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Origine, récit et évolution du langage nippon !

De Matthieu, publié le 16/12/2016 Blog > Langues > Japonais > La Grande Histoire de La Langue Japonaise

Avant d’apprendre le japonais, il est intéressant de se pencher sur l’élaboration de cette langue complexe, qui s’est bâtie notamment sur la langue chinoise.

  • Quelle est la véritable origine de la langue de Mishima ?
  • Quelles premières traces d’écriture japonaise détenons-nous ?
  • A quel point la langue chinoise a influencé le langage nippon ?

Parler japonais tel que vous pouvez l’entendre aujourd’hui est en effet le résultat d’un long processus, qui a évolué avec l’histoire du pays du soleil levant durant plusieurs centenaires…

Superprof vous retrace l’histoire passionnante de l’écriture et de la langue japonaise, essentielle pour tout prof de japonais ou étudiant en langue nippone qui se respectent !

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L’apparition du japonais comme langue parlée

La langue parlée au Japon, aussi appelée le yamato, est parlée par plus de 120 millions de personnes.

Ce qui la classe entre la 11ème et la 13ème la plus utilisée au monde, selon les sources…

Le langage japonais est dit « langue agglutinante et polysyllabique ». C’est à dire ? Une langue est dite agglutinante lorsque ses traits grammaticaux sont marqués par l’assemblage d’éléments basiques, appelés morphèmes.

Parmi les autres langue agglutinantes, citons :

  • les langues altaïques (turc, mongol),
  • les langues ouraliennes (estonien, finnois et hongrois),
  • le coréen ou encore le basque.

Le japonais ne ressemble en aucune façon au chinois, mais il présente tout de même de nombreux vocables issus ou dérivés de la langue chinoise écrite. La langue japonaise détient aussi certaines ressemblances avec le coréen.

Comment ne pas confondre le chinois et le japonais ? Le texte en haut est écrit en chinois traditionnel, celui du bas est en langue japonaise. Saurez-vous reconnaître quelques similitudes entre les deux alphabets ?

A l’ère Edo (1603-1868), la base de la langue japonaise telle qu’elle est parlée aujourd’hui s’installe. Durant l’ère Meiji, de nombreux mots occidentaux entrent dans le vocabulaire japonais.

« Aujourd’hui les katakanas sont principalement utilisés pour les mots d’origine étrangère, et les trois typographies, Kanji, Katakana et Hiragana se mélangent pour écrire la langue japonaise qui continue d’évoluer », explique Wikipedia.

Les premières traces d’écriture du japonais

Il faut savoir que les différents peuples du Japon n’avaient pas d’écriture jusqu’au quatrième siècle après JC. L’apport de l’écriture a été rendu possible par les moines bouddhistes chinois. L’encyclopédie en ligne dit d’ailleurs à ce propos :

« Les signes chinois, appelés Kanji par les Japonais, sont principalement des idéogrammes, et les Japonais vont donc utiliser différentes façons de les prononcer en les associant. Ils gardent d’une part une prononciation japonaise, dite kun et ajoutent la ou les prononciation(s) issue(s) du chinois on ».

Par la suite, ces signes vont être utilisés pour créer un alphabet moderne, les kanas, qui existent sous 2 formes, katakana et hiragana.

Voici un résumé du principe de l’écriture japonaise :

  • Les kanji servent pour transcrire la plupart des mots pleins, porteurs de sémantique. La plupart des kanji japonais possèdent plusieurs lectures : la ou les lectures d’origine chinoise et une lecture d’origine japonaise.
  • Les hiraganas servent principalement à l’écriture des morphèmes grammaticaux.
  • Les katakanas sont utilisés principalement pour les mots empruntés aux langues étrangères (ex : le mot « marathon »).

Pourquoi ne pas utiliser un dictionnaire japonais collaboratif qui enrichit au fur et à mesure sa base de données grâce à ses contributeurs ? Les kanjis, hiraganas et katakanas sont la base de la langue japonaise. Des lettres passionnantes à apprendre, pour, pourquoi pas, se lancer ensuite dans la calligraphie japonaise ?!

Vous trouverez sur le site ici-japon.com le tableau de correspondance des hiragana.

Les Japonais utilisent aussi des furiganas, placés en petit au-dessus des kanjis, pour indiquer la prononciation d’un idéogramme.

Historiquement, le plus ancien livre connu en langue japonaise est le Kojiki (712) qui était alors écrit en caractères chinois.

Découvrez par ailleurs les règles grammaticales et de syntaxe japonaises

Les héritages chinois de la langue nippone

Entre 710 et 784, dite époque de Nara, les Japonais commencent à utiliser les idéogrammes chinois pour la langue japonaise.

La prononciation des mots japonais est alors associée aux caractères chinois. Ils empruntent seulement le son du caractère chinois en enlevant sa signification. Le caractère ainsi utilisé est appelé « manyogana ».

Comme ce manyogana représente seulement un son, un texte écrit dans ce caractère nécessite plus de caractères qu’un texte conventionnel.

Le site Yokohama magazine a écrit un article passionnant sur l’histoire de la langue japonaise. Il explique ainsi l’évolution de l’écriture japonaise.

« À l’époque de Heian (784-1184), les hommes des hautes classes écrivent deux genres de textes : des textes en chinois et des textes en japonais utilisant les caractères chinois (kanshiki-wabun). Ils créent aussi des caractères chinois propres au japonais. En effet, pour faciliter la lecture des textes en chinois, on commence à ajouter entre les lignes des notes en manyogana. De temps en temps, à cause de l’espace limité, on abrège le caractère du manyogana et on en écrit seulement une partie. C’est l’origine du katakana qui signifie le kana (manyogana) incomplet. »

A l’image du manyogana, le katakana est un son. Petit à petit, ensuite, les Japonais commencent à utiliser les katakana dans les récits, avec des caractères chinois. C’est comme cela que l’on date aujourd’hui la naissance du texte en caractères chinois et katakana.

Comment l'alphabet japonais se traduit-il ? Les kanjis sont des caractères chinois dont la fonction est d’écrire une partie de la langue japonaise.

Naissance du hiragana et son impact sur la culture japonaise

Naît ensuite le hiragana, forme cursive du manyogana, qui se développe pour des questions de rapidité d’écriture (la cursive est le nom donné aux graphies ayant un tracé rapide résultant de la simplification d’écritures « officielles »).

Grâce à cela, et pour la toute première fois, les Nippons peuvent écrire comme ils s’expriment dans leur quotidien. Le système graphique hiragana a été érigé durant la 1ère moitié du Xème siècle. Et grâce aux hiragana, de nombreux courants littéraires, comme l’essai, le journal et le roman, voient le jour durant cette ère déterminante !

Cependant, les textes en hiragana apparaissent inadaptés à l’écriture de textes abstraits ou logiques, qui ont besoin des caractères chinois. Au cours de la période de Kamakura/Muromachi (1185-1573), le japonais écrit commence à s’éloigner de nouveau de la langue parlée.

Comme l’explique encore le site Yokohama (cours japonais paris) :

« Le texte devient plus logique et clair grâce à l’emploi de la particule « ga » après le sujet et à l’introduction des conjonctions qui indiquent la relation entre une phrase et la phrase suivante. D’un autre côté, de nombreuses formes de conjugaisons de verbe, qui étaient utilisées à la fin de la phrase, commencent à disparaître. Les expressions élégantes et émotionnelles des aristocrates sont graduellement remplacées par les expressions claires et nettes des samuraïs. »

Sachez tout de même que si certaines choses ont disparu, le Japon reste un pays de tradition. On ne peut donc passer à côté de la calligraphie japonaise, toujours très présente au pays du Soleil Levant.

Une lente évolution vers le japonais moderne

C’est à l’époque d’Edo (ancien nom de Tokyo) entre 1603 et 1868 que la base de la langue japonaise usitée aujourd’hui est formée. Ce sont les habitants de la ville, qui a dépassé en taille celles de Kyoto et d’Osaka, qui contribuent à développer la langue japonaise parlée.

Beaucoup de termes utilisés actuellement datent d’ailleurs de cette « époque Edo » !

A titre d’exemple, il existe encore de nombreux pronoms pour la 1ère et la 2ème personne et de termes de politesse (NDLR : la politesse est quasiment un langage à part entière au Japon, avec ses propres expressions et règles), qui auraient été inventées à cette époque précise.

Par ailleurs, langages parlés et écrits prennent de plus en plus leurs distances à partir de cette période.

Après la Restauration de l’époque de Meiji (1868-1912), de nombreux mots occidentaux arrivent dans le vocabulaire japonais. Les Japonais vont alors créer de nouveaux mots en utilisant des caractères chinois.

Pourquoi ne pas prendre des cours de langue japonaise mais aussi des cours de civilisation ? Le Japon, entre modernité et tradition. Et une langue qui évolue avec le temps ! Aujourd’hui encore, les ancestrales règles linguistiques liées à la politesse sont utilisées. Mais une partie de la jeunesse nippone ne le fait pas. Cet aspect de la langue est-il appelé à disparaître ?

En 1902, le gouvernement annonce sa volonté d’établir une langue « standard », basée sur le langage parlé dans la classe moyenne de Tokyo.

Un an plus tard, en 1903, le tout premier manuel pour l’école primaire, agréé par l’état, est publié. Il devient alors la base de la langue japonaise parlée.

« La concordance de la langue japonaise écrite avec la langue parlée est beaucoup plus difficile. Il y a beaucoup de disputes et propositions, y compris l’abolition/réduction des caractères chinois et l’adoption de l’alphabet. Beaucoup d’essais finissent par échouer parce que la classe dominante préfère des textes difficiles à écrire et comprendre, et qu’il est difficile d’exprimer à l’écrit le pronom, le verbe auxiliaire et d’autres composants de la langue parlée qui changent selon l’interlocuteur. »

Un accord est finalement décidé en 1945, quand la langue japonaise parlée fut adoptée dans les documents officiels.

Aujourd’hui, la langue japonaise a fait le tour du monde et continue d’évoluer. Si vous souhaitez prendre des cours de japonais en ligne, il est préférable de choisir quelqu’un de langue maternelle ou un professeur bilingue français japonais. Un séjour linguistique pour apprendre le japonais est à envisager si vous souhaitez être confronté aux mots japonais utilisés de nos jours.

Ayez aussi le réflexe de vous munir d’un dictionnaire franco-japonais relativement récent pour vos cours de conversation ! Ça aide toujours !

Découvrez enfin comment la langue japonaise a su rayonner grâce à sa culture !

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