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Quelles sont les perspective professionnelles après trois ans d’études de FLE ?

De Thomas, publié le 09/09/2019 Blog > Langues > FLE > Quels sont les Débouchés Possibles Après une Licence FLE ?

Ma patrie, c’est la langue française – Albert Camus

On mise souvent beaucoup sur les études, car qu’il s’agisse d’une licence de lettres ou d’un diplôme de naturopathie, ces dernières définissent souvent nos perspectives professionnelles, entre culture générale et vocation concrète. Selon le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation,  2,7 millions d’étudiants se sont inscrits dans l’enseignement supérieur en 2018/2019.

Et parmi ces étudiants, certains se sont inscrits en filière FLE, plus communément appelé Français Langue Étrangère. L’offre de formation en la matière se diversifie de plus en plus, si bien que les relations internationales consacrent de plus en plus d’importance à ces éléments pédagogiques.

Mais qu’il s’agisse d’une spécialisation en licence FLE en présentiel ou à distance, à quoi mènent les études de Français Langue Étrangère ? Quels sont les débouchés d’un tel type de formation ? La réponse tout de suite !

Poursuivre sa licence en master FLE

Une licence de FLE mène à quoi ? Après tous ces semestres d’études passés à faire des études supérieures de FLE, viens le temps de choisir sa voie !

S’il y a bien un parcours logique après une licence de FLE, c’est bien le master ! Car oui, comme toutes les disciplines enseignées à la fac, le parcours universitaire logique veut que la licence soit suivie par un master, de sorte à avoir toutes les cartes en main pour s’insérer en douceur dans le milieu professionnel.

Si les licences dédiées au Français Langue Étrangère sont plus rares et qu’il s’agit davantage d’une spécialisation qu’un parcours spécifique, les masters sont de plus en plus nombreux en France, et se découpent dans toute la France : Sorbonne, Tours, Lille, il y en a pour tous les goûts, et surtout, pour tout le monde !

Il ne s’agit pas là d’un réel débouché, mais la licence est souvent perçue comme trop théorique par les employeurs, et s’assurer un avenir plus certain est probablement la meilleure idée que vous puissiez avoir, quand il s’agit d’enseigner les sciences du langage, la linguistique, et, finalement le français comme une langue vivante !

De plus, depuis 2013, il existe un CAPES FLE, permettant ainsi à tout un chacun de devenir professeur s’il le souhaite, en pleine reconnaissance de ses capacités. De la troisième année de licence à la deuxième année de master, il n’y a qu’un pas !

Deux ans supplémentaires qui vous permettront de faire des stages, des périodes d’observation,e t de réaliser que, oui, les éléments méthodologiques acquis sont un socle supplémentaire. Et qui sait, peut-être aurez vous envie de pousser jusqu’au Doctorat, quitte à faire de la recherche en FLE !

Se lancer dans l’enseignement du FLE après une licence

Comment enseigner après une licence de FLE ? Après une licence de FLE, il est possible d’enseigner, à vos risques et périls !

On oppose souvent le FLE (Français Langue Étrangère) au FLM (Français Langue Maternelle), et pour cause, il s’agit de deux concepts bien distincts, qui impliquent un enseignement spécifique du côté de l’élève. Point culturel : on retrouve également le FLS, qui s’apparente au Français Langue Seconde, ou la deuxième langue parlée dans un pays.

Après une licence, se lancer dans le riche et beau métier d’enseignant est possible, mais plus difficile que sans un master. Pour réaliser vos rêves, et mettre en oeuvre votre vocation, il est probable que vous deviez passer par le statut d’indépendant, d’auto-entrepreneur.

Ce statut, s’il a des inconvénients (instabilité financière, devoir prospecter sans arrêt, légitimité, etc.), possède bon nombre d’avantages, qui peuvent supplanter les points négatifs. Et parmi les atouts de l’enseignement en tant qu’indépendant, on retrouve :

  • La liberté totale de gérer son temps et ses cours comme vous l’entendez,
  • La possibilité de suivre un programme établi ou de suivre les envies de vos élèves et/ou les votres,
  • Le côté beaucoup plus détendu que devant une classe entière,
  • La manière personnalisée d’enseigner, selon vos envies, votre culture, ou le projet professionnel de votre élève,
  • Et bien d’autres encore !

Car oui, être prof de FLE indépendant, c’est pouvoir enseigner à distance, via une webcam ou en présentiel, à un ou plusieurs élèves (de 1 à 90 ans !), et selon la fréquence que vous voulez.

Ce mode de vie et d’approfondissement vous tente ? Avez-vous pensé à Superprof pour vous inscrire ? En tant qu’élève ou professeur, la professionnalisation est à votre porte !

Être assistant ou professeur de FLE à l’étranger

Combien coûte une licence de FLE ? Etre assistant, c’est faire le pari de s’insérer dans cette voie durant ses études, au cours d’un stage, par exemple !

Il ne faut pas l’oublier, mais FLE signifie bien « Français langue étrangère », ce qui implique d’enseigner la langue de Molière aux non francophones, et à ceux qui ne le parlent pas. Apprendre les rudiments de la linguistique et les enseignements de la grammaire francophone se fera donc naturellement aussi à des étudiants étrangers.

À l’occasion d’un Erasmus en cours de licence, peut-être serez vous amené(e) à côtoyer l’enseignement à l’étranger, et il est probable que cela vous ait donné envie de le faire vous aussi. Toutefois, dôté(e) d’une licence sans master, il y a fort à parier que les choses soient un peu plus compliquées qu’avec un master, ou que votre salaire soit moindre.

Même si c’est conseillé, il n’est pas obligatoire d’être étudiant en MEEF ou en langues. En tant qu’assistant, le but est donc d’assister le professeur de français, de sorte à inculquer aux élèves les notions de français fondamentales. De quoi prendre de l’expérience, et de s’imprégner au mieux de l’ambiance d’une classe, et pas tout(e) seul(e) !

Il est inutile de préciser que la langue maternelle se doit d’être le français, et que selon votre expérience et vos contacts, vous pourrez travailler aussi bien en Université qu’en collège, de même qu’en Alliance Française ou en association. En bref, avec une licence de FLE, c’est votre débrouillardise qui fera tout !

Travailler en association de FLE après une licence

Peut-on devenir maître de conférence en FLE après une licence ? Le milieu associatif est toujours preneur de formation initiale en FLE et de cours dispensés par des passionnés !

Intimement corrélé à la fonction d’assistant, on peut envisager d’enseigner le FLE en association après sa licence. Et c’est probablement le type d’institution qui vous ouvrira le plus facilement ses portes puisque vous serez armé(e) d’un solide bagage pour apprendre les rudiments disciplinaires de la filière à vos élèves.

En France, le métier de l’enseignement est assez réglementé, si bien que vous ne pourrez pas devenir professeur en université sans master, ni du jour au lendemain. L’association s’avère donc être l’alternative la plus simple, la plus gratifiante, mais pas la plus rémunératrice.

Et oui, car qui dit association, dit souvent peu voire pas de rémunération. C’est à ce moment précis que le Français Langue Étrangère s’inscrit dans une vraie perspective de passion, et non de vocation à visée pécunière. Car ne l’oublions pas, dans notre beau pays, une licence n’ouvre que peu de porte, le master semble devenir la norme !

Par ailleurs, les choses sont vouées à changer, puis que l’offre d’enseignement en FLE semble s’enrichir d’année en année, comme le premier ministre l’expliquait en 2018 dans un discours :

La demande des étudiants est très forte. Et vous êtes convaincus, comme moi, que c’est le premier des jalons pour amplifier la dynamique de la francophonie. La concertation à venir envisagera de généraliser une sorte de sas d’entrée proposant des cours de FLE intensifs pour les étudiants non francophones. Toutes les formations de FLE délivrées dans le cadre d’un cursus auront aussi vocation à être labellisées pour garantir leur qualité. 

Des mots rassurants pour tous ceux et toutes celles qui souhaitent faire de leur licence un vrai socle plutôt qu’un atout de formation. Car c’est en réalité ce que représente souvent la licence de nos jours.

Quoiqu’il en soit, enseigner au sein d’une association est un exercice très formateur même sans agrégation, qui va vous plonger dès la fin de votre licence au coeur du métier, dans ses bons comme ses moins bons aspects. Du travail personnel à l’enseignement didactique aux étudiants inscrits, c’est tout un pan du professorat qui vous attend.

Chaque élève va arriver, avec ses difficultés et ses facilités, et le contexte associatif va devenir celui avec lequel ils vont s’épanouir dans leurs humanités. Les titulaires de diplômes sont alors ceux qui vont adapter les métiers de l’enseignement en fonction de chaque profil. Un vrai travail d’équilibriste !

De manière écrite et orale, le professorat est un peu l’archétype de la figure de guide, de support, pour les non francophones en quête de construction identitaire ou d’amélioration de leur culture française.

Car une insertion professionnelle peut aussi se mener hors des sentiers battus, après une licence de FLE, l’association peut devenir une belle alternative selon vos moyens financiers et votre profil.

Faire de l’humanitaire après une licence de FLE

Dans la même optique, le domaine de l’humanitaire peut également vous ouvrir ses portes après trois années de Français Langue Étrangère. Mais cette même optique est également financière, puisque peu d’organismes et d’associations humanitaires ont les moyens de payer les gens qui proposent leurs services.

Quoiqu’il en soit, il s’agit là d’une belle manière de lier l’enseignement, un court cursus en FLE, et de belles valeurs, qui pourront donc s’exporter bien au-delà de nos frontières. Car oui, il n’y a pas qu’en France que l’on a besoin de connaître et d’apprendre le français, bien au contraire.

Bon nombre de pays ont des ressortissants non francophones, qui ne demanderaient qu’à obtenir les services d’un ou d’une diplômé(e), et, qui sait, c’est peut-être vous !

En bref, après une licence en FLE, la voie royale est et reste l’enseignement, mais la manière dont on le pratique change. Humanitaire, assistant à l’étranger, association, ou tout simplement à son compte, le Français Langue Étrangère, s’il n’est pas toujours rémunérateur, a l’avantage d’avoir de beaux jours devant lui !

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