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Les meilleurs conseils pour apprendre à coudre et progresser

De Samuel, publié le 14/09/2017 Blog > Art et Loisirs > Couture > Les Astuces de Couturière

« L’aiguille de la couturière picore comme une poule minutieuse ». Jules Renard (1864-1910), écrivain Français.

Qu’y a-t-il de mieux quand on débute, que des recettes et remèdes de grand-mère, des bonnes astuces de couturière pour apprendre la couture et insuffler l’envie de progresser ?

On croit toujours que coudre c’est facile quand on regarde quelqu’un faire soi-même, et ce préjugé se retrouve dans la plupart des activités manuelles.

Mais dès que l’on commence à singer les pros pour faire comme eux et voir comment coudre une jupe droite, une robe longue, un sac en tissu, des double rideaux, un ourlet de pantalon ou des petits hauts pour fillette, etc.,, on se rend vite compte que les choses deviennent bien plus complexes.

Comment confectionner une petite robe ou un très joli sac, faire un ourlet de pantalon ou faire une housse de coussin cousue main ?

La couture est – comme l’ensemble des activités manuelles – un art qui requiert précision, minutie, organisation et une grande polyvalence.

Utiliser sa machine à coudre – machine Singer, Pfaff, Brother, surjeteuse ou non, etc. -, gérer ses chutes de tissus, utiliser des accessoires de couture, réaliser ses travaux de couture sans se rater : entre tout cela, on peut rapidement se décourager.

Coudre et broder nécessitent pourtant que l’on soit juste bien équipé et bien accompagné dans sa pratique.

C’est la raison pour laquelle la rédaction de Superprof a créé un véritable tuto couture pour débutante (et débutant) : voici les meilleures astuces de couturière pour rendre ses projets de couture facile.

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”Avec Superprof, j’ai pu trouver des élèves sérieux, motivés et désireux d’apprendre. Je recommande Superprof!”

Les conseils rapides pour coudre

Après avoir survolé l’ensemble des magazines de couture, son blog couture préféré – les lubies de Louise, coupe couture, étoile coton, marie claire -, et pioché ci-et-là toutes les conseils couture sur le matériel pour coudre, on se rend compte qu’il y a plein de façons d’apprendre à coudre :

  • cours de couture en ligne,
  • cours de couture à domicile,
  • Livre couture,
  • Apprendre sur les sites de mercerie en ligne : aime comme marie, ma petite mercerie,
  • Lire un blog couture : les lubies de Louise, coupe couture, étoile coton, marie claire, etc.,
  • S’abonner à un magazine de couture tel que Coudre c’est facile (aux Éditions de Saxe), Burda, Passion couture créative, Modes travaux, etc.

Et oui, il faut se renseigner avant de commencer. Mais il faut surtout avoir une idée précise de ce que l’on va coudre.

Penser à ce que l'on fait en couture peut réveiller son esprit créatif. Être bien équipé et savoir ce que l’on va piquer à la machine va faire naître des idées créatives.

Car c’est le projet de couture qui va commander le volume d’articles de mercerie à mettre dans sa besace, et influer sur le choix de son coupon de tissu et de sa qualité.

Pour ne pas se décourager devant tout ce qu’il y a à faire, il faut ensuite répartir son travail, disséminer les opérations dans le temps : prendre les mesures un soir, faire le patron un autre jour, découper le tissu le lendemain, coudre le jour suivant.

Ensuite, il importe de bien s’équiper pour coudre : même si ce n’est pas la machine à coudre qui fait la couturière, il faut toujours de bons outils pour travailler.

Pour faire des vêtements, comme un pull en tissu popeline ou une jolie robe à frou frou, bien choisir son tissu et son fil à broder ou à coudre est fondamental.

Voilà, on a des tissus assortis correctement et des fils à coudre de qualité ?

Commencer par laver et décatir le tissu : le traiter pour qu’il prenne sa taille réelle et pour ne pas qu’il rétrécisse au premier lavage une fois la couture terminée.

Avec une bonne machine à coudre, on peut se faire plaisir avec de petites choses quand on débute. Pour s’initier, l’on ne va pas directement tenter la jupe évasée, ni le bustier en tissu de soie.

Faire des choses simples au début évite de coudre à l’emporte-pièce : c’est le passeport pour acquérir plus tard un niveau avancé de couture, et se perfectionner progressivement.

Comment faire un patron pour coudre ?

La boîte à couture éventrée devant nos yeux, tout est sur le tapis, seulement voilà : comment s’y prendre ?

Pour piquer des points droits et se faire coïncider deux morceaux de tissu l’un à l’autre, il faut un guide opératoire que l’on appelle patron de base.

Créer ses propres patrons : pas facile, mais pas impossible. Faire du patronage en couture, condition sine qua none pour réussir à coudre.

Il est bien rare que l’on se cherche un patron de plein gré… Et puisque nous en sommes à faire soi-même ses vêtements et objets décoratifs, autant faire aussi son propre patron.

Une dizaine d’outils fondamentaux vont permettre de construire ses patrons de couture :

  • La règle,
  • Le crayon,
  • Le critérium,
  • Du scotch,
  • Une paire de ciseaux à papier,
  • Du papier à patron (vendu par rouleaux de 10 à 15 mètres, de 4,90 € à 9,90 €) : papier à patron blanc, papier quadrillé, papier de soie, papier kraft,
  • Une règle japonaise,
  • Une équerre,
  • Un perroquet,
  • Une roulette à patron.

Première étape : la prise de mesure, pour modéliser les contours de la future pièce à coudre, c’est-à-dire prendre les cotes de la tête au bassin, de la carrure des épaules à la poitrine pour pouvoir enfiler le vêtement plus tard.

Seconde étape : dessiner le patron, en veillant à nommer les faces (devant, dos, manches, etc.), à respecter les angles droits, les marges de couture de 1cm

Quatre méthodes existent pour dessiner un nouveau patron :

  • Prendre un patron déjà fait : customiser un patron selon sa morphologie, technique la plus facile,
  • Dupliquer un vêtement : épingler chaque extrémité du vêtement et recopier sur papier à patron les contours de l’habit que l’on aime bien,
  • Faire un patron sur mesure : transposer au papier les mesures prises au mètre ruban, pour une découpe de tissu optimisée et un vêtement qui épouse bien les courbes et les formes du corps,
  • Prendre un mannequin de couture : la méthode du moulage, réservée aux couturières aguerries.

Dernière astuce : grâce au numérique, coudre est devenu plus facile. Couturiers et couturières pourront utiliser des logiciels pour créer ses patrons de couture.

Et paf ! Alors que la couturière en herbe coud, l’aiguille se casse…

Comment bien choisir ses aiguilles de machine à coudre ?

Pour éviter d’endommager la machine à coudre et le porte aiguille ou pour ne pas faire de trous dans le tissu, il faut choisir une bonne aiguille de couture, qui soit compatible et de bonne qualité.

De bonne taille, le chas recueille le fil pour des coutures impeccables. L’aiguille à coudre doit être compatible au tissu que l’on va assembler. A condition d’avoir aussi des fils qui ne s’effilochent pas…

Il ne faut surtout pas négliger le choix de l’aiguille, car c’est une des pièces maîtresses de sa machine à coudre. Une aiguille inadaptée au tissu et au fil à coudre peut faire vivre un véritable calvaire à celui/celle qui coud.

Trouver la bonne aiguille à coudre est comme trouver une aiguille dans une botte de foin ? Un écrivain a écrit que c’est facile :

Il suffit de brûler la botte de foin et de récupérer l’aiguille.

Il faut premièrement bien comprendre une loi fondamentale de la couture : à chaque tissu sa gamme d’aiguille.

Car une aiguille trop épaisse sur un tissu fin, ou un tissu trop épais cousu avec une aiguille trop fine, peut endommager le matériel.

Il existe en effet plusieurs calibres d’aiguilles à coudre « sur le marché », en particulier 7 types d’aiguilles selon les gammes de tissu :

  • L’aiguille standard,
  • L’aiguille Jersey,
  • L’aiguille Microtex,
  • L’aiguille Stretch,
  • L’aiguille Cuir,
  • L’aiguille Jeans et tissus fermes,
  • L’aiguille Patchowork.

Il importe d’envisager chaque matériau comme ayant sa fonction qui lui est propre, est sans lequel le projet couture devient irréalisable.

Comme chaque vaisseau sanguin, veine, artère, organe ou hormone possède son rôle dans le corps humain, l’aiguille, le tissu, le fil à coudre et la machine ont chacun leur finalité.

C’est pourquoi il est primordial de bien choisir ses aiguilles en fonction du tissu, mais aussi selon le type de fil de couture employé.

Puisque l’épaisseur du tissu influe sur le calibre de l’aiguille de sa machine à coudre, il faut aussi du fil compatible : un fil fin et fragile risque de se sectionner en passant dans le chas d’une aiguille pour jeans et tissus fermes pour coudre du tissu jean Denim.

Enfin, bien conserver à l’esprit que chaque nouveau projet de couture implique de savoir changer l’aiguille.

Comment se servir d’une machine à coudre ?

C’est avec une bonne machine que l’on va pouvoir véritablement laisser libre cours à ses idées créatives.

Si l’on passe plus de temps à découdre et repiquer un point zigzag sur son tissu coton qu’à customiser une housse de coussin ou un pull, c’est qu’il est temps de visionner des tutoriels de couture pour apprendre à se servir de sa machine à coudre.

Faire l'enfilage en deux minutes, et faire de belles coutures comme un pro. Maîtriser la machine à coudre libère la créativité et permet de coudre plus vite.

« Configurer » sa machine avant de coudre

Connaître « l’anatomie » d’une machine à coudre, faire sa mise en place et l’enfilage – de la bobine de fil à la canette en passant par le dévidoir, le guide fil et le chas de l’aiguille -, ne sont pas des choses innées.

« Sans technique, un don n’est rien qu’une sale manie« , écrivait Georges Brassens (1921-1981) dans Le Mauvais Sujet Repenti.

Si l’on se sent à l’aise pour utiliser une machine à coudre, il faut néanmoins connaître la technique et le rôle de chaque pièce – du porte bobine à la plaque à aiguille -, éventuellement pour pouvoir la réparer, et spécifiquement pour l’avoir bien en main.

Comment faire la mise en place d’une machine à coudre ?

Il va tout d’abord falloir installer l’aiguille à coudre, avec sa gorge dans le sens du fil, en enfonçant l’aiguille à fond dans son socle.

Ensuite, il faudra alimenter la cannette en fil : faire tourner le dévidoir jusqu’à ce qu’elle soit pleine, puis la déposer sous la plaque à aiguille (pour fournir à l’aiguille le fil du dessous).

Faire descendre le fil de la bobine vers le chas de l’aiguille : c’est l’enfilage.

Coudre de façon progressive

Pour ne pas brûler les étapes, il est important de s’entraîner sur des travaux de couture facile.

Coudre dans un premier temps avec des chutes de tissu, des coupons de tissus de piètre qualité ou qui n’ont plus d’importance, et s’initier aux différents points de couture (point noué, point droit, zigzag, point de croix, etc.).

Commencer à faire le point en marche arrière : très utile, il est souvent oublié. Et pourtant, il permet d’éviter que la couture ne s’effiloche. On coud en avant, puis on repasse en arrière pour surfiler le tissu. 

Évoluer petit à petit et procéder par étapes est la meilleure façon pour réussir ses créations, et se faire de beaux vêtements pour être « tiré à quatre épingles ».

Que faire des chutes de tissus ?

Enfin, dernière astuce pour retirer une grosse épine du pied de la couturière : la gestion des chutes de tissus.

Acheter des rouleaux dans un magasin de tissus au mètre revient à un budget assez conséquent. Surtout si la pratique de la couture est récurrente.

Plutôt que d’entasser des monceaux de coupons de tissus dans un carton au fond d’un placard en attendant, quand c’est dimanche, de les jeter, une astuce maline consiste à réduire sa facture : recycler les chutes de tissus.

Recycler les tissus permet de faire de belles choses sans racheter de matériel de couture. Ancien pantalon de velours, j’en ai fait une blague à tabac, un revêtement de porte-monnaie et un porte-clés !

Jeter en effet 20 % ou 30 % de son surplus de tissus, n’est-ce pas en effet un amer destin pour ces jolis petits bouts d’étoffe ?

On peut redonner un coup de fraîcheur à des tissus inemployés par la confection de vêtements : faire une housse de coussin avec un vieux rideau, une robe noire avec un ancien drap déchiré, recoudre un ourlet invisible, etc.

Pour cela, il faut trier soigneusement les bouts de tissus.

Les ranger par taille et par couleur, faire des tas de la très petite taille à l’étoffe de grande largeur.

Ensuite, trier du rouge au bleu, du tissu rose, au tissu noir, fond blanc cassé, fond rose, fond rouge, tissu vert, unis gris, uni bleu, bleu canard, etc.

Redessiner des patrons de couture et redimensionner les coupons de tissus pour coudre des accessoires de la vie courante, de petits habits pour enfants ou des objets décoratifs pour l’intérieur de la maison…

Des chutes de tissus, vont fleurir de nombreuses idées couture.

Voici quelques idées de customisation des tissus que l’on a mis au rebut :

  • Un doudou pour bébé,
  • Des vêtements de poupée,
  • Une balle en tissu patchwork,
  • Un marque-page personnalisé,
  • Un sac à linge sale,
  • Un revêtement d’album photos,
  • Un porte-monnaie,
  • Un plaid pour l’hiver,
  • Des oreillers,
  • Des galettes de chaises.

De quoi faire plaisir à ses proches gratuitement ou presque.

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