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Les tableaux les plus célèbres du Prado à Madrid

De Mathieu, publié le 11/04/2019 Blog > Art et Loisirs > Dessin > Quelles Sont les Peintures à Admirer au Musée du Prado ?

En plein cœur de l’Espagne, dans la capitale Madrid, se trouve le Musée du Prado, l’un des plus importants d’Europe et même du monde !

Avec toutes les peintures de grands peintres qui y sont conservées, il n’a rien à envier au Musée du Louvre ! Tous les grands artistes de l’histoire de l’art y sont représentés, de Léonard de Vinci à Manet en passant par Michel Ange. Ce temple de l’œuvre picturale vaut le détour si vous voyagez en terre madrilène !

Entre réalisme, baroque, naturalisme, classicisme et grandes peintures impressionnistes, l’histoire de la peinture est parfaitement représentée dans ce Musée des Beaux Arts national aux multiples œuvres d’art.

Superprof vous propose une liste non-exhaustive des meilleures peintures conservées dans ce grand musée du Prado pour vous donner envie d’aller faire un tour dans cette pinacothèque extraordinaire de la péninsule ibérique !

Le Jardin des Délices par Jérôme Bosch

Retrouvez la liste des tableaux à voir au musée d'art de Madrid, le Prado ! Inutile de préciser qu’on a pas tellement envie de terminer dans le tableau de droite…

Le Jardin des Délices est une peinture à l’huile sur bois du néerlandais Jérôme Bosch qui a la particularité d’être un triptyque (trois tableaux). Elle fut réalisée entre 1494 et 1505 et ses dimensions sont gargantuesques : quasiment 3 mètres de largeur sur 2 mètres de hauteur !

Cette œuvre raconte la vie au jardin d’Eden dans la Bible, puis la vie avant le déluge et enfin une vision de l’Enfer chrétien. De plus, les volets fermés représentent également une scène : la création du monde par Dieu.

La peinture a connue un véritable voyage plein de péripéties avant de rejoindre le musée du Prado :

  • Création de la peinture à la fin du XVème siècle,
  • Offerte au commanditaire, Henri III de Nassau-Breda, en 1503,
  • Vers 1517, elle est toujours au palais de Nassau,
  • Devient la propriété de Guillaume d’Orange par héritage,
  • Confisquée par le duc d’Albe en 1567,
  • Emportée en Espagne en 1570,
  • Cédée à la couronne d’Espagne en 1593,
  • Conservée au palais de l’Escurial jusqu’en 1939,
  • Déplacée au Musée du Prado jusqu’à aujourd’hui.

Cette peinture, parfait exemple de l’art sacré flamand de la fin de l’époque Médiévale, est tout aussi symbolique qu’impressionnante et elle est conseillée même si vous ne posséder pas les références bibliques qu’elle suggère !

Saturne Dévorant un de ses Fils de Goya

La peinture mythologique de Saturne Dévorant un de ses Fils ou Saturne Dévorant son Enfant est une œuvre majeure du peintre espagnol de renommée mondiale Fransisco de Goya. Si vous visitez le Prado, ne la ratez surtout pas !

La peinture, à l’origine murale puis transférée sur toile, représente une scène de la mythologie gréco-romaine : le titan Saturne (Cronos chez les Grecs) mange ses propres enfants pour éviter qu’une prédiction ne se réalise : celle dans laquelle l’un de ses fils s’empare de son trône.

Si vous connaissez les mythes, vous savez que cela ne suffira pas face au grand Jupiter (Zeus) !

Goya représente ici Saturne dévorant littéralement le corps d’un enfant dans une vision très cauchemardesque du mythe, de la même façon que Rubens deux siècles plus tôt !

La Descente de Croix de Rogier van der Weyden au Prado

Nous devons au peintre flamand Rogier van der Weyden une représentation spectaculaire d’une scène biblique, celle de la descente de Jésus de la croix après sa crucifixion. La Descente de Croix est une huile sur bois datant d’environ 1435 qui se place dans l’art primitif flamand.

Après avoir été commandée par la corporation des arbalétriers de Louvain, elle passe rapidement entre les mains de Marie de Hongrie, la sœur de Charles Quint, qui l’installe dans son château, aux yeux de tous :

« C’était le plus beau tableau de tout le château et même, je crois, du monde entier, car j’ai vu dans ces régions de nombreux bons tableaux, mais aucun qui a égalé cette vérité dans la nature ou de dévotion. Tous ceux qui l’ont vu étaient du même avis » – Vicente Alvarez

Cette œuvre a eu beaucoup d’influence sur la peinture religieuse des siècles postérieurs, notamment du fait de sa technique incroyable et de ses innovations comme les postures des personnages. En somme, foncez vite au Prado !

Las Meninas de Diego Vélasquez

Que peut-on admirer au musée espagnol du Prado ? Selon Thomas Lawrence, cette peinture est la « philosophie de l’art », rien que ça !

Littéralement « les demoiselles d’honneur » en français ou Les Ménines, Las Meninas est une huile sur toile de 1656-1657 réalisée par Diego Vélasquez (ou Diego Velázquez), un grand peintre baroque espagnol !

Le tableau représente Marguerite-Thérèse d’Autriche, l’infante d’Espagne, entourée de nombreux personnages : des demoiselles d’honneur, un chaperon, un garde du corps, une naine, un enfant et un chien. Vélasquez s’est lui-même représenté dans le fond en train de peindre le roi et la reine que l’on aperçoit dans le miroir du fond !

Cette peinture aura de grosses influence sur de nombreux artistes comme Fransisco de Goya avec La Famille de Charles IV ou John Singer Sargent avec Les Filles d’Edward Darley Boit.

Peintures célèbres : Les Trois Grâces de Pierre Paul Rubens

Pierre Paul Rubens est un peintre baroque flamand célèbre dans l’histoire de l’art pour son œuvre considérable et son  style très diversifié, entre portraits, scènes religieuses et mythologiques. C’est d’ailleurs dans cette troisième catégorie que se range Les Trois Grâces, un tableau réalisé en 1639.

C’est dans la mythologie gréco-romaine que nous retrouvons les Grâces, des divinités de la plénitude qui sont appelées les Charites en Grèce. Elles passent pour être les filles de Jupiter et d’Eurynomé. Les Grâces sont au service de Vénus, déesse de l’amour romaine.

Les Grâces sont au nombre de trois et représentent chacune une idée, un concept :

  • Aglaé symbolise la splendeur, la beauté à son paroxysme,
  • Euphrosyne symbolise l’allégresse, la joie poussée à son sommet,
  • Thalie symbolise l’abondance, le don des bienfaits.

A noter que le personnage à gauche est directement inspiré de la femme de Rubens !

Autoportrait aux Gants par Albrecht Dürer

L’Autoportrait aux Gants est une huile sur panneau datant de 1498 et réalisée par Albrecht Dürer, également sujet de la peinture. Ce peintre, dessinateur et graveur allemand joue un rôle majeur dans la Renaissance allemande et réalise de nombreux portraits, dont le sien, comme on le sait grâce à l’inscription :

« Das malt ich nach meiner gestalt / Ich war sex und zwenzig Jor alt / Albrecht Dürer » : « J’ai peint ce tableau selon mon aspect quand j’avais vingt-six ans. Albrecht Dürer »

Toutefois Albrecht Dürer n’était pas qu’artiste, il était aussi théoricien de la géométrie et mathématicien, comme beaucoup de savants de la Renaissance (comme un certain Léonard de Vinci). Si vous allez au Prado, ne ratez pas cette représentation de lui même qui regarde tout autant son passé que son avenir !

Visite du Prado : Danaë de Titien

Découvrez les plus grandes oeuvres conservées au Prado ! Entre Europe, Léda ou Alcmène, Zeus n’en est plus à son premier subterfuge pour conquérir une mortelle…

Titien est un peintre italien de la Renaissance dont l’œuvre n’a pas pu vous échapper si vous vous y connaissez un peu en art ! Dans les années 1550-1560, il réalisa une série de 6 tableaux centrés autour du personnage mythologique de Danaë et représentant tous la même scène.

Danaë est une princesse mythologique à qui l’on avait fait la prophétie que son enfant tuerait son père, Acrisios. Celui-ci décida donc de l’enfermer dans une tour d’airain pour éviter que la prophétie ne se réalise. Malheureusement, c’était sans compter sur Zeus qui se métamorphosa en pluie d’or pour s’unir avec Danaë. De cette union naquit le grand héros Persée !

Le tableau dépeint ce moment mythique durant lequel le dieu surpasse – une fois de plus – les manigances des Hommes. Au Prado, il est entouré d’autres peintures mythologiques représentant Vénus, Bacchus et Adonis !

Le Triomphe de la Mort par Pieter Brueghel l’Ancien

Le Triomphe de la Mort est une œuvre de Pieter Brueghel l’Ancien, un peintre et graveur hollandais. Elle fut réalisée en 1562 et représente une allégorie de la mort sous toutes ses formes : le crime, les exécutions, la maladie, le combat à mort et le suicide.

« Y’a d’la joie » comme dirait Trenet !

Cette peinture a le mérite de capter l’attention et de représenter toutes les classes sociales au même niveau, égaux devant la mort. Si l’on peut clairement distinguer des références à l’Apocalypse biblique, nous pouvons aussi voir dans ce tableau tout le tragique de la mort : inévitable, imbattable.

Adoration des Bergers par Le Greco à admirer au musée du Prado

Le Greco, ou El Greco en espagnol, est un peintre, sculpteur et architecte d’origine grecque puis installé en Espagne. Il réalisa sa peinture Adoration des Bergers de 1612 à 1614.

L’adoration des bergers est un épisode biblique relaté dans l’Évangile selon Saint Luc. Les bergers reçoivent l’annonce de la naissance de Jésus de la part de l’ange Gabriel et vont constater que le bébé divin est né. Ils se mettent à l’adorer et se prosternent devant l’incarnation de Dieu.

Le Greco a terminé cette peinture la dernière année de sa vie et elle était destinée à orner sa sépulture mais elle rejoignit finalement la collection permanente du musée du Prado !

Tres de Mayo par Francisco de Goya : un tableau espagnol

Quelles sont les peintures les plus célèbres du musée du Prado ? Environ 400 personnes ont été exécutées lors des représailles pour le Dos de Mayo.

Revenons sur le plus célèbre des peintres espagnols, Francisco de Goya, qui, parmi ses très nombreuses grandes peintures, a réalisé Tres de Mayo qui est aujourd’hui exposé au Prado.

Le tableau représente un épisode de l’histoire espagnole, lorsque les armées françaises matèrent la révolte espagnole suite à l’intronisation sur le trône d’Espagne Joseph, le frère de Bonaparte et donc l’abdication du roi d’Espagne Ferdinand IV. les représailles qui suivirent la révolte donnèrent lieu à des exécutions, comme celle de cet homme, symbole du héros patriote :

« Barbu, presque nègre, grotesque et sublime, manant et archange, anonyme et immortel, ce Madrilène rebelle est pour nous la Révolution. Jamais on n’a peint avec autant de liberté. Jamais on n’a brisé aussi effrontément, aussi violemment, avec une tradition. Ici palpite, nue, irrationnelle, la vie même » – Eugenio d’Ors y Rovira

Une peinture qui fait réfléchir sur notre histoire et celle de l’Espagne. Ne la ratez surtout pas au Prado !

Ainsi le Musée du Prado recèle un grand nombre d’exemples de la peinture religieuse, de la peinture de genre, de la peinture flamande, de la peinture française et bien évidemment de la peinture espagnole !

Pour en savoir plus, Superprof vous propose de consulter nos autres articles concernant l’histoire de l’art et les plus grands musées du monde entier. Vous pouvez également prendre des cours de peinture avec un professeur particulier !

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