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Quelles sont les démarches à effectuer pour devenir arabophone en immersion ?

De Samuel, publié le 28/02/2019 Blog > Langues > Arabe > Les Formalités pour Partir Etudier dans les Pays Arabes !

« L’éducation est un apprentissage social. Elle nous aide à grandir et à vivre. » John Dewey

Apprendre la langue arabe en immersion linguistique dans un pays où l’idiome est l’une des langues officielles est sans doute la meilleure façon de devenir arabophone et de parler arabe couramment.

A condition de partir étudier dans un des pays arabes pour une longue durée, au moins un semestre.

Selon l’UNESCO, en 2012, le Moyen-Orient comptait 257 885 étudiants en mobilité. Une part de 12,3 % d’entre eux allaient aux Émirats Arabes Unis et 8,5 % privilégiaient la Jordanie comme pays d’émigration où étudier.

Inversement, la France comptabilisait 11 477 étudiants arabophones du Moyen-Orient venus étudier dans les universités du pays.

La rédac’ s’est intéressée aux démarches à effectuer pour partir étudier dans les pays de la péninsule arabique et dans les pays du Maghreb.

Partie étudier l’arabe : quel pays arabe choisir ?

Attention : on ne va pas partout dans le Monde Arabe.

Il est important de choisir son université en fonction des régions sûres et sécurisées. Apprendre l’arabe en Egypte est-il possible ? Ce n’est pas un projet sans risques !

En raison du conflit irakien – par suite à la deuxième Guerre du Golfe -, des guerres civiles issues du mouvement du Printemps Arabe qui ravagent la Syrie et l’Afrique du Nord depuis 2011, et du risque lié au terrorisme islamique – Al Qaïda, Daesh, Al Nosra, etc. -, la liste des pays où partir s’est considérablement réduite.

Les zones frontalières sont partout à éviter et des pays entiers du monde arabo-musulman doivent être mis de côté : Libye, Syrie, Irak, Somalie, Algérie, l’ouest de l’Égypte, le Yémen.

A cela s’ajoute le fait que l’Arabie Saoudite – dirigée d’une main de fer par des fondamentalistes Sunnites – est une société très fermée et le respect des droits humains et des libertés fondamentales laisse à désirer…

On en vient à une carte de mobilité réduite comme peau de chagrin au Maroc, à la Tunisie et aux pays du Golfe Persique tels que les Émirats Arabes Unis, le Qatar, le sultanat d’Oman.

A l’inverse, il faut casser certains préjugés car les pays arabes ont mauvaise presse et pourtant, la majorité de la population sera très accueillante dans toutes les zones pacifiées et sécurisées où on ira.

Souvent, on lit que les meilleurs pays arabophones où perfectionner son apprentissage de l’arabe, sont les Émirats Arabes Unis et l’Égypte, notamment pour apprendre l’arabe égyptien, très proche de l’arabe littéraire standard moderne tel qu’il sera compris partout.

Mais il faut être vigilant pour partir en Égypte, où le risque de violences et d’attentats terroristes perpétrés par les extrémistes islamistes est élevé.

On peut également partir étudier au Liban et en Jordanie, mais avec un niveau de vigilance supérieur.

Si l’on peut voyager sans visa pour une durée de 90 jours au Maroc, en Tunisie et aux Émirats Arabes Unis, il faudra solliciter une demande de visa étudiant pour s’inscrire à l’université ou dans une école de langue pour y séjourner plus longuement.

Solliciter un visa pour étudier dans un pays arabe

Par exemple, pour vivre à Dubaï ou à Abou Dhabi avec un diplôme à la clé, validé dans une université de prestige, il faut demander un visa d’études.

Pour étudier aux Emirats Arabes Unis, il faut "budgétiser" le voyage : cela coûte assez cher. Visa pour Dubaï obtenu ! Il ne reste presque plus qu’à acheter le billet d’avion !

Il est dit que la qualité de vie des Dubaïotes fait des envieux partout dans le monde, notamment pour :

  • Le climat subtropical désertique aride avec une température maximale moyenne de 24°C en janvier et 40°C en juillet,
  • Son niveau de vie élevé,
  • Un excellent système de santé,
  • Des infrastructures de bonne qualité.

Seuls les étudiants ressortissants des pays membres du Conseil de Coopération du Golfe – les pays de la péninsule arabique – doivent demander un visa pour y étudier.

Pour obtenir ce sésame, il faut obtenir un sponsor de la part de l’université d’accueil ou de l’école privée envisagée, avoir un passeport valide et une copie de la lettre d’admission dans une université.

Le visa d’études a une validité de 12 mois. Selon les situations, le visa d’études peut coûter jusqu’à 700 € !

Quatre documents sont requis pour obtenir un visa de résidence à Abu Dhabi ou Dubaï :

  • Une photocopie du passeport,
  • Une photo d’identité en couleur,
  • Une assurance médicale internationale valide aux Émirats Arabes Unis,
  • Le formulaire de demande de visa.

Il faudra ensuite s’acquitter d’une cotisation pour l’assurance santé si l’université d’accueil ne prend pas en charge cette couverture sociale, ainsi que payer les frais d’inscription pour la modique somme de 10 000 € ou 15 000 €.

Pour s’expatrier en Jordanie – Amman dispose de plusieurs universités -, il faut demander un visa tourisme ou un visa d’affaires, puis le modifier sur place.

Autre pays où étudier l’arabe : l’Arabie Saoudite. C’est un pays réputé très fermé, mais on peut toutefois solliciter un visa de long séjour pour un motif d’études.

La demande se fera par l’intermédiaire du ministère des Affaires Étrangères français, où l’on trouvera les informations nécessaires (contact et documents à fournir) sur le site de Campus France dédié aux visas pour l’Arabie Saoudite.

Solliciter une bourse d’études pour les Pays Arabes

Faire ses études au Proche-Orient et dans la plupart des pays de la Ligue Arabe, suscite un coût parfois important.

C’est la raison pour laquelle nombre d’étudiants contractent un prêt étudiant ou bien sollicitent une bourse d’études afin de subvenir à leurs dépenses une fois sur place.

Expatriation, diplôme à la clé : et une belle insertion dans le monde professionnel ! Apprendre l’arabe à Doha : ce pays où les gratte-ciels poussent sur la mer, une expérience inoubliable ?

Généralement octroyée sous conditions de ressources ou de mérite – bonnes notes et mentions aux diplômes -, les bourses d’études sont des sommes d’argent versées aux étudiants en vue de leurs permettre de poursuivre leurs études supérieures.

Elles sont versées par des organismes publics ou privés ou par de riches familles, par exemple la famille royale saoudienne, ou la famille régnante du Qatar, ayant bâti leur fortune sur la rente pétrolière.

La bourse d’études au Qatar

L’université du Qatar octroie une bourse aux étudiants souhaitant améliorer leur niveau de langue arabe : la formation est destinée aux étudiants non-arabophones ayant déjà acquis de bonnes bases en arabe (alphabet arabe, écriture arabe, parler arabe à un niveau intermédiaire).

Avant de partir, on pourra d’ailleurs prendre des cours d’arabe avec nos professeurs particuliers sur Superprof, ou bien prendre des cours intensifs à l’INALCO ou à l’Institut du Monde Arabe (IMA) à Paris !

C’est un cursus Qatari permettant d’accroître ses compétences linguistiques en arabe : écrire l’arabe, parler arabe, lire l’arabe de droite à gauche et découvrir le rôle de l’arabe dans l’histoire du monde et la culture arabe.

La bourse d’étude de l’université du Qatar à Doha comprend :

  • Un visa étudiant,
  • Un permis de séjour,
  • Les frais d’inscription et les manuels scolaires,
  • Un billet d’avion aller-retour,
  • L’hébergement (dortoirs universitaires),
  • Trois repas quotidiens.

Il faut noter que le dossier doit être accompagné d’une lettre de recommandation et il faut être capable de communiquer en arabe ou en anglais avec l’administration.

Trois organismes peuvent également verser une bourse d’études : la Qatar Foundation, la famille régnante, ou les bourses de l’université française d’origine.

Le programme de bourses arabisantes

Ce programme de bourses arabisantes est un dispositif implémenté par la France, permettant aux étudiants Français ou étrangers, inscrits en Licence ou en Master, de partir 9 mois à l’étranger pour perfectionner leur niveau de langue arabe.

Les pays concernés sont l’Égypte, la Jordanie, le Liban et la Tunisie.

Mis en place par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, il assure une formation linguistique aux étudiants se destinant à la recherche sur le monde arabe, ou à l’enseignement de la langue arabe, ou enfin ceux ayant un projet professionnel en lien avec un pays arabo-musulman.

Ce ne sont là que des exemples indicatifs mais on peut également demander une bourse d’études pour le Maroc, l’Égypte ou les Émirats Arabes Unis.

Renseignez-vous sur les critères d’éligibilité pour chaque pays et universités visés.

Comment partir étudier dans les pays du Maghreb ?

Autres destinations possibles où apprendre l’arabe : le Maroc et la Tunisie.

L'Afrique du Nord : ici, à Tunis, pays de tous les charmes. Parler l’idiome du Prophète en Tunisie, à 2 heures d’avion de Paris : c’est tentant !

Les pays du Maghreb sont des pays francophones en raison de la colonisation française : ce sera plus facile de faire des ponts entre le français et l’arabe et de comprendre la culture maghrébine.

Les étudiants étrangers désireux de s’expatrier au Maghreb doivent attester de bons résultats au baccalauréat ou à la Licence (mention bien ou très bien).

Pour le Maroc, il faudra monter un dossier par le truchement du ministère des Affaires Étrangères français, à envoyer à l’Agence Marocaine de Coopération International (AMCI) avant le 31 juillet de chaque année.

Le dossier doit comporter :

  • La candidature précisant les filières et les établissements demandés,
  • Le formulaire de candidature émis par l’AMCI,
  • Les photocopies des diplômes et bulletins de notes.

L’étudiant reçoit ensuite un courrier précisant les modalités d’inscription si sa candidature est acceptée.

Une fois arrivé au Maroc, il est requis de finaliser l’inscription à l’université, de trouver un logement et de demander sa carte de séjour.

On note toutefois que l’arabe usité au Maroc est un arabe dialectal – le Darija – très différent du reste des pays arabophones : un Égyptien ne pourra pas vous comprendre si vous parlez un arabe marocain !

Pour étudier l’arabe en Tunisie, il faut demander un visa, une carte de séjour à l’arrivée, et bien sûr être admis à l’université tunisienne envisagée.

Vivre au Maghreb en étudiant l’arabe permet de bénéficier d’un coût de la vie bien moins élevé que dans les pays du Golfe, pour un système d’éducation reconnu et de qualité.

Six documents permettent d’obtenir sa carte de séjour tunisienne :

  • Le certificat d’inscription à l’université,
  • Le reçu de paiement des frais de scolarité,
  • Le contrat de bail,
  • Deux photos d’identité,
  • Deux timbres fiscaux (10 DT),
  • Un justificatif de ressources financières,
  • Une attestation d’assurance maladie et accident.

Les démarches à effectuer pour partir étudier dans un pays arabophone est donc relativement protocolaires.

Mais revenir en France bilingue en arabe peut être un atout professionnel !

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