Le terme ‘’touriste’’ renvoie au voyage des grand aristocrates anglais qui allaient faire des ‘’tours’’ = ils allaient parcourir le monde et notamment la France, sans qu’il soit question de travailler (contexte du 19ème siècle).

Cette période était propice à ces voyages avec des évolutions technologiques (chemins de fer), des évolutions sociétales (élévation du niveau de vie = belle époque), un état de paix durable, etc.

La civilisation industrielle a créé un besoin de déplacement touristique, comme compensation de conditions de travail compliquées.

→ Est considérée comme touriste, une personne en déplacement dans un secteur hors de son environnement habituel, pour une nuitée ou plus et inférieure à 1 an, et pour des motifs non liés à une activité rémunérée dans le lieu visité.

Le tourisme renvoie à 4 composantes, qui sont autant de secteurs économiques à part entière :

  • L’hébergement : pour une clientèle qui n’y élit pas domicile
  • Les transports : flux qui inclut le transport de masse (avion) jusqu’aux transports de plus en plus individualisés (location de vélos, minibus, etc.)
  • La restauration : très diversifiée
  • Les types d’activités : motif de déplacement touristique (loisir, détente, visite à la famille, professionnel, médical, religieux, etc.

Le tourisme en France représente 120 milliards d’euros (environ 7% du PIB), soit 4 fois le poids économique du sport.

3 grands blocs :

  • 35% de touristes étrangers
  • 54,4% de touristes français
  • 9,6% de touristes français à l’étranger.

Les régions les plus touristiques en termes de nuitée : PACA, Rhône-Alpes, Languedoc Roussillon, Bretagne, Aquitaine.

Le secteur marchand ne prend en charge que 1/3 des nuitées.

Le reste c’est contacts, amis, familles.

→ Plus de la moitié des voyages en métropole se font sans intermédiaire marchand. Et pour les voyages à l’étranger on passe à 1/4.

Il y a donc un décalage entre le marché réel et le marché potentiel.

Le réel essor du tourisme français fut dans les années 70-80, avec le développement de "l’or blanc" = industrie du ski.

Le sport est depuis longtemps un prétexte pour voyager.

Les impacts financiers directs des manifestations touristiques et sportives ont été, jusqu'à présent, relativement peu étudiés. La pratique sportive était intégrée aux ‘’tours’’, notamment sur les littoraux et en montagne (balnéothérapie, thermalisme, etc.), des aristocrates anglais.

Le tourisme sportif se définirait comme toute forme de déplacement motivé par le sport en tant que sport-objet ou sport-activité.

Acteurs concernés :

  • Les premiers concernés sont les pouvoirs publics et en particulier les CT (aménagement du territoire – les CT ont de plus en plus d’autonomie dans leur aménagement et leur attractivité).
  • Les acteurs du tourisme habituel (qui intègrent le côté sport dans leurs offres), les produits spécifiquement sportifs (Ex. plongée sous marine).
  • Le secteur fédéral et le secteur associatif sont globalement absents du tourisme sportif à cause de la limite du bénévolat et les limites des structures fédérales.

La classification par motifs de mobilité

Exemple de tourisme sportif :

  • Le tourisme sportif d’action : le touriste met en jeu sa motricité (participant), avec une expérience touristique qui ne se limite pas à l’activité physique (Ex. découverte culturelle).
  • Le tourisme de spectacle : déplacement, participation en tant que spectateur. Approche quasiment exclusivement visuelle.
  • Le tourisme de visite : démarche plus cognitive que physique, enrichissement plus culturel (Ex. musée de l’olympisme).
  • Le tourisme activiste : comportement caractérisé par un activisme dans le monde du sport fédéral ou de loisir, et donc souvent une intervention bénévole dans les expériences sportives qui engendre le déplacement touristique (Ex. accompagnement de sportifs, formation d’activités ludiques).

4 grands types de demande qui relèvent du domaine des APPN :

  • Les sports d’hivers :

Mise en place d’une vraie industrie touristique dès les années 50.

La France est la 1ère destination ski au monde.

Dans les années 70, 3% des français partent au ski, dans les années 80, 10%, et aujourd’hui plus que 6% car les forfaits sont plus chers.

L’évolution est notable avec le raccourcissement de la durée moyenne des séjours et donc l’accroissement des courts séjours.

Les conditions d’accès sont plus simples.

On a une ouverture vers la clientèle étrangère (espagnole, GB, Benelux, Europe de l’Est).

On a aussi une évolution des attentes des clientèles (information omniprésente, réduction du ski comme principal produit d’appel, on parle des extras.

Il y a un déséquilibre entre l’offre en termes d’hébergement et la demande (les appartements sont vieux). Rapport sur l’état des stations (fin des années 2000): manque de flexibilité des prix, rapport qualité/prix, insuffisance de convivialité.

La pratique du tourisme sportif s'est peu à peu transformé en une véritable forme de voyage, plébiscitée par le plus grand nombre. Donc un parc d’hébergement important mais ancien, voire vétuste.

Une focalisation encore excessive sur la pratique du ski, et moins sur l’après ski.

  • Les activités nautiques :

Avec notamment la pratique de plaisance (4 millions occasionnels) : la plongée, la pêche en mer (500 000 pratiquants), la voile légère ; et le développement des pratiques d’eaux vives : canoë, kayak, rafting, hydro speed (1 million pour ces 4).

  • La randonnée :

Activité très prisée en France (20 millions de randonneurs en France). Randonnées pédestres, tourisme équestre (1 million), cyclotourisme.

  • Le golf :

Développement spectaculaire depuis les années 80 : passage en 20 ans de 40 000 à 400 000 licenciés (= x10). Des perspectives de développement très importantes.

L'accueil d'événements sportifs et le développement de structures adaptées Mais avec quand même un retard très net par rapport aux autres pays : 8 licenciés pour 1000 personnes en France, contre 120 au Canada.

Les différentes offres

  • La place de l’activité sportive dans l’offre (centrale ou périphérique)
  • Le degré d’ouverture de l’offre
  1. Forfait sportif classique : place centrale et modèle ouvert de l’offre. Classique du Tour operator, clés en main pour un trekking, de la plongée. C’est l’activité en elle-même.
  2. Les comptoirs sportifs classiques : central et fermé. Primauté de l’activité physique, mais lieu crée de toutes pièces. Accueillir la clientèle sur 2-3 jours, quelque soit la saison. Consommer sur une petite période (Ex. Balnéothérapie).
  3. Forfait sportif périphérique : périphérie ouverte (classique). Activités sportives en plus de son séjour, à la carte. Gamme d’activités qui sont proposées et possibles. S’organise souvent sous forme de partenariats avec les structures de la région.
  4. Comptoirs sportifs périphériques : périphérique, fermé. La finalité n’est pas la pratique d’une activité physique, mais un moyen parmi d’autres d’atteindre les objectifs du prestataire (Ex. Club Med).

(TOURISME DE SPECTACLE)

Exemple de la période de la Coupe du Monde de Rugby en 2007 en France. On observe une hausse très nette de l’occupation journalière des hôtels (+30% pour les matchs en weekend), une très forte fréquentation des touristes originaires des pays engagés, ce qui globalement fait progresser la fréquentation annuelle étrangère des hôtels de 5% (de 2006 à 2007). Et ce, alors que l’événement n’a duré qu’un mois.

En conclusion du tourisme sportif, quelques constats s’imposent :

  • La masse des pratiquants, réguliers ou non, est considérable. Toutefois les loisirs sportifs ne sont souvent qu’une activité complémentaire dans l’offre touristique.
  • Le profil des pratiquant est diversifié, mais on retrouve tout de même un segment sur représenté et dominant : les jeunes adultes, cadres moyens supérieurs.
  • La diversité des attentes, et donc la nécessité de diversification de l’offre, et le constat que la gamme de services proposés est trop limitée en général.
  • C’est un domaine d’activité extrêmement morcelé, avec une multitude de prestataires. Il faut donc un effort indispensable de coordination entre les structures, et un effort de structuration et d’organisation de l’offre s’impose pour capter la demande.
  • Le tourisme sportif demeure une offre d’accompagnement, faute de pouvoir proposer une offre attractive globale.

 

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Gaspard

Ancien étudiant de STAPS et passionné de Coaching Sportif. Je mets mes cours de sport à votre disposition. N'hésitez pas à me poser des questions en commentaire !

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