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L’équipement des guerriers japonais

De Mathieu, publié le 06/08/2019 Blog > Langues > Japonais > Quelles Sont les Armes Traditionnelles du Japon ?

Le Japon est, une fois n’est pas coutume, un pays ayant une culture extrêmement spécifique et personnelle. Que ce soit par les arts martiaux, les samouraïs, sa cuisine merveilleuse, les mangas ou encore les jeux vidéo de Miyamoto, les Japonais ont l’art et la manière de nous faire aimer leur culture et leur histoire.

Cette histoire est justement liée à de nombreux conflits internes ayant créé de nombreuses guerres intestines entre des clans médiévaux. Avant la production à grande échelle d’armes à feu à partir du XVIème siècle, les guerriers japonais utilisaient des armes blanches pour se battre. Certaines d’entre elles sont bien connus de nous occidentaux notamment via certains sports de combat.

Superprof vous propose de découvrir quelque unes de ces armes qui ont fait la puissance militaire des guerriers nippons au cours de l’histoire du Japon. Entre lame en acier, armes en bois ou projectiles au tranchant mortel, vous allez pouvoir découvrir sans danger chaque arme blanche nippone qui fait la renommée de la culture japonaise !

Les sabres nippons : une spécialité du Soleil Levant

Quelles sont les armes traditionnelles du Japon ? Les sabres japonais sont les armes qui symbolisent le mieux l’histoire du Pays du Soleil Levant et notamment la caste des Samouraïs !

Le Katana

Parmi les sabres japonais, le plus célèbre dans le monde entier est probablement le katana, l’arme de prédilection du samouraï. Un katana est un sabre courbé à la lame assez longue (plus de 60 cm) et fine avec un seul tranchant. Il était porté glissé à la ceinture, le tranchant vers le haut.

On utilisait les katanas pour plusieurs utilisations : arme de taille (utilisé pour sa particularité tranchante), arme d’estoc (utilisé pour sa pointe) ou arme d’apparat (symbolique). Durant la période Muromachi, sa production fut la plus importante et ainsi de nombreux forgerons célèbres se firent connaître pour leurs katanas de légende.

Il existe tout un vocabulaire autour du katana :

  • Saya : le fourreau du katana en bois de magnolia laqué, accompagné d’une cordelette (sageo),
  • Tsuba : la garde du katana,
  • Tsuka : la poignée du katana,
  • Mono-Uchi : la partie à l’extrémité de la lame (9 cm) avec laquelle sont effectuée les coupes,
  • Bokken : le sabre en bois, utilisé par les pratiquants de l’escrime japonaise (kendo) pour s’entraîner,
  • Shinai : katana en lamelles de bambou utilisé pour l’entraînement,
  • Shinken : un katana contemporain, arme blanche de catégorie D en France.

Parmi les forgerons les plus célèbres, vous reconnaîtrez peut être les noms de Masamune, Kotetsu, Kunimitsu ou encore Muramasa. De plus, le katana est une arme présente dans de nombreuses œuvres contemporaines utilisant le folklore nippon comme dans Kill Bill, Ruroni Kenshin ou encore La Légende de Musashi !

Le Tachi

Le tachi est une autre sorte de sabre japonais utilisé principalement jusqu’au XIIIème siècle au Japon (période Koto). Il était l’arme de prédilection du samurai à cheval : suspendu à la ceinture de l’armure, il pendait sur le flanc de la monture, tranchant vers le bas. La longueur de la lame est d’environ 70 cm.

Il existe deux types de tachis : le tachi de décoration (Kazaritachi) et le tachi de guerre (Jintachi). En somme, il est tout autant utilisé pour les cérémonies ou le symbole, comme porté par un Shogun ou pour pratiquer le seppuku par exemple, que pour le combat, souvent plus pratique à dégainer et à utiliser.

En conclusion, le tachi est l’ancêtre du katana et l’arme favorite du guerrier de cavalerie japonais jusqu’au XIIIème siècle.

Le Wakizashi

Le wakizashi est un sabre qui est assez similaire au katana, à l’énorme différence près qu’il ne mesure qu’entre 30 et 60 cm de longueur. Il ne s’agit pas pour autant d’un poignard, mais il est vrai qu’il était utilisé à une main, utilisé seul dans des endroits clos (a longueur le rend plus pratique que le katana) ou en complément du katana (main gauche, parade).

Les samouraïs étaient autorisés à porter un wakizashi en plus de leur katana : on appelait alors l’ensemble le Daisho. Les riches marchands, eux, n’avaient pas le droit de porter le katana : ils s’équipaient donc d’un wakizashi. Certains styles de combat utilisent le wakizashi en bois, le shoto.

On retrouve bien souvent le wakizashi lors de la séance rituelle du seppuku : sa taille permet plus facilement de s’inciser le ventre pour se faire pardonner de ses péchés (ne pas reproduire chez soi) !

Les armes courtes et tranchantes japonaises

Quels sont les types d'armements de l'histoire japonaise ? Au Japon, on pouvait même se battre avec un éventail… Il fallait faire attention à ne pas se blesser en Été ! (source : Omega Force)

Le Tanto

Le tanto est un couteau japonais de moins de 30 cm. Il était utilisé par des samouraïs en tant que lame perce-armure ou même par des femmes combattantes. Il en existe deux types principaux : l’hamidachi (avec une garde de petite dimension) et l’aikuchi (pas de garde, poignée en peau de poisson).

Ces couteaux servaient également à accomplir l’acte rituel du suicide, le Jigai (section des carotides). Globalement, ils sont l’équivalent de nos couteaux ou poignards, mais avec une touche nippone et un fourreau splendide !

Le Tessen

Le tessen est une arme qui ne paie vraiment pas de mine : il s’agit d’un éventail d’acier.

Plusieurs histoires, probablement semi-légendaires, nous racontent l’utilité du tessen. Voici l’une d’elles :

Lorsqu’il fut invité chez le grand seigneur de guerre Oda Nobunaga (le « roi démon ») Araki Murashige laissa son sabre à l’entrée comme de coutume. Il exécuta le salut traditionnel et Nobunaga comptait le décapiter avec les portes coulissantes se refermant sur sa nuque. Heureusement, Araki utilisa son Tessen pour bloquer la porte coulissante.

Une autre légende raconte comment, durant l’ère Sengoku, le seigneur de guerre Takeda Shingen survécut à une attaque de sabre à cheval d’Uesugi Kenshin dans sa propre tente en utilisant simplement un tessen. Le tessen pouvait donc servir de bouclier, d’arme de self défense ou même d’arme offensive lorsque les autres types d’armes étaient interdits !

Les armes de hast et les armes à distance dans la tradition japonaise

Comment se battaient les anciens guerriers nippons ? On sous-estime bien souvent l’usage des lances, mais leur portée est bien souvent plus mortelle que celle d’un katana !

Le Naginata et le Yari

Ces deux armes nippones sont des armes d’hast, autrement dit des sortes de lances. Le Naginata fait son apparition au Japon au Xème siècle en provenance de Chine. Cette arme est une lance au bout de laquelle la lame est courbée. Légère et maniable, cette arme était prisée de plusieurs castes de combattants :

  • Les guerriers à cheval,
  • Les moines guerriers,
  • Les gardiennes des gynécées,
  • Les femmes des seigneurs.

Aujourd’hui, le Naginata est un art martial pratiqué par une majorité de femmes.

D’un autre côté, le Yari est une lance pouvant mesurer entre 2,5m et 4m de long. La lame au bout du Yari pouvait être droite à double-tranchant ou en forme de croix (ju-ji). Aussi pratique pour l’estoc que pour la taille, le Yari fut l’une des armes les plus mortelles de l’histoire du Japon !

De plus, on peut utiliser l’arrière du Yari pour donner des coups, un mouvement qui se retrouve dans plusieurs kata d’aïkido !

Les Torimono Sandōgu

Torimono Sandōgu désigne trois armes d’hast utilisées pendant l’ère Edo par les forces de l’ordre. Ces trois types d’armes sont le Sasumata (double fourche), le Sodegarami (pointes) et le Tsukubō (en forme de T). Elles n’étaient pas conçues pour tuer, mais plutôt pour attraper. On les utilisa notamment pour s’occuper des prisonniers.

Les armes du ninja : Yumi, Kunaï, Senbon, Shaken et Shuriken

Les ninjas sont des guerriers de l’ombre qui fascinent encore et toujours le monde entier par leur art du combat, le ninjutsu. Ces espions professionnels pouvaient utiliser tout un attirail d’armes de jet ou de poing.

Premièrement, le Yumi est un arc japonais. Il n’était pas utilisé que par les ninjas mais représentait un avantage certain pour le guerrier de l’ombre. Il était moins utilisé que le Kunaï, une courte dague en forme de pointe qui était autant un outil qu’une arme. Les ninjas pouvaient aussi utiliser un sabre de ninja, plus court et maniable qu’un katana.

Parmi les nombreuses armes de jet du ninja, la plus célèbre est sans aucun doute le Shuriken, une étoile de métal qui pouvait être lancée sur les adversaires et enduite de poison. Parmi les formes de Shuriken, on appelle l’étoile le Shaken. Une autre arme efficace du ninja était le Senbon, un ensemble d’aiguilles de métal que l’on peut lancer et enduire de poison !

Les armes du ninja ont notamment été popularisées par le manga Naruto et même si les vrais ninjas ne savaient pas faire de magie, ils étaient très efficaces !

Les armes du Kobujutsu d’Okinawa

Avec quel genre d'arme les japonais faisaient-ils la guerre ? Le nunchaku a été popularisé par Bruce Lee dans plusieurs de ses films. Il faut dire qu’il a totalement la classe en le maniant !

Okinawa est un archipel ayant été annexé par le Japon en 1879. A cette occasion, les habitants d’Okinawa, qui n’avaient pas vraiment envie d’être envahis, développèrent tout une gamme d’armes à partir de leurs outils agraires : les Kobujutsu. Ces armes furent intégrées dans les arts martiaux japonais et leur maniement se fit appeler Kobudo.

Parmi ces armes, la plus célèbre est sans aucun doute le Nunchaku. Cette arme se compose de deux bâtons reliés par une corde ou une chaîne que l’on manie comme un fléau. Elle est aujourd’hui maniée de manière artistique, mais elle servait auparavant à l’autodéfense contre les forces armées japonaises.

Une autre de ces armes est le Sai : il s’agit d’une sorte de dague asiatique à trois branches qui permet de piquer mais pas de trancher. Son origine viendrait d’un outil agricole pour planter le riz, ou bien d’une pique à fruits. Le Sai est généralement manié par paire et un troisième peut être utilisé comme arme de jet.

Le combattant d’Okinawa pouvait également utiliser un Tunkunwa au combat : il s’agit d’un tonfa, une matraque possédant une poignée perpendiculaire. En bois ou en métal, cette arme martiale fait partie des armes de poing utilisées par la police dans le monde mais aussi dans le cadre d’un art martial japonais.

Beaucoup d’armes d’Okinawa étaient basées sur le modèle de la serpe, de la houe ou de la gaffe comme le Kama et le Kue. Une arme très populaire, notamment dans le folklore ninja, est le Kusari-Gama, une serpe reliée à une chaîne de métal au bout de laquelle se trouvait un boulet.

Enfin, le Kobujutsu était principalement constitué de bâtons de combat : l’Eku (rame de pêcheur), le Bō (environ 1,80 m), le Hanbō (demi bâton de 90 cm), le Tambō (bâton très court de 45 à 60 cm), le Jō (bâton de marche d’environ 1,30 m), et le Shakujō (bâton de pèlerin avec des extrémités en métal, environ 1,80 m).

Vous connaissez désormais toutes les armes de la culture nippone, du sabre japonais au bâton de bois à la force du dragon ! Superprof vous propose d’en découvrir d’avantage sur la culture japonaise en vous plongeant dans nos articles et surtout en prenant des cours particuliers de langue japonaise avec un professeur !

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