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Nos conseils pour mémoriser l’idiome romain vite et bien !

De Samuel, publié le 11/10/2017 Blog > Soutien scolaire > Latin > 5 Tips pour Apprendre le Latin Rapidement

« La papauté n’est rien d’autre que le fantôme du défunt Empire romain, siégeant couronné sur sa tombe« , Thomas Hobbes (1588-1679)

Fasciné(e) par la civilisation romaine, l’histoire-géographie, le monde antique – Rome et Grèce antique – et par les langues anciennes, j’avais choisi l’option latin dès la classe de 5ème, notamment dans l’objectif d’améliorer mes résultats scolaires en cours de français.

Je n’avais pas poursuivi ce cours de lettres anciennes au-delà de la quatrième et, 20 ans après, j’ai tout oublié.

Cela tient au fait que dans l’enseignement secondaire, l’apprentissage du latin s’opérait majoritairement par du par cœur – réciter chaque mot avec la première déclinaison latine, apprendre les cas (nominatif, accusatif, vocatif, génitif, datif, ablatif) -, sans comprendre la finalité de ces cours de latin.

A l’âge de 15 ans, l’on manque peut-être de recul pour bien voir la possibilité de jongler avec les mots latins pour y établir des ponts avec les nombreuses langues européennes auxquelles la langue latine a donné naissance, par exemple, ou de mieux comprendre la syntaxe et le système grammatical du français.

De surcroît, cette langue morte – grec ancien ou latin – peut perdre en intérêt vis-à-vis des autres matières et langues vivantes, rendant cet apprentissage du latin soporifique, lourd, inintéressant.

Impossible d’apprendre le latin rapidement dans ces conditions…

Pour les collégiens latinistes chevronnés, l’enseignement d’exploration des lettres classiques présente malgré tout l’intérêt de se familiariser avec la lecture de textes anciens de la Rome antique, de connaître l’histoire de la littérature, stratégie pour faire partie des bons élèves.

Voici donc, selon la rédaction, 5 astuces pour apprendre le latin plus rapidement.

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1. Apprendre peu de vocabulaire latin

Le cerveau humain fonctionne avec un maillage infiniment dense de neurones qui se connectent et se déconnectent en permanence avec des dizaines de milliers d’autres.

Lorsque l’on cherche à mémoriser du vocabulaire latin, c’est le nombre de connexions neuronales que l’on stimule. Ainsi, comme un disque dur d’ordinateur, plus le chemin est court, plus l’on va se souvenir rapidement des mots latins.

Parfaire son stock de termes vernaculaires en langue latine. Travailler sa phonétique au détour d’une excursion en Campanie pour enrichir son vocabulaire.

Vaut-il mieux apprendre chaque mot d’un livre de Cicéron ou de Tite-Live, ou bien seulement les mots les plus fréquents, les plus usuels du langage courant ?

Chercher à assimiler d’un coup les 1702 mots de lexique latin au collège => programme de la 5ème à la 2nde et 1ère, ainsi que chaque désinence par cœur risque d’être contre-productif, et l’on ne saura pas plus traduire un texte.

C’est pourquoi notre conseil numéro 1 serait de ne se focaliser que sur le vocabulaire de base.

Commencer par un petit lexique latin français rudimentaire permettra de comprendre la majorité des phrases usuelles employées dans les textes littéraires.

Par exemple, on applique le cours de latin pour débutants au principe des 80-20 : 80 % des effets sont le produit de 20 % des causes, selon la loi de Pareto (1848-1923), c’est-à-dire que mémoriser 20 % de mots permettrait de comprendre 80 % de ceux les plus usités.

S’entraîner sur un faible volume de mots permet aussi de segmenter sa progression : on apprend une petite liste de dix ou quinze mots, puis on augmente petit-à-petit au fil des semaines.

Cela évitera notamment de se décourager devant tout le travail qu’il y a à faire.

Pour y parvenir, une idée serait de diviser une liste de mots du dictionnaire latin français, ou ceux du texte latin qui sont incompris, en nombre de jours qu’il reste dans le mois. 

Commencer donc par écrire une liste de vocabulaire latin français. Puis, lire cette liste et répéter les mots en cachant la forme traduite en français.

Réciter à voix haute chaque terminaison (avec sa nature : nom, pronom, verbe) en tentent de se souvenir de la traduction dans sa propre langue maternelle : passer au suivant en cas de réussite, cocher d’une croix en cas d’échec.

Écrire tous les mots cochés sur une feuille à part, et réitérer l’exercice jusqu’à se souvenir de toute la liste.

2. Créer des images mentales pour apprendre le latin rapidement !

Pour faire un sans-faute à ses exercices de latin et stimuler son raisonnement, se créer des images mentales est une astuce fondamentale de métacognition – avoir une activité mentale sur ses propres processus mentaux – pour stimuler la mémorisation d’une locution latine, ou améliorer son expression latine.

C’est un procédé mnémotechnique permettant de visualiser ce que l’on apprend. Car les images que l’on se créé dans le cerveau se retiennent beaucoup plus facilement que les idées abstraites.

Les racines étymologiques avec un peu de vocabulaire. Les mots « cérébral » et « cerveau » possèdent la même racine latine et se disent « cerebrum » en latin. Étonnant, non ?

Or lorsque l’on est confronté à de nouveaux mots latins, il est difficile de deviner directement tous les sens des mots :

  • Regnum,regni (diriger, ériger, roi, régner),
  • Caput,capitis (chef, capitale),
  • Imperium, imperii (empire, parent, réparer, séparer, impératif),
  • Vox, vocis (voix, voyelle, vocable, évoquer),
  • Pax, pacis (paix, pacte, payer, pays, paysan),
  • Caelum, caeli (ciel, céleste), etc.

Se représenter mentalement la situation d’une phrase latine aide l’esprit humain à transformer un mot abstrait en une image concrète pour la mémoriser naturellement.

Dans notre exemple de quatre mots latins, l’on peut imaginer par exemple des lauriers sur une tête pour le règne de Jules César (regnum), allant au Colisée à la capitale (Rome, représentant l’empire romain, caput, imperium), donnant de la voix (vox) pour implorer le ciel (caelum) d’amener la paix (pax).

Même si l’association paraîtrait loufoque à n’importe quel historien ou linguiste, elle peut aider à mémoriser cette montagne lexicale qui semblait infranchissable auparavant.

Chaque procédé d’imagerie mentale est nécessairement soumis à exagération, au mouvement ou à l’association inhabituelle.

Imaginer un tsunami pour se souvenir d’une vaguelette, une enclume pour un marteau, etc., aide à figer dans le cerveau le souvenir d’une image impressionnante que l’on n’oublie pas.

De plus, les images mobiles se retiennent plus que les choses statiques : ne pas hésiter à créer des scénarios complètement absurdes.

3. Mobiliser la théorie des intelligences multiples

En enseignement pratique interdisciplinaire (EPI), le professeur de français latin peuvent recourir à diverses méthodes pour faire assimiler le latin – lingua latina – à leurs élèves.

Le cerveau humain se développe par le truchement de trois formes de mémorisations : auditive, visuelle, et kinesthésique. Ainsi avons-nous toutes et tous différents types d’intelligences : une intelligence à dominance visuo-spatiale ou kinesthésique.

L'étude de l'idiome romain, pour parler rapidement comme Jules César. On dit souvent que les joueurs d’échecs deviennent plus intelligents : de la même façon, l’apprentissage du latin stimule les différentes formes de raisonnement cognitif.

L’apprentissage des langues consiste à mettre échec et math l’ignorance, en décuplant deux formes d’intelligence.

Se rappeler des noms latins, des verbes irréguliers, de chaque adjectif qualificatif ou des prépositions en latin, peut être un véritable casse-tête pour l’apprenant qui n’a pas de mémoire visuelle.

Le latin étant une langue morte, celle-ci n’existe donc plus que dans les livres et plus personne ne la parle couramment comme une langue maternelle.

En résultante, il est plus facile de suivre cet enseignement sur la base de supports écrits que sur des supports auditifs.

Dans la langue de Cicéron et de Sénèque, de nombreux points grammaticaux peuvent se confondre : où placer le supin, comment déterminer l’accusatif du datif, comment conjuguer le verbe être, comment se souvenir de chaque déclinaison ?

Faire une carte mentale, autrement dit un schéma heuristique, pourra être d’une grande aide.

La méthode consiste à coucher sur le papier un schéma visuel qui hiérarchise les mots français ou chaque forme de mot en latin cours. C’est une technique reconnue en sciences cognitives pour résumer un livre, préparer un examen, et apprendre une langue.

Par exemple, l’on écrit en différentes couleurs les superlatifs issimus, errimus, illimus dans un encadré au centre d’une feuille, puis on y associe à chacun le radical d’un adjectif, en écrivant des expressions ou des comparaisons sur chaque relation.

Cela pour aider à retenir les superlatifs relatif et absolu de supériorité : doctus (le savant) devient doctissimus pour signifier « le plus savant »).

En sollicitant l’effort des deux hémisphères du cerveau et en établissant des liens entre les idées, l’apprenant va aller directement à l’essentiel dans son apprentissage, et créer un chemin court pour faciliter sa mémorisation.

4. Pratiquer la méthode de la répétition espacée pour apprendre rapidement le latin

Il n’y a rien de plus rébarbatif et lassant que de passer en revue des pages et des pages de théorie et de tables de conjugaison latine à n’en plus finir.

Quand on fait une lecture de textes de façon intensive, « ça rentre d’une oreille et ça ressort de l’autre », comme on dit. Ingurgiter une masse colossale de mots de vocabulaire français, de vocabulaire grec ou latin en une seule fois est tout simplement impossible.

Notre cerveau ne fonctionne pas selon un mode photographique pour maximiser sa rétention de connaissances, il a pour ce faire besoin de répéter, ruminer, réviser, et encore répéter.

C’est la raison pour laquelle il est préférable de réviser un cours de langue selon un rythme d’intervalles réguliers, de façon espacée, tout en segmentant l’apprentissage.

Cette méthode de la répétition espacée fut théorisée par le philosophe Allemand Hermann Ebbinghaus (1850-1909), considéré comme le père de la psychologie expérimentale de l’apprentissage.

En fait, pour éviter se se surcharger, notre cerveau trie, sélectionne et oublie constamment et de manière exponentielle des informations qu’il reçoit et qu’il ne juge pas importantes.

Ne pas apprendre de façon intensive pour se rappeler des mots latins. L’approfondissement de ses compétences linguistiques ne peut se faire que grâce à l’étalement de son travail dans le temps.

Or les répétitions de la même phrase traduite en version latine, des mêmes citations latines, de la proposition infinitive ou subordonnée d’un point de grammaire latine, vont diminuer l’impact et le temps d’oubli et l’on pourra dès lors augmenter le temps entre chaque séance de révision.

C’est la courbe de l’oubli mise en exergue par H. Ebbinghaus dans le processus d’apprentissage.

Espacer dans le temps les cours sur la civilisation gréco-romaine, sur la mythologie ou la littérature latine (Ovide, Horace, Pline l’Ancien, Pline le Jeune, etc.) vont ancrer chaque information dans l’esprit et créer des automatismes qui nous rendront capable de ressortir l’idée naturellement.

Prendre son temps est paradoxalement la méthode qui fera gagner du temps précieux.

Pour apprendre le latin rapidement et efficacement, il vaut mieux donc faire dix séances de révision de vingt minutes, réparties en une ou deux semaines, qu’une session intensive de deux heures.

5. Trouver des procédés mnémotechniques

Apprendre la langue latine est censé être plus facile pour les locuteurs de pays latins – France, Italie, Espagne, Roumanie, Portugal, Suisse romande, Belgique francophone, Québec, continent latino-américain – que lorsque l’on est germanophone ou pire, sinophone.

En effet, notre langue maternelle est une langue-fille aux racines étymologiques d’origine latine, comme si les peuples antiques du Latium étaient nos ancêtres linguistiques.

Or pour mémoriser le squelette morphologique de cet idiome italique, il faut recourir à des procédés mnémotechniques qui vont simplifier et faciliter l’apprentissage.

Voici une liste de ce que l’apprenant peut faire pour se débrouiller en latin :

  • Faire des flash-cards à thèmes : la vie quotidienne des Romains, la 1ère déclinaison latine, le verbe latin, l’adverbe, etc.,
  • Créer des histoires mentales avec la conjonction de subordination, le pronom personnel, l’adjectif verbal, etc.,
  • Parsemer les murs de post-it correspondant au champ lexical de la maison, du jardin, de mots simples en français latin,
  • Associer des mots à apprendre par coeur à des bruits, des lieux ou des mouvements connus.

Enfin, dernière astuce :

Les élèves en latin tous niveaux pourront approfondir leurs connaissances des tables de conjugaison et des listes de mots de vocabulaire.

Comment ? Par le chant.

Chanter est en effet un bon outil didactique et ludique pour se souvenir comment apprendre à déchiffrer un texte latin.

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Renovatio Imperii
Invité
Renovatio Imperii

Étudiant en master d’histoire moderne (et aussi très grand passionné de Rome), j’essaye d’apprendre un vocabulaire latin basique qu’on peut retrouver chez les savants et hommes d’églises depuis la Renaissance jusqu’au 18è (et aussi pour aider mon orthographe). Cet article va définitivement m’aider. L’idée des chants est très bonne, mais en connaissez-vous des versions « populaires »? Je n’ai trouvé que des chants de légionnaires qui tournent vites en rond.
PS: bonjour de Monte Pestelario 😉

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