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📚 Fiche du livre
Claude Gueux est une nouvelle de Victor Hugo publiée en 1834. L'histoire est basée sur un fait réel : le destin tragique de Claude Gueux, un ouvrier condamné à la prison pour avoir volé afin de subvenir aux besoins de sa famille. En prison, il est confronté à l'injustice et à la brutalité du système pénitentiaire. Après un affrontement avec un gardien tyrannique, Claude Gueux tue celui-ci et est condamné à mort.
Hugo utilise cette histoire pour critiquer le système pénal et mettre en lumière les inégalités sociales. L'œuvre soulève des questions sur la rédemption et la justice.
Claude Gueux, nouvelle basée sur une histoire vraie, dénonce les travers des sociétés de l'époque et fait d'ailleurs encore écho aux problèmes sociétaux actuels : l'injustice, les inégalités sociales, le manque d'emploi, le déterminisme...
Résumé de Claude Gueux chapitre par chapitre
Voici le résumé de Claude Gueux chapitre par chapitre :
| Chronologie de la nouvelle | Détails |
|---|---|
| Début de l’histoire : la misère et le vol de Claude Gueux | Claude Gueux vit agréablement avec sa compagne et la fille de celle-ci jusqu'au jour où il perd son emploi et connaît la faim et le froid : il vole du pain pour nourrir sa famille et se fait condamner à 5 ans de prison |
| Condamnation et incarcération : arrivée à la prison de Clairvaux | Emprisonné à Clairvaux, il travaille le jour dans un atelier et passe la nuit en cellule. Sa ration de nourriture ne lui suffit pas. Il parvient à se faire des amis des co-détenus et est adulté par ceux-ci, ce qui rend jaloux le directeur de la prison |
| Rencontre avec Albin : amitié et solidarité en détention | Albin devient son grand ami, une sorte de figure de fils pour Claude, et tous deux s'entendent à merveille. Albin donne la moitié de son repas quotidien à Claude. Les détenus écoutent attentivement Claude |
| Tension avec le directeur : autorité arbitraire et séparation forcée | Jaloux, le directeur sépare les deux hommes et fait emmener Albin dans une autre cellule. Claude tente de le convaincre de revenir sur sa décision, de manière polie puis insistante, ce à quoi refuse de répondre le directeur |
| Le meurtre du directeur : acte extrême de désespoir | Désespéré, Claude demande l'avis des autre détenus : ils ne protestent pas lorsqu'il leur dit qu'il compte tuer le directeur lors de l'habituelle ronde le soir. Il parvient à le tuer avec une hache car ce dernier refusa une dernière fois de lui redonner Albin. Une fois ceci fait, il tente de se suicider avec les ciseaux de sa compagne qu'il avait gardés |
| Procès et peine de mort : jugement et condamnation à l’exécution | Il est jugé puis condamné à la peine de mort par décapitation, sur la place publique. Avant de mourir, il demande au prêtre de prendre la pièce dans son pantalon et de la donner aux pauvres |
Pour une fiche de lecture Claude Gueux complète, en avant !
Début de l’histoire : la misère et le vol de Claude Gueux
Claude Gueux est un pauvre ouvrier parisien qui vit avec sa maîtresse et l'enfant de celle-ci. Un hiver, alors qu'il est au chômage et ne parvient pas à trouver quelqu'emploi que ce soit, la faim et le froid l'incitent à commettre le vol de bois et de pain pour nourrir et réchauffer sa famille, qui souffre alors de la famine.
Il est condamné à
ans de prison.

Condamnation et incarcération : arrivée à la prison de Clairvaux
Emprisonné à Clairvaux, il travaille le jour dans un atelier et passe la nuit en cellule. Par la force de son caractère, Claude devient le chef des détenus.
Les gardiens sont jaloux de cette autorité et se mettent à le détester, tout comme le directeur des ateliers. Claude n'arrive cependant pas à calmer son appétit avec la ration de la prison.
Progressivement, sa sérénité naturelle reprend le dessus et il devient adulté par ses compagnons de bagne.
Au bout du même espace de temps à peu près, Claude avait acquis un ascendant singulier sur tous ses compagnons. Comme par une sorte de convention tacite, et sans que personne sût pourquoi, pas même lui, tous ces hommes le consultaient, l’écoutaient, l’admiraient et l’imitaient, ce qui est le dernier degré ascendant de l’admiration. Ce n’était pas une médiocre gloire d’être obéi par toutes ces natures désobéissantes. Cet empire lui était venu sans qu’il y songeât. Cela tenait au regard qu’il avait dans les yeux.
Victor Hugo, Claude Gueux
Rencontre avec Albin : amitié et solidarité en détention
Un autre détenu, Albin, partage la sienne avec lui. Entre les deux hommes se noue une amitié qui leur rend la vie supportable. Claude est ravi de disposer, en plus de cela, d'une demi-portion de nourriture supplémentaire, et les deux hommes développent une relation père-fils. Hugo écrit ainsi "chacun des deux amis était l'univers pour l'autre".
Tension avec le directeur : autorité arbitraire et séparation forcée
Un jour, un matin, Albin est appelé chez le directeur et ne revient pas. Il a été transféré dans un autre atelier. Claude, malheureux, demande au directeur de remettre son ami avec lui. Celui-ci refuse et ne veut donner aucune explication. Chaque soir, au moment de la ronde, Claude réclame en vain le retour de son ami.
La matinée se passa, Albin ne revint pas à l’atelier. Quand arriva l’heure du repas, Claude pensa qu’il retrouverait Albin au préau. Albin n’était pas au préau. On rentra dans l’atelier, Albin ne reparut pas dans l’atelier. La journée s’écoula ainsi. Le soir, quand on ramena les prisonniers dans leur dortoir, Claude y chercha des yeux Albin, et ne le vit pas. Il paraît qu’il souffrait beaucoup dans ce moment-là, car il adressa la parole à un guichetier, ce qu’il ne faisait jamais.
Victor Hugo, Claude Gueux
Un soir, enfin, il lance un ultimatum au directeur en lui donnant
jours pour transférer Albin.
Il est mis au cachot. Les neuf jours passent sans qu'il obtienne satisfaction. Il prépare alors une paire de ciseaux et une hache et annonce aux autres détenus qu'il va tuer le directeur des ateliers lors de sa visite quotidienne à huit heures.
Le meurtre du directeur : acte extrême de désespoir
À sept heures du soir, dans l'atelier, Claude Gueux explique longuement à ses compagnons les raisons de son geste à venir, puis il leur fait don de ses maigres biens.

À l'arrivée du directeur, il lui barre le chemin et exige une dernière fois une explication, qui lui est refusée.
Alors il tue ce dernier à coups de hache puis tente de se donner la mort avec les ciseaux. Il survit et, après quatre mois de convalescence, il est jugé par la cour d'assises de Troyes.
Les quatrevingts statues qui étaient là virent sortir de son pantalon sa main droite avec la hache. Cette main se leva, et, avant que le directeur eût pu pousser un cri, trois coups de hache, chose affreuse à dire, assénés tous les trois dans la même entaille, lui avaient ouvert le crâne. Au moment où il tombait à la renverse, un quatrième coup lui balafra le visage ; puis, comme une fureur lancée ne s’arrête pas court, Claude Gueux lui fendit la cuisse droite d’un cinquième coup inutile. Le directeur était mort.
Victor Hugo, Claude Gueux
Procès et peine de mort : jugement et condamnation à l’exécution
Les détenus refusant de témoigner contre lui, il les convainc de le faire et veille à ce qu'ils n'omettent rien de ce qu'ils ont vu. Le procureur réclame contre lui la peine de mort. Après la plaidoirie de son avocat, Claude prend la parole pour expliquer qu'il a été torturé moralement et que son geste est une réponse aux provocations subies.
Les jurés le condamnent à la peine de mort. Résigné, il ne se pourvoit en cassation qu'au dernier moment, pour faire plaisir à une bonne sœur qui l'a soigné. Il refuse les offres d'évasion qui lui sont faites.
Le pourvoi est rejeté :
mois après le crime, on vient lui annoncer qu'il va être exécuté.
L'exécution se déroule en public, sur une place, un jour de marché. Claude demande que ses ciseaux et sa ration du jour soient remis à Albin. Il monte sans peur sur l'échafaud et, juste avant de mourir, remet au prêtre une pièce de cinq francs donnée par son infirmière, avec ces derniers mots : "Pour les pauvres".
Les personnages dans Claude Gueux
Après ce résumé du livre Claude Gueux, parlons à présent des personnages ! Les interactions principales entre les personnages de Claude Gueux de Victor Hugo sont marquées par trois types d'interactions :
- Claude, le protagoniste/personnage principal
- Le directeur de la prison, représentant de l'autorité oppressante
- Albin, un jeune détenu, qui souligne la solidarité et la protection dans un environnement brutal
Claude, injustement condamné, subit l'abus de pouvoir du directeur, ce qui intensifie son sentiment d'injustice. La nouvelle explore les dynamiques sociales au sein de la prison, mettant en lumière la brutalité du système pénitentiaire et les conséquences tragiques d'une société indifférente.
Voici un résumé des personnages de la nouvelle, notant que tous ne possèdent pas de nom :
| Personnage | Description |
|---|---|
| Claude Gueux | Ouvrier condamné pour vol, protagoniste victime de l'injustice. |
| Le directeur de la prison | Antagoniste représentant l'autorité carcérale oppressante. |
| Le chef de l'atelier | Personnage secondaire exerçant le pouvoir sur Claude en prison. |
| Albin | Jeune détenu pris sous l'aile de Claude, symbolisant l'innocence sacrifiée. |
| La compagne de Claude | Mentionnée, elle représente la famille de Claude et le contexte social de son crime, de même que son enfant. |
Claude Gueux
Il y a sept ou huit ans, un homme nommé Claude Gueux, pauvre ouvrier, vivait à Paris. Il avait avec lui une fille qui était sa maîtresse, et un enfant de cette fille. [...] L’ouvrier était capable, habile, intelligent, fort maltraité par l’éducation, fort bien traité par la nature, ne sachant pas lire et sachant penser.
Victor Hugo, Claude Gueux
Claude Gueux est la figure de victime d'homme juste par excellence. Doux, la plupart du temps serein et n'embêtant personne, il est la victime pour laquelle on souffre et on pleure. Victor Hugo dresse le portrait d'un homme honnête qui ne vise pas le mal, mais cherche simplement à satisfaire ses besoins primaires (notamment bien manger) et à être heureux auprès de ses camarades (Albin).
Même lorsqu'il s'apprête à avoir la tête tranchée, il demande au prêtre de prendre la pièce dans sa poche pour la donner "aux pauvres". La bonté jusqu'au bout... Son personnage est extrêmement complexe : àla fois victime et bourreau1.
Le directeur
Dans le dépôt où Claude Gueux était enfermé, il y avait un directeur des ateliers, espèce de fonctionnaire propre aux prisons, qui tient tout ensemble du guichetier et du marchand, qui fait en même temps une commande à l’ouvrier et une menace au prisonnier, qui vous met l’outil aux mains et les fers aux pieds. Celui-là était lui-même une variété de l’espèce, un homme bref, tyrannique, obéissant à ses idées, toujours à courte bride sur son autorité [...] La ligne principale, la ligne diagonale du caractère de cet homme, c’était la ténacité. Il était fier d’être tenace, et se comparait à Napoléon.
Victor Hugo, Claude Gueux
Froid, autoritaire, arbitraire et semblable à une machine, le directeur est un homme "ordinaire"2 et symbolise la perte d'humanité. Il ne voit pas les prisonniers comme des être humains, mais comme des machines ou des numéros. Sans pitié, il ne peut tolérer qu'Albin et Claude passe de bons moments ensemble et préfère les séparer afin de les rendre malheureux, par pures méchanceté et jalousie.
Albin et les autres co-détenus
Albin avait vingt ans, on lui en eût donné dix-sept, tant il y avait encore d’innocence dans le regard de ce voleur. Une étroite amitié se noua entre ces deux hommes, amitié de père à fils plutôt que de frère à frère. Albin était encore presque un enfant ; Claude était déjà presque un vieillard.
Victor Hugo, Claude Gueux
Albin, plutôt frêle, partage sa nourriture avec Claude et s'en fait un véritable ami, voire une figure paternelle, même. Au départ, les co-détenus en dehors d'Albin ne semblent pas apprécier Claude, cependant, avec sa tête bien remplie, il parvient à s'en faire des amis et tous lui vouent ensuite une sorte d'adoration. Ils jouent le rôle de témoins du meurtre du directeur par Claude et sont des soutiens émotionnels3 car, après le départ d'Albin, ils cherchent à partager leur repas avec lui et à le consoler.

Ils refusent de témoigner contre Claude Gueux, mais acceptent après que ce dernier le leur ai demandé. Ils jouent également le rôle de catalyseur du drame. Tout d'abord, ils obéissent à Claude et lui vouent une adoration sans égal. C'est en voyant ceci que le directeur en vient à être jaloux de Claude : les détenus obéissent plus à celui-ci qu'au directeur lui-même !
En ce qui concerne le crime, Claude les consulte avant de vouloir tuer le directeur, afin d'avoir leur avis. Aussi, ils sont les témoins directs des tentatives de dialogue pacifique de Claude envers le directeur, qui refuse toute conversation. Le meurtre devient alors une exécution de justice et non plus un acte non conscient !
En moins de trois mois donc, Claude était devenu l’âme, la loi et l’ordre de l’atelier. Toutes ces aiguilles tournaient sur son cadran. Il devait douter lui-même par moments s’il était roi ou prisonnier. C’était une sorte de pape captif avec ses cardinaux.
Victor Hugo, Claude Gueux
Pistes d’analyse du livre Claude Gueux
Un réquisitoire contre la peine de mort
Victor Hugo utilise l'histoire véridique de Claude Gueux pour argumenter contre la peine de mort4. Il est donc fort possible qu'il ait embelli la vérité dans son récit. Ainsi Claude Gueux est décrit d'une façon normalement réservée aux héros et le directeur, comme un être mauvais et incompétent. La réflexion de Victor Hugo porte sur les raisons qui poussent un homme à commettre un crime.
Voyez Claude Gueux. Cerveau bien fait, cœur bien fait, sans nul doute. Mais le sort le met dans une société si mal faite, qu’il finit par voler ; la société le met dans une prison si mal faite, qu’il finit par tuer. Qui est réellement coupable ? Est-ce lui ? Est-ce nous ?
Victor Hugo, Claude Gueux
Claude Gueux, un personnage inspiré du réel
Victor Hugo achève Les Derniers Jours d'un condamné en 1832. Quand il découvre dans la Gazette des tribunaux du 19 mars 1832 le compte rendu du procès d'un certain Claude Gueux condamné à mort pour meurtre, il y découvre comme un écho de son plaidoyer contre la peine de mort et décide alors de faire un roman à partir de ce fait réel5.
Il reconstruit donc la vie de Claude Gueux, de son entrée dans la prison jusqu'à son exécution, en passant par les motifs de son crime et son procès.
S'ensuit ensuite une longue réflexion de Victor Hugo sur les rôles et les devoirs de la société face au criminel :
- « Mais pourquoi cet homme a-t-il volé ? Pourquoi cet homme a-t-il tué ? Voilà deux questions auxquelles ils ne répondent pas ». Ce sont les affirmations de Claude Gueux face au tribunal
- Victor Hugo répond : « Le peuple a faim, le peuple a froid. La misère le pousse au crime ou au vice, selon le sexe »

Selon Victor Hugo, le peuple est malade mais la société n'utilise pas les bons remèdes et il conclut : « Cette tête de l'homme du peuple, cultivez-la, défrichez-la, arrosez-la, fécondez-la, éclairez-la, moralisez-la, utilisez-la, vous n'aurez pas besoin de la couper ».
La question, la voici. La justice vient, il y a un an à peine, de déchiqueter un homme à Pamiers avec un eustache ; à Dijon, elle vient d’arracher la tête à une femme ; à Paris, elle fait, barrière Saint-Jacques, des exécutions inédites. Ceci est la question. Occupez-vous de ceci. Vous vous querellerez après pour savoir si les boutons de la garde nationale doivent être blancs ou jaunes, et si l’assurance est une plus belle chose que la certitude. Messieurs des centres, messieurs des extrémités, le gros du peuple souffre !
Victor Hugo, Claude Gueux
Ici, Victor Hugo reprend la thèse philosophique6 selon laquelle tous les événements sont prédéterminés par la suite d'événements antérieurs, formant ainsi une chaîne dont il est difficile, voire impossible, de se sortir.
Pour appuyer son argumentation, Victor Hugo, tout en reprenant les grands traits du personnage, en a gommé les aspects qui pouvaient plaider contre lui. Grâce aux archives de la prison, on peut dessiner un autre portrait de Claude Gueux7 :
- Claude Gueux est le fils d'un voleur lui même prisonnier qui va mourir en prison. Il est d'abord condamné à 5 ans de réclusion pour vol domestique
- Durant cette période d'incarcération qu'il passe à Clairvaux, il commet une tentative d'assassinat envers le gardien-chef, acte pour lequel il est condamné à une peine de prison à Troyes
- Condamné à nouveau à 8 ans de réclusion pour vol avec circonstances aggravantes, il purge sa peine de nouveau à la prison de Clairvaux et c'est là qu'il finit par tuer le gardien-chef
- D'après le directeur de la prison, l'aura de Claude Gueux sur les autres prisonniers est bien réelle, l'argument de Claude Gueux sur la privation de double ration est avérée
- Quant au rôle joué par son ami Albin, il fut, d'après le directeur de la prison, déterminant
Les inspirations souvent réelles chez Victor Hugo
Victor Hugo a souvent eu l'habitude de s'inspirer d'histoires réelles pour donner un poids et une authenticité à ses récits. Dans le cas de Claude Gueux, l'écrivain s'est donc, comme nous l'avons vu, basé sur un fait divers authentique. Cette approche a plusieurs objectifs :

- Résonance émotionnelle : En utilisant une histoire réelle, Hugo voulait émouvoir et toucher ses lecteurs en exposant une situation authentique de l'injustice et de la cruauté
- Engagement politique et social : En s'ancrant dans la réalité, l'auteur cherchait à attirer l'attention sur les problèmes sociaux et à provoquer une réflexion sur les réformes nécessaires dans le système pénal de son époque8
- Crédibilité : En tirant son inspiration de faits réels, Hugo renforce la crédibilité de son plaidoyer contre la peine de mort. Cela donne à son argumentation un ancrage dans la réalité, suscitant potentiellement une plus grande adhésion auprès de ses contemporains
- Éveil des consciences : L'utilisation d'une histoire réelle vise à choquer et à éveiller les consciences sur les injustices du système judiciaire, incitant les lecteurs à remettre en question leurs convictions et à militer en faveur du changement.
Ce n’est rien de mourir, c’est affreux de ne pas vivre.
Victor Hugo, Les Misérables
Ainsi, le parallèle avec une histoire réelle renforce l'impact du plaidoyer de Victor Hugo, en faisant de Claude Gueux un appel poignant contre la peine de mort et les injustices sociales de son temps.
Exercice : questions et réponses sur Claude Gueux de Victor Gueux
Maintenant que vous savez tout sur Claude Gueux de Victor Hugo, testez vos connaissances ! Si vous connaissez la réponse, cliquez sur ✅. Si vous ne la connaissez pas, cliquez sur ❌. Vous pouvez retourner la carte pour connaître la réponse :
La nouvelle de Victor Hugo remet en question la justice ainsi que les lois sociétales, révélant à quel point la peine de mort ou la prison peuvent être accordées facilement. Il critique également l'absence d'aide de la part de l'Etat concernant les moins fortunés : hommes et femmes pauvres sont en quelque sorte poussé.es par la société à commettre des crimes.
Sources
- Le Petit Littéraire [www.lepetitlitteraire.fr], "Claude Gueux - Analyse du livre", https://www.lepetitlitteraire.fr/analyses-litteraires/victor-hugo/claude-gueux/analyse-du-livre. Consulté le 26 février 2026.
- FLAMMARION [editions.flammarion.com], "Classe de 4e, La fiction pour interroger le réel, Informer, s’informer, déformer - Victor Hugo, Claude Gueux et autres textes contre la peine de mort", https://editions.flammarion.com/web/index.php/content/download/1325/12407/version/1/file/FP_Librio_ClaudeGueux-Hugo%20.pdf. Consulté le 26 février 2026.
- LAFORGUE, Pierre, "Claude Gueux ou L'amour et le partage en prison", https://victorhugoressources.paris.fr/claude-gueux-ou-lamour-et-le-partage-en-prison. Consulté le 26 février 2026.
- Assemblée Nationale [www2.assemblee-nationale.fr], "Victor Hugo (15 septembre 1848) - Victor Hugo : abolition de la peine de mort (15 septembre 1848)", https://www2.assemblee-nationale.fr/decouvrir-l-assemblee/histoire/grands-discours-parlementaires/victor-hugo-15-septembre-1848. Consulté le 26 février 2026.
- Académie de Strasbourg [pedagogie.ac-strasbourg.fr], "Lire et suivre un personnage : itinéraires romanesques - Problématique de séquence : Claude Gueux, figure de l’injustice ?", https://pedagogie.ac-strasbourg.fr/fileadmin/pedagogie/lettreshistoirepro/Lettres/ressources_peda/Claude_Gueux_sequence.pdf. Consulté le 26 février 2026.
- NOËL, L., "Le principe du déterminisme", Revue Philosophique de Louvain, Année 1905, 45, pp. 5-26, https://www.persee.fr/doc/phlou_0776-5541_1905_num_12_45_1869. Consulté le 26 février 2026.
- MOYOT, Marie-Pierre, L'Aube nouvelle, "De Clairvaux au plaidoyer de Hugo", Le Journal du Conseil général de l'Aube, Printemps 2002, https://www.pedagogie.ac-aix-marseille.fr/upload/docs/application/pdf/2020-04/article_de_journal.pdf. Consulté le 26 février 2026.
- BNF [essentiels.bnf.fr], "Cultiver l’homme du peuple", https://essentiels.bnf.fr/fr/extrait/26a1f360-5cf2-4aac-b9a9-eaab0149a868-cultiver-homme-peuple. Consulté le 26 février 2026.
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Excellente analyse ,compréhensible pour un élève de 4eme et ma petite-fille. J’ai 79 ans et suis un ancien prof! Bravo…
Merci pour votre soutien et j’aimerais que vous puissiez m’aider à mieux m’exprimer en français
J’ai un devoir sur Claude Gueux et je n’arrive pas à trouvé pas mal d’informations et grâce à ça j’en est trouvé quelque une
Merci beaucoup 😊
Votre résumé est génial jai eu 14/20 a mon contrôle de français
Très bon site pour seul qui veule connaitre ce histoire passionnante
Super ! Je suis en 4e et j’étudie ce livre, votre fiche de lecture m’a énormément aidé merci !!
Excellent Ethan!
Je le trouve intéressant et j’ai eu une bonne note
Merci et bravo pour ce résumé si vivant avc 1 ambiance respectée et qui donne l’envie de lire ce cri de Victor Hogo. Que la littérature soit tjs ausssi exaltante, libre et présente dans l’éducation des populations à travers le Monde.
Je le trouve intéressant