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Apprendre le russe, est-ce obligatoire pour décrocher un poste dans le pays de Tolstoï ?

De Alexia, publié le 09/08/2017 Blog > Langues > Russe > Est-ce Possible de Travailler en Russie sans Parler Russe ?

A l’échelle mondiale, le baromètre Humanis met en avant le fait que prêt des ¾ des Français installés à l’étranger ne se verraient pas revenir dans l’hexagone dans les 5 ans à venir.

La Russie n’échappe pas non plus à ce phénomène malgré quelques tensions diplomatiques entre Moscou et Paris.

La communauté des expatriés français en Russie ne cesse en effet de voir ses rangs grossir. Ils sont actuellement plus de 6000 à avoir franchi les montagnes de l’Oural.

Mais est-il possible de s’en sortir sans parler un mot de russe ? Superprof vous donne des éléments de réponse.

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Où se situe la Russie par rapport à sa maîtrise de l’anglais ?

Comment apprendre le russe avant de partir en Russie ? La fédération de Russie ne compte pas les meilleurs anglophones… mais pas les pires non plus !

Un indicateur très intéressant édité chaque année par la société EF Education First cherche à classer les pays du monde selon le degré de maîtrise de la langue anglaise de sa population adulte. Ainsi, ne sont classés que les pays pour lesquels l’anglais n’est pas langue maternelle.

En tête de ce classement, on retrouve les Pays-Bas ou le Danemark, connus pour avoir une politique linguistique développée. Les indicateurs respectifs sont de 72.16 et 71.15, ce qui correspond à « très bonne maîtrise de l’anglais ».

La Russie fait figure d’élève intermédiaire, puisqu’elle se classe à la 34ème position d’un classement qui compte 72 pays. L’indicateur de la Russie affiche 52.32, ce qui classe les russophones comme premier pays correspondant à « faible maîtrise de l’anglais ».

A titre de comparaison, la France se classe 29ème de ce classement avec un indicateur à 54.33 correspondant à une « maîtrise moyenne de l’anglais ».

Néanmoins, ces résultats sont à nuancer pour deux raisons :

  • Premièrement, ils ne prennent en compte que la population adulte et de facto des personnes de plus de 50 ans, pour qui la maîtrise de l’anglais n’a jamais constitué une priorité,
  • De plus, la maîtrise de l’anglais est bien plus développée dans les grandes villes comme Saint Pétersbourg, Novgorod ou encore la capitale moscovite, qu’au fin fond de la Sibérie ! Pour un expatrié, la probabilité de travailler dans ces grandes villes est conséquente et il sera plus aisé de trouver sa place pour peu que votre maîtrise de la langue de Shakespeare soit acceptable. 

Par ses propres moyens, c’est très compliqué 

Bien qu’on trouve de nombreux récits de personnes ayant travaillé plusieurs mois en Russie sans prendre au préalable de cours de russe en ligne et ne parlant pas un mot, nous déconseillons de partir à l’aventure sans un projet précis avec de véritables débouchés.

Effectivement, difficile de chercher soi-même un emploi sans maîtrise de l’alphabet cyrillique, de la grammaire russe et a minima sans un niveau intermédiaire de maîtrise de la langue russe seul ou avec un professeur. A niveau de compétences égales, il est inutile de préciser qu’un employeur privilégiera un candidat maîtrisant mieux le russe.

Autant dire que les chances de trouver un poste dans une entreprise ou la langue de travail sera le russe sont proches de zéro sans une maîtrise de la langue.

Mais si c’est justement cette soif d’aventure qui peut vous pousser à franchir le pas, sachez qu’il sera plus aisé de trouver chaussure à son pied sur des postes qui ne demandent pas d’interactions très longues avec le public (serveur dans un bar par exemple). Pour des postes de bureau, la difficulté sera toute autre.

Plus facile sur des métiers plus spécifiques

Est-il possible d'apprendre le russe gratuitement ? Connaître des mots russes dans son domaine peut être utile.

Des compétences en œnologie, en cuisine ou en pâtisserie ?

Grâce à un investissement relativement rapide, il sera possible de faire fructifier ces compétences. Les russes sont friands de cuisiniers ou de pâtissiers français. La seule prérogative sera probablement de se familiariser avec la transcription russe des termes techniques. 

Et là encore, vous risquez tout de même de travailler avec des natifs. Si les chefs pâtissiers sont souvent français, les employés exécutant les tâches sont presque toujours des locaux. Comment communiquer avec eux sans une base de russe ?

Les compagnies françaises implantées en Russie

Malgré les tensions qui peuvent exister politiquement entre la France et la Russie, la terre de Dostoïevski reste un formidable eldorado pour les entreprises françaises.

En effet, de nombreuses multinationales françaises sont présentes sur le territoire russe. De Renault à Auchan en passant par Danone, L’Oréal, SFR ou Bouygues, il y a largement de quoi pouvoir trouver dans sa branche de spécialisation.

Travailler avec une entreprise à fleuron tricolore permet notamment de contourner en quelque sorte l’impératif de parler russe. La plupart des échanges seront en anglais ou en français ce qui est un paramètre important pour ceux ne maîtrisant au mieux que les bases du russe.

Gros plan sur le statut d’expatrié

Comment améliorer son expression orale en russe ? Sans parler couramment russe, quelques phrases peuvent vous aider au quotidien.

Un expatrié français désigne « un travailleur français du secteur privé exerçant son métier à l’étranger dans le cadre d’un contrat de travail français ou d’un contrat de travail local ».

En ce sens, l’expatrié ne dépend pas nécessairement du droit du travail français, chaque situation étant différente selon le contrat signé et l’employeur. A la différence du travailleur détaché, l’expatrié part à l’étranger pour une durée indéterminée.

En terme de fiscalité, si l’expatrié garde sa résidence fiscale en France, il sera imposé dans l’hexagone, ce qui n’est pas le cas lorsque celui-ci quitte la France accompagné de toute sa famille et laissant derrière lui sa résidence fiscale française.

Quoi qu’il en soit, si l’expatriation se fait dans le cadre d’un contrat de travail français actif, la transition sera beaucoup plus douce et il y a de fortes chances pour que votre entreprise actuelle vous aide dans la préparation de ce changement.

De plus, pour ceux travaillant au sein d’une structure à dimension mondiale (comme le groupe Danone ou Renault par exemple), la langue utilisée au travail sera vraisemblablement l’anglais ou le français. Dans pareil cas de figure, une maîtrise parfaite du russe rapidement n’est pas vraiment utile.

Prendre quelques cours de russe avant de partir : un bon investissement  

Apprendre une langue étrangère demande rigueur et travail, notamment pour apprendre le russe. Des cours de langue russe sont disponibles partout en France et sur Superprof.

Nous l’avons vu, la maîtrise ou non du russe dépendra infiniment des conditions de l’expatriation (par soi-même ou accompagné par son entreprise).

Selon les cas, la maîtrise du russe sera plus ou moins demandée. Elle sera jugée indispensable et d’un niveau avancé pour ceux souhaitant travailler dans des petites entreprises russes ou pour ceux souhaitant ouvrir leur propre structure en Russie alors qu’elle pourra être presque inutile pour quelqu’un travaillant au sein d’une multinationale où l’anglais dominera.

Néanmoins, travailler en Russie ne se résume pas aux heures passées à travailler. Il y a toute une vie sociale à côté qu’il ne faudrait pas négliger. En ce sens, avoir quelques bases de russe est aussi important.

Même s’il sera impossible de devenir bilingue en quelques semaines, quelques notions de russe sont les bienvenues avant de faire le grand saut ! A plus forte raison si le poste que vous convoitez n’est ni à Moscou, ni à Saint Pétersbourg, villes ou il n’est pas difficile de trouver oreille à qui parler anglais.

Mais si le russe peut paraître difficile à maîtriser, il est essentiel dans certains métiers de suivre des cours russe.

Maîtriser l’alphabet russe n’est par exemple l’affaire que de quelques heures de travail et c’est déjà un bon début. Comme le suggère le site Le Russe Facile, un niveau débutant avec des conversations basiques nécessite environ 6 mois de pratique à raison d’une demi-heure de travail par jour. Ce qui ne fait finalement que 90 heures d’apprentissage.

Pour ceux n’ayant pas tout ce temps ou pour qui le départ est imminent, l’apprentissage de quelques phrases utiles permettra de se débrouiller dans le pays. Il sera toujours possible d’apprendre la langue russe en communiquant régulièrement avec des locuteurs natifs une fois sur place.

En tous les cas, un dictionnaire français russe ou russe français, voire les dictionnaires en ligne doivent faire partie de votre « trousse de survie » avant de partir !

En synthèse :

  • Bien qu’il soit tout à fait possible de travailler en Russie sans maîtriser la langue de Tolstoï, le challenge se complexifie sans maîtriser un minimum l’anglais.
  • A moins de partir à l’aventure à la découverte de la culture russe, nous déconseillons de partir sans avoir réfléchi à un plan d’action et sans avoir d’opportunités d’embauche au préalable. Gardez toujours en tête qu’à compétence égale, le recruteur favorisera nécessairement celui qui a la meilleure maîtrise du russe.
  • En revanche, il est tout à fait possible de s’en sortir sur des postes plus spécifiques et avec une connaissance sommaire du russe. Pour un œnologue, la maîtrise des termes spécifiques à son domaine d’activité reste néanmoins un indispensable pour effectuer son métier dans les meilleures conditions.
  • Pour ceux ayant déjà un contrat de travail avec une entreprise française, la transition sera plus douce car la langue de travail ne sera pas nécessairement le russe mais plus probablement l’anglais, voire dans certains cas le français. Il est possible de trouver assez facilement les entreprises françaises qui sont implantées en Russie et elles sont nombreuses !
  • Enfin, sans devenir un apprenant modèle, maîtrisant les subtilités de la langue russe comme un natif, nous conseillons tout de même de prendre quelques cours russe d’initiation pour au moins se familiariser avec les bases de la prononciation, la phonétique, l’accent tonique, les expressions russes ou pour travailler sa compréhension orale. Cette volonté d’intégration sera probablement reconnue à sa juste valeur par les russes !
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