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Qu’est-ce qu’un bon professeur pour dyspraxiques ?

De Thomas, publié le 04/09/2018 Blog > Cours particuliers > Donner des Cours Particuliers > Comment Enseigner aux Élèves atteints de Dyspraxie ?

Dans une perspective globale, les troubles du comportement ne sont pas rares chez les enfants, et même chez les adultes ! En effet, alors que l’échec scolaire se fait de plus en plus présent, on n’évoque pas assez les problèmes liés aux autres domaines, comme les troubles de l’apprentissage, les troubles cognitifs, ou encore le déficit de l’attention.

Dyscalculie, dysphasie, dysorthographie, dysgraphie, dyslexie, nombreux sont les troubles du comportement que l’on ne maîtrise pas forcément d’instinct. Et la dyspraxie en fait pleinement partie. En France, ce trouble du comportement concernerait 5 à 6% des enfants en âge scolaire, et toucherait 3 fois plus les garçons que les filles (étude réalisée par l’ASPH, l’Association Socialiste de la Personne Handicapée).

Alors comment réagir face à un élève dyspraxie, lorsqu’on est professeur ? Tous nos conseils et nos astuces pour donner les meilleurs cours possibles !

Savoir reconnaître un élève dyspraxique

Qu'est-ce que la dyspraxie ? Si le métier de professeur est un très beau métier, il comporte parfois des petites épreuves, comme s’adapter à un élève dyspraxique.

Pour savoir comment réagir face à un sujet ou à un élève dyspraxique, il convient tout d’abord de savoir un peu plus de détails sur ce dont il s’agit. La dyspraxie, vous n’avez peut-être jamais entendu parler de ceci, et pourtant, selon le haut comité de santé publique, environ 5% à 7% des enfants de 5 à 11 ans souffrent de dyspraxie.

Oui mais qu’est-ce que c’est concrètement ? C’est un trouble de l’automatisation et de la coordination des gestes, lorsque ces derniers ont un but précis : lacer ses chaussures ou encore s’habiller, ou bien écrire avec habileté. Ce qui va poser un réel souci à l’école et pour la réussite scolaire, par exemple !

L’appellation dyspraxie a été mise en place et démocratisée en 1961, par le neurologue britannique Walter Russell Brain. D’autres auteurs tels que Orton en 1937 parlaient de maladresse anormale. Ford, quant à lui, parlait en 1960 de maladresse congénitale pour décrire ce trouble.

Ce trouble est d’ailleurs d’origine neurologique, et en partie génétique. Les fonctiones cognitives s’en trouvent alors touchées, freinant ainsi les apprentissages scolaires, les capacités attentionnelles, l’apprentissage du langage, et, plus globalement, a des répercussions sur la vie scolaire.

Après tout ceci, un professeur doit être en mesure de repérer un élève dyspraxique, et peut être à même de l’aider dans sa grande difficulté potentielle à écrire, dans ses probables troubles du langage, ou encore aider les enfants à apprendre les tables de multiplication. Un véritable travail qui implique d’avoir un haut potentiel et d’être sur tous les fronts, y compris celui de l’instituteur, ancré dans un système scolaire.

Car oui, un élève dyspraxique a, même s’il n’est pas dyslexique ou limité intellectuellement, besoin d’un minimum d’aide pour arriver à effectuer certains geste ou certaines tâches du quotidien. De la plus simple à la plus complexe, c’est tout un pan de la psychomotricité que les troubles dys et leurs difficultés font apparaître chez l’élève atteint de dyspraxie.

C’est donc la place et le rôle d’un enseignant de savoir combiner ses cours et son envie de mieux comprendre les troubles psychologiques. Se comporter en psychomotricien pour pourvoir aider certains enfants, c’est presque la clé pour palier aux difficultés rencontrées dans le système scolaire.

Comment enseigner à un élève en échec scolaire ?

Comment se comporter face à un élève dyspraxique quand on est professeur ?

Existe-t-il des cours spécialisés pour les enfants dyspraxiques ? Pour un professeur, enseigner à un élève dyspraxique va demander de la patience, de la pédagogie, de la bienveillance et de la bonne volonté.

Être professeur, c’est aussi et avant tout savoir s’adapter, notamment dans ces circonstances. En effet, enseigner et donner des cours à un élève dyspraxique ne revient pas à donner des cours à un élève lambda. En effet, un souci psychomoteur donne à l’enfant beaucoup plus de fil à retordre lorsqu’il s’agit d’assimiler des réflexes attentionnels, d’écrire ou tout simplement de d’avoir confiance en lui.

C’est donc à la figure du professeur, qui sera aussi celle d’un tuteur, de montrer que la fatigabilité n’existe pas, que l’avancée cérébrale de l’élève est bonne, et que son cheminement intellectuel est prometteur. Cela sera certainement le cas, car chaque enfant dyspraxique n’est pas atteint de déficience intellectuelle, ils ont juste besoin d’un peu plus de temps que d’autres de leurs camarades classe pour atteindre leurs objectifs.

Les difficultés scolaires ne naissent pas par hasard, et c’est aussi au professeur à savoir les combattre et préparer le terrain pour une progression rapide et sans embûches pour l’élève dyspraxique. Un bilan ortophonique peut également être une solution, mais nous parlerons là plus d’enfants atteints de dyslexie, plutôt que de dyspraxie. De la grande section au CE2, tout est donc propice pour le professeur pour se lancer des défis d’enseignement.

Faire progresser un élève dyspraxique quand on est professeur

Quels sont les symptomes de la dyspraxie pour un élève ? Un élève dyspraxique fera de son mieux pour assimiler, comprendre et progresser les cours de son professeur.

Le métier d’enseignant est donc aussi celui de support, de soutien et de guide, lorsqu’i s’agit de mener un élève vers la progression et la réussite. En dépit de troubles de l’attention, de difficultés scolaires, d’hyperactivité, ou encore de retard mental, donner des cours doit paraître simple et accessible pour n’importe quel élève. Il est donc primordial de le considérer comme tous les autres, sans distinction aucune.

Mais comment aider un enfant qui a des troubles, quels qu’ils soient ? En l’aidant, sans faire abstraction de sa potentielle différence. En misant sur cette même différence, et adapter les outils et les aides nécessaires à son bon développement et à son milieu scolaire. Faire un bilan de temps à autre put s’avérer nécessaire, notamment avec les parents et le milieu scolaire (le psychologue scolaire en fait partie), pour avancer au mieux avec lui.

Car oui, se comporter face à un élève dyspraxique n’est pas une épreuve ni un parcours du combattant, bien au contraire. Il s’agit tout simplement de mesurer qu’il peut progresser comme tous les autres enfants, et que sa prétendue différence n’est rien d’autre que quelque chose sur lequel il faut s’appuyer pour progresser et se différencier des autres élèves dans le bon sens. Et oui, être professeur, c’est aussi ça, penser à la réussite de l’élève !

Penser à la réussite de l’élève, mais aussi et surtout à la confiance en lui, à l’estime de soi dont il peut faire preuve. En effet, il faut alors adapter son comportement, de sorte à lui faire comprendre qu’il n’est pas moins bon que les autres, qu’il a touts ses chances de réussir et de participer à la bonne ambiance émulative d’un cours, même s’il est paresseux, même s’il est moins apte que les autres à écrire ou à apprendre ses leçons.

Préparer l’avenir avec un élève dyspraxique

Quels sont les plus gros troubles du comportement en cours ? Parmi les troubles que peuvent connaître les élèves au cours de leur scolarité, on pourrait citer la dyspraxie.

L’avenir, c’est un concept flou, parfois pas évident à assimiler pour un enfant, qu’il soit dyspraxique, dyslexique ou non. En effet, pour le professeur, l’idée principale va être de réaliser qu’il faut donner à l’élèves toutes les chances de réussir dans sa vie professionnelle future, en dépit de ses difficultés pour l’apprentissage de la lecture ou de l’écriture, par exemple.

Car oui, la réussite, ça passe aussi et surtout par l’image que l’on a de soi, donc que l’on nous renvoie de nous même. C’est là que le professeur intervient, en faisant prendre conscience à l’élève dyspraxique que ça n’est pas grave, que son avenir n’est pas gâché par ce trouble de comportement, et qu’avoir des difficultés à écrire, ça n’est pas être incapable de le faire.

Rien ne prédispose un élève dyspraxique à avoir envie de se surpasser, de progresser pour son avenir. L’enseignant va lui donner cette envie, cette hargne de participer à sa réussite et à son bon fonctionnement au sein des cours qu’il reçoit. Un guide, un support, un soutien, ce sont définitivement les cartes à jouer pour le prof envers son élève, quel qu’il soit.

L’avenir, c’est aussi penser quels domaines pourrait convenir à l’élève, en fonction de ses capacités et de ses envies. C’est le placer de manière concrète dans une perspective d’avenir, pour rendre cette dernière moins floue, plus accessible et plus concrète pour un enfant qui ne maîtrise pas forcément le sens de l’école, par exemple. Cette remarque s’adresse donc pour n’importe quel élève, mais les enfants dyspraxiques ne dérogent pas à la règle.

Penser le futur, avoir des projets, peut-être que le professeur se retrouve également un petit peu dans cette optique, et pourra se retrouver lui même dans la perspective d’avenir d’un enfant. Sans mauvais traitement ni optique différentielle par rapport aux autres élèves, il faut alors considérer que tout le monde peut avoir envie d’avancer dans la vie, d’avoir des projets et des vocations particulières.

C’est donc ça, être professeur et donner des cours à un élève dyspraxique ! Prendre un peu sur soi, être pédagogue, avoir le sens du dialogue, de l’échange, et une perspective d’avenir pour l’enfant. C’est se dire que tout le monde peut réussir en dépit de ses troubles ou de ses différences potentielles, et partir du principe qu’enseigner, c’est aussi un peu faire avancer une personne dans la vie.

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