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Sujet

Analysez l'article "Hubble" puis effectuez le travail demandé ci-dessous :

1 - Inscrivez de façon précise, toutes les questions abordées lors de votre démarche d'analyse.

2 - Quel est le plan de cet article ?

3 - Trouvez un titre indicateur de l'idée générale de l'article.

4 - Quelles sont les idées principales contenues dans le texte ?

5 - L'article nous présente-t-il Hubble comme étant le télescope de l'avenir ? Etayez votre réponse par les arguments issus du texte.

6 - Pour quelle mission Hubble a-t-il été placé en orbite autour de la terre ?

7 - Reprenez sur un axe chronologique les différentes dates de l'histoire d'Hubble.

HUBBLE

(Philippe Marchette - "Ca m'intéresse" - Juin 1997)

Contrairement à ce que l'on croyait, il n'y a pas de trous noirs dans la galaxie MS 22 ! Telle est la conclusion des astronomes de la NASA. La raison de cette certitude ? Une observation du HST (Hubble Space Telescope), le fameux télescope spatial américain. Depuis sept ans, Hubble s'est ainsi fait une spécialité d'affiner des théories scientifiques ou, au contraire, de les remettre en question.

Hubble est un stakhanoviste de l'observation spatiale. Placé en orbite à 600 km d'altitude, il fait le tour de la terre en  97 minutes et peut tourner sur lui-même en 1 heure environ. C'est cette mobilité qui lui permet d'observer l'univers comme aucun autre télescope.

Son atout principal : une exceptionnelle polyvalence. Il est capable d'effectuer les observations les plus variées sur les objets astronomiques les plus divers. Dans le système solaire, il a révolutionné l'étude de la climatologie des planètes et confirmé, au-delà de la voie lactée, l'existence de trous noirs d'une masse équivalente à plusieurs millions de fois celle de notre soleil. Il est devenu le plus célèbre des chasseurs de comètes, depuis qu'il nous a fait assister, presque en direct, à la collision de Jupiter avec l'une d'entre elles. Il peut photographier les atréroïdes si petits qu'ils restent invisibles aux meilleurs télescopes terrestres, mais il sait également mesurer la taille des galaxies.

Véritable laboratoire, il possède, outre ses caméras sensibles au visible, à l'infrarouge et à l'ultraviolet, des spectrographes qui effectuent des sondages chimiques. Hubble, à l'instar du télescope du mont Palomar, d'Apollo 11 ou de la lunette de Galilée, fait désormais partie de ces instruments mythiques qui ont fait l'histoire de l'astronomie.

Hubble a multiplié par mille notre capacité d'exploration de l'espace profond. Grâce à de longues heures ininterrompues de pauses photographiques, il a capté les ultimes lueurs des galaxies les plus lointaines et réussi à mesurer l'abîme qui nous en sépare. Pour cela, il a mesuré la différence entre la luminosité théorique d'une catégorie d'étoiles (les céphéides) et celle réellement captée par Hubble. De cette différence, les astronomes ont pu en déduire l'éloignement des galaxies abritant ces céphéides. Mais cette information permet aussi de dater ces galaxies.

En effet même à 300.000 km/s, la lumière prend du temps pour franchir des milliards de milliards de kilomètres. Conséquence : lorsque nous observons une galaxie à un milliard d'années-lumière, nous la voyons telle qu'elle était il y a un milliard d'années et non pas dans son état actuel. Depuis, les scientifiques en déduisent que l'âge de l'univers avoisinerait une dizaine de milliards d'années et non pas quinze ou vingt comme auparavant. Ces données sur l'âge et la taille de l'univers permettront de savoir si son expansion actuelle est éternelle ou si, arrivé à sa taille maximale, il va commencer à se rétracter (le big crunch).

L'homme a vu naître les étoiles ! Cette "première" dans le domaine astronomique, les scientifiques la doivent encore une fois à Hubble. Il y a longtemps déjà que les astronomes soupçonnaient les nébuleuses, ces nuages de poussières et de gaz de plusieurs milliards de kilomètres, d'être des nids cosmiques donnant naissance aux étoiles par fusion nucléaire. Mais jamais, ils n'avaient eu, jusqu'à présent, de confirmation visuelle. Les clichés de Hubble nous montrent le spectacle inédit d'une cinquantaine de globules gazeux qui seraient autant d'oeufs cosmiques en train d'éclore. Cette observation constitue une pièce supplémentaire dans le puzzle de la genèse cosmique.

Peu à peu, se précisent ainsi les différents processus qui ont permis à l'univers d'allumer le feu des milliards de milliards d'étoiles constituant les galaxies : les petites étoiles comme notre soleil naissent "brutalement" dans les nuages interstellaires par l'accrétion de globules isolés qui se fondent ensuite en une seule étoile.

A l'inverse, les grosses étoiles, de masse dix fois supérieure à celle de notre soleil se forment en plusieurs étapes. D'abord, il se crée une série de petites étoiles qui chauffent l'espace environnant. Il en résulte alors une compression progressive du gaz interstellaire et enfin une réaction de fusion nucléaire dans ce dernier.

Comme une vedette de cinéma, Hubble doit autant sa réputation à la publicité qu'à ses performances.

L'atmosphère est la bête noire des astronomes. Même par une nuit sans vent, les turbulences de l'air perturbent le trajet de la lumière issue des étoiles. "L'idéal serait de s'en affranchir", propose dès 1964 l'américain Lyman Spitzer. "Un observatoire spatial offrirait une actuité 10 fois supérieure". L'adhésion à l'idée, bien qu'unanime, est discutée pendant 10 ans et c'est en 1977 que la NASA décide la construction du futur HST (Hubble Space Telescope).

Le télescope à 2 milliards de dollars était myope.

Sa fabrication, pensait-on, ne posait aucun problème. Mais on avait sous-estimé les exigences liées à l'astronomie. Prévue pour 1983, la mise au point prend plusieurs années de retard. Le budget initial de 450 millions de dollars double une première fois, puis grimpe à 1,6 milliards en 1986.

Coïncidence funeste : la même année, l'explosion de Challenger reporte le lancement à une date indéterminée.

Le départ est finalement fixé à 1989. Annulé à la dernière minute, il est reprogrammé une première fois en mars, puis en avril 1990.

Quand la navette Discovery décolle enfin le 24, le prix de l'aventure est passé à 2 milliards de dollars ! Le HST est l'instrument scientifique le plus cher de l'histoire. Son lancement devient un événement international hypermédiatisé et, lorsque, le 25 avril, le HST sort dans l'espace, c'est le satellite le plus connu du monde.

Le 20 mai 1990, le HST oriente son miroir vers l'amas d'étoiles les NGC 3532 pour son premier coup d'oeil. Malheureusement, si en public les resopnsables se réjouissent, en coulisse on est moins enthousiaste. Quelque chose cloche dans les images : au lieu d'être nettes, les étoiles sont entourées d'un halo. Il faut bientôt se rendre à l'évidence, le miroir, pièce maîtresse du HST, souffre d'un défaut de courbure. En clair, le HST à 2 milliards est myope !

Et les soucis de Hubble ne sont pas terminés. Dès les premières orbites, ses panneaux solaires se sont mis à trembler, perturbant le pointage et causant un brouillage supplémentaire des images. A partir du sol, les ingénieurs impriment des saccades opposées aux vibrations.

Mais cette opération monopolise une partie de l'ordinateur de bord, au détriment des observations.

La NASA, qui subit sarcasmes et critiques, sait qu'elle joue son avenir. Elle contre-attaque arguant, commentaires scientifiques à l'appui, que même floues, ses photos sont encore supérieures à celles des télescopes terrestres. Dans le même temps, la NASA et ses ingénieurs cherchent désespérément comment rendre sa vue au HST. Le miracle prend la forme d'un programme informatique spécialisé dans le traitement d'images. Hubble retrouve presque sa vision normale. Les clichés sont aussitôt proposés au public avant même leur exploitation scientifique.

Mais la restauration est limitée aux astres brillants ; pour les autres, l'informatique reste inefficace.

Malgré ses défauts, Hubble réussit quand même à transmettre ses images. Mais en cours d'année 1993, la situation se dégrade. Des mécanismes tombent en panne, obligeant le HST à utiliser ses ultimes systèmes de secours.

La NASA avance de deux ans une opération de maintenance et, le 2 décembre 1993, la navette Endeavour décolle pour une mission de réparation de 35 heures : la plus longue et la plus complexe jamais effectuée en orbite. Quand le 18, à 1 heure du matin, une image d'étoile aussi précise qu'une tête d'épingle apparaît sur l'écran, la NASA sait que le HST répond enfin aux espoirs qu'on a placés en lui. C'est une réussite autant technologique que médiatique.

La vue recouvrée, Hubble confirme avec brio qu'il est aussi bon dans chaque spécialité que le meilleur des télescopes terrestres et ce, dans tous les domaines de l'astronomie. Une polyvalence qui s'illustre sur la naissance et la mort des étoiles, l'hypothèse du big bang ou la chasse aux météores...

Mais on ne rattrape pas le temps perdu. Le HST a été lancé avec sept ans de ratard, sa technologie date des années soixante-dix. Dans le même temps, les télescopes terrestres ont profité de secrets militaires "déclassifiés", notamment lors de l'abandon du projet IDS, appelé "guerre des étoiles", qui devait protéger le ciel de l'Europe de l'Ouest par un bouclier de satellites. Les grands télescopes sont désormais presque aussi performants que Hubble et coûtent vingt fois moins. A ce prix, certains astronomes avouent qu'il y a peu de chances que le HST ait un successeur.

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Corrigé

1 - Liste des questions possibles :

- De quoi l'auteur veut-il nous parler ?

- Depuis quand Hubble explore-t-il la galaxie ?

- Pourquoi a-t-il été envoyé dans l'espace ?

- Quelles sont ses compétences techniques ?

- Quelles sont toutes les observations qu'Hubble a déjà réalisées ?

- Quelles sont les analyses effectuées par les astronomes à patrir des explorations d'Hubble ?

- D'après ces analyses, quelles sont les conclusions qui sont tirées avec certitude et quelles sont celles qui amènent des hypothèses ?

- De quand date l'idée de la fabrication d'un observatoire spatial ?

- Pourquoi avoir créé un tel télescope ?

- En quelle année a débuté la construction d'Hubble ?

- Quel est le montant du budget attribué à la fabrication d'Hubble ?

- Quel coût atteindra, en définitif, la construction du télescope ?

- Quelle est la date de lancement du HST ? Et par quel moyen ?

- Pourquoi les résultats des premières observations d'Hubble ne sont-ils pas satisfaisants ?

- Quelles stratégies, la NASA va-t-elle mettre en oeuvre pour qu'Hubble conserve sa réputation ?

- Quelle performance technique sera réalisée par la NASA en 1993 ?

- Quelles seront les conséquences de cette opération technique ?

- Pourquoi Hubble ne remporte-t-il pas complètement le succès escompté ?

 

2 - Plan de l'article :

 

Présentation d'Hubble - Thème de l'article

 

Contrairement à ce que l'on croyait, il n'y a pas de trous noirs dans la galaxie MS 22 ! Telle est la conclusion des astronomes de la NASA. La raison de cette certitude ? Une observation du HST (Hubble Space Telescope), le fameux télescope spatial américain. Depuis sept ans, Hubble s'est ainsi fait une spécialité d'affiner des théories scientifiques ou, au contraire, de les remettre en question.

Capacités technique d'Hubble

Hubble est un stakhanoviste de l'observation spatiale. Placé en orbite à 600 km d'altitude, il fait le tour de la terre en  97 minutes et peut tourner sur lui-même en 1 heure environ. C'est cette mobilité qui lui permet d'observer l'univers comme aucun autre télescope.

Son atout principal : une exceptionnelle polyvalence. Il est capable d'effectuer les observations les plus variées sur les objets astronomiques les plus divers. Dans le système solaire, il a révolutionné l'étude de la climatologie des planètes et confirmé, au-delà de la voie lactée, l'existence de trous noirs d'une masse équivalente à plusieurs millions de fois celle de notre soleil. Il est devenu le plus célèbre des chasseurs de comètes, depuis qu'il nous a fait assister, presque en direct, à la collision de Jupiter avec l'une d'entre elles. Il peut photographier les atréroïdes si petits qu'ils restent invisibles aux meilleurs télescopes terrestres, mais il sait également mesurer la taille des galaxies.

Véritable laboratoire, il possède, outre ses caméras sensibles au visible, à l'infrarouge et à l'ultraviolet, des spectrographes qui effectuent des sondages chimiques. Hubble, à l'instar du télescope du mont Palomar, d'Apollo 11 ou de la lunette de Galilée, fait désormais partie de ces instruments mythiques qui ont fait l'histoire de l'astronomie.

Analyses effectuées par les astronomes à patrid es observations d'Hubble

Hubble a multiplié par mille notre capacité d'exploration de l'espace profond. Grâce à de longues heures ininterrompues de pauses photographiques, il a capté les ultimes lueurs des galaxies les plus lointaines et réussi à mesurer l'abîme qui nous en sépare. Pour cela, il a mesuré la différence entre la luminosité théorique d'une catégorie d'étoiles (les céphéides) et celle réellement captée par Hubble. De cette différence, les astronomes ont pu en déduire l'éloignement des galaxies abritant ces céphéides. Mais cette information permet aussi de dater ces galaxies.

En effet même à 300.000 km/s, la lumière prend du temps pour franchir des milliards de milliards de kilomètres. Conséquence : lorsque nous observons une galaxie à un milliard d'années-lumière, nous la voyons telle qu'elle était il y a un milliard d'années et non pas dans son état actuel. Depuis, les scientifiques en déduisent que l'âge de l'univers avoisinerait une dizaine de milliards d'années et non pas quinze ou vingt comme auparavant. Ces données sur l'âge et la taille de l'univers permettront de savoir si son expansion actuelle est éternelle ou si, arrivé à sa taille maximale, il va commencer à se rétracter (le big crunch).

L'homme a vu naître les étoiles ! Cette "première" dans le domaine astronomique, les scientifiques la doivent encore une fois à Hubble. Il y a longtemps déjà que les astronomes soupçonnaient les nébuleuses, ces nuages de poussières et de gaz de plusieurs milliards de kilomètres, d'être des nids cosmiques donnant naissance aux étoiles par fusion nucléaire. Mais jamais, ils n'avaient eu, jusqu'à présent, de confirmation visuelle. Les clichés de Hubble nous montrent le spectacle inédit d'une cinquantaine de globules gazeux qui seraient autant d'oeufs cosmiques en train d'éclore. Cette observation constitue une pièce supplémentaire dans le puzzle de la genèse cosmique.

Peu à peu, se précisent ainsi les différents processus qui ont permis à l'univers d'allumer le feu des milliards de milliards d'étoiles constituant les galaxies : les petites étoiles comme notre soleil naissent "brutalement" dans les nuages interstellaires par l'accrétion de globules isolés qui se fondent ensuite en une seule étoile.

A l'inverse, les grosses étoiles, de masse dix fois supérieure à celle de notre soleil se forment en plusieurs étapes. D'abord, il se crée une série de petites étoiles qui chauffent l'espace environnant. Il en résulte alors une compression progressive du gaz interstellaire et enfin une réaction de fusion nucléaire dans ce dernier.

Comme une vedette de cinéma, Hubble doit autant sa réputation à la publicité qu'à ses performances.

Naissance de l'idée

L'atmosphère est la bête noire des astronomes. Même par une nuit sans vent, les turbulences de l'air perturbent le trajet de la lumière issue des étoiles. "L'idéal serait de s'en affranchir", propose dès 1964 l'américain Lyman Spitzer. "Un observatoire spatial offrirait une actuité 10 fois supérieure". L'adhésion à l'idée, bien qu'unanime, est discutée pendant 10 ans et c'est en 1977 que la NASA décide la construction du futur HST (Hubble Space Telescope).

Le télescope à 2 milliards de dollars était myope.

De sa construction à son lancement

Sa fabrication, pensait-on, ne posait aucun problème. Mais on avait sous-estimé les exigences liées à l'astronomie. Prévue pour 1983, la mise au point prend plusieurs années de retard. Le budget initial de 450 millions de dollars double une première fois, puis grimpe à 1,6 milliards en 1986.

Coïncidence funeste : la même année, l'explosion de Challenger reporte le lancement à une date indéterminée.

Le départ est finalement fixé à 1989. Annulé à la dernière minute, il est reprogrammé une première fois en mars, puis en avril 1990.

Quand la navette Discovery décolle enfin le 24, le prix de l'aventure est passé à 2 milliards de dollars ! Le HST est l'instrument scientifique le plus cher de l'histoire. Son lancement devient un événement international hypermédiatisé et, lorsque, le 25 avril, le HST sort dans l'espace, c'est le satellite le plus connu du monde.

Les défaillances techniques et les premières réussites

Le 20 mai 1990, le HST oriente son miroir vers l'amas d'étoiles les NGC 3532 pour son premier coup d'oeil. Malheureusement, si en public les resopnsables se réjouissent, en coulisse on est moins enthousiaste. Quelque chose cloche dans les images : au lieu d'être nettes, les étoiles sont entourées d'un halo. Il faut bientôt se rendre à l'évidence, le miroir, pièce maîtresse du HST, souffre d'un défaut de courbure. En clair, le HST à 2 milliards est myope !

Et les soucis de Hubble ne sont pas terminés. Dès les premières orbites, ses panneaux solaires se sont mis à trembler, perturbant le pointage et causant un brouillage supplémentaire des images. A partir du sol, les ingénieurs impriment des saccades opposées aux vibrations.

Mais cette opération monopolise une partie de l'ordinateur de bord, au détriment des observations.

La NASA, qui subit sarcasmes et critiques, sait qu'elle joue son avenir. Elle contre-attaque arguant, commentaires scientifiques à l'appui, que même floues, ses photos sont encore supérieures à celles des télescopes terrestres. Dans le même temps, la NASA et ses ingénieurs cherchent désespérément comment rendre sa vue au HST. Le miracle prend la forme d'un programme informatique spécialisé dans le traitement d'images. Hubble retrouve presque sa vision normale. Les clichés sont aussitôt proposés au public avant même leur exploitation scientifique.

Mais la restauration est limitée aux astres brillants ; pour les autres, l'informatique reste inefficace.

Malgré ses défauts, Hubble réussit quand même à transmettre ses images. Mais en cours d'année 1993, la situation se dégrade. Des mécanismes tombent en panne, obligeant le HST à utiliser ses ultimes systèmes de secours.

La NASA avance de deux ans une opération de maintenance et, le 2 décembre 1993, la navette Endeavour décolle pour une mission de réparation de 35 heures : la plus longue et la plus complexe jamais effectuée en orbite. Quand le 18, à 1 heure du matin, une image d'étoile aussi précise qu'une tête d'épingle apparaît sur l'écran, la NASA sait que le HST répond enfin aux espoirs qu'on a placés en lui. C'est une réussite autant technologique que médiatique.

Enfin performant !

La vue recouvrée, Hubble confirme avec brio qu'il est aussi bon dans chaque spécialité que le meilleur des télescopes terrestres et ce, dans tous les domaines de l'astronomie. Une polyvalence qui s'illustre sur la naissance et la mort des étoiles, l'hypothèse du big bang ou la chasse aux météores...

L'avenir d'Hubble

Mais on ne rattrape pas le temps perdu. Le HST a été lancé avec sept ans de ratard, sa technologie date des années soixante-dix. Dans le même temps, les télescopes terrestres ont profité de secrets militaires "déclassifiés", notamment lors de l'abandon du projet IDS, appelé "guerre des étoiles", qui devait protéger le ciel de l'Europe de l'Ouest par un bouclier de satellites. Les grands télescopes sont désormais presque aussi performants que Hubble et coûtent vingt fois moins. A ce prix, certains astronomes avouent qu'il y a peu de chances que le HST ait un successeur.

3 - Titre

LA SAGA D'HUBBLE (ceci est bien entendu cité à titre d'exemple).

4 - Les idées principales

Voir sur le plan de l'article, les parties en caractères gras et penchés.

5 - L'article nous présente-t-il Hubble comme étant le télescope de l'avenir ?

L'article ne nos présente pas Hubble comme le télescope de l'avenir. En effet, le lancement tardif du HST dans l'espace, sa technologie qui date des années 70, l'apparition des nouveaux télescopes aussi performants et moins coûteux qu'Hubble, laissent à penser qu'un second HST ne verra peut-être pas le jour.

6 - Pour quelle mission Hubble a-t-il été placé en orbite autour de la terre ?

Hubble a été placé en orbite autour de la terre pour observer la galaxie et transmettre sur terre des photos qui seront étudiées afin de confirmer ou d'infirmer les théories scientifiques de l'astronomie.

7 - Axe chronologique

- 1954 : Spitzer a l'idée de créer un observatoire spatial.

- 1977 : Décision par la NASA de construire un HST.

- 24 avril 1990 : Lancement d'Hubble dans l'espace.

- 25 avril 1990 : Hubble sort dans l'espace.

- 20 mai 1990 : Exploration par Hubble d'un amas d'étoiles. Déception car l'image manque de précision.

- Mi 1993 : Des mécanismes du HST tombent en panne.

- 2 décembre 1993 : Mission de réparation des piècdes défectueuses.

- 18 décembre 1993 : La NASA réceptionne parfaitement les images d'étoiles.

 

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Agathe

Professeur de langues dans le secondaire, je partage avec vous mes cours de linguistique !