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S’inscrire dans une faculté d’un pays arabo-musulman : le mode opératoire !

De Samuel, publié le 28/02/2019 Blog > Langues > Arabe > Comment Choisir son Université dans les Pays Arabes ?

Un proverbe arabe a dit « qui s’instruit sans agir, laboure sans semer ».

En suivant ce proverbe, apprendre l’arabe sans aller vivre dans un des pays arabophones du Monde Arabe serait comme planter les graines du savoir sans que ce dernier ne pousse.

Les universités émiriennes font tout pour attirer les étudiants étrangers : entre 2006 et 2016, le nombre de cours proposés est passé de 206 à 862 aux Émirats Arabes Unis.

Selon Cedwyn Fernandes, le directeur de l’université Middlesex de Dubaï, « en 2002, il existait seulement une université internationale avec 645 étudiants, et aujourd’hui, il en existe 26, qui comptent plus de 30 000 étudiants ».

Voici pour vous aider, comment choisir une université dans un pays arabe.

Quel pays choisir pour étudier l’arabe ?

Partir étudier dans un pays arabe est une expérience inoubliable : on en apprend davantage sur la langue et sur la culture arabe, et on s’ouvre à l’histoire du monde arabo-musulman.

Hélas, il y a peu de pays Arabes où l’on peut partir en toute sécurité en 2019 : seulement le Maroc, le sultanat d’Oman, le Qatar et les Émirats Arabes Unis. Partout ailleurs, même si l’on peut étudier en Égypte ou au Liban, la vigilance doit être renforcée.

Le Maroc

Devenir arabophone à Marrakech : une année bon marché. Le Maroc pour étudier l’arabe : un pays magnifique, mais des formations moins prestigieuses.

Le Maroc, à seulement 3 heures d’avion de Paris, a l’avantage d’être un pays magnifique, culturellement riche et ne présentant pas de risque au niveau de la sécurité.

En partant étudier dans une université marocaine à Marrakech, à Rabat, Tanger ou à Casablanca, on va sans doute apprendre un arabe un peu différent de celui que l’on enseigne dans les universités françaises.

Au Maroc, la langue arabe est réputée différente des autres dialectes arabes parlés dans le reste du Monde Arabe : l’arabe marocain se nomme darija.

On n’y apprendra donc pas l’arabe littéraire.

Toutefois, le français figurant parmi les langues officielles du Maroc – et dans les trois pays du Maghreb -, cela peut être rassurant de choisir le Maroc pour étudier à l’étranger en suivant les cours dans sa langue maternelle.

Notez bien qu’un Arabe Égyptien ou un Syrien ne comprendront pas un locuteur natif du Maroc.

La Jordanie

Si l’Égypte était le meilleur pays où étudier pour apprendre l’arabe littéraire – tel qu’il est parlé dans tous les pays arabophones -, les tensions issues de la révolution de 2011 et le risque d’attentats terroristes rendent les touristes et les étudiants étrangers frileux ou rétifs à venir s’expatrier en Égypte.

Dans cette région du Moyen-Orient, la Jordanie est un des pays les plus sûrs du Monde Arabe.

La Jordanie possède un patrimoine historique et culturel impressionnant, entre tradition et modernité. C’est l’un des berceaux de la civilisation islamique, un carrefour entre l’Orient et l’Occident depuis de nombreux siècles.

Le dialecte arabe usité se nomme le levantin et est proche de l’arabe standard moderne, ce qui est un avantage non négligeable.

Les étudiants peuvent postuler à l’Institut Français d’Amman, et dans les onze universités d’Amman !

Les Émirats Arabes Unis

Autre pays sûr du monde arabo-musulman, les Émirats Arabes Unis.

Le pays cherche à attirer de nombreux étudiants internationaux en se servant de sa manne pétrolière pour développer son système d’éducation et d’enseignement supérieur, important des universités étrangères – l’instar de la Sorbonne d’Abou Dhabi -, et en développant des filières à forte de demande (management, ressources humaines, banque/finance, web et technologies).

En outre, c’est une région de la péninsule arabique où la sécurité y est garantie : le niveau de criminalité y est très faible, plus faible encore qu’en France.

Les critères pour choisir son université dans un pays Arabe

Bien évidemment, on ne part pas dans un pays de langue arabe de la même manière que l’on part dans une ville universitaire française.

Prendre des cours de langue avant de partir pour Dubaï ou le Maroc peut être obligatoire. Avant de s’envoler pour un pays du Monde arabo-musulman, il faudra avoir des bases dans la langue du Prophète !

Il convient d’identifier ses objectifs et de les confronter un certain nombre de paramètres afin d’étudier la faisabilité du projet d’expatriation.

Voici une liste de critères pour choisir son université dans un pays arabophone :

  • Son niveau de langue arabe,
  • Le budget,
  • La formation souhaitée,
  • La sécurité du pays,
  • L’arabe usité (arabe littéraire, arabe dialectal),
  • Le montant des frais de scolarité,
  • Le coût de la vie local,
  • Le prestige de l’université visée.

Il faudra très certainement prendre des cours d’arabe en France ou bien des cours intensifs sur place avant de pouvoir être admis dans une université d’un pays Arabe pour poursuivre ses études supérieures.

En France, le diplôme universitaire « Langues et civilisations arabes » a pour vocation d’amener les étudiants vers l’autonomie face à un document en arabe littéral contemporain.

Cela implique nécessairement de connaître l’alphabet arabe, la grammaire arabe, le vocabulaire élargi et la compréhension des mots arabes ou la maîtrise de l’écriture arabe.

On peut suivre une formation préalable à l’INALCO ou à l’Institut du Monde Arabe à Paris.

D’un point de vue monétaire, une année d’études à Dubaï coûte cher : les frais de scolarité peuvent s’élever à plus de 15 000 € et il faut avoir un budget de 1 600 € par mois environ pour couvrir les dépenses de logement, de transport et d’alimentation.

A l’inverse, étudier au Maroc sera bon marché mais les universités y sont bien moins prestigieuses que dans les pays du Golfe Persique.

La population de la ville de Dubaï et des Émirats Arabes Unis compte 88,5 % d’étrangers : en venant apprendre la langue arabe dans une école de langue émirienne, ou en allant étudier à Dubaï ou à l’université Paris Sorbonne d’Abou Dhabi, l’apprenant sera au contact d’une population cosmopolite et très jeune.

Dernier critère de choix de son université dans un pays de religion musulmane : le degré d’ouverture du pays et les débouchés professionnels escomptés.

De plus en plus, les travailleurs sont soumis à une concurrence internationale croissante : un diplôme obtenu à une université du Caire aura ainsi moins de valeur qu’une formation validée à Dubaï.

Enfin, un classement des meilleures universités du Monde Arabe a été publié en 2017, et fait apparaître quatre universités d’Arabie Saoudite en tête de liste.

La société saoudienne est l’une des plus fermées du monde. Mais si l’on souhaite étudier la science islamique, demander un visa étudiant pour le royaume saoudien reste possible.

C’est plus compliqué, mais pas impossible.

L’Arabie Saoudite est le seul pays du Monde Arabo musulman à avoir développé ses propres instituts de formation, tandis que ses voisins du Golfe imitent les instituts de prestige et les importent d’Europe ou d’Amérique du Nord : l’université de Wollongong, l’université Curtin de Dubaï, l’université du Middlesex, l’école de commerce de Londres et l’université du Canada par exemple.

L’enseignement supérieur dans les pays du Golfe

La langue arabe détient une place prépondérante dans les relations diplomatiques internationales : savoir parler arabe devient une compétence linguistique de plus en plus recherchée parmi les recruteurs.

La délocalisation des écoles : étudier dans une fac prestigieuse en arabe ! La Sorbonne à Abou Dhabi : mondialisation et concurrence des savoirs mènent à imiter les autres…

Dans les pays du Golfe, l’ensemble des enseignements se fait en langue arabe mais également en anglais et le bilinguisme est très répandu.

Notez que l’entrée dans les universités du Golfe est très stricte : il faut avoir obtenu un diplôme de fin d’études secondaires (l’équivalent du baccalauréat), et il faut surtout avoir eu des notes élevées.

L’accès est donc très élitiste.

Avec des frais d’inscription grimpant jusqu’à 15 000 € par an, on doute que des élèves issus de classes populaires et moyennes puissent à la fois obtenir une mention très bien au baccalauréat, et dépenser une telle somme pour une seule inscription à l’université !

Si les étudiants étrangers doivent s’acquitter d’une telle somme, les étudiants Émiratis, eux, en sont exonérés : leur accès à l’éducation est gratuite à tous les niveaux (en France, l’idée d’augmenter les frais d’inscription aux étrangers dans les universités a récemment fait un tollé national).

De nombreux étudiants étrangers sollicitent donc une bourse d’études ou un prêt étudiant pour s’inscrire à un bachelor (bac+4) ou un master (bac+6) à Dubaï ou à Abou Dhabi.

L’éducation dans les pays du Golfe est pourtant une préoccupation majeure : les Emirats Arabes Unis, le Qatar, Barhein, Koweït, Oman et l’Arabie Saoudite ont dédié un budget de 15 milliards d’euros pour l’enseignement et la recherche, pour implémenter de nouvelles écoles internationales privées.

Chaque ville – Dubaï, Abou Dhabi, Doha, etc. – ayant la propension à créer des « villages » pour y attirer des antennes d’écoles prestigieuses telles que l’ESMOD, une école de mode française, une entité de l’université Lyon 2 Louis Lumière, l’EM Lyon, l’université de New-York, l’université de Paris Sorbonne…

La ville de Dubaï a même créé une zone franche dédiée aux institutions d’enseignement supérieur : la Cité académique internationale de Dubaï !

Poursuivre ses études à l'université émirienne : un cadre idéal ? Voilà, atterrissage sur Dubaï ! Demain, les premier cours d’arabe à la fac !

Les universités de Dubaï – plus de 70 ! – proposent un large choix de filières du premier cycle au doctorat : ingénierie, technologies de l’information et de la communication, commerce, marketing, cinéma, médias, droit, économie, management, etc.

Ce sont les domaines les plus demandés.

Enfin, pour pouvoir étudier l’arabe dans une université au Qatar ou aux Émirats Arabes Unis, il faut solliciter un visa étudiant. Il faut également être parrainé par son université d’accueil.

Autre critère à prendre en considération : la demande de visa étudiant peut coûter jusqu’à 3 000 dirhams, soit 720 €.

Vous êtes encore déterminés ? Comparez les universités et entamez votre candidature !

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