Les mots qui vont surgir savent de nous ce que nous ignorons d'eux.

René Char

Selon le Museum national d'Histoire naturelle1, on dénombre environ

7000

langues officielles différentes à travers le monde auxquelles s'ajoutent des milliers de dialectes.

La langue arabe est la cinquième la plus usitée, derrière l'anglais, l'italien, l'allemand, et les dialectes gallo-romains. Sa présence est telle qu'il semble naturel qu'elle viennent imprégner les langues mondiales, comme le français.

Effectivement, notre langue française est composée d'une multitude de termes empruntés à la langue arabe. Pour Jean Pruvost, lexicologue, le vocabulaire français serait composé d'environ 500 mots d'origine arabe2, voire plus !

Il est donc intéressant de se pencher sur ce qui fonde une partie de notre dictionnaire et de notre phonétique, à travers les différents univers qui le compose.

Mot françaisÉquivalent en arabePrononciation
caféقهوة (qahwa)
00:00
divanدِيوَان (dīwān)
00:00
tasseطاسة (ṭāsa)
00:00
carafeغَرَافَة (gharāfa)
00:00
siropشراب (sharāb)
00:00
mokaموكا (moka)
00:00
abricotمشمش (mishmish)
00:00
pastèqueبطيخ (baṭṭīkh)
00:00
épinardسبانخ (sabanikh)
00:00
safranزعفران (za‘farān)
00:00
sucreسكر (sukkar)
00:00
orangeنارنج (nāranj)
00:00
estragonطرخون (ṭarākhūn)
00:00
artichautخرشوف (kharshūf)
00:00
jupeجُبَّة (jubba)
00:00
cotonقطن (quṭn)
00:00
mousselineموصلين (mūslīn)
00:00
satinسطان (saṭān)
00:00
giletجلابية (jilbāb)
00:00
hasardحَظّ (ḥaẓẓ)
00:00
échecsشطرنج (shaṭranj)
00:00
raquetteرَكِتَة (rakiṭa)
00:00
guitareقيثارة (qīthāra)
00:00
noubaنوبة (nūba)
00:00
chiffreصفر (ṣifr)
00:00
zéroصفر (ṣifr)
(vous avez bien lu, il s'agit du même mot que "chiffre")
00:00
alambicإنبيق (inbīq)
00:00
gazelleغزالة (ghazāla)
00:00
algèbreجبر (jabr)
00:00
algorithmeخوارزمية (khwārizmīya)
00:00
almanachالمنَاخ (al-manākh)
00:00
charabiaشَرَابِيا (sharābiyā)
00:00
limonadeليمونادة (līmūnāda)
00:00
alcoolالكُحُول (al-kuḥūl)
00:00
aubergineبَاذِنجَان (bādhinjān)
00:00
amalgameملغم (malgham)
00:00
assassinحشاشين (ḥashāshīn)
00:00
potironيقطين (yaqṭīn)
00:00
bougieشَمْعَة (sham‘a)
00:00
magasinمخزن (makhzan)
00:00
nénupharنِينُوفَر (nīnūfar)
00:00
nuqueنُخْبَة (nukhba)
00:00

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C'est parti

La petite histoire des mots d'origine arabe

Café avec carnet et stylo posés à côté
Apprenez à discerner les mots français issus de l'arabe !

Un mot arabe en français comme "arobase", "girafe", "café", "divan"... autant de locutions que nous employons au quotidien empruntées à la langue arabe. C'est d'ailleurs ce que nous appelons des emprunts linguistiques. Le monde arabe a fondé une bonne partie de l'étymologie des mots de notre vocabulaire français. Un sens du mot qui, s'il n'est pas le même qu'à l'origine, porte la même racine illustrée par les dictionnaires français arabe.

Dans "L'aventure des mots français venus d'ailleurs"3, Henriette Walter nous indique que dans la langue française

5%

des mots empruntés viennent de l'arabe. C'est plus que des langues celtiques, de l'espagnol ou des langues slaves !

Mais alors comment cette langue a-t-elle su s'imposer de manière aussi forte dans notre quotidien ? Comment l'écriture arabe a donné, selon les linguistes, un arabe français vulgaire présent dans notre dictionnaire des mots français ? Comment certains mots arabes en français ont-ils trouvé leur sens par le biais d'un étymon phonétique ?

Un étymon est un mot constituant l'origine d'un autre mot et indiquant son étymologie (le point de départ connu de son histoire, de son évolution).

À l'origine, l'arabe a une ampleur mondiale, en raison de l'expansion de la civilisation islamique au VIIe siècle. Ce monde arabe a su s'étendre et développer une phonétique, une sémitique et une étymologie si forte, qu'elle est désormais présente un peu partout dans notre vocabulaire français. Puis, cette culture arabophone a dominé linguistiquement l'Occident jusqu'au XIIIe siècle dans énormément de domaines que nous étudierons par la suite.

Après cela, les pays occidentaux, principalement du sud, prennent le relais, et l'Espagne musulmane du XIIIe siècle apportent un certain nombre de mots arabes en français. Ce qui donne aujourd'hui des mots de la langue française de même racine que certains mots arabes. S'ensuivent la colonisation, les migrations, les autres langues, les commerces, qui apportent avec eux un nouveau flot de termes d'origine arabe.

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L'importance de la littérature

La littérature a joué un rôle primordial dans l'installation de tout mot arabe en français. En effet, si Platon nous a été rapporté par des auteurs latins, la philosophie d'Aristote a majoritairement été importée par les penseurs et les traducteurs arabes.

Une manière d'apprendre l'arabe par le mot français, même si la phonétique a quelque peu changé depuis. Au final, ces mots-là, qui font désormais nos quotidiens, sont deux fois plus nombreux que les mots d'origine gauloise !

Les mots arabes du quotidien français

On ne s'en doute peut-être pas assez, mais nombreux sont les termes lexicaux que l'on emploie tous les jours tirés du monde arabe. Une façon d'importer cette culture qui s'est peu à peu transformée, pour, au final, donner le vocabulaire avec chaque mot arabe en français que nous connaissons tous. Une question d'étymologie, de locution et d'étymon !

Jeu de scrabble avec plusieurs mots en français.
Quand arabe et français sont liés !

Le dictionnaire français arabe, s'il est un outil qui nous renseigne sur l'origine des mots arabes en français, ne nous permet pas de parler arabe. L'idée est ici de prendre certains mots, pour en connaître et en comprendre le caractère dialectal, le sens vulgaire, la phonétique, l'étymologie ou tout simplement la signification.

Le lexique de la table

Un petit exemple très simple, que l'on pourrait tous prononcer un jour : Si je vous commande une tasse de café sans sucre avec un jus d'orange, combien de mots sont tirés de l'arabe ? Quatre, rien que ça ! Partons donc de ces termes pour découvrir un peu mieux l'étymologie de notre lexique par extension et l'origine du mot arabe en français.

Et pensez à regarder les cours d'arabe Paris.

N°1 : Tasse
Origine étymologique :
L'origine de ce terme remonte au XIIe siècle et vient de l’arabe ṭās (طاس), "bol, coupe".
Trajet linguistique :
Issu de l'arabe tassa, son étymon viendrait de l'importation de poteries orientales, en provenance de la région de Tyr. Poteries qui, on s'en doute, ont donné le sens du nom, assimilé à un récipient.
Contexte d'entrée :
Il entre en français au Moyen Âge pour désigner un récipient utilisé pour boire, notamment dans les usages de table.
N°2 : Café
Origine étymologique :
Cette boisson désormais si célèbre en France puise son étymologie et sa signification dans le terme qahwa (قهوة), qui n'est pas sans rappeler notre bon vieux cawa familier.
Trajet linguistique :
Le mot se diffuse avec la consommation du café depuis le monde arabe ottoman, via le turc (kahve) puis l’italien (caffè), avant d’entrer en français.
Contexte d'entrée :
Il apparaît en français au XVIIᵉ siècle avec l’essor des cafés et la mode européenne des boissons exotiques.

Avant de poursuivre sur le vocabulaire, découvrez d'avantage d'histoire. Vous le verrez par vous-même, l'histoire étymologique des mots arabes en français est passionnante.

local_cafe
Un peu plus d'histoire

Pour la petite histoire, la fève de café fut introduite à Marseille puis à Paris par le voyageur Jean de Thévenot au XVIIe siècle. Une autre thèse s'installe également dans l'origine du mot. En effet, pour certaines géographes, l'origine de cette locution serait intimement liée à une province d'Éthiopie, Kaffa. Il est alors appelé K'hawah, qui signifie revigorant en arabe.

N°3 : Carafe
Origine étymologique :
L'origine du mot carafe remonte au XVIe siècle et vient de l'italien caraffa, lui-même emprunté à l'arabe gharāfa (غَرَفَة), qui signifie "action de puiser de l’eau".
Trajet linguistique :
Le terme circule dans l’aire méditerranéenne via les contacts commerciaux arabo-italiens, puis passe en italien (caraffa) avant d’entrer en français.
Contexte d'entrée :
Le mot entre en français au Moyen Âge par le commerce méditerranéen et les usages liés au service de l’eau et du vin.
N°4 : Sirop
Origine étymologique
Sirop vient de l’arabe sharāb (شراب), "boisson".
Trajet linguistique :
Le terme est transmis par les traités de médecine arabes traduits en latin médiéval (syrupus), avant de passer en ancien français.
Contexte d'entrée
Il entre en français au Moyen Âge dans le vocabulaire médical pour désigner une préparation liquide sucrée.
N°5 : Moka
Origine étymologique :
Son nom vient d'un port du Yémen, Moka d'où les grains étaient exportés.
Trajet linguistique :
Le terme se diffuse avec le commerce du café depuis le monde arabe vers l’Europe, via les réseaux ottomans puis italiens et français.
Contexte d'entrée :
Il entre en français aux XVIIᵉ–XVIIIᵉ siècles pour désigner un café d’origine prestigieuse, puis un type de boisson ou d’arôme. Le moka est donc une variété de café mais en France on utilise surtout le terme pour désigner la boisson à base de café, de chocolat, de lait et parfois de cannelle.

Prenez des cours d'arabe débutant si vous avez envie d'en savoir encore davantage sur les mots arabes utilisés en français !

Au-delà du lexique de la table, l'arabe est une source inépuisable d'étymons, d'argot et de significations, dans de nombreux domaines. D'ailleurs, voyons quelques boissons qui constituent des mots français d’origine arabe :

N°6 : Limonade
Origine étymologique :
Ce terme vient du vieux français limon (citron), issu de l’italien limone, lui-même emprunté à l’arabe لَيْمُون (laymūn), qui a servi à désigner le citron dans le monde méditerranéen.
Trajet linguistique :
Le mot se diffuse du monde arabe vers l’Europe via les échanges méditerranéens, probablement par l’intermédiaire du persan et des langues romanes.
Contexte d'entrée :
Il entre en français à l’époque moderne avec la diffusion du citron et des boissons rafraîchissantes sucrées.
N°7 : Alcool
Origine étymologique :
L'histoire de ce vocable est particulièrement intéressante : il vient directement de l’arabe الكُحْل (al-kuḥl), qui désignait à l’origine une poudre très fine d’antimoine utilisée comme maquillage pour les yeux.
Trajet linguistique :
Par extension, le terme a par la suite été employé en alchimie médiévale pour parler de toute substance purifiée par distillation, avant de prendre en français le sens moderne de "liquide spiritueux".
Contexte d'entrée :
Il entre en français à la Renaissance dans le vocabulaire scientifique avant de désigner spécifiquement l’alcool éthylique.

Les aliments

N°8 : Abricot
Origine étymologique :
Abricot vient de l’arabe al-barqūq (البرقوق), nom du fruit.
Trajet linguistique :
Le mot est transmis depuis le grec (praikókion) puis le latin (praecoquum), repris en arabe médiéval avant de passer par l’espagnol et l’italien vers le français.
Contexte d'entrée :
Il entre en français à la fin du Moyen Âge avec l’introduction et la diffusion du fruit en Europe.
N°9 : Aubergine
Origine étymologique :
Ce mot vient de l’arabe الباذنجان (al-bāḏinjān).
Trajet linguistique :
Le mot passe du persan à l’arabe, puis se diffuse en Europe via l’espagnol (berenjena) et l’italien (melanzana), avant d’entrer en français.
Contexte d'entrée :
Il apparaît en français à la Renaissance avec l’introduction progressive du légume dans l’alimentation européenne.
N°10 : Pastèque
Origine étymologique :
Pastèque vient de l’arabe baṭṭīḫa (بطيخة), "melon d’eau".
Trajet linguistique :
Le mot passe de l’arabe aux langues romanes par les échanges agricoles et commerciaux méditerranéens, notamment via l’italien et le provençal.
Contexte d'entrée :
Il entre en français à l’époque moderne avec la diffusion du fruit cultivé dans le sud de l’Europe.
N°11 : Épinard
Origine étymologique :
Épinard vient de l’arabe isfānākh (إسفاناخ), nom de la plante.
Trajet linguistique :
Le mot est transmis du persan à l’arabe, puis passe en espagnol médiéval (espinaca) avant d’entrer en français.
Contexte d'entrée :
Il apparaît en français au Moyen Âge avec l’introduction de ce légume venu d’Orient dans l’alimentation européenne.
N°12 : Safran
Origine étymologique :
Safran vient de l’arabe zaʿfarān (زعفران), nom de l’épice.
Trajet linguistique :
Le mot est transmis par le commerce des épices depuis le monde arabe, via le latin médiéval (safranum), avant d’entrer en français.
Contexte d'entrée :
Il apparaît en français au Moyen Âge dans les usages culinaires, médicinaux et tinctoriaux.
N°13 : Sucre
Origine étymologique :
Sucre vient de l’arabe sukkar (سكر), "sucre".
Trajet linguistique :
Le mot est transmis par le commerce du sucre depuis l’Inde vers le monde arabe, puis diffusé en Europe via le latin médiéval (succarum).
Contexte d'entrée :
Il entre en français au Moyen Âge avec l’essor du sucre comme produit alimentaire et médicinal. Il faut savoir que c'est le monde arabe qui a lancé la caractérisation du sucre dans la plupart des langues européennes que nous connaissons aujourd'hui. Pfeifer, un linguiste germanique, explique également que les Arabes et le monde arabe auraient apporté la culture de la canne à sucre en Andalousie, en Égypte, ou encore en Sicile.
N°14 : Orange
Origine étymologique :
Orange vient de l’arabe nāranj (نارنج), nom du fruit.
Trajet linguistique :
À l'origine, l’orange est un fruit venu de Chine, introduit dans le reste du monde par des navigateurs portugais à la fin du XVe siècle. Dans le monde arabe, la locution Orange signifiait alors... Portugal ! En plusieurs siècles, Orange a connu un itinéraire aux multiples chemins, aux multiples définitions, pour finir naturalisé français.
Contexte d'entrée :
L'évolution du terme est assez rocambolesque pour arriver dans notre vocabulaire français. Il apparaît en français au Moyen Âge avec l’introduction progressive de l’orange par les échanges commerciaux orientaux. En bref, après avoir donné des mots comme arancia en italien, naranja en espagnol, ou encore laranja en portugais, ce terme signifiera donc ce qu'on appelle aujourd'hui l'orange douce, par opposition à l'orange amère. L'écriture arabe a donc des richesses étymologiques insoupçonnées !
N°15 : Estragon
Origine étymologique :
Estragon vient de l’arabe ṭarḫūn / tarkhūn (طرخون), nom de la plante aromatique. Il doit son nom à sa forme serpentine à sa racine.
Trajet linguistique :
Le mot est transmis par la botanique et la cuisine arabo-méditerranéennes, via l’espagnol et l’italien médiévaux, avant d’entrer en français.
Contexte d'entrée :
Il apparaît en français à la fin du Moyen Âge dans le vocabulaire culinaire et médicinal. A l'époque les herboristes pensaient qu'il pouvait guérir les morsures d'animaux venimeux.
N°16 : Artichaut
Origine étymologique :
Artichaut vient de l’arabe al-ḫaršūf (الخرشوف), nom du légume. Le mot arabe a aussi donné l’espagnol alcachofa et l’italien carciofo. Une autre étymologie a été avancée mais elle est controversée : ardi-schauki qui signifie terrestre épineux.
Trajet linguistique :
Le mot se diffuse depuis l’arabe andalou vers l’italien (articiocco) par les échanges agricoles méditerranéens, avant d’entrer en français.
Contexte d'entrée :
Il apparaît en français à la Renaissance avec l’adoption de ce légume dans la cuisine européenne.

Et si en plus des mots arabes utilisés en français, vous découvriez les plus belles villes arabes ?

Les vêtements

N°17 : Jupe
Origine étymologique :
Jupe vient de l’arabe jubba (جبة), vêtement long et ample. Ce mot, qui fait désormais partie intégrante de nos garde-robes, a ensuite été emprunté à l'italien giubba.
Trajet linguistique :
Le mot est transmis par les contacts culturels et vestimentaires avec le monde arabe, via l’italien (giubba) au Moyen Âge.
Contexte d'entrée :
Il entre en français à la fin du Moyen Âge pour désigner un vêtement féminin court, par évolution de sens. En effet, le sens littéral de ce mot était assimilé à une robe ou une toge d'homme, ou encore veste du dessous. L'indécision entre l'homme et la femme a perduré longtemps pour finalement se tourner vers le sens de vêtement féminin, qu'on connaît aujourd'hui.
N°18 : Coton
Origine étymologique :
Le mot français fait son apparition au XVIIe siècle et il tire son origine du mot arabe quṭn (قطن), "fibre de coton".
Trajet linguistique :
Le mot est diffusé par le commerce textile arabe médiéval vers l’Europe, via le latin médiéval (cotonum).
Contexte d'entrée :
Il entre en français au Moyen Âge avec l’essor des échanges de fibres textiles orientales.
N°19 : Mousseline
Origine étymologique :
Mousseline vient de l’arabe Mawṣil, nom de la ville de Mossoul, réputée pour ses tissus fins.
Trajet linguistique :
Le terme se diffuse via le commerce textile oriental, transmis par l’italien (mussolina) puis le français à l’époque moderne.
Contexte d'entrée :
Il entre en français au XVIIᵉ siècle pour désigner une étoffe légère associée au luxe et à l’Orient.
N°20 : Satin
Origine étymologique :
Le mot français est issu de l'arabe zaytūnī, "(étoffe) de Zaytūn".
Trajet linguistique :
Le terme circule par le commerce de la soie depuis la Chine, via le monde arabe, en référence au port de Quanzhou (Zaytūn), puis passe en italien et en français.
Contexte d'entrée :
Il entre en français au Moyen Âge pour désigner une étoffe de soie lisse associée au commerce oriental et au luxe.
N°21 : Gilet
Origine étymologique :
Le mot provient de l'arabe jalikah qui désigne une camisole portée par les esclaves chrétiens sur les galères. Le mot arabe était déjà dérivé du turc yelek désignant une camisole sans manches. Le mot arabe a aussi donné les mots espagnols gileco ou chaleco, portugais jaleco et siciliens gileccu ou cileccu.
Trajet linguistique :
Le mot arrive en Europe par les contacts avec l’Empire ottoman, probablement relayé par l’italien avant le français.
Contexte d'entrée :
Il entre en français au XVIIIᵉ siècle pour nommer un vêtement masculin court porté sous l’habit. En français, nous avons d'ailleurs ajouté la terminaison "et" par croisement de mots vestimentaires comme corset ou mantelet.

Pour en savoir encore plus sur les mots français d’origine arabe, pourquoi ne pas prendre des cours d'arabe en ligne ?

Les jeux

N°22 : Hasard
Origine étymologique :
Vient de l’ancien français hasart provenant lui-même de l’espagnol azar, issu lui-même de l’arabe andalou az-zahr (الزهر) qui désignait le jeu de dés.
Trajet linguistique :
Le mot se diffuse via les pratiques de jeux au Proche-Orient, puis passe par l’ancien français médiéval issu des contacts avec le monde arabe.
Contexte d'entrée :
Il entre en français au Moyen Âge dans le vocabulaire du jeu avant de prendre le sens abstrait de chance ou d’imprévu.
N°23 : Échecs
Origine étymologique :
Échecs vient de l’arabe shāh (شاه), "le roi", via l’expression shāh māt ("le roi est mort").
Trajet linguistique :
Le jeu est transmis du monde persan à l’aire arabo-musulmane (shaṭranj), puis diffusé en Europe médiévale par l’Espagne et l’Italie.
Contexte d'entrée :
Le mot entre en français au Moyen Âge avec la diffusion du jeu d’échecs dans les milieux aristocratiques et savants.
N°24 : Raquette
Origine étymologique :
De l’arabe rāḥa (راحة) qui veut dire paume de la main et a donné le jeu de paume.
Trajet linguistique :
Le mot est transmis par les jeux de balle pratiqués dans le monde arabo-andalou, puis adopté en ancien français à partir des formes romanes.
Contexte d'entrée :
Il entre en français au Moyen Âge pour désigner l’instrument servant à frapper la balle.

Les sciences et mathématiques

N°25 : Chiffre
Origine étymologique :
Provenant de l’arabe صِفْر (ṣifr), qui signifie "vide" ou "zéro".
Trajet linguistique :
Le terme est transmis par les traités mathématiques arabes traduits en latin au Moyen Âge (cifra), notamment ceux diffusant la numération indo-arabe.
Contexte d'entrée :
Il entre en français médiéval pour désigner d’abord le zéro, puis les signes numériques en général.
N°26 : Zéro
Origine étymologique :
Vous l'avez compris, "zéro" vient de l’arabe صِفْر (ṣifr), qui signifie "vide".
Trajet linguistique :
Le mot passe par l’italien (zero), issu des traductions et adaptations des mathématiques arabes à la Renaissance.
Contexte d'entrée :
Il apparaît en français à l’époque moderne pour désigner le nombre nul dans le système décimal.
N°27 : Algèbre
Origine étymologique :
Est issu de l’arabe الجبر (al-ǧabr), qui signifie "réduction, restauration".
Trajet linguistique :
Le mot est transmis par les traductions latines médiévales de l’ouvrage du savant Al-Khwarizmi.
Contexte d'entrée :
Il entre en français au Moyen Âge comme terme scientifique désignant une nouvelle branche des mathématiques.
N°28 : Algorithme
Origine étymologique :
Algorithme vient de l’arabe al-Khwārizmī, nom du mathématicien perse, qui écrivait en arabe et dont les ouvrages ont été transmis à l’Europe par le monde savant arabe médiéval.
Trajet linguistique :
Le terme est transmis via les textes scientifiques arabes traduits en latin au Moyen Âge, notamment l’ouvrage d’Al-Khwarizmi (Algoritmi de numero Indorum).
Contexte d'entrée :
Il entre en français par le vocabulaire savant pour désigner une méthode de calcul, puis une suite d’opérations logiques.
N°29 : Almanach
Origine étymologique :
Terme provenant directement de l'arabe المناخ (al-manākh) désignant originellement un calendrier astronomique ou climatique.
Trajet linguistique :
Le terme est transmis par les savoirs astronomiques et calendaires arabes, via le latin médiéval (almanachus).
Contexte d'entrée :
Il entre en français au Moyen Âge pour désigner un calendrier annuel mêlant données astronomiques et pratiques.
N°30 : Alambic
Origine étymologique :
Vient de l’arabe الإنبيق (al-inbīq), lui-même issu du grec ambix, représentant un appareil de distillation utilisé et perfectionné par les savants arabes médiévaux.
Trajet linguistique :
Le terme est transmis par les traités d’alchimie arabes traduits en latin médiéval (alembicus).
Contexte d'entrée :
Il entre en français au Moyen Âge dans le vocabulaire scientifique et technique lié à la distillation.

La musique

N°31 : Guitare
Origine étymologique :
Une fois n'est pas coutume, guitare vient du grec ancien kithára, nom d’un instrument à cordes, avant d'être repris par l'arabe.
Contexte d'entrée :
Le terme passe du grec au latin, est repris en arabe médiéval (qīthāra), puis transmis à l’Europe par l’Espagne (guitarra).
Il entre en français au Moyen Âge avec la diffusion d’instruments à cordes via l’Espagne arabo-andalouse.
N°32 : Nouba
Origine étymologique :
Utilisé dès le XIXe siècle, le mot vient de l’arabe nawba (نوبة) qui signifie tour, tour de garde ou fanfare.
Trajet linguistique :
Le terme est transmis par la tradition musicale arabo-andalouse, conservée et développée au Maghreb après Al-Andalus.
Contexte d'entrée :
Il entre en français par les études ethnomusicologiques et le contact colonial pour désigner une suite musicale savante nord-africaine.

Les monuments arabes, en plus des mots arabes utilisés en français, méritent aussi d'être connus !

D'autres mots français issus de l'arabe

N°33 : Charabia
Origine étymologique :
Il s'avèrerait que ce terme provient du mot arabiyya (عربية), "langue arabe", déformé en ancien français.
Trajet linguistique :
Le mot naît dans le français médiéval par déformation phonétique, dans un contexte de contact avec des locuteurs arabophones.
Contexte d'entrée :
Il apparaît en français pour désigner une langue jugée incompréhensible, par perception extérieure et péjorative. Ce mot n'aurait donc pas de lien réel avec la langue arabe elle-même.
N°34 : Gazelle
Origine étymologique :
Nom donné à l'animal provenant de l’arabe غَزَال (ghazāl).
Trajet linguistique :
Le mot est transmis par les récits de voyageurs et les échanges savants entre le monde arabe et l’Europe médiévale, via le latin scientifique.
Contexte d'entrée :
Il entre en français au Moyen Âge pour désigner un animal exotique connu par les descriptions naturalistes.
N°35 : Amalgalme
Origine étymologique :
Vient de l’arabe الملغم (al-malgham), lui-même issu du grec, et signifiait originellement un alliage (notamment avec le mercure) avant de prendre en français un sens figuré.
Trajet linguistique :
Le terme est transmis par les traités d’alchimie arabes, repris en latin médiéval (amalgama), puis adopté en français.
Contexte d'entrée :
Il entre en français à la Renaissance dans le vocabulaire scientifique pour désigner un mélange de métaux, avant de prendre un sens figuré.
N°36 : Assassin
Origine étymologique :
De l’arabe الحشّاشين (al-ḥashāshīn), il s'agissait à la base du nom donné à une secte ismaélienne médiévale.
Trajet linguistique :
Le mot est rendu célèbre en Europe par les récits des Croisés, via le latin médiéval (assassinus) et l’italien.
Contexte d'entrée :
Il entre en français au Moyen Âge pour désigner un meurtrier, par généralisation d’un terme historique et politique.

Parmi cette multitude de locutions qui puisent leur origine ou leur étymologie dans le monde arabe, certains mots sont donc un peu plus inattendus que d'autres. C'est ce qui fait la richesse de l'arabe littéraire et du dictionnaire arabe : une richesse étymologique et phonétique rare, qui a su rendre certains mots incontournables. Incontournables dans notre vocabulaire français, mais également dans un dictionnaire historique, ou encore l'apprentissage du vocabulaire arabe en ligne.

Un moyen d'apprendre un langue en la découvrant sous un autre jour, à travers certains mots français d’origine arabe de même racine, ou encore via un diminutif originaire de ce fameux arabe français ! L'existence d'une locution ou d'un étymon peut être un peu plus surprenante qu'un simple mot de la langue française, et avoir la même origine que des mots arabes, c'est ce que nous allons voir. Sortez votre dictionnaire étymologique et votre petit Robert !

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C'est parti

Les mots arabes qu'on ne soupçonnait peut-être pas

N°37 : Potiron
Origine étymologique :
Potiron vient de l’arabe baṭṭīḫa (بطيخة), "gros melon, courge".
Trajet linguistique :
Le mot passe de l’arabe à l’espagnol médiéval (botella / botillón au sens de fruit rond), puis au français par évolution phonétique et sémantique.
Contexte d'entrée :
Il entre en français à la fin du Moyen Âge pour désigner une grosse courge cultivée et consommée en Europe.
N°38 : Magasin
Origine étymologique :
Magasin vient de l’arabe makhzan (مخزن), "dépôt, lieu de stockage".
Trajet linguistique :
Le mot est transmis par les pratiques commerciales et administratives du monde arabe, via l’italien (magazzino) au Moyen Âge.
Contexte d'entrée :
Il entre en français à la fin du Moyen Âge pour désigner un lieu d’entreposage, avant de prendre le sens de lieu de vente.
N°39 : Bougie
Origine étymologique :
Ce terme que nous connaissons bien dans notre vocabulaire français a une origine kabyle assez simple. Bougie vient du nom de la ville de Béjaïa (ancienne Bugia), célèbre pour sa production de cire.
Trajet linguistique :
Le terme est transmis par le commerce méditerranéen médiéval, les marchands européens associant la cire exportée au nom du port nord-africain.
Contexte d'entrée :
Il entre en français au Moyen Âge pour désigner une chandelle de cire, avant de s’étendre à toute bougie.
N°40 : Nénuphar
Origine étymologique :
Vient de l’arabe نيلوفر (nīlūfar), lui-même issu du persan et représente la plante aquatique connue pour ses fleurs flottantes.
Trajet linguistique :
Le mot est transmis du persan à l’arabe, puis passe en latin médiéval (nenufar) avant d’entrer en français.
Contexte d'entrée :
Il entre en français au Moyen Âge dans les textes botaniques et médicaux.
N°41 : Nuque
Origine étymologique :
Issu de l’arabe نُقْرَة (nuqra) désignant l’arrière du cou.
Trajet linguistique :
Le mot passe du grec au latin (nucha), puis entre en ancien français sans médiation arabe.
Contexte d'entrée :
Il apparaît en français médiéval dans le vocabulaire anatomique courant.
N°42 : Divan
Origine étymologique :
Ce terme provient bien de l'arabe دِيوَان (dīwān), mais désignait originellement un conseil administratif ou un registre.
Trajet linguistique :
Le mot passe du persan à l’arabe administratif, puis est diffusé en Europe par les contacts diplomatiques et culturels avec l’Empire ottoman.
Contexte d'entrée :
Il entre en français à l’époque moderne pour désigner d’abord une assemblée ou une salle orientale, puis un type de siège.

Bonus : six expressions arabes que l'on utilise en France

N°1 : On rentre au bled/à la casbah
Origine étymologique :
Bled vient de l’arabe balad (بلد), "pays, région", et casbah de qaṣba (قصبة), "citadelle, quartier fortifié".
Trajet linguistique :
Les termes entrent en français par le contact colonial et militaire avec le Maghreb aux XIXᵉ–XXᵉ siècles, via l’arabe maghrébin.
Contexte d'entrée :
L’expression est utilisée en France dans le langage familier pour désigner le pays ou le lieu d’origine, souvent avec une connotation identitaire ou affective.
Exemple d'utilisation :
"Allez ! On a assez traîné, il est temps de rentrer au bled/à la casbah !"
N°2 : Avoir la baraka
Origine étymologique :
Baraka vient de l’arabe baraka (بركة), "bénédiction, faveur divine".
Trajet linguistique :
Le terme passe en français par les contacts coloniaux et ethnographiques avec le monde arabo-musulman.
Contexte d'entrée :
L’expression est utilisée en français familier pour désigner une chance exceptionnelle ou une réussite quasi miraculeuse.
Exemple d'utilisation :
Il gagne tout le temps au jeu, c’est fou, il a la baraka !
N°3 : Faire le caïd
Origine étymologique :
Caïd vient de l’arabe qāʾid (قائد), "chef, commandant".
Trajet linguistique :
Le mot entre en français par le contexte colonial nord-africain, où qaïd désignait un chef local sous l’administration française.
Contexte d'entrée :
L’expression apparaît au XXᵉ siècle en français familier pour qualifier une attitude d’autorité affichée ou de domination ostentatoire.
Exemple d'utilisation :
Tu ne m’impressionnes pas, inutile de faire le caïd avec moi !
N°4 : Cheh !
Origine étymologique :
Cheh vient de l’arabe dialectal šāh / šaḥ, interjection de moquerie ou de triomphe.
Trajet linguistique :
L’expression est transcrite à l’oral en français via le parler maghrébin et les pratiques urbaines.
Contexte d'entrée :
Elle est utilisée en français familier pour marquer une jubilation ironique face à l’échec de quelqu’un.
Exemple d'utilisation :
Celui-là, il a fait une mauvaise blague et cela s’est retourné contre lui. Cheh !
N°5 : Avoir le seum
Origine étymologique :
Seum vient de l’arabe samm (سمّ), "poison", au sens figuré de ressentiment.
Trajet linguistique :
Le mot passe de l’arabe dialectal maghrébin au français par l’argot des quartiers et la culture urbaine contemporaine.
Contexte d'entrée :
Il s’impose en France au XXIᵉ siècle pour exprimer la frustration, la rancœur ou la déception.
Exemple d'utilisation :
Je n’ai pas réussi là où je le voulais, j’ai le seum !
N°6 : Il/Elle fait son/sa miskine
Origine étymologique :
Miskine vient de l’arabe miskīn (مسكين), "pauvre, malheureux".
Trajet linguistique :
Le terme est transmis par le français populaire influencé par l’arabe dialectal.
Contexte d'entrée :
L’expression apparaît dans le français familier pour désigner une posture de victimisation.
Exemple d'utilisation :
Celle-là, elle se plaint tout le temps, elle fait sa miskine !

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Il est vrai que, si parler et arabe et parler français semble aujourd'hui diamétralement opposé, le dictionnaire des mots français recèle d'étymons et de locutions de même racine. Pas de quoi nous rendre arabophone, mais au moins de quoi apprendre l'arabe par le biais de certains mots de la même origine. Vous pourrez en apprendre plus en cours arabe.

Un véritable dictionnaire étymologique et dialectal, qui donne fait prendre conscience du sens littéral du mot que l'on utilise dans notre vocabulaire français phonétique. On pourrait également citer des noms comme chimiemassage, maroquinerie, fanfare, tous tirés de l'arabe.

Bref, autant de mots qui font notre quotidien et qu'on ne soupçonnait pas forcément et qui ont pourtant la même racine étymologique... Ça donnerait presque envie d'apprendre l'arabe désormais. La linguistique et ses mystères !

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Que retenir ?

Vous connaissez probablement l'adage "Apprendre une langue, c'est apprendre une culture". L'étude étymologique des mots en est l'illustration parfaite : en vous intéressant à l'histoire des peuples, tant les échanges commerciaux que la colonisation, vous en arrivez à comprendre comment la langue française a évolué.

Sources

  1. Muséum national d’Histoire naturelle. « Combien de langues sont parlées dans le monde ? », 31 mars 2023, https://www.mnhn.fr/fr/combien-de-langues-sont-parlees-dans-le-monde. Consulté le 20 Décembre 2025.
  2. France Inter. « Il y a plus de mots arabes que gaulois dans la langue française ». Radio France, 18 déc. 2017, https://www.radiofrance.fr/franceinter/il-y-a-plus-de-mots-arabes-que-gaulois-dans-la-langue-francaise-9910684. Consulté le 20 Décembre 2025.
  3. Walter, Henriette. L’aventure des mots français venus d’ailleurs. Robert Laffont, 1997.

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Thomas

Un rien m'intrigue et tout m'intéresse !