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L’intérêt pécuniaire de devenir prof particulier

De Philippe, publié le 23/11/2016 Blog > Cours particuliers > Donner des Cours Particuliers > Les Avantages Financiers de Donner des Cours Particuliers

Baisse du pouvoir d’achat, inflation des prix des denrées de première nécessité, coût du logement…

Ces préoccupations sont au cœur des inquiétudes de la majorité des Français, et les hommes politiques ne se privent pas d’en parler.

Et qui ne souhaiterait gagner un peu plus d’argent et arrondir ses fins de mois ?

Que ce soit un étudiant pour financer ses études et sa vie quotidienne ou un enseignant professionnel désirant améliorer son salaire, la perspective des cours particuliers est une voie à explorer – surtout en zone urbaine où les clients potentiels sont nombreux.

Regardons ensemble ce qu’il est possible de faire en avançant dans cette direction !

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Comment compléter ses revenus en donnant des cours ?

Avant toute chose, il faut remarquer que les cours à domicile constituent une véritable manne financière. C

‘est une activité gratifiante, socialement reconnue, plutôt agréable… et qui paye bien ! Comme dirait l’autre : les essayer, c’est les adopter ! Rares sont les déçus !

La meilleure façon de s’en rendre compte et d’en attester, c’est de réaliser une petite étude de marché, un plan marketing rapide… Commençons par le contexte global : la France est l’un des pays les plus peuplés du continent, avec un peu plus de 66 millions d’habitants, dont 13 millions fréquentent nos établissements scolaires.

Ce n'est pas de la garde d'enfants : pour préparer un examen ou consolider les acquis, le tutorat est excellent. Pédagogie | Les cours de soutien scolaire en groupe, ça existe et, pour progresser, ça marche ! | source : visualhunt.com

En ajoutant à cela des causes multiples, comme la remise en question récurrente des rythmes scolaires, de l’enseignement des langues à la française ou des déficiences du système éducatif français quant à l’acquisition des « savoirs fondamentaux », la demande en cours particuliers est colossale, et elle ne cesse de croître.

Dans les faits, plus d’un million d’élèves bénéficient d’un soutien scolaire privé en France (malgré l’apparition de cours de soutien dans les écoles primaires publiques), pour un marché représentant un chiffre d’affaires annuel supérieur à 2,5 milliards d’euros (mais avec 80 % de l’activité vraisemblablement non déclarée). Cependant, les cours particuliers sont un complément de revenus non-négligeables pour les professeurs.

Il faut en outre savoir qu’il n’y a aucune barrière disciplinaire dans le monde du cours particulier. Évidemment, certaines disciplines sont plus demandées que d’autres : les mathématiques pour un terminale S, le français en première avant le bac, etc. Toutefois, les grandes agglomérations permettent à tous types d’enseignements d’avoir droit de cité, du yoga au dessin en passant par la poterie, le chant ou la batterie. On est donc loin du cours de soutien traditionnel !

Ça vaut toujours le coût d’essayer : comme ce sont vos méninges qui travaillent, il n’y a aucun investissement financier à consentir au départ.

On peut avoir du succès tout en transmettant des savoirs dans des arts aussi complexes et spécialisés que la calligraphie, l’origami, la mixologie (art des cocktails), la généalogie ou le roller… !

De même, les barrières n’existent pas au niveau des diplômes. Tout un chacun peut s’intituler « prof de cours à domicile ».

Après, le tout dépend de l’offre et de la demande : selon vos qualifications (simple détenteur du bac, étudiant de haut niveau, instituteur, prof certifié ou agrégé), vous aurez plus ou moins de facilité à trouver des clients, et ce pour une tarification très variable.

Comment augmenter légalement ses revenus en étant professeur de l’Éducation nationale ?

Juridiquement, un fonctionnaire titulaire doit, avant de se lancer dans des activités complémentaires, demander une autorisation à sa hiérarchie. La question est principalement régie par la loi de modernisation de la fonction publique du 2 février 2007, concernant le cumul des emplois.

En l’occurrence, pour nos amis profs ou instits, un décret en date du 2 mai 2007 exige (art. 2) qu’ils demandent une dérogation à l’inspecteur d’académie (pour le premier cycle) ou au recteur (pour le secondaire).

Notons que l’activité de complément dont il est question, vouée à être exercée à titre privée, peut être totalement différente de la spécialité de l’enseignant ! Nous sommes en pays libre !

Un intervenant qui enseigne bien est le gage d'un progrès régulier chez l'enfant. Motivation | Enseigner est un plaisir en plus d’être une source de rémunération | source : morguefile.com

Cela dit, une fois cette autorisation préalable obtenue, il reste encore des points de légalité à étudier. Et non des moindres ! Il y a tout d’abord le problème de la forme juridique, du régime social et fiscal.

Pas question d’empocher directement du liquide sans en rien dire à l’État, aussi tentant que cela puisse paraître ! Nous nous étendrons sur ces problématiques cruciales un peu plus loin…

Pour ce qui nous intéresse, à savoir l’amélioration de ses conditions de vie, des exemples concrets nous montrent des professionnels de l’EN compléter chaque mois leurs revenus de 500 voire 1000 € environ !

Parmi nous, à titre d’exemple, Aurélien touche 630 € hebdomadaires de plus grâce à 18 h de maths ! Chacun est dans ce domaine libre de faire ce que bon lui semble, selon ses possibilités, ses obligations et ses aspirations.

Superprof.fr dévoile son rapport annuel sur les prix des cours particuliers

Chaque année, l’équipe de Superprof mène une étude sur les tarifs pratiqués dans le monde du cours à domicile.

Attention : les données utilisées ont été directement piochées sur l’interface du site, et ne comprennent donc pas les prix – beaucoup plus élevés – pratiqués par les mammouths du secteurs (Anacours, Cours Legendre…).

Le chiffre le plus attendu sera probablement le prix moyen d’une heure de cours en contactant directement un prof : 22,50 €, pour l’ensemble du territoire national.

Les variations sont cependant fortes selon les lieux considérés : on culmine à 25,40 € de l’heure à Paris, qui caracole en tête, contre 18,90 € à Reims qui se positionne ainsi parmi les villes les moins chères. La région parisienne dans sa globalité reste plus onéreuse que des villes de province telles que Strasbourg (19,50 €), Lille (19,60 €), Montpellier (19,70 €) ou Grenoble (19,80 €).

Notons encore que 92 % des enseignants offrent gracieusement la première heure de cours dispensée, et que 10 % d’entre eux proposent des réductions selon le volume commandé.

Les prix pratiqués varient encore en fonction des enseignements prodigués.

Ainsi, le sport culminerait à 35 € par heure, contre 27 € pour la musique, 23 € pour les arts en général et 21 € en moyenne pour les langues, les sciences et le soutien scolaire pur et dur. Comment expliquer ce phénomène ?

C’est bien simple : les trois dernières catégories citées sont celles qui suscitent le plus de demande, mais ce sont aussi celles qui présentent, en retour, l’offre la plus importante.

À l’inverse, les disciplines plus rares et artistiques requièrent des professeurs des dons peu communs et moins répandus.

Les vacances scolaires sont l'occasion de se perfectionner grâce à du rattrapage, mais aussi de cultiver ses passions, goûts et talents ! Cours de musique | Le piano a aussi ses lettres de noblesse, à l’instar de la physique, chimie, géographie ou autre | source : kaboompics.com

Mais, au sein d’une même catégorie, les écarts sont considérables : sans surprise, un cours de piano tourne autour de 28,80 €/h contre 23,10 € côté guitare.

Pour les langues vivantes, l’allemand est en tête avec 21,50 € contre 19,50 € pour l’espagnol : le premier est considéré comme plus rare, tandis que le second est une LV2 très courante.

Faut-il déclarer ses heures de cours particuliers ?

Comme nous l’avons vu, une grande partie des cours de soutien sont dispensés « au black ». C’est une tentation latente dans toutes les activités de complément, y compris dans le monde de l’artisanat ou des services ménagers.

C’est pourtant un jeu très dangereux. Non seulement c’est répréhensible par la loi, avec possibles amendes et autres peines ; mais c’est aussi du travail dissimulé non couvert par l’assurance santé : un accident est vite arrivé et, s’il est grave, on peut alors dire adieu à toute indemnité !

Une première possibilité, c’est de rester dans le cadre du salariat en postulant auprès d’une grande structure de type commercial : Complétude, Acadomia… L’enseignant n’a pas à s’inquiéter de gestion et d’administration, mais il faut savoir que ces sociétés prennent une marge très importante sur le prix de chaque heure de cours (plus ou moins 50 %).

L’autre option majeure, c’est le travail indépendant. Vous y êtes votre propre patron, de A à Z, depuis le démarchage des clients jusqu’à l’encaissement et aux déclarations nécessaires.

Sur ce versant, les possibilités sont nombreuses. Il y a par exemple le statut d’auto-entrepreneur, avec des charges sociales (et, si on le souhaite, fiscales) forfaitaires directement prélevées sur le CA déclaré. Les formalités sont peu nombreuses, mais le statut est plafonné, sans quoi il faut passer à l’EI, l’EIRL ou l’EURL…

Dans le monde du cours particulier, le CESU (chèque emploi service universel) a débloqué pas mal de choses et permet à ceux qui le dépensent de bénéficier de crédits ou de réductions d’impôts.

Cela contribue à alimenter la demande en matière de services à la personne, en facilitant et en encourageant les transactions.

Être payé, c'est aussi devoir payer des organismes de sécurité sociale qui assurent votre suivi. Méthodologie | N’oubliez pas de préparer vos cours particuliers à domicile… et les démarches administratives obligatoires ! | source : unsplash.com

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Si donner des cours sur internet peut être avant tout un plaisir de type pédagogique, il ne faut pas se voiler la face : c’est aussi un excellent moyen d’arrondir ses fins de mois – voire plus. En résumé, pour un enseignant aimant partager ses connaissances, c’est le top pour « joindre l’utile à l’agréable », pour reprendre les mots d’Horace (« utile dulci »).

Il faut simplement se donner un cap et une stratégie à suivre : combien d’heures puis-je assurer par semaine ?

Quel prix suis-je en droit de demander ? Comment déclarerai-je mes gains ?

Après, les compétences permettront de continuer dans la durée, de fidéliser des clients et de se faire un nom.

Dans cette perspective, il est impératif de bien préparer ses prestations, afin de ne pas décevoir !

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