📚 Fiche du livre
Alors, je ne sais pas pourquoi, il y a quelque chose qui a crevé en moi.
L'Etranger, Albert Camus
L'Étranger d'Albert Camus est un roman publié en
en plein centre de la Seconde Guerre mondiale.
Faisant partie du cycle de l'absurde de Camus1, et étant d'ailleurs la première œuvre de ce cycle majeur, L'Étranger précède en effet l'essai Le Mythe de Sisyphe (1942) ainsi que les pièces de théâtre Caligula et Le Malentendu (1944). Ce roman se découpe en deux parties. Pourquoi ne pas compléter votre lecture avec le résumé de L’ Étranger ?
Roman phare de Camus, L'Etranger est considéré comme le livre duquel l'incipit, à savoir les premiers mots voire les premières pages, est le plus célèbre2 ("Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas."), comme vous le verrez en soutien scolaire.
Cependant, l'épilogue du roman est lui aussi célèbre, et surtout, il est révélateur de la pensée de Camus concernant les thèmes des questions existentielles et de la condition humaine.

Pourquoi cela ? Parce que l'épilogue de L'Etranger illustre l'acceptation par Meursault de l'absurdité de l'existence et de sa propre mortalité, ce qui était jusqu'ici totalement absent de l'oeuvre, Meursault semblant agir comme un automate, sans réelle réflexion philosophique.
Le personnage avance alors vers une sorte de paix intérieure et d'acceptation de lui-même, en harmonie avec le monde qui l'entoure.
L'épilogue est en réalité l'apothéose du roman, le moment durant lequel Meursault, le véritable "étranger"3, réfléchit à sa vie et au but, entre guillemets, de son existence.
S'ensuit alors une longue réflexion tout ce qu'il y a de philosophique. Dans cet article, nous vous proposons un exemple de commentaire composé de l'épilogue de L'Étranger d'Albert Camus, ceci afin de vous donner des pistes quant à l'analyse de épilogue de L'Étranger, et afin de vous préparer au bac de français, en parallèle d'une aide scolaire Superprof.
L'Etranger d'Albert Camus, publié en 1942, fait partie de son "cycle de l'absurde", au sein duquel il explore notamment les thèmes des questions existentielles et de la condition humaine. Bien que l'incipit soit le passage le plus célèbre du roman, l'épilogue représente l'apothéose de la pensée de Camus. Ainsi, à la fin de L'Étranger de Camus, le personnage de Meursault en vient, enfin, à réfléchir sur sa vie et à entreprendre une réflexion philosophique très profonde, l'aidant à accepter son sort. Nous vous proposons un exemple de commentaire de texte de l'épilogue pour réviser avant le bac français !
Introduction de l’analyse de l’épilogue de L’Étranger de Camus
Publié en 1942, L'Etranger est un roman d'Albert Camus traitant des thèmes que sont les questions existentielles et la condition humaine. Bien que l'incipit demeure le passage le plus célèbre du roman, l'épilogue livre une réflexion philosophique très profonde.
L'épilogue de L'Etranger d'Albert Camus se situe au chapitre V de la seconde partie du livre, il s'agit de la toute fin du roman. Les dernières lignes d'un roman sont appelées l’explicit.
Meursault, le personnage principal, se trouve alors en prison et est condamné à mort pour avoir tué de manière pulsionnelle le personnage de l'Arabe, sur la plage, sans aucune préméditation. Il peut être utile de lire, en parallèle, un exemple de commentaire de texte relatant le meurtre de l'Arabe.
Il reçoit alors la visite de l'aumônier juste avant son exécution, et c'est véritablement ce qui déclenche la colère et la violence de Meursault.
La présence de l'aumônier le ramène à ce pourquoi il est en prison, mais aussi et surtout, elle symbolise pour Meursault le mensonge social qu'il subit depuis le début du roman, et donc, depuis le début de sa vie, très probablement.
L'épilogue donne enfin accès à l'évolution intérieure de Meursault ainsi qu'à ses pensées, ce qui nous était quasiment impossible depuis le début du roman, tant il semblait passif dans ses actes et paroles.

L'épilogue permet de comprendre quel rapport avec la mort, la religion et le monde Meursault entretient.
Mais surtout, l'épilogue éclaire la philosophie de l'absurde initiée par Albert Camus, ce qui permet ainsi à l'auteur de projeter sa philosophie de vie et de l'illustrer pleinement aux lecteurs et lectrices.
Annonce de la problématique
Comment l’épilogue de L’Étranger révèle-t-il l’accomplissement de Meursault face à l’absurde et à la mort ?
Annonce du plan
Nous verrons d’abord que la confrontation avec l’aumônier marque le rejet des illusions religieuses et sociales, puis que la révolte de Meursault affirme sa liberté intérieure, avant d’étudier comment l’épilogue aboutit à une acceptation lucide de l’absurde et du monde.
Plan détaillé du commentaire de l’épilogue de L’Étranger
I. La confrontation avec l’aumônier : le refus des consolations religieuses
La présence de l'aumônier représente une forme de consolation traditionnelle face à la mort. Traditionnellement, l'aumônier vient consoler chaque condamné avant l'exécution, et c'est justement ce que refuse Meursault.
Puisqu'il ne croit pas en Dieu ("que m’importaient son Dieu, les vies qu’on choisit, les destins qu’on élit, puisqu’un seul destin devait m’élire moi-même"), pourquoi accepter une fausse consolation qui est censée lui faire accepter la mort et vouloir rejoindre un Dieu en lequel il ne croit aucunement ?
Alors que l'aumônier vient lui apporter la lecture religieuse qu'il a perçue du destin de Meursault, ce dernier refuse d'en entendre plus.
Il ne supporte pas qu'on le plaigne, d'autant plus que selon lui, sa vie est beaucoup plus complète que celle de l'aumônier, qui "n’était même pas sûr d’être en vie puisqu’il vivait comme un mort".
La vision du monde que lui offre l'aumônier ne correspond pas à celle de Meursault, qui considère que "aucune de ses certitudes ne valait un cheveu de femme".

Il refuse qu'on lui impose une certaine vision du monde, qui plus est lorsqu'elle est imposée par la société toute entière. Selon Meursault, nous vivons tout simplement et faisons des choix. Nous n'allons pas dans l'au-delà une fois la mort arrivée, aussi il rejette avec toute l'ardeur possible l'idée d'un salut ou d'un sens supérieur donné à la simple existence humaine ("les autres aussi, on les condamnerait un jour").
Ici, Meursault s'oppose ainsi à la fois aux conventions religieuses, sociales et sociétales. Il ne souhaite pas se repentir, car, selon lui, il n'y a en réalité rien à se faire repentir. Il a commis des actes plutôt que d'autres, et est fier d'être libre.
Mais plus encore, il refuse le mensonge social qui pousse la grande majorité des individus à mentir pour se fondre dans la masse et répondre aux normes sociétales. Il ne cherche pas à mentir pour se faire accepter, et portera fièrement ses actes jusqu'au bout ("qu’importait si, accusé de meurtre, il était exécuté pour n’avoir pas pleuré à l’enterrement de sa mère").
II. La révolte de Meursault : une affirmation de liberté intérieure
Ce qui caractérise cet excipit, c'est avant tout la révolte de Meursault. Il se révolte tout d'abord contre la religion, en refusant de l'accepter comme sienne et en remettant en cause ses principes les plus fondamentaux ("Je me suis mis à crier à plein gosier et je l’ai insulté et je lui ai dit de ne pas prier. Je l’avais pris par le collet de sa soutane.").
Le refus d'un au-delà est palpable, avec l'affirmation de la vie immanente, de la vie en tant que telle, autrement dit, la vie véritable, contrairement à la vie que vit l'aumônier. Meursault prône le "hic et nunc", en somme.

Finalement, l'aumônier appartient tout autant au système et à l'institution sociétale que le patron de Meursault, son avocat ou encore le juge du tribunal. En quelque sorte, ces personnalités agissent comme des personnes mortes, condamnées par leur statut dans la société à éternellement vivre dans ce que Camus considère être le mensonge social.
Meursault est l'incarnation de l'être humain qui refuse d'être simplement ce qu'il est, et d'agir en conséquence. Il vit à sa manière et rejette le mensonge social qui oblige chaque individu en société à se figer dans un rôle. Ce n'est pas pour rien que l'une des citations d'Albert Camus est la suivante :
L'homme est la seule créature qui refuse d'être ce qu'elle est.
Albert Camus
Le personnage qui est condamné semble commencer à vivre ("je me suis senti prêt à tout revivre"), tandis que les personnages faisant partie intégrante de l'institution semblent dénués de toute vie digne d'intérêt ("il vivait comme un mort"). On observe ici un total renversement de situation !
Meursault le dit lui-même, il aura fallu que cette colère soit déversée pour que survienne le sentiment de libération. Il gardait ses pensées enfouies en lui trop longtemps et trop souvent. Soudain, il se sent libre et heureux, prêt à revivre, quand bien même il s'apprête à mourir ("comme si cette grande colère m’avait purgé du mal, vidé d’espoir, devant cette nuit chargée de signes et d’étoiles, je m’ouvrais pour la première fois à la tendre indifférence du monde").
C'est ici la première et la dernière fois que Meursault exprime véritablement ses pensées ainsi que ses sentiments. C'est justement ce qui frappe les lecteurs, car depuis le début du roman, nous avons affaire à un Meursault totalement passif et indifférent, ne se mettant jamais en colère, ne semblant ressentir que peu de plaisir.
Les lecteurs ne s'attendent pas à ce revirement de situation, aussi, Camus les prend par surprise ("je déversais sur lui tout le fond de mon cœur avec des bondissements mêlés de joie et de colère").

Lui-même ne semble pas comprendre ce qui se passe en lui et le fait sortir de ses gonds ("je ne sais pas pourquoi, il y a quelque chose qui a crevé en moi").
Pour la première fois, Meursault exprime sa pensée en utilisant la première personne et usant de beaucoup de "moi" : "qui a crevé en moi", "je me suis mis", "Moi, j’avais l’air", "j’étais sûr de moi"...
Pour une fois, Meursault sait exactement ce qu'il veut, ce qu'il attend de la vie.
La révolte de Meursault ne représente pas seulement une réaction émotionnelle, elle permet une prise de conscience éveillée.
Meursault fait le bilan de sa propre vie, en ressassant ses souvenirs ("j’ai pensé à maman", "maman devait s’y sentir libérée et prête à tout revivre", "j’ai senti que j’avais été heureux"). Finalement, en dressant le bilan de sa propre vie, Meursault se considère comme heureux d'avoir vécu.
Il s'est réalisé en tant qu'individu et a vécu, contrairement aux personnes représentant les institutions, dont la vie semble morne, voire inexistante. La révolte de Meursault traite en réalité des mêmes idées que celles que Camus traitera quelques mois plus tard dans son essai Le Mythe de Sisyphe, à savoir l'absurdité de l'existence, le refus des illusions, notamment religieuses, ou encore la lucidité face à l'absurde.
III. L’acceptation de l’absurde et de la mort
L'épilogue a ici pour fonction de permettre et de montrer l'accomplissement du personnage principal. Face au caractère machinal de l’existence, aux institutions qui écrasent l’Humain, l’individu doit se constituer lui-même et donner sens à sa vie (« toute cette vie absurde que j’avais menée »).
L'Étranger vient illustrer la philosophie de l’absurde dont Camus est le messager, car finalement, peu importe que Meursault veuille vivre, qu'il soit condamné pour le meurtre d'un homme ou que Marie en aime un autre dans le futur ("Qu’importait que Marie donnât aujourd’hui sa bouche à un nouveau Meursault ?) puisque, de toute façon, la mort est inévitable4 et reste indifférente aux désirs des humains.
C’est en cela que L’Etranger est une tragédie. Car cette « merveilleuse paix » est momentanée.
En effet, l’accomplissement de soi se fait, pour Meursault, contre la société ("Pour que tout soit consommé, pour que je me sente moins seul, il me restait à souhaiter qu’il y ait beaucoup de spectateurs le jour de mon exécution et qu’ils m’accueillent avec des cris de haine."), et non en accord avec elle.
Remarquons que le roman s’est construit depuis le début sur un parcours initiatique.

D’abord, la mort de la mère laisse Meursault seul au monde, et il doit alors se constituer en tant qu’individu responsable. Ensuite, survient la mort de l’Autre , appelé dans le texte "l’Arabe", qui est symbolique car, avec la mort d’autrui, Mersault se découvre en tant qu’être différencié, unique, et encore une fois responsable.
Finalement, sa propre mort apparaît comme un accomplissement, une réalisation de soi. Ce sont ici les stades de son émancipation symbolique, en quelque sorte. Plutôt que de fuir la vérité du monde, qui est donc l'absurdité de l'existence et l'indifférence du monde aux désirs humains, Meursault l'accepte et l'accueille même à bras ouverts ("Les autres aussi, on les condamnerait un jour. Lui aussi, on le condamnerait. [...] je m’ouvrais pour la première fois à la tendre indifférence du monde".
Cette acceptation n'est cependant absolument pas passive. Ici, Meursault ne souffre pas de cette réalité, il lui ouvre les bras car il fait le choix d'être lucide, et c'est cette lucidité qui le rend paisible et heureux, finalement.
Il ne cherche plus à fuir la mort, il n'en veut plus à la société de le condamner, et plus que tout, il ne cherche plus à être compris par la société. Il accepte la notion de finitude humaine.
En ceci, nous pouvons affirmer que Meursault apparaît comme bien plus libre que les autres individus du roman, étant donné qu'il devient pleinement conscient de sa condition d’homme absurde et ne cherche absolument pas à la fuir.
IV. La communion avec la nature et le monde
Dans cet excipit, ce sont les sensations qui guident Meursault plutôt que les opinions. Il y a effectivement une forte présence de souvenirs, d'odeurs, de colère, de joie... La communion de Meursault avec la nature n'est pourtant pas systématique, car n'oublions pas que c'est le soleil qui, l’aveuglant, lui fait commettre l’irréparable.

Lorsque le soleil et la chaleur l'accablent à ce moment du récit, Meursault n'est pas en communion avec la nature, bien au contraire, il semble la fuir. Mais il trouve la paix intérieure, une tranquillité, lorsque la nuit arrive ("je me suis réveillé avec des étoiles sur le visage").
Une fois sa colère passée, la nature est décrite de manière omniprésente et stylisée ("des bruits de campagne", "« "des odeurs de nuit, de terre et de sel", "une marée", "le soir était comme une trêve mélancolique", "cette nuit chargée de signes et d’étoile", "rafraîchissaient mes tempes").
Or, cette attention au monde sensible est constante dans le roman, elle n'apparaît pas qu'au sein de l'excipit, loin de là. Tout au long du roman, la nature est sans cesse décryptée, analysée, définie dans les moindres détails. Puis, à la fin de L'Étranger de Camus, nous pouvons parler de l'idée de bonheur pour Meursault, lorsqu'il se trouve au contact de la nature, en communion avec celle-ci.

Il s'agit d'un bonheur paradoxal à deux titres. Tout d'abord, il est paradoxal que ce bonheur n'ait lieu que par la fin de la vie du personnage.
Et deuxièmement, il est paradoxal que ce soit au contact de la nature que Meursault se sente apaisé et finalement heureux, prêt à "tout revivre", quand bien même c'est au contact de cette même nature, sous le soleil, qu'il a perpétré l'acte qui le condamne.
Il est fondamental de rappeler que l'excipit ne contient pas qu'une réflexion abstraite et philosophique de la part de Meursault.
La dimension sensorielle est essentielle pour mettre en valeur son idée du bonheur et de la paix intérieure. Meursault se tourne vers le monde physique et se détourne du monde spirituel en effet.
Il remarque la nuit ("je me suis réveillé avec des étoiles sur le visage"), les bruits ("des bruits de campagne montaient jusqu’à moi", "des sirènes ont hurlé"), les odeurs ("des odeurs de nuit, de terre et de sel rafraîchissaient mes tempes"), les sensations du corps ("cette grande colère m’avait purgé du mal, vidé d’espoir") et la forte présence de la nature qui apaise ("de l’éprouver si pareil à moi, si fraternel enfin").
V. Une fin qui éclaire toute la philosophie du roman
En réalité, dire que l'excipit est important dans le roman est trop peu. Si l'on veut être juste, il faut préciser que la fin de L'Étranger de Camus est la partie du roman qui donne tout son sens à l'histoire. Meursault, longtemps jugé par la société comme étant indifférent, dénué de toute émotion et de tout ressenti, apparaît finalement comme un être humain et non comme une machine !
Lucide, considérant toute chose et réfléchissant au pourquoi du comment de la vie, Meursault ne participe pas au mensonge social et refuse de se conformer aux attentes de la société, mettant de côté les faux-semblants et préférant être considéré comme un paria plutôt que comme un "bon citoyen" obéissant et lâche.
L'épilogue permet ainsi de mieux comprendre, une fois les clés en main, son attitude à l'enterrement de sa mère, de même que sa relation ambigüe avec Marie.
Aussi, nous comprenons pourquoi il agissait de la sorte durant le procès, une fois que l'on analyse son rapport à la mort.

L'épilogue nous livre tout ceci d'un coup, simplement durant les toutes dernières pages !
Conclusion du commentaire de la fin de L’Étranger de Camus
L'excipit de L'Etranger constitue bien plus qu'une conclusion narrative. Il s'agit avant tout d'une conclusion philosophique, représentant un moment décisif dans le parcours de Meursault. Il s'agit de la première et de la dernière fois que Meursault nous permet d'accéder à ses pensées ainsi qu'à ses émotions, témoignant d'une véritable lucidité sur le monde qui l'entoure.
La révolte de Meursault ne se résume pas à un simple refus des codes sociétaux ; il s'agit avant tout d'une affirmation de sa liberté intérieure. Il finit par accepter la mort et l'absurdité de l'existence, non par dépit, mais avec joie, en les accueillant bras ouverts.

L’Étranger relate le parcours initiatique d’un homme vers son propre accomplissement. Mais cet accomplissement est tragique, puisqu’il ne se réalise que dans sa propre destruction.
Cette possibilité de la liberté totale est la réponse à l’absurdité de la vie.
Pour répondre à la problématique posée, à savoir "Comment l’épilogue de L’Étranger révèle-t-il l’accomplissement de Meursault face à l’absurde et à la mort ?", nous répondons que l'excipit met en lumière un Meursault pleinement lucide face à l'absurdité de l'existence.
Il fait également preuve d'un profond libre arbitre en refusant les illusions imposées par la société. Il faut replacer le texte dans son contexte, car nous sommes à l’époque de la colonisation, et Camus ressent l’absurdité de cette occupation militaire. Il interroge les institutions, les politiques, et le rôle de l'être humain face à elles. Entraînez-vous pour le bac avec ce commentaire détaillé de la scène du procès dans L'Etranger de Camus !
❓De quoi s'agit-il ? D'un exemple de commentaire de texte de l'excipit de L'Etranger d'Albert Camus, publié en 1942.
📓 Qu'est-ce qu'un excipit ? Il s'agit du pendant de l'incipit, ce dernier représentant les premières pages d'une oeuvre. L'excipit correspond à l'épilogue d'une oeuvre, autrement dit à ses dernières lignes.
⭐ Pourquoi l'épilogue est-il fondamental dans cette pièce ? Parce qu'il s'agit de l'accès aux pensées et aux émotions du personnage de Meursault, habituellement d'apparence insensible et indifférent, exécutant ses actions tel un automate. Meursault explose enfin de colère puis de joie, révélant aussi sa capacité à raisonner de manière très lucide.
💭 En quoi l'excipit de L'Etranger de Camus révèle-t-il la pensée de l'auteur ? À travers ce personnage unique, Camus expose sa thèse existentialiste : l'humain est le seul être qui refuse d'être ce qu'il est. Il faut se moquer des conventions sociales et accepter l'absurdité de l'existence.
Il peut parfois être éprouvant de suivre l'année scolaire tout en devant réviser chaque cours à la maison avant un examen. En bénéficiant de soutien scolaire en ligne, pour des cours de français par exemple, vous pourrez réellement travailler à votre rythme et apprendre énormément d'anecdotes sur les auteurs classiques !
Sources
- TENAILLON, Nicolas, "L’absurde chez Camus, c’est quoi ?", 18 octobre 2025, https://www.philomag.com/articles/labsurde-chez-camus-cest-quoi. Consulté le 23 juin 2026.
- HOLLIDAY, Titus, ""Aujourd’hui, maman est morte..." : les phrases d’ouverture les plus célèbres de la littérature", 17 novembre 2025, https://www.radiofrance.fr/franceculture/aujourd-hui-maman-est-morte-les-phrases-d-ouverture-les-plus-celebres-de-la-litterature-1301772. Consulté le 23 juin 2026.
- JUNQUA, Christophe, "Regard sur L’Étranger de Camus", pp. 161-170, 2017, https://shs.cairn.info/revue-inflexions-2017-1-page-161. Consulté le 23 juin 2026.
- Lycée Do Kamo [www.dokamo.nc], "L’Étranger d’Albert Camus ; analyses", https://www.dokamo.nc/letranger-dalbert-camus-analyses/. Consulté le 23 juin 2026.
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1/ Qu’est-ce que Meursault découvre sur sa mère qu’il n’imaginait pas lors de la veillée et de l’enterrement ?
Quelle était heureuse avant de mourir !car elle s’était fait un fiancé. ?