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Top 9 des cuistots décédés les plus connus

De Alexia, publié le 15/04/2019 Blog > Art et Loisirs > Cuisine > Quels Sont les Plus Grands Cuisiniers de l’Histoire ?

« De toutes les passions, la seule vraiment respectable me paraît être la gourmandise. » Guy de Maupassant

En France, 27 restaurants possèdent trois étoiles au guide Michelin, signifiant que c’est une table proposant une cuisine remarquable, méritant le voyage. Le Japon est cependant le pays possédant le plus de restaurants étoilés au monde.

Mais si aujourd’hui, Paul Ducasse, Marc Veyrat ou Hélène Darroze nous ravissent les papilles en passant derrière les fourneaux, quels sont les plus grands cuisiniers qui nous ont quitté ?

Etant donné le nombre de chefs dans la haute gastronomie française, c’est sans surprise que notre classement concerne majoritairement des chefs français.

Grand cuisinier mort : Joël Robuchon

Quels sont les plus grands cuisiniers morts ? Un emblème de la cuisine française à travers le monde ! (source : La Nouvelle République)

Décédé en 2018, le chef étoilé (42 distinctions au Michelin) Joël Robuchon a été élu « cuisinier du siècle » par Gault et Millau en 1990.

Issu d’une famille modeste, il n’était pas destiné à la cuisine puisqu’il devait devenir… prêtre ! C’est dans les cuisines du Petit Séminaire qu’il se découvre une passion sans limite pour la cuisine et s’inscrit finalement en tant qu’apprenti cuisinier pâtissier.

Il fera un tour de France avec les Compagnons du Devoir et s’initiera à la Nouvelle Cuisine d’alors aux côtés de Jean Delaveyne. A l’âge de 28 ans, il démarre comme chef d’une brigade de 90 cuisiniers à l’hôtel Concorde Lafayette. Deux ans plus tard, il entre dans le cercle fermé des MOF, comprenez Meilleur Ouvrier de France.

Auteur d’ouvrages culinaires cultes, cuisinier présent dans des émissions de télévision, à la tête d’un véritable empire mondial de restaurants gastronomiques, Joël Robuchon reste le chef détenant le plus grand palmarès de l’histoire de l’art culinaire.

Il laisse trois enfants derrière lui, dont deux cuisiniers pour assurer la relève.

Bernard Loiseau, chef cuisinier renommé

Le plus médiatique des grands chefs entre les années 1980 et 1990 doit son parcours à sa mère en premier lieu, fine cuisinière, qui lui a transmis la passion de la gastronomie française.

Il entre en apprentissage en même temps que le chef Guy Savoy chez les frères Troisgros à Roanne. Le restaurant obtient sa troisième étoile au Michelin la même année et il se jure à ce moment-là d’en obtenir une personnellement.

Son CAP cuisinier en poche, le chef Claude Verger lui confie la gestion d’un des restaurants qu’il vient d’ouvrir. Sept ans plus tard, Bernard Loiseau le rachète et le renommera Relais Bernard Loiseau.

Dans la même veine que ses pairs, il participe à des émissions culinaires, écrit des livres et développe une gamme de produits dérivés en plus d’ouvrir de nouveaux restaurants. Mais il sera le premier chef au monde à être coté en Bourse, faisant ainsi la une du New York Times.

Grands chefs français : La Mère Poulard

Quels sont les meilleurs cuisiniers du monde ? Le restaurant attire encore aujourd’hui les foules !

Anne Boutiaut de son vrai nom est une cuisinière du début du XXe siècle, renommée pour son auberge au Mont-Saint-Michel et sa fameuse omelette.

Issue d’une famille modeste, elle débute sa vie professionnelle en étant femme de chambre. A 21 ans, elle suit son père qui obtient un poste au Mont-Saint-Michel et découvre la Normandie, elle qui était originaire de Nevers.

Elle se marie peu de temps après et le couple Poulard reprend la gestion de l’hostellerie de la Tête d’or. Il n’y a pas foule à cette époque et les clients affluent au rythme des marées, à des heures parfois incongrues. C’est pourquoi Anne Boutiaut a l’idée de leur préparer une omelette cuite au feu de bois pour les faire patienter jusqu’à l’arrivée du plat principal.

Dès lors, la maison prospère et la notoriété du restaurant grandit en même temps que l’attrait pour le Mont-Saint-Michel. La Mère Poulard était connue pour sa grande hospitalité.

Elle repose aujourd’hui dans le petit cimetière du Mont-Saint-Michel.

Chef cuisinier français : Philippe Rochat

Trois étoiles au Michelin et une note de 19 pour son grand restaurant suisse, Philippe Rochat a pourtant démarré comme tout le monde : apprenti cuisinier, dès l’âge de 14 ans.

Il passe 6 ans à Zurich puis travaille ensuite sous les ordres de Frédy Girardet au Restaurant de l’Hôtel de Ville à Crissier, en Suisse. Après avoir été à tous les postes, il prendra la gestion de la cuisine et succèdera même à Frédy Girardet après son départ.

En 1999, il reçoit le titre de meilleur cuisinier de l’année par le Gault et Millau suisse et il transmettra son restaurant à son élève Benoit Violier en 2012.

Il décède en 2015 des suites d’un malaise à vélo.

Chef emblématique : Roger Vergé

Plus discret dans les médias, Roger Vergé est pourtant une figure emblématique de la cuisine française contemporaine.

Sa passion de la cuisine lui est transmise par sa tante, mise à l’honneur dans ses livres. Grâce à lui, la cuisine française s’exporte jusqu’aux Etats-Unis, notamment au pavillon français du Disney World d’Orlando, en Floride, Etats-Unis.

Ami de Paul Bocuse et de Gaston Lenôtre, il reste célèbre pour son Moulin de Mougins et forme notamment Alain Ducasse dans ses cuisines.

Il meurt à l’âge de 85 ans à Mougins, après avoir obtenu trois étoiles au Michelin et le titre de Meilleur Ouvrier de France.

Grand chef cuisinier : Paul Bocuse

Quels sont les plus grands cuisiniers du monde ? Badass, le chef ! (source : Atabula)

Originaire de la région lyonnaise, Paul Bocuse démarre son initiation à l’âge de 20 ans, après avoir participé à la Seconde Guerre Mondiale en 1944. Son apprentissage se fait auprès d’Eugénie Brazier mais chez les Bocuse, la cuisine, c’est une histoire de famille.

La lignée de cuisiniers Bocuse remonterait jusqu’au XVIIe siècle. C’est d’ailleurs à son grand-père qu’appartenait l’auberge Bocuse à Collonges, dont il héritera.

Le saviez-vous ? Ce sont les Américains l’ayant soigné d’une blessure de guerre qui lui ont tatoué son coq sur l’épaule gauche.

Après avoir fait ses armes auprès de son mentor Fernand Point, il obtient sa première étoile Michelin aux côtés de son père à Collonges. Trois ans plus tard, il remporte le titre de Meilleur Ouvrier de France, le seul concours auquel il participera au cours de sa vie.

Il a obtenu la Légion d’honneur par le président Valéry Giscard d’Estaing, pour qui il créera pour l’occasion la soupe aux truffes noires.

A la fin des années 1980, il crée le concours mondial de la cuisine, le Bocuse d’Or puis devient président du concours Meilleur Ouvrier de France.

Il mourra quelques mois avant Joël Robuchon des suites de la maladie de Parkinson à l’âge de 91 ans.

Eugénie Brazier, véritable cordon bleu

Surnommée la mère Brasier, Eugénie Brazier était la mère emblématique du bouchon lyonnais. C’est la première femme à obtenir trois étoiles au Michelin en même temps que Marie Bourgeois. Marguerite Bise lui succédera en 1951 puis viendra le tour d’Anne-Sophie Pic en 2007.

C’est aussi la première cheffe à obtenir trois étoiles dans le guide rouge deux fois.

Issue d’une famille de paysans bressans, elle apprend les bases de la cuisine dès l’âge de 10 ans. Alors qu’elle tombe enceinte à 19 ans d’un homme marié, son père la met à la porte et elle rejoint à Lyon.

Il faut savoir qu’au XIXe siècle et au début du XXe siècle, de nombreux restaurants lyonnais étaient tenues par des femmes, surnommées les mères.

Dès 1921, elle ouvre son bouchon lyonnais qui devient rapidement une adresse incontournable. Elle est encore aujourd’hui l’un des emblèmes de la ville de Lyon.

Chef français : Auguste Escoffier

Quels sont les meilleurs chefs de l'histoire ? L’un des pères des la cuisine moderne. (source : Stuff You Missed in History Class)

Chef de cuisine du début du XXe siècle, Auguste Escoffier a contribué à faire reconnaître la cuisine française dans le monde en reprenant et modernisant les recettes de Marie-Antoine Carême notamment.

C’est à lui que l’on doit le concept des brigades de cuisine (répartition des tâches dans l’équipe) et il reste l’influence de nombreux cuisiniers.

Alors qu’il rêve de devenir sculpteur, il est envoyé en apprentissage au Restaurant Français. Il faut dire que dans sa famille, la cuisine, c’est une institution ! Sa grand-mère est une cuisinière hors paire et ses oncles et sa tante travaillent dans la restauration.

Le saviez-vous ? Escoffier souhaitait nommer des crêpes en l’honneur du Prince de Galles (futur roi Edouard VII), lequel a répondu qu’il n’en était pas digne et qu’il valait mieux les appeler du prénom de la personne à ses côtés : Suzette.

Il collabore par la suite avec César Ritz et contribue au développement de l’hôtellerie grand luxe, fréquentée par l’aristocratie. C’est sans doute pour cette raison qu’il est surnommé le roi des cuisiniers et le cuisinier des rois.

Le jeune chef Benoit Violier

Benoit Violier se forme à la cuisine et à la pâtisserie à la fin des années 1990. Il n’hésite pas à se perfectionner auprès des plus grands que ce soit en cuisine (Robuchon, Philippon, Anton…) ou en chef pâtissier (Lenôtre, Fauchon).

Successeur de Pierre Rochat à la tête du Restaurant de l’Hôtel de Ville en Suisse en 2012, il a été nommé Cuisinier de l’année en 2013 par Gault et Millau.

En 2015 son père décède et quelques mois plus tard, son mentor Philippe Rochat nous quitte également. Benoit Violier ne s’en remettra pas et se suicidera l’année suivante à l’âge de 44 ans.

Et vous, quel est votre chef cuisinier préféré ? 

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