 20 ans.

C’est sa victoire contre Trevor Berbick, champion en titre en 1986, qui le propulsa dans la postérité et dans l’histoire du sport.

On ne saurait évoquer la boxe sans citer également Sugar Ray Leonard, vainqueur des JO de 1973 à Montréal au Canada avant de remporter sept titres mondiaux WBC et trois WBA…

Plus récemment, Brahim Asloum fut sacré champion olympique à Sydney (Australie) en 2000, soit avant ses deux victoires mondiales pro WBA.

En plus de ce dernier, du côté des Français, on retiendra les grands champions que sont Georges Carpentier, Marcel Cerdan, Fabrice Bénichou et Julien Lorcy – entre autres.

Quelles sont les styles de boxe anglaise ?

Bien évidemment, nous ne dirons pas ici que la boxe est un sport violent, l’apanage des caïds de cité populaire où la baston sert de langage diplomatique pour solder les échanges…

Ce sport historique s’est au contraire esthétisé : ce que l’on appelle le Noble Art est devenu une pratique sportive où l’on recherche effectivement l’agilité et la beauté de son geste. Mais il existe également plusieurs styles de boxe, dont voici une présentation succincte.

Le boxeur traditionnel

Autrement dénommé « boxeur puriste », le boxeur traditionnel est un stratège et un technicien.

Mohamed Ali, l'un des boxeurs champions les plus respectés de l'histoire ! Le style traditionnel de boxe : finesse, tactique, et puissance.

Il se tient à distance de son adversaire pour pouvoir mieux distiller ses coups, déploie ses mouvements avec finesse et précision, et cherche à venir à bout de son adversaire « à l’usure ».

Le boxeur – ou la boxeuse – doit pour ce faire, avoir un bon jeu de jambes, une bonne endurance, une bonne coordination des membres, le sens du rythme ainsi qu’une vélocité hors-pair, il est également plutôt attaquant que défenseur.

A ce titre, il est plutôt plus grand et plus mince ou svelte, que son adversaire, ce qui lui permet de faire des mouvements amples et « stylisés ».

Un exemple de boxeur traditionnel : Mohammed Ali.

Le boxeur bagarreur à pression

Celui-là tente toujours d’annihiler les attaques et contre-attaques de son adversaire en lui infligeant une pression constante au corps-à-corps. La finesse et l’élégance de ses mouvements ne sont donc pas ses préoccupations premières.

Plus petit et plus trapu que le boxeur classique, il est également plus puissant, plus fort. Il essaiera de déborder à la gauche ou à la droite de son adversaire pour éviter toute attaque directe en ligne droite.

Lancés à courte distance, ses coups préférés sont les crochets, les overhands et les uppercuts. Il attaquera moins la tête que le corps (ventre, buste, poitrine) car l’esquive et la garde sur cette partie de l’anatomie y sont difficiles.

Pour désarçonner son adversaire, il lui faut donc garder un rythme de coups élevé, une excellente endurance et une extrême pugnacité (ne rien lâcher).

On pourrait donc l’appeler le « boxeur pitbull » !

Exemple de boxeur bagarreur à pression : Joe Frazier.

Le cogneur

Style favori des boxeurs de catégorie poids mi-lourds et poids lourds, le cogneur déplaît au bagarreur à pression, mais est l’adversaire favori du boxeur traditionnel.

Le cogneur ne verse pas dans la délicatesse, ce qui importe est de frapper fort en faisant le plus de dégâts possibles.

On pourrait regarder le personnage d’Arthur Shelby dans la série Peaky Blinders, cela suffirait à définir ce qu’est un boxeur cogneur.

Plus grand, plus gros, plus lourd et plus fort que son adversaire, la recherche de puissance est donc l’atout premier du cogneur, cherchant à faire autorité et à intimider avec sa carrure de brute.

Son désavantage le plus criant est son manque de mobilité et d’endurance physique au regard de sa masse : il se fait contrer facilement.

Un exemple de boxeur cogneur : George Foreman.

Les styles hybrides

Certains styles mélangent l’un et l’autre de ces styles : on trouve des boxeurs traditionnel-cogneurs, des bagarreur-cogneurs, des boxeurs dits « caméléons » et des boxeurs qui allient plus de deux styles, que l’on appelle « boxeur polyglotte ».

Le traditionnel-cogneur possède les qualités techniques, la finesse et l’élégance du boxeur traditionnel et la puissance du cogneur. Stratège, il attend venir son adversaire pour l’assommer de sa force plus intense ou alors il crible de coups la même partie du corps ciblée pour venir à bout de son adversaire.

Le style de boxe de Lennox Lewis, par exemple, correspond au boxeur traditionnel-cogneur.

Le bagarreur-cogneur quant à lui, possède la puissance du cogneur, mais souvent, la taille et l’allonge lui manquent, l’amenant ainsi à se rapprocher constamment de son adversaire pour combler son manque, et pour lui porter le coup final.

On trouve, dans ce style, Rocky Marciano.

Avant-dernier style hybride de boxe dans notre sélection : le « polyglotte ». Ce boxeur mélange plusieurs styles, comme un locuteur usant de plusieurs langues vivantes.

Mike Tyson, par exemple, avait une morphologie permettant plusieurs de ces styles de boxe : petit pour un poids lourd, il pouvait charger sans relâche ses adversaires afin de combler l’écart.

Recevoir un coup de M. Tyson : mieux vaut éviter ça ! Vu comme ça, on ne croirait pas qu’il est l’homme le plus redouté de la planète…

Le style « polyglotte » de M. Tyson alliait la pression vers l’avant, la puissance de frappe, la vitesse rapide de déplacement, la contre-attaque, ce qui lui a valu la réputation d’être « l’homme le plus redouté de la planète« .

Enfin, le style « caméléon » : le boxeur caméléon est celui qui sait adapter son style en fonction de l’adversaire qu’il a en face ou selon l’étape dans laquelle il se trouve dans sa carrière.

Manny Pacquiao, par exemple, était tantôt boxeur traditionnel (contre John Bradley II), tantôt bagarreur à pression (contre De la Hoya), et savait également se mettre boxeur-cogneur contre Margarito ou Hatton.

Quels sont les types de gardes ?

Autre technique fondamentale de la boxe anglaise : la garde. On ne parle pas de l’église figurant sur toutes les cartes postales de la ville de Marseille…

Se protéger contre les coups adverses est plus technique qu'on ne le pense. Et BAM ! L’archétype parfait d’une protection qui saute.

En boxe, le but est de frapper l’adversaire sans prendre de coups. S’en prémunir consiste à placer son ou ses poings devant son visage : c’est la garde.

Il existe plusieurs types de garde en boxe :

  • La garde traditionnelle : la plus enseignée, la main avant se tient au niveau du menton et la main arrière très près du visage au niveau de la mâchoire,
  • La garde européenne : les mains sont portées très hautes, vers l’avant, en pronation,
  • La garde basse,
  • Le crabe, avec une main vers le ventre (pour protéger l’abdomen) et l’autre près de l’oreille, pour que le coup adverse finisse sur l’épaule et non en pleine tête,
  • La garde Peek-a-boo,
  • La garde bras croisés.

Un très bon article sur les types de gardes permet de mieux comprendre en détail chacune d’entre-elles.

Peut-être pourrez-vous bientôt les appliquer sur le ring en cours de boxe !

Découvrez aussi la boxe américaine.

Partager

Nos lecteurs apprécient cet article
Cet article vous a-t-il apporté les informations que vous cherchiez ?

Aucune information ? Sérieusement ?Ok, nous tacherons de faire mieux pour le prochainLa moyenne, ouf ! Pas mieux ?Merci. Posez vos questions dans les commentaires.Un plaisir de vous aider ! :) (moyenne de 5,00 sur 5 pour 1 votes)
Loading...

Commentez cet article

avatar