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Tout ce que avez toujours voulu savoir sur le muay-thaï

De Philippe, publié le 05/03/2018 Blog > Sport > Boxe > Qu’est-ce que la Boxe Thaï ?

« Un boxeur, ça boxe. » – Rocky, dans le film Rocky Balboa

Que les choses soient dites… ! C’est clair, c’est simple : la boxe consiste à boxer, à savoir se battre, à se défouler, à tout donner de son énergie et de ses possibilités, au mental comme au physique…

Si la boxe anglaise est de loin la plus connue de la planète, et si la savate boxe francaise joue sur la fibre patriotique pour attirer chaque année de nouveaux pratiquants au sein de la Fédération française de boxe, il faut bien se rappeler l’adage : « jamais deux sans trois ».

Eh oui, car il y a un troisième grand style de boxe : la boxe thaïlandaise.

Comme son nom l’indique, elle nous vient tout droit du Sud-Est asiatique et des pays des moussons.

Elle est particulièrement prisée par les adeptes de dépaysement, histoire de ne pas faire comme les autres, mais aussi par ceux qui souhaitent apprendre à se battre de manière totale, sans se borner aux règles limitatives des boxes anglaise et française.

Vous allez vite comprendre pourquoi…

Les origines de la boxe thaï

Comme 99% des gens, vous croyiez que la boxe anglaise jouissait de l’honneur de l’antériorité ? Eh bien, c’est manqué ! Il fallait en réalité miser sur la boxe thaïlandaise – au moins pour ce qui est de sa forme moderne.

C’est dès le XVIe siècle que le muay-thaï a été codifiée dans une version proche de celle qui a cours de nos jours.

Cette dernière appellation, éminemment authentique, est aussi la plus ancienne. Elle atteste de plus de sa filiation avec le muay-boran : ces dénominations aux consonances tout asiatiques fleurent bon Bangkok !

Les esprits sagaces y auront deviné la patte des arts martiaux : de fait, si nous autres Occidentaux y voyons une boxe pieds-poings – presque – comme une autre, les Orientaux parlent encore volontiers d’art martial à son égard.

La Thaïlande étant une grande nation avec des particularismes locaux relativement forts, la boxe thaï s’est subdivisée dans son pays natal en plusieurs « styles », c’est-à-dire variantes, partant du même préfixe « muay » auquel sont ajoutées des désinences discriminantes : « thasao » au  nord, « lopburi » dans le Centre, « korat » vers l’est et « chaiya » dans le Midi.

La boxe féminine rime avec compétiteurs et punch, pour un premier combat aussi bien que celui qui aurait été plusieurs fois champion ou vice-champion d'un centre sportif. Préparation physique | Après l’échauffement, c’est parti pour le thai boxing ! | source : upload.wikimedia.org

Chacune met l’accent sur des techniques particulières, mais c’est bien le boxing à la thaïlandaise moderne qui constitue là-bas un sport national. Le gouvernement aussi bien que l’armée lui portent un grand amour : cela fait cinq siècles qu’il fait partie de l’entraînement des militaires locaux !

En plus d’être la capitale d’un État, Bangkok est indéniablement la capitale mondiale de la boxe thaï.

Avant l’introduction des gants de boxe contemporains venus du monde occidental, les boxeurs thaïlandais traditionnels paraient leurs poings de crin de cheval, puis de coton enduit de colle.

L’essor précoce du tourisme en Thaïlande a incité nombre d’Européens à s’intéresser de près au muay-thaï, qui devint le concurrent direct du full-contact et du low-kick. En France, c’est l’installation du winner Pud Pad Noy Worawut en 1980 qui changea la donne.

Les Pays-Bas sont sans doute en Europe le pays où le muay-thaï a rencontré le plus de succès, comme en témoignent les percées spectaculaires de sportifs néerlandais comme Fred Royers, Rob Kaman, Ernesto Hoost, Ramon Dekkers et Peter Aerts…

Le kick-boxing, de plus en plus connu et populaire à travers le monde, est en fait une variante japonaise du muay-thaï, mais avec l’ajout d’inspirations issues du karaté, un véritable « martial art ».

Alors plutôt boxe française, boxe thai ou boxe américaine ?

Les caractéristiques de base du boxing thaïlandais

Vue de France, la boxe thaïlandaise est celle qui nous semble être la plus complète de toutes les boxes, dans la mesure où il elle multiplie les armes possibles (avec notamment les coudes, les tibias et les genoux en sus) et, par conséquent, de facto, les cibles (le fauchage est autorisé, et même fondamental).

C’est le coup de tibia circulaire qui fait office de botte emblématique du fighter thaï.

Cette souplesse plaît beaucoup à nos esprits occidentaux de plus en plus épris de liberté de mouvement.

La boxe thaï a acquis une popularité nettement supérieure à celle des autres sports de combat de l’Asie du Sud-Est, où existent concurremment la boxe birmane, la boxe vietnamienne, la boxe khmère (Cambodge) et la boxe laotienne.

De fait, elle a été la première de celles-ci à avoir été – en partie – professionnalisée (avec treize catégories de poids) et à l’être vraiment de nos jours. C’est indéniablement un plus au temps de la télévision, de la publicité et du capital.

Il est indispensable de disposer d’un minimum d’équipement de boxe/matériel de boxe, et notamment – pour les hommes – d’une coquille (avec suspensoir).

S’y ajoutent un short boxe thai, et éventuellement des chevillières ou des rubans sur les bras. En revanche, il faut combattre sans haut et pieds nus.

Comment frapper pieds-mains en boxe ? La préparation d’un combat de boxe thaïlandaise.

Eu égard à ses origines, le boxing thaïlandais a conservé chez certains de ses adeptes « de souche » des connotations païennes et animistes, comme en témoigne le ram-muay – ou wai-khru – exécuté par plus d’un challenger avant tout combat dans le but d’invoquer la protection d’esprits divers et variés…

Cette danse préparatoire est incontournable pour les professionnels natifs.

Mais cela ne doit pas vous dispenser d’un entraînement en bonne et due forme !

Connaissez-vous le nouvel art martial à la mode : le shadow boxing ?

Quelques règles fondamentales du muay-thaï

Les plaisantins aiment décrire la boxe thaïlandaise par la formule lapidaire : « tout est bon pour faire mal ». Mais il s’agit bien entendu d’une simplification excessive… Alors oubliez la boxe anglaise ou la boxe francaise, et regardez du côté des règles de boxe thaïlandaise.

Pour être plus précis, sont permis les coups de poing, les coups de pied, les coups de coude, les coups de tibia et les coups de genou.

Ce sont ces derniers points qui différencient grandement le muay-thaï de la savate BF, ce qui permet des enchaînements beaucoup plus variés et un art du combat beaucoup plus dense et complet – en bref, l’idéal pour qui souhaiterait savoir se défendre dans n’importe quelle situation, et il est évident que les agresseurs de nos centres urbains portent rarement des gants de boxe, ni ne se donnent la peine de respecter les seize règles du marquis de Queensberry…

De plus, la boxe thaïe professionnelle se distingue du boxing amateurs.

Chez la première, les matches comprennent cinq reprises (ou rounds) de trois minutes, ce qui suppose un quart d’heure de combat effectif, le tout ponctué par des instruments de musique traditionnels. Les temps de récupération sont d’une minute trente ou de deux minutes, en fonction des fédérations.

Frapper des sacs de frappe est plus simple que le corps à corps qui exige protège-dents, protège-tibias, mitaines (sur les mains nues), gants MMA, casque de boxe, sous-gants et plastron… Combat libre ? | Cet art suppose de nombreuses règles, et la maîtrise de soi a son rôle à jouer | source : visualhunt.com

Jadis, on avait comme partout ailleurs des combats au finish : il fallait mettre son adversaire KO ou le contraindre à abandonner. C’était extrêmement violent, d’autant plus que les combattants pouvaient donner leur accord quant à l’adjonction de morceaux de verre dans les bandages de leurs mains, histoire de porter des coups plus destructeurs

Les potentialités mortelles de cette discipline avaient été à l’origine de son interdiction totale en 1921, un mal pour un bien, puisqu’elle réapparut dès 1930 avec ses règles contemporaines, plus humaines…

Avec le port des gants de boxe, un ring comme enceinte (a minima trois rangées de cordes, le tout clôturant un carré rebondi de cinq à sept mètres de côté), des manches rythmées et la prohibition des coups de boule, les choses étaient plus conformes au respect des boxeurs et à l’esprit contemporain.

Sont également interdis les coups en direction des parties intimes, le fait de s’aider des cordages, les morsures, les crachats, les tirs de cheveux, la frappe d’un boxeur à terre et la mise de doigts dans l’œil.

Des juges attribuent une note sur la technicité, l’agilité à la défense et la combativité. Il existe même une variante « light-contact » procédant par assauts : c’est un emprunt à la savate et à l’escrime.

Quelles différences avec la savate boxe française ?

Les accessoires indispensables de boxe thaï !

Vous souhaitez devenir le prochain Patrice Quarteron de la boxe muay thaï ? Et si vous commenciez par acquérir le matériel boxe fondamental de cette discipline sportive ?

Jiu jitsu, MMA, self défense ou encore kickboxing … Les plus grands compétiteurs de sports de combat ne sont rien sans leurs précieux accessoires, un équipement boxe thai qui peut faire la différence entre un débutant et un boxeur avancé. Sur le tatami de la salle de boxe, la préparation des boxeurs passe également par le choix de leur protège dents et autres gants de boxe.

Voici quelques accessoires à adopter pour débuter la boxe thaï :

  • Le protège tibia pour se protéger lors du corps à corps,
  • Le protège dent,
  • La coquille homme en tissu,
  • Le short boxe Thaï Kick,
  • Les gants d’entraînement ou pattes d’ours (avec ou sans mitaines),
  • Le sac de frappe et la corde à sauter pour l’échauffement solo,
  • Les chaussures de boxe,
  • Le kimono pour une tenue complète, à associer avec le boxe de boxe thai.

Bien que la boxe thaï puisse parfois sembler violente, elle n’est pas uniquement réservée aux hommes : vous trouverez dans les magasins spécialisés, comme Décathlon, du matériel de boxe spécialement conçu pour la boxe thaï femme.

Lors du cours de boxe, il vous faudra non seulement frapper fort et précisément, mais aussi vous défendre en faisant preuve d’agilité et d’anticipation.

C’est pour cette raison qu’il est grandement conseillé de débuter par un entraînement solo grâce à un matériel de haute qualité destiné aux boxeurs thaï. Pour un renforcement musculaire rapide et pour obtenir une bonne condition physique avant de passer son certificat médical, les sacs de frappe et les cordes à sauter seront vos meilleurs alliés !

Vous pourrez également retrouver tous les accessoires basiques de la boxe thaï sur des sites spécialisés (comme laboxethai), mais aussi des musiques boxe thaï gratuites sur le web, parfaites pour se mettre en condition avant un match ou un combat de boxe lors de son training de cardio boxing !

Y a-t-il de grands champions de boxe thaïlandaise ?

En raison de sa vénérable ancienneté, la boxe thaï compte un grand nombre de champions, mais à différents niveaux et égards.

Parmi les noms entrés dans l’histoire du muay-thaï, on pourra surtout être surpris par la présence de têtes couronnées. C’est par exemple le cas du robuste roi Pra Chao Sua, volontiers qualifié de « Tigre » par ses sujets.

Mais il est vrai qu’en ce XVIIIe siècle la boxe thaï était pour les Thaïlandais ce que peut être la corrida pour les Espagnols ! Tous les villages s’y mettaient et avaient leur propre champion.

C’était déjà un monarque, Naresuan, qui avait encouragé ce sport de combat à la toute fin du XVIe siècle.

Un punching ball ou un sac de frappe est ce qu'il y a de mieux pour travailler son uppercut en mode cardio boxing, avec ou sans sporting club (tandis qu'un club de boxe anglaise pourra faire l'affaire). Sports de contact | L’instructeur de votre club de sport vous proposera peut-être de la boxe éducative | source : pxhere.com

L’histoire confine parfois à la légende, comme avec le héros national Naï Khanom Tom, un soldat capturé en 1767 par ses ennemis birmans et qui en auraient mis hors combat dix d’affilée !

Plus récemment, les grands boxeurs thaïlandais s’appellent Apidej Sit Hrun (95 victoires pour 102 rencontres), Patrick Brizon (premier champion d’Europe français de boxe thaï, en 1979), Yamoun Saydali (162 victoires sur 177 matchs), Samarth Payakaroon (célébré pour sa technicité de très haute volée), Orlando Wiet (champion du monde à cinq reprises), Dany Bill (un Français fort de sept titres mondiaux), Dida Diafat (également de France… mais avec onze sésames !), Buakaw Banchamek et Anuwat Kaewsamerit.

Les Français garderont un souvenir animé de Pud Pad Noy Worawut, distingué par une entrée au TOP 10 en Thaïlande, qui vint habiter l’Hexagone en 1980 et y enseigner la boxe thaïlandaise dans sa plus pure tradition ancestrale.

Et maintenant, qu’attendez-vous pour découvrir cette dernière avec l’aide d’un prof particulier ?

Et avez-vous déjà entendu parler de la boxe chinoise ?

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