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L’essentiel pour apprendre la construction des phrases en espagnol !

De Samuel, publié le 20/09/2018 Blog > Langues > Espagnol > Tout Savoir sur la Grammaire Espagnole !

« Les écrivains ont mis la langue en liberté. » Victor Hugo (1802-1885)

Apprendre la grammaire espagnole est une tâche difficile que même un locuteur natif hispanophone ne maîtrise pas forcément.

Selon un sondage OpinionWay réalisé pour l’Apel – l’association des parents des écoles catholiques – en 2015, les Français étaient 78 % à estimer qu’apprendre une langue est difficile.

En outre, 90 % des parents d’élèves jugeaient que les Français ont un moins bon niveau en langues vivantes que les autres élèves des pays européens.

Face à ce constat sans appel, une nécessité : il faut prendre des cours de langue !

Voici l’essentiel pour tout savoir sur la grammaire espagnole.

Prononcer l’espagnol : une histoire ancienne de l’alphabet

Avant toute chose, si l’on est complètement débutant, il faut se familiariser avec l’alphabet espagnol. 

Sachez, lecteurs et apprenants que notre langue maternelle utilise – de près ou de loin – le même alphabet que dans le système d’écriture espagnol.

L'étude de la langue de Cervantes en 27 graphèmes : facile ! Apprendre les lettres espagnoles : la base pour savoir écrire !

En effet, les deux langues-sœurs sont romanes, et ont un ancêtre commun : l’alphabet latin, hérité de la Rome antique.

Idiome usité par plus de 577 millions de locuteurs dans le monde, l’espagnol est une langue dite SVO, répondant à un ordre grammatical « sujet-verbe-objet ». Cela signifie que dans une phrase, le verbe et l’objet s’accordent en genre et en nombre avec le sujet.

En raison de contacts prolongés avec d’autres civilisations, la langue espagnole est un ensemble lexical de mots empruntés à de nombreuses langues paléo-hispaniques (ibère, hispano-celtique), au gaulois, au basque, à l’arabe, au latin, au castillan et à des langues amérindiennes (notamment suite aux effets de la colonisation de l’empire espagnol en Amérique Latine).

Certains mots sont également d’origine germanique (dû à la présence des Wisigoths en Espagne).

Cela en fait un fond lexical infiniment riche, une mosaïque de cultures mouvante, retraçant l’histoire de l’Espagne et résultant de l’expansion du castillan depuis le Moyen-Âge jusqu’à nos jours.

Du 3ème siècle au 1er siècle avant J-C, soit pendant plus de 200 ans, la péninsule ibérique fut soumise aux invasions romaines au même titre que la Gaule (la France actuelle) sous Jules César (1er siècle avant notre ère).

Jusqu’à la chute de l’empire romain, les populations d’Hispania (nom donné à l’Espagne par les romains) et de Gaule étaient romanisées et employaient le latin vulgaire, soit plus de 700 ans de domination romaine !

La dérivation du latin vers le castillan s’explique par l’éloignement géographique de l’Hispanie avec Rome, et l’isolement de la péninsule ibérique (mer et montagnes difficiles à franchir), retardant la pénétration des innovations linguistiques.

Entre les 6ème et 9ème siècle, un processus lent d’autonomisation des langues romanes – dont l’espagnol – se poursuit, se différenciant du latin vulgaire.

Les textes les plus anciens rédigés dans ce que l’on appelle le castillan, datent du 12ème siècle : ce sont les Carticulaires de Valpuesta, écrits dans un latin très tardif dévoilant de premiers aspects de castillan.

C’est à partir de 1200 que l’on voit apparaître des textes religieux entièrement rédigés en castillan primitif.

Au cours du Moyen-Âge, le dialecte de Castille jouit d’une expansion importante : le roi Alphonse X de Castille fait pénétrer le castillan dans les écrits scientifiques, dirige la rédaction en castillan d’importantes œuvres en histoire, astronomie, droit et d’autres disciplines.

Plus tard, Antonio de Nebrija (1441-1522) se fait connaître comme l’auteur de la première grammaire de l’espagnol, publiée en 1492 : le plus ancien traité sur une langue vernaculaire moderne en Europe.

Dans le même temps, la Reconquista (reconquête des Castillans catholiques sur le royaume musulman d’Al-Andalus) s’achevait, et la colonisation du continent latino-américain débutait, assurant une diffusion internationale au castillan.

Aujourd’hui, l’alphabet espagnol – un dérivé du latin vulgaire qui était usité en Cantabrie – se compose au total de 27 lettres issues de l’alphabet latin, avec des digrammes et des signes diacritiques supplémentaires créés au fil du temps.

Jusqu’en 1993, l’alphabet se composait des 29 lettres espagnoles suivantes : a, b, c, ch, d, e, f, g, h, i, j, k, l, ll, m, n, ñ, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z.

Les phonèmes ch et ll disparaissent de l’alphabet par une réforme de 2010, sous l’instigation de l’Académie royale de la langue espagnole : depuis, hormis le n tilde (ñ), l’alphabet espagnol possède exactement les mêmes lettres que l’écriture française.

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Quelques spécificités pour prononcer l’alphabet espagnol

On dit souvent que l’espagnol se prononce tel qu’il s’écrit.

De fait, il suffit de bien discerner la phonétique et de savoir où appliquer l’accent tonique pour prononcer la langue espagnole.

Comment assimiler la grammaire dans la langue de Cervantes ? Discuter entre deux cours de langue espagnole : cela aide à progresser !

Pourtant, cette assimilation des phonèmes et de leur accentuation peut représenter un facteur de stagnation pour certains élèves. Voici quelques généralités sur cette fameuse prononciation, tantôt réputée facile, tantôt jugée difficile.

Comme en français, nous comptons six voyelles dans l’ordre alphabétique espagnol : a, e, i, o, u et y. Chaque lettre renvoie à une prononciation espagnole spécifique qu’il importe d’apprendre par cœur pour être capable d’épeler les mots en espagnol.

Par exemple, la lettre « e » doit toujours se prononcer « é », comme dans la terminaison d’un participe passé français : mangé, tombé, fatigué, etc.

Pour parler espagnol correctement, il faut apprendre à rouler le « r », réussir à produire la jota ou le son « Ll ». Or on a souvent du mal à prononcer les lettres « r », « g », « j » et « z », tout simplement parce que ces lettres renvoient à des sonorités inexistantes dans la langue française.

Il faut apprendre à distinguer la sonorité du « r » roulé par rapport à la jota, le « j ». Par exemple, les mots en espagnol ratón et jirafa figurent parmi les mots les plus difficiles à prononcer pour un francophone.

La lettre « g » apporte aussi son lot de difficultés : devant un « a », elle se prononce comme dans « gâteau » mais devant un « e » ou un « i », « g » se prononce comme un « r » provenant du fond de la gorge.

Autre subtilité, les lettres « z » et « c » n’ont pas la même sonorité et il faut se familiariser avec la prononciation de la lettre « u » (prononcée « ou« ) et « v » (prononcée comme un « b » français).

La principale difficulté de l’espagnol est que le sens de la phrase peut changer si le locuteur ne place pas l’accent au bon endroit.

Certes, c’est plus facile qu’apprendre la langue chinoise, qui comporte jusqu’à cinq tons pour un même mot, mais cela requiert tout de même un apprentissage rigoureux pour ne pas se tromper.

Enfin, il faut considérer les différentes variantes de prononciation selon la région où l’on se trouve : Catalogne, Galice, Andalousie ou Amérique Latine. Il paraîtrait que la Colombie est un pays où la prononciation espagnole est la plus aisée à assimiler (car les Colombiens articulent davantage que leurs voisins latino-américains).

Pour suivre un apprentissage progressif de l’idiome espagnol, deux solutions s’offrent à tout apprenant :

  • Prendre des cours particuliers sur Superprof,
  • Faire un séjour linguistique ou un voyage pour apprendre l’espagnol en Espagne.

A chacun de voir, mais dans les deux cas, apprendre à prononcer les mots espagnols va aussi permettre d’enrichir son vocabulaire et d’améliorer sa conjugaison espagnole.

C’est donc « tout bénéf' » !

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Les noms et les genres dans la langue espagnole !

Comme en français, les noms en espagnol sont masculins ou féminins.

Lorsqu’ils se finissent par un « o », il s’agit presque toujours d’un nom masculin : chico, perro, gato, hijo, teléfono, rio, barrio, boligrafo, cielo, banco, el cambio, el dinero, el edificio, un diccionario, un abrigo, un libro, un piso, un baño, un litro, un ejemplo, etc.

Quelques exceptions sont à noter cependant : la mano, la foto, la moto, la radio.

Trouver le genre des mots : facile ? La route, en espagnol, se dit « carretera ». Masculin ou féminin ?

S’il finit par un « a », alors on accordera la phrase au féminin : la mesa, la chica, la hija, la naturaleza, la ventana, la puerta, la luna, la boca, la revista, la palabra, la sonrisa, la taza, la camisa.

Il existe un ensemble d’exceptions lorsque la terminaison est différente, notamment en zón, ción, sión, dad, tad, tud, ez, humbre, triz, sis, or, aje.

Ainsi les noms se terminant par zón, ción, sión, dad, tad, tud, ez, humbre, triz, sis, sont féminins : libertad, publicidad, ciudad, razón, nación, pasión, juventud, etc.

Il s’agit d’appliquer un masculin pour évoquer les mots se terminant en or et aje viaje (voyage), color, ordenador, libertador.

Les mers, montagnes, rivières et cours d’eau s’écrivent et se prononcent au masculin : el rio, los Alpes, los Pirineos, etc.

La formation du pluriel des mots espagnols est on ne peut plus simple : si le mot se termine par une voyelle, on ajoute un « s », et si c’est une consone, on ajoute « es » ou « as » (pour les noms féminins).

Exemple :

  • Masculin : niños, hombres, teléfonos, profesores, ojos, gatos, perros,
  • Féminin : niñas, mujeres, casas, profesoras, mesas, chicas, musicas.

Quant aux articles définis, ils sont au nombre de quatre : el, los (masculins), la, las (féminins). Les articles indéfinis sont les suivants : un, unos (masculins), una, unas (féminins).

Autre aspect important pour la grammaire espagnole : la contraction des articles « A + EL », et « DE + EL » :

  • A + EL se contracte en AL : quiero tomar a el piano (je veux jouer du piano) se dira « quiero tomar al piano ».
  • DE + EL se contracte en DEL : voy de el hotel a el cine (Je vais de l’hôtel au cinéma) se dira « voy del hotel al cine ».

Puisque l’accord se fait en genre et en nombre avec le sujet, apprendre ces spécificités est fondamental : ce sera peut-être le premier chapitres des cours particuliers souscrits chez Superprof !

Voici comment trouver votre cours d’espagnol.

Apprendre les comparatifs et les superlatifs en espagnol

Souvent, on exprime le besoin d’exprimer une comparaison dans un exercice d’expression orale ou une conversation en espagnol.

En effet, parler les langues étrangères peut vite être handicapant ou incapacitant si l’on ne sait mettre deux choses en comparaison.

Nous voulons parler des comparatifs de supériorité, d’infériorité ou d’égalité suivants : plus que, moins que, aussi que, autant que, moins, plus, autant, de même que, etc.

Savoir comparer en espagnol après quelques cours. Comment dire « sa main est évidemment plus petite que celle de son père » ?

Ils s’emploient avec un nom, un adverbe, un verbe ou un adjectif et sont invariables.

Voici la règle :

  • Pour comparer deux choses différentes, on emploi más / menos que,
  • Pour comparer deux choses égales, on utilise igual de … que, ou tan … como (avec les adjectifs et les adverbes) et igual … que, et tanto … como avec les verbes.

Voici quelques exemples :

  • Paris est plus grand que Lyon : Paris es más grande que Lyon,
  • Lyon est moins grande que Paris : Lyon es menos grande que Paris,
  • Pierre est de même taille que Paul : Pedro es igual de alto que Paulo,
  • Paco fait la même taille que Jean : Paco es tan alto como Juan.
  • Il mange autant que son père : come tanto como su padre.

Les comparatifs sont également appris en espagnol de niveau débutant – comme en français – pour exprimer la supériorité et l’infériorité, pour mettre en évidence une personne ou une chose par rapport à tout un ensemble : más.

Cela servira pour dire « la chose la plus + adjectif de quelque chose », par exemple : le mont Everest est la montagne la plus grande du monde (El Monte Everest es la montaña más alta del mundo) ou « la plus petite » : la más pequeña de.

Pour exprimer un degré élevé de qualité en français, on emploie – bien que rarement – la terminaison « issime ». En espagnol, sans comparer deux éléments, on peut utiliser muy + adjectif ou « ísimo, ísima, ísimos, ísimas » :

  • Muy guapo : guapísimo,
  • Muy grande : grandísimo,
  • Muy alta : altísima.

Inclure tous ces comparatifs dans les expressions espagnoles va faire progresser rapidement l’apprenant, une phase prépondérante pour passer à un niveau intermédiaire.

Pour y parvenir, il faudra multiplier les exercices de grammaire et apprendre à se débrouiller seul : le professeur d’espagnol ne sera pas toujours derrière l’élève !

Les autres généralités de la grammaire espagnole !

Durant le processus d’apprentissage de l’espagnol, nul ne peut faire l’économie des bases de la grammaire : on pense aux pronoms (pronoms personnels, pronoms possessifs, pronoms réfléchis) et aux démonstratifs.

Ils s’utilisent majoritairement pour s’adresser à quelqu’un ou pour désigner des choses.

Connaître les articles grammaticaux : pour ne pas changer le sens de la phrase. « Mi casa es muy guapa » : comment maîtriser les bases de la grammaire ibérique ?

En outre, les formules pour s’adresser à quelqu’un sont « tú » au singulier et « vosotros » (masculin) ou « vosotras » (féminin) au pluriel.

Notons qu’en espagnol, le pronom sujet n’est pas utilisé et la terminaison du verbe correspond à la personne grammaticale.

Les pronoms réfléchis s’utilisent avec certains verbes : ce sont les verbes pronominaux où l’infinitif s’accompagne de « se » : levantarse, despertarse, llamarse, vestirse, venderse, alquilarse etc.

Ces pronoms sont me, te, se, nos, os, se. Ainsi conjuguera-t-on le verbe avec ce pronom : Me llamo (je m’appelle), te llamas (tu t’appelles), me he despertado (je me suis réveillé), nos sentamos (nous nous asseyons), etc.

Accordés en genre et en nombre avec le nom qu’ils remplacent, les pronoms possessifs servent à évoquer la possession sans rappeler le nom.

Ce sont les suivants : mío, mía, míos, mías, tuyo, tuya, tuyos, tuyas, suyo, suya, suyos, suyas, nuestro, nuestra, nuestros, nuestras, vuestro, vuestra, vuestros, vuestras.

  • ¿De quién es este libro ? : Es mío (à qui est ce livre ? C’est le mien),
  • Mi padre tiene más dinero que el tuyo (mon père a plus d’argent que le tien).
  • ¿Es vuestro este gato ? Sí, es nuestro (c’est le vôtre ce chat ? Oui, c’est le nôtre).

Enfin, dernière composante des pronoms : le pronom démonstratif. Il sert à désigner directement une chose ou une personne.

Pour dire par exemple « cette personne », « cette table », « ces fruits sont mûrs », « ces maisons sont belles », etc.

Ils s’accordent en genre et en nombre avec le nom et indiquent également la localité du sujet, de près ou de loin : ce sont les pronoms este, estos, esta, estas,  ese, esos, esa, esas, aquel, aquellos, aquela, aquellas.

Il ne restera plus qu’à apprendre la conjugaison des verbes et les subtilités de la conjugaison espagnole (Ser et Estar, les verbes irréguliers, temps et modes, concordance des temps) pour être un vrai hispanophone !

Comment maîtriser l’accent espagnol ?

Comme dans l’orthographe française, l’espagnol requiert de soigner l’accentuation des syllabes.

Dans nos règles d’orthographe, nous avons l’accent aigu, l’accent grave, l’accent circonflexe et le tréma.

Les Espagnols, eux, n’ont qu’un accent aigu – à placer sur les mêmes voyelles « a », « e », « o », « i » et « u » -, le tréma et le n tilde noté ñ.

Le défi de l’espagnol réside dans la maîtrise de l’accent espagnol et de ce qu’on appelle l’accent grammatical, ou diacritique.

Comment maîtriser l'accentuation ? Voici nos idées. Des couleurs chaudes, du soleil, voilà ce qu’est la langue espagnole : magnifique et chantante, comme son accent tonique.

L’accent tonique en espagnol

Pour y parvenir, il faut comprendre que cet accent tonique détermine la place de la syllabe accentuée dans chaque mot.

Il s’agit d’insister sur une syllabe, comme un musicien marque le tempo au moment de jouer la tonique, la tierce, la quinte ou la septième.

Trois règles principales prévalent :

  • Si le mot se termine par une voyelle ou par les consonnes « n » et « s », alors on placera l’accent tonique sur la pénultième syllabe (les mots cerveza, bebida, camino, barrio, barrios, etc. sont concernés,
  • Si le mot se termine ni par une voyelle ni par d’autres consonnes que « n » et « s » et s’il ne comprend pas d’accent écrit, l’accent tonique se porte sur la dernière syllabe (comme pour les mots cantar, caminar, ordenador, doctor, autoridad, facultad, nivel, papeletc.).

Qu’en est-il pour les mots finissant par « ión » (attención, sección, acción, emoción, evaluación, liberación, lección, capitalización, etc.) ?

Ce sont des irrégularités d’accentuation car s’ils se terminent par un « n », l’on devrait accentuer l’avant-dernière syllabe (pénultième), or la présence de l’accent décale ce dernier sur la dernière syllabe.

Enfin, certains mots doivent s’accentuer sur l’antépénultième syllabe, soit celle qui précède l’avant-dernière : sílaba (syllabe), bolígrafo (stylo), párajo (oiseau), paréntesis (parenthèse).

L’accent grammatical

Voici les trois fonctions de cette forme d’accentuation :

  • Dissocier les adjectifs démonstratifs des pronoms démonstratifs,
  • Indiquer les formes exclamatives et interrogatives de certains adverbes,
  • Différencier la nature grammaticale de certains homonymes.

Certains mots de vocabulaire espagnol ont la même prononciation, la même orthographe, mais pas le même sens : homophones et homonymes prennent parfois un accent écrit pour se distinguer d’autres par leur nature grammaticale.

Par exemple, solo, un adjectif et sólo en tant qu’adverbe.

Ou encore, tu et tú : le premier est un adjectif possessif et le second, un pronom personnel.

Si vous envoyez un e-mail ou une lettre à un Espagnol ou à un résident hispanophone d’Amérique Latine, il faudra veiller à bien respecter ces accents, sans quoi votre interlocuteur identifiera des fautes d’orthographe rédhibitoires.

Pour mieux mémoriser l’accent espagnol – voire parler couramment -, nous recommandons de s’immerger un maximum dans la culture hispanique : littérature espagnole ou latine, musique espagnole et sud-américaine, émissions hispanophones.

Les diphtongues et triphtongues espagnoles

« Aimer, ça se conjugue sans adverbe et sans condition ». Katherine Pancol

On arrive à lire et à prononcer l’espagnol sans faire fourcher la langue sur un mot ? Bravo !

Mais maintenant, il faut comprendre une autre subtilité de la grammaire ibère : la diphtongue et la triphtongue.

Ce passage implique de connaître préalablement la table de conjugaison du verbe espagnol auquel on a affaire.

Reconnaître et jongler avec les voyelles : voilà le défi des irrégularités de la grammaire espagnole. Si lo puedo, iré a México : où est la diphtongue ?

Rappelons-nous que l’idiome de Cervantes possède des voyelles faibles (« i » et « u ») et des voyelles fortes (« a », « e » et « o »).

On parle de diphtongue lorsqu’une voyelle faible est accolée à une voyelle forte, ou quand deux voyelles faibles sont unifiées, afin d’adoucir la prononciation : par exemple, pour le verbe irrégulier poder (pouvoir) à l’infinitif, on conjugue « puedo, puedes, puede, podemos, podéis, pueden ».

Imaginez une conjugaison du même verbe en podo, podes, pode, podemos, podéis, poden : cette tournure ne serait-elle pas disgracieuse ?

On applique donc la diphtongue à la première personne, deuxième personne et troisième personne du singulier ainsi qu’à la troisième personne du pluriel, conformément aux règles de conjugaison espagnole.

Les diphtongues les plus courantes sont :

  • « ei » ou « ey »,
  • « ui » ou « uy »,
  • « ie », comme dans « pienso », (je pense),
  • « io », comme dans « cielo », le ciel,
  • « ue », comme dans « cuesta » ou « puedo » (« je peux », du verbe poder).

La diphtongue espagnole modifie la sonorité et la prononciation d’un mot, elle sert à adoucir la sonorité d’un mot devant les voyelles fortes.

Quant à la triphtongue, on la forme en insérant une voyelle ouverte – qui reçoit l’accent tonique – entre deux voyelles fermées selon un ordre voyelles faible-forte-faible.

On la retrouve à la conjugaison à la deuxième personne du singulier (vosotros) : despreciáis (présent de l’indicatif), habíais (imparfait de l’indicatif), estudiáis (présent de l’indicatif), apreciáis (présent de l’indicatif).

Nos conseils pour réviser triphtongue et diphtongue :

Pour éviter de se laisser piéger par les faux-amis et les fautes d’orthographe, on emploie les grands moyens : faire des exercices corrigés, rédiger des fiches de révision, prendre des cours particuliers d’espagnol à domicile.

Selon l’objectif, on pourra même solliciter des cours d’espagnol intensifs pour une remise à niveau si des confusions subsistent.

Les verbes à diphtongues seront toujours utiles lors d’un voyage dans un pays hispanophone (Mexique, Colombie, Argentine, Espagne, etc.) et vous remercierez plus tard votre professeur particulier !

Comment construire une phrase en espagnol ?

Autre volet crucial des règles de grammaire espagnole : la construction des phrases.

La langue ibérique est régie sous l’ordre SVO – sujet-verbe-objet -, comme toutes les langues romanes (dont le français).

Progresser en langue espagnole : comment rédiger ? Une astuce : souligner les mots selon leur nature grammaticale pour écrire correctement.

Or pour maîtriser l’ordre et la nature des mots dans la phrase espagnole et connaître chaque type de phrase, il n’y a pas mille recettes : il faut multiplier les exercices d’espagnol.

Cela devrait permettre de s’assurer que l’on sait conjuguer le verbe à différents temps correctement (présent, futur simple, passé composé, passé simple de l’indicatif, subjonctif présent et imparfait du subjonctif, conditionnel, impératif).

Pour apprendre à faire une phrase, il faut connaître l’ordre des mots, savoir placer l’adjectif, conjuguer la partie verbale. Aussi, apprendre les éléments de comparaison s’avèrent importants : más (plus), menos (moins).

En règle générale, les comparatifs de supériorité ou d’infériorité se placent devant l’adjectif.

En espagnol, les adjectifs s’accordent en genre et en nombre et s’écrivent après le nom qu’ils qualifient : on écrit par exemple « el párajo guapo » (le bel oiseau), « Elena es una mujer muy guapa » (Elena est une très belle femme).

On pourra donc écrire : « Elena es una mujer muy guapa y es más alta que Maria, su amiga. » (traduire : Elena est une très belle femme, et elle est plus grande que Marie, son amie).

Voyez : qui a dit que la langue de Cervantes était difficile ?

L’ultime étape avant de faire des phrases affirmatives, négatives, interrogatives, exclamatives ou de passer au discours direct et indirect sera de réviser :

  • Les tableaux de conjugaison espagnole,
  • Les verbes irréguliers,
  • La terminaison de tous les verbes usuels,
  • La concordance des temps.

Nos trois conseils finaux pour se perfectionner : suivre cours de grammaire, de vocabulaire, d’exercices, écouter des vidéos et des podcasts pour apprendre l’espagnol en ligne, préparer un voyage en Espagne ou en Amérique Latine.

Enfin, prendre des cours d’espagnol auprès de l’un de nos professeurs de langue espagnole sur Superprof !

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