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Faut-il faire des démarches particulières pour devenir étudiant italien ?

De Thomas, publié le 12/02/2019 Blog > Langues > Italien > Quelles sont les Formalités pour partir Étudier en Italie ?

Dans nos vies où tout est planifié, déterminé, le seul inattendu possible est une erreur de la machine administrative avec ses conséquences imprévisibles. L’erreur bureaucratique devient la seule poésie (poésie noire) de notre époque – Milan Kundera

Étudier à l’étranger est un projet que bon nombre d’étudiants internationaux ont au cours de leur scolarité, et à juste titre. De la découverte, des rencontres, une ouverture sur le monde, les points positifs d’une année universitaire dans un autre pays sont nombreux. Et parmi les pays préférés des étudiants français, on retrouve l’Italie !

Selon un rapport du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, .43877 Français sont inscrits au registre tenu par les consulats en Italie. Alors que ce chiffre date de 2017, on note toutefois que l’engouement pour la culture et la langue italienne est très fort pour les étudiants étrangers.

Mais, comme tout projet, comme toute expérience, la mobilité internationale demande une certaine organisation, et quelques points d’administration sont à prévoir si on souhaite venir étudier en Italie. C’est ce que nous allons voir tout de suite !

S’assurer d’avoir un niveau de langue italienne acceptable pour étudier

Combien coûte un professeur d'Italien ? Partir en Italie, c’est aussi et surtout maîtriser une langue, qui, pour le coup, n’est pas une formalité !

Avant de partir en Italie, on est souvent excité, peut-être trop, et on ne pense pas forcément à certaines formalités, pourtant si importantes lorsqu’on découvre un pays étranger et son mode de vie. Car aller en Italie, ça n’est pas seulement faire un semestre de découverte gastronomique, il faut savoir parler un minimum la langue !

Car oui, il faut savoir que lorsqu’on planifie un séjour en Italie, étudiant ou non, certaines Universités ne sont pas si ouvertes que ça. En effet, un certain nombre demandent le niveau B2 selon le CECRL, plus communément appelé le Cadre européen Commun de Référence pour les Langues.

Un document appelé Apprendre, Enseigner, Évaluer, est publié par le Conseil de l’Europe qui, depuis 2001, délimite les niveaux de connaissance, de technique et de maîtrise d’une langue étrangère. Cette délimitation est étudiée selon différents critères et différentes conséquences.

Il faut aussi savoir que faire des études à l’étranger, et plus particulièrement en Italie, implique d’agir linguistiquement  comme un local. Je m’explique ! En effet, tout étudiant étranger va pouvoir bénéficier des mêmes cours que les locaux. Sans un test de langue et un niveau acceptable, il vous sera difficile de suivre un cours correctement.

Car oui, le professeur se fiche un peu de votre niveau en langue italienne, et mènera son cours comme d’habitude. Être sûr de son italien vous garantira une expatriation optimale. Et pour ce faire, il existe des diplômes, présentés sous forme de tests, qui sont de véritables portes d’entrée des universités italiennes :

  • Le CILS : Certificat délivré via les Instituts de culture italiens, le CILS (Certificazione di Italiano come Lingua Straniera) permet d’échapper aux tests de langue qu’imposent souvent les Universités italiennes, telle une équivalence. Le CILS se décompose en quatre niveaux, qui correspondent eux-mêmes aux aptitudes linguistiques du locuteur : de la situation quotidienne, à l’emploi dans des conditions très spécifiques. Ainsi, on pourra s’inscrire dans une formation qui nous correspondra un maximum, et bénéficier de cours adaptés,
  • Le CELI : Il en va de même pour ce diplôme, articulé autour de 6 niveaux (du niveau A1 au niveau C2). Le Certificato di conoscenza della Lingua Italiana est reconnu par le Ministère des Affaires Étrangères, et est délivré par l’Université pour étrangers de Perugio. Le système éducatif a rendu ce certificat plus professionnel que le CILS, mais les deux sont connus pour être de véritables moteur pour progresser en cours de langue.

Pour ces deux diplômes, des stages de perfectionnement sont possibles, de sorte à préparer leur réussite en amont, et à s’épargner bien des soucis au moment de l’inscription en établissement d’enseignement supérieur.

Par ailleurs, il est à noter que pour s’inscrire au CILS, il est impératif de passer par un centre certifié en France. De plus, une taxe d’examen est nécessaire pour pouvoir s’y inscrire. Généralement, le prix s’articulera autour de 100€, mais pourra aller jusqu’à 180€, selon le niveau et le lieu de passage du candidat. Un budget à prendre en compte !

S’assurer de son niveau en langue italienne est donc un point nécessaire, pour être en mesure de suivre correctement des cours, et progresser au mieux dans sa discipline. Car oui, voir son séjour en Italie comme une bulle n’est pas forcément une bonne idée, il faut se donner les moyens d’en faire quelque chose !

S’occuper de l’administration pour étudier en Italie

Comment remplir un dossier de bourse Erasmus en Italie ? La paperasse, l’administratif, tout ceci rebute la plupart d’entre nous, mais il s’avère que c’est une étape importante pour séjourner en Italie !

Lorsqu’on décide de partir étudier à l’étranger, et plus précisément en Italie, quelques formalités sont à prendre en compte pour être en règle, mais aussi pour profiter au mieux de la vie estudiantine locale. Pour commencer, pour séjourner en Italie, vous aurez besoin de votre carte d’identité.

Comme pour tous les autres pays de l’Union Européenne, il s’agira là de votre passeport d’entrée pour presque toutes les institutions locales : banque, médecin, compagnie aérienne, logement, etc. Toutefois, pour certaines de ces démarches, il vous faudra un codice fiscale.

Ce numéro d’identité fiscal est gratuit, et vous permettra d’ouvrir une ligne de téléphone, de louer un appartement, de trouver un job, ou d’ouvrir un compte bancaire. Des petites choses de la vie, qui rendent cette dernière bien plus facile. Pour l’obtenir, il vous suffira de vous adresser à l’Agenzia delle Entrate, muni de votre carte identité.

Vous voici donc italien, enfin presque ! Chaque démarche administrative requiert des petits arrangements, qui peuvent rebuter les étudiants internationaux. Pas de panique, nous sommes là pour vous débroussailler le chemin.

Le visa

Et oui, avant d’entreprendre des études à l’étranger, notamment en Italie, posséder un Visa est important. Visa de tourisme ou visa étudiant, celui-ci sera déterminé en fonction de son usage. Au-delà de 90 jours de séjour sur le territoire italien, un visa études est nécessaire. Auquel cas, un visa tourisme vous suffira.

Le visa pour études ne peut être délivré que par le Consulat d’Italie (ou par la section consulaire de l’Ambassade d’Italie) compétent pour le territoire du pays de résidence du demandeur en étant sûr d’avoir souscrit à une assurance maladie bien spécifique, auprès de l’I.N.ALe Assicurazioni d’ Italia, en plus de celle dont on dispose en France.

Et lorsqu’il fait une demande de visa tourisme ou études, chaque candidat devra se munir de pièces justificatives bien précises : 

  • Un passeport valide pendant encore au moins 3 mois,
  • Un billet d’avion (ou d’un quelconque moyen de transport) aller-retour attestant que vous vous rendez bien en Italie,
  • Une preuve que vous avez assez de moyens financiers pour séjourner en Italie,
  • La confirmation de votre hôtel ou de votre hébergement sur place,
  • L’assurance sanitaire dont vous allez disposer.

Alors que le visa études devra également être validé par un document attestant de de la véracité des cours sur place, le visa tourisme, certains consulats italiens pourront nous aider à résoudre les éventuels problèmes administratifs, dignes de ce type de situation administrative. Une vraie aide à la mobilité, qui ne dispensera pas des frais de scolarité !

Le logement

Brièvement, pour louer un logement en Italie, il existe différentes solutions, selon les envies et les besoins. De manière concrète, l’idéal est d’arriver sur place pour chercher à se loger. Cela peut paraître risqué, mais les Universités pourront vous être d’une aide certaine.

Il existe également la solution des logements universitaires. Situés en résidences, ces derniers sont souvent assez coûteux, les places limitées pour les étudiants étrangers , mais vous aurez la certitude d’avoir un toit sur la tête au moment de votre arrivée.

Les collegi universitari peuvent également s’avérer bien utiles pour trouver un logement décent. Les lieux de vie italiens mettent à disposition des logements publics, où toutes les commodités nécessaires sont présentes, de la salle de sport à la bibliothèque. À noter toutefois qu’un dossier solide est requis dans ces cas-là.

Bien évidemment, la fameuse solution de la location, ou de la colocation, existe. En Italie, une commission d’un mois de loyer sera demandée, en plus de mois de caution (entre 1 et 3). Veillez donc à avoir un budget conséquent en amont pour pouvoir postuler pour un appartement.

À titre indicatif, un studio dans un grande ville comme Rome peut coûter entre 400€ et 600€ par mois. C’est à ce moment que la solution de la chambre chez l’habitant peut intervenir. Il s’agit là d’un mode de séjour très utilisé en Italie par les étudiants français ou étrangers.

Se soigner

Comment payer le médecin en Italie ? Que l’on soit étudiant en Université ou en Faculté, les formalités administratives italiennes sont capitales !

Il en va de même concernant la santé en Italie : quelques formalités sont à prévoir. Tout d’abord, la base va être de vous munir d’une carte européenne d’assurance maladie (CEAM), gratuite, et valable un an. Elle vous permettra, en tant qu’étudiant européen, de bénéficier de soins gratuits.

Auquel cas, préparez-vous à vous fondre dans la peau d’un italien, en vous inscrivant à l’Agence sanitaire locale (Azienda Sanitaria Locale) ! Tout comme le SNN (Service de santé national), en faire partie vous donnera l’opportunité de bénéficier de soins semblables aux locaux, plutôt pas mal donc !

Un petit détail concret, mais bon à savoir avant de partir : en Italie, les soins médicaux et dentaires sont en majorité gratuits. Il vous suffit de consulter un généraliste conventionné par la USL (Unità Sanitaria Locale, la sécurité sociale du pays), et le tour est joué !

Se faire aider financièrement pour partir étudier en Italie

Comment trouver un job en Italie ? Pour pouvoir écouter Laura Pausini en toute détente en Italie, prévoir les formalités de son séjour linguistique est primordial !

Concernant les finances en général, il faut savoir que, alors que l’Italie est un peu moins chère que la France, le coût de la vie sera sensiblement le même. Les frais d’inscription, compris entre 1000€ et 1300 en moyenne, s’ajouteront à une vie quotidienne proche des 1000€ mensuels.

Prévoyez donc un petit pécule de départ si vous ne souhaitez pas être pris au dépourvu, ou que vous ne trouvez pas de travail en arrivant.

À noter que certains systèmes de bourses existent, comme la bourse Erasmus. Bon nombre d’étudiants européens partent avec le programme Erasmus, ce qui facilite bon nombre de démarches et de formalités. Toutefois, le Ministère des Affaires étrangères est habilité à vous en délivrer une, comme certains services privés, renseignez-vous, on ne sait jamais !

Cette bourse, accordée par le gouvernement italien, peut atteindre 700€ par mois. Il s’agit là d’une bourse de recherche, destinée aux étudiants étrangers, qui étudient des disciplines bien particulières. On peut en savoir plus en passant par le Ministère français, histoire de se prémunir en amont !

Quelques sites utiles pour les formalités italiennes

Enfin, avant tout séjour à l’étranger, il est toujours bon d’avoir quelques sources d’informations locales, bien utiles lorsqu’il s’agit d’aller passer un long moment sur place. Voici donc quelques liens en rapport avec les grands thèmes et les grandes inquiétudes que l’on peut avoir pour une année universitaire en mobilité internationale :

  • Le site de France diplomatie pour les formalités diverses lorsqu’on fait un séjour à l’étranger,
  • Le CLEISS pour la protection sociale à l’international
  • L’institut culturel italien de Paris pour pour avoir plus d’informations sur le CELI et le CILS, que l’on soit en programme Erasmus ou non.

On l’aura compris, un séjour linguistique en Italie implique certaines formalités auxquelles on ne déroge pas : frais de scolarité, demande de bourse, job étudiant, bref, les études supérieures ne sont pas toujours de tout repos. mais rassurez-vous, une fois que toutes les démarches seront effectuées, il ne vous restera plus qu’à vous prélasser en terrasse et à profiter de la dolce vita. Bon courage !

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