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Comment sont nées les percussions ?

De Alexia, publié le 06/07/2018 Blog > Musique > Batterie > Quelle est l’Histoire de la Batterie ?

« La musique est une danse rituelle avec des guitares autour des percussions africaines et du tandem basse batterie, zébrée des éclairs de saxophone ou de la trompette. » Alain Gerber

25 % des Français reconnaissent que la musique est un bon moyen de se détendre selon un sondage SOFRES.

Et que serait un morceau de musique sans les sonorités de la batterie, de sa caisse claire, ses cymbales, son charleston et sa grosse caisse ?

Jouer de la batterie, c’est ouvrir la voie à la guitare électrique et à la guitare basse. C’est le batteur qui donne le tempo et le rythme à suivre aux autres musiciens.

Mais d’où viennent les batteries acoustiques ? Quelle est l’histoire de cet instrument ?

La batterie : une origine multiculturelle

Le premier instrument utilisé dans l’histoire de l’humanité est bien sûr la voix mais on sait que les percussions sont arrivées assez rapidement dans la création de la musique. Voici une chronologie de la préhistoire au XIXème siècle.

Comment savoir jouer des percussions rapidement ? Guitare acoustique, flûte, instruments à vent, djembé, contrebasse… Chaque instrument à son histoire !

Les premières traces de batterie percussion

La batterie d’origine possède une histoire pluriculturelle ancienne. Les premières traces de cymbales et tambours datent du 7ème siècle avant JC. Des sculptures et des peintures de cymbales et tambours ont en effet été retrouvées dans des tombes égyptiennes et romaines.

Le mot tambour a lui-même une origine orientale (du persan tabῑr ou de l’arabe ṭubūl) et le timbre de la caisse claire se retrouve chez les tambourins marocains.

Les tambours se retrouvent partout dans le monde, dans les cultures anciennes, ce qui laisse présager une histoire de ces instruments de musique très ancienne.

Des cymbales ont été retrouvées dans des tombes grecques : ils pensaient qu’elles avaient le pouvoir de repousser les mauvais esprits. Par ailleurs, de nombreuses peintures montrent les cymbales utilisées comme instrument de musique lors de banquets et de fêtes.

L’utilisation de l’instrument de percussion à des fins militaires

Plus tard, les tambours et les cymbales ont été utilisés à des fins militaires, comme d’autres instruments : cors, cornes de brume, trompettes, cornemuses… Le but était de communiquer et d’envoyer des ordres aux soldats jusqu’au bout du champ de bataille ou alors d’effrayer l’ennemi.

Ce sont notamment les Ottomans qui ont introduit l’utilisation de cymbales pour impressionner les troupes ennemies.

Aujourd’hui encore, le défilé de la fanfare militaire peut se retrouver. Cette manière d’enseigner les percussions constitue l’âge d’or de l’époque napoléonienne.

L’arrivée du style New Orleans

Bien plus tard au début du XIXème siècle, ce sont les esclaves noirs des Etats-Unis qui s’approprient l’instrument. Le mouvement a lieu en Louisiane, lorsque les militaires français reprennent les bateaux en direction de la France, laissant derrière eux leurs instruments trop encombrants.

Peu à peu les brass bands et le style New Orleans, basé sur l’improvisation voit le jour. C’est ce style qui donnera naissance au jazz tel qu’on le connaît aujourd’hui.

Le double drumming apparaît : par souci d’économie, la cymbale était attachée à la grosse caisse et un seul musicien jouait des deux. Les influences africaines du double drumming sont indéniables bien que difficilement traçables puisque tout était transmis oralement. De plus, les esclaves n’avaient pas le droit de jouer ce qu’ils voulaient quand ils le voulaient.

L’invention de la batterie moderne au XXème siècle

Au début du XXème siècle, toutes les batteries ne sont pas encore des batteries modernes telles que nous les connaissons.

Quelles sont les origines des batteries modernes ? Manier la baguette était un art militaire à une époque.

L’invention de la pédale de grosse caisse

Les groupes de musique comportent plusieurs batteurs ou devrait-on dire percussionnistes : un s’occupant de la grosse caisse, un de la caisse claire et un autre des cymbales.

En 1909, William F. Ludwig invente la pédale de grosse caisse (ou »toe operated bass drum pedal »), facilitant ainsi l’utilisation de la batterie et réduisant le nombre de percussionnistes. C’est un succès immédiat et elle est commercialisée à grande échelle dès l’année suivante.

A cette époque, les peaux de la batterie sont encore en matière animale et il n’y a qu’un seul tom. Le style musical est directement inspiré des défilés militaires et la batterie sert de soutien à des orchestres jazz.

La prohibition et le développement du jazz

Dans les années 1920, la prohibition amène de riches gangsters (généralement blancs) à s’intéresser aux big bands. Les clubs de jazz se développent dans le même temps, on s’y retrouve pour consommer de l’alcool, alors interdit, et danser au rythme d’un morceau de jazz improvisé.

Le batteur est le gardien du tempo. Il n’est que très peu mis à l’honneur et se contente de marquer les temps avec la grosse caisse (qui remplace souvent la basse).

La première pédale charleston est inventée, les premiers toms accordables voient le jour et les balais également pour limiter le bruit dans les lieux clos.

La période du swing

Les clubs de jazz se multiplient dans les années 1930. La demande de lieux exutoires est accrue, permettant aux noirs américains et notamment aux batteurs de se faire une place sur la scène musicale de l’époque.

C’est l’avènement du swing, cette note de silence ajoutée qui donne un rythme ternaire aux musiques populaires contemporaines.

Les toms accordables prennent leur place au soleil et les toms basses posés au sol s’imposent peu à peu dans le paysage musical. La batterie moderne voit enfin réellement le jour avec l’arrivée des cymbales splash.

Les blancs se mettent à imiter les noirs et font découvrir la musique jazz et swing dans de prestigieuses salles de concert américaines.

Dans le même temps, à Paris, c’est le développement du jazz manouche.

Les évolutions de la batterie depuis 1940

Un changement important se produit dès les années 1940 : on produit maintenant de la musique destinée à être écoutée et pas seulement dansée.

D'où viennent les percussions ? Prendre des cours de batterie en école de musique avec Kenny Clarke ? Tous les apprentis batteurs en rêvent ! (source : YouTube)

Le batteur, réel soliste avec l’arrivée du be-bop

Le batteur devient un membre soliste à part entière notamment grâce à l’avènement du be-bop.

Le be-bop est caractérisé par un tempo très rapide et des harmoniques complexes. Kenny Clarke est considéré comme l’inventeur de ce style musical. Le batteur voit son rôle prendre de plus en plus d’importance puisqu’il peut ajouter des « commentaires rythmiques » sur ses passages.

L’accent du premier temps devient plus léger et les toms sont plus petits. Le drummer peut réellement exprimer sa créativité et sa personnalité.

Les fabricants d’instruments de musique commencent à proposer des batteries complètes, ressemblant énormément à ce que l’on retrouve aujourd’hui.

Le développement du rock’n’roll et… des peaux synthétiques

Dans les années 1950, les peaux synthétiques viennent remplacer les peaux animales, facilitant ainsi l’accordage des toms aux batteurs. Avant 1957, tous les morceaux enregistrés à la batterie l’étaient sur des peaux de veau.

Le problème était leur désaccordage rapide et en fonction de la météo. S’il faisait chaud et humide, l’accordage était plus bas et s’il faisait froid et sec, les batteurs devaient mouiller leurs peaux pour pouvoir jouer un son correct.

Mais malgré ses désavantages, les peaux en veau donnaient un son unique, notamment avec les balais et avaient une durée de vie plus longue que les peaux en plastique.

Les années 1950 et 1960 sonnent aussi le début du rock’n’roll, rendant la batterie de plus en plus populaire auprès des jeunes générations (les Beatles, Led Zeppelin, The Who…).

Le jeu des batteurs rock devient de plus en plus puissant, incitant les constructeurs à proposer des instruments de plus en plus fiables et solides. Les cymbales deviennent de plus en plus épaisses et lourdes pour répondre au jeu des batteurs.

Peu à peu, chaque style musical définit un jeu différent à la batterie, même si l’on peut retrouver le jeu jazz dans la musique rock’n’roll d’Elvis, surtout à ses débuts.

L’arrivée de la double pédale dans le hard-rock et le metal

Le style hard rock commence à voir le jour avec des groupes comme AC/DC, Deep Purple ou encore Guns’n’Roses. Toute cette vague nous a mené à plusieurs styles de musique allant du punk (Sex Pistols, The Clash…) au rock progressif (David Bowie, Genesis…) en passant par le metal et le death metal.

La double grosse caisse ou double pédale fait son apparition dans les années 1980 et est aujourd’hui systématiquement utilisée dans le metal et death metal.

Aujourd’hui n’importe quelle batterie neuve ou pas est entièrement personnalisable selon l’envie du batteur et le style de musique jouée. On peut se contenter d’un charleston, d’une grosse caisse et d’une caisse claire. Remplacer le charleston par un type de cymbale. Ajouter des toms, enlever des cymbales, changer les éléments de place (surtout si l’on est gaucher), jouer en croisant ou décroisant les bras, proposer un jeu assis ou debout…

Les batteries électroniques ont également remplacé certaines batteries, notamment dans la musique électronique. Pour apprendre la batterie quand on habite en appartement, c’est plus simple de pratiquer sur sa batterie électronique Roland : les voisins vous diront merci !

Avez-vous déjà vu quelques films sur la batterie ?

Quand est apparue la première percussion ? Acheter une batterie électronique, c’est aussi pouvoir la brancher sur un ampli ou à un casque pour profiter de toute la sonorisation possible.

Définitions « histoire de la batterie »

Apprendre la batterie, au-delà d’apprendre la rythmique, c’est aussi s’initier à un nouveau vocabulaire, celui de la musique et des percussions.

Qu’est-ce qu’une cymbale splash ?

La cymbale splash fait entre 6 et 12 pouces et est utilisée généralement pour de petits accents, courts et explosifs, souvent à la fin d’un break. Elle fait un bruit intense mais qui ne dure pas.

Qu’est-ce que le charleston sur une batterie ?

Aussi appelé hi-hat, le charleston est un élément composant la batterie. Il s’agit de deux cymbales retournées l’une sur l’autre, reliées à un pied à pédale.

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