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Ne pas stresser lors d’une session de recrutement : nos conseils de développement professionnel !

De Samuel, publié le 11/04/2019 Blog > Développement Professionnel > Comment Déstresser Avant un Entretien d’Embauche ?

« Le treizième travail d’Hercule : trouver un emploi. » Roland Topor (1938-1997)

Préparer son entretien d’embauche est d’autant plus difficile s’il s’agit de son premier entretien : comment réussir son entretien, comment s’habiller pour faire bonne impression, travailler son argumentaire, va-t-on savoir rebondir aux questions posées déstabiliser, travailler sa gestuelle, négocier son salaire…

Trouver un job, dans un contexte de marché de l’emploi visqueux et de chômage structurel élevé relève du parcours du combattant.

Selon l’INSEE, à la fin 2018, le taux de chômage en France s’établissait à 8,8 % de la population active. En valeur absolue, l’INSEE comptabilisait 2,5 millions de personnes actives étant sans emploi.

Dans cet article, la rédac’ de Superprof s’adresse au postulant : voici quelques astuces pour être prêt lors d’un processus de recrutement.

Visualiser l’entretien d’embauche

Voici notre premier conseil pour vous aider à décrocher un 1er emploi ou être pris au poste à pourvoir : au calme à la maison, s’imaginer le jour J à l’entretien d’embauche.

Ne pas se dévaloriser : la clé de la réussite. Faire une simulation d’entretien pour déstresser : se poser en conquérant !

C’est un des remparts contre le stress à mobiliser pour préparer un entretien d’embauche.

Car visualiser la scène va aider le cerveau à se programmer pour se mettre en avant et réussir.

A la manière d’une répétition pour la représentation d’une pièce de théâtre, imaginez votre arrivée au bureau ou salon de recrutement.

Le langage corporel, d’abord : arriver avec un sourire franc sans être béat et adopter une démarche droite et déterminée, vont envoyer un signal au recruteur, l’idée que vous avez confiance en vous.

Ensuite, la poignée de main doit être franche car une salutation sans vigueur est un signe de manque de confiance en soi, ou pire, de nonchalance.

Cela va aider à donner une première impression positive de vous, avant même que le premier mot n’ait été lancé dans l’échange.

Imaginez, même si c’est plus facile à dire qu’à faire, une conversation entre deux amis se parlant d’une manière fluide et tentez d’adopter ce ton décontracté (mais toutefois sérieux).

Se poser les bonnes questions

Réfléchir aux craintes que suscitent cet entretien : avoir le trac est normal, quasiment biologique, mais qu’y a-t-il de vraiment inquiétant lors d’un entretien ?

L’enjeu ? Il est vrai qu’un recruteur a le pouvoir de favoriser ou non l’évolution professionnelle d’un individu, de le laisser au chômage ou de le sortir de l’ornière.

Qu’est-ce qui finalement est le plus inquiétant :

  • La peur d’être jugé(e) ?,
  • La crainte de rester sans emploi ?,
  • La peur de ne pas être à la hauteur ? (Si vous êtes convoqué(e) à un entretien, c’est que vous avez les compétences pour le poste),
  • La crainte d’avoir un curriculum vitae insuffisant ?

Il est recommandé de créer et de répéter son discours de présentation pour s’apaiser l’esprit.

Se faire une simulation d’entretien permet de minorer le stress car le trac est une anxiété d’anticipation : s’être donné(e) une bonne préparation va permettre de moins trébucher sur ses réponses, de mieux argumenter.

C’est bête, mais ça peut faire la différence.

Réfléchir à ses points forts et à ses points faibles

Un entretien professionnel est, toute personne active le sait, un exercice anxiogène.

Réfléchir à ses points forts et ses faiblesses pour être embauché. Quels atours sont requis pour combler le poste vacant ?

Rédiger CV et lettre de motivation est une chose, savoir être posé sans montrer que l’on est stressé le jour de l’entretien, c’est une autre paire de manches !

L’employeur va tester votre personnalité car il/elle vous a convoqué(e) : il/elle sait déjà, par conséquent, que vous avez les compétences requises pour le type de poste à pourvoir.

Il convient donc, en amont, de réfléchir à ses forces et à ses faiblesses.

Lister ses points forts d’un côté, et ses faiblesses de l’autre, peut aider à aborder l’entretien avec sérénité.

Par exemple :

« Je sais que mon CV n’atteste pas une expertise fine sur ce type de poste, mais j’ai une forte capacité d’adaptation, j’aime le travail en équipe et je peux apprendre vite. »

Surtout, dresser la liste de ses faiblesses va armer le cerveau pour savoir comment répondre à certaines questions embarrassantes ou déstabilisantes, volontairement posées par le recruteur.

Non pas par méchanceté, par malice ou par plaisir de vous piéger, mais pour jauger si vous êtes capable de réagir à des situations stressantes, si vous êtes dynamique et « force de décision », si vous êtes une personne active plutôt que passive.

Être timide, réservé, angoissé(e), lent(e), inexpérimenté(e), etc., sont certes des défauts, mais c’est toutefois moins rédhibitoire qu’un candidat arrogant, trop bavard ou qui n’est pas ponctuel !

Modifier son « discours interne »

Face à des situations stressantes, on entend souvent une petite voix nous dire que l’on manque de compétences, qu’on est nul(le), qu’on manque de consistance, de confiance en soi, etc.

Il faut apprendre à ne pas écouter cette perfide voix car elle ne reflète pas la réalité.

Ce sont ce genre de pensées négatives qui empêchent de prendre la parole, qui nous font trembler dès les premières secondes du temps de parole.

Notre conseil est, chaque fois qu’elles se font entendre, de les remplacer par des pensées plus objectives, voire positives.

Par exemple : « tu es nul, pourquoi t’as postulé à ce poste ? » ou « tu n’y arriveras jamais »…

A cela, opposer plutôt : « je ne suis pas nul, je sais faire plein de choses », « je ne suis pas plus bête qu’une(e) autre et je suis capable d’apprendre ».

Se renseigner sur l’entreprise

Postuleriez-vous à un type de poste de direction ou même à un premier emploi sans vous renseigner sur la vie de l’entreprise, son environnement, son action ?

Se préparer pour un nouvel emploi : nos conseils. Exultation de joie ! Je suis prise au poste de chargée de coordination !

Assurément, non.

Il est recommandé de fureter sur le site web de l’entreprise pour recueillir toutes les informations permettant de connaître la philosophie de l’entreprise, ses récentes évolutions, ses parts de marchés, sa conjoncture.

Les pages Facebook et Twitter peuvent aider à définir les enjeux de l’entreprise et à mieux connaître les défis que vous serez amené(e) à relever.

En d’autres termes, un candidat doit anticiper sur ce qu’on attend de lui/d’elle.

En sus, cela va aussi justifier les raisons pour lesquelles vous avez postulé, et attester de vos motivations lors de la question suivante : Monsieur/Madame, pourquoi avoir postulé à cet emploi ?

L’entretien individuel est avant tout un rapport de séduction.

Ce n’est pas une rencontre de speed dating mais cela s’y apparente : il faut savoir livrer des informations pertinentes et montrer que l’on a eu la curiosité de s’intéresser à l’entreprise.

Se préparer à questionner le recruteur

Pour se démarquer, il peut être bon de poser des questions ouvertes à l’employeur.

Et oui, le recruteur vous posera sûrement la question suivante : avez-vous des questions ?

Répondre par la négative peut dénoter un manque d’engagement.

Poser ses propres questions est une opportunité de marquer des points, car cela permet d’insister sur votre intérêt pour le poste proposé.

Alors, avec deux ou trois questions préparées à l’avance, on va renverser un peu la vapeur et mieux gérer son stress : car pour une fois, c’est l’employeur qui parle, et pas le candidat.

Il y a des questions auxquelles un recruteur pourrait ne pas s’attendre, ce qui pourrait les surprendre agréablement.

Exemples :

  • Qu’attendez-vous d’un collaborateur idéal ?,
  • Qu’est-ce qui vous plaît personnellement dans l’entreprise ?,
  • Quels bénéfices attendez-vous retirer de ce recrutement ?,
  • Dans l’éventualité où je serais recruté(e), quelle serait la rémunération ? Sans parler gros sous, votre salaire est un prix en échange du travail fourni, il faut le négocier.

Justement, dans la négociation salariale, il faut savoir dire ce que vous attendez – sans être hors marché -, en adéquation avec vos objectifs professionnels, vos compétences, et sans agacer le recruteur.

Là, on marche sur un fil… Mais une fois de plus, ne stressez pas : tout cabinet de recrutement est habitué à négocier les prix !

Avoir une bonne posture

Pour bien préparer son entretien, il est important de soigner sa posture.

Avoir la bonne posture pour être embauché : ne pas arriver en retard ! « Le 16, à 10 heures ? C’est noté. » Résultat : je suis arrivé en retard…

S’il s’agit d’un entretien téléphonique, il faudra travailler le ton de sa voix.

En faisant des vocalises, des exercices de respiration, en s’entraînant à réciter son discours, en travaillant son articulation.

Pour cela, des exercices d’élocution sont en ligne : essayez de répéter les phrases distinctement de plus en plus vite !

Vêtu(e) d’une chemise blanche – sans nécessairement opter pour le costume cravate -, tenez-vous bien droit, la ceinture abdominale gainée, la poitrine légèrement penchée en avant, les jambes tendues au sol, les pieds à plat au sol et parallèles.

Poser les mains sur les hanches, relever le menton pendant deux minutes devrait aider à vous affirmer en face du recruteur.

En position assise, c’est singulièrement la même chose : rester bien assis, le dos bien droit, avec les pieds à plat au sol.

Selon Hélène Picot, coach professionnelle, le langage verbal ne représente que 7 % du message à faire passer alors que le ton de la voix représente 38 % du message, et la communication non verbale, elle, prend 55 % de l’échange.

Avoir une bonne respiration

Trop stresser, parler dans ses moustaches, ses frotter les cuisses en parlant, trembler de peur et s’essouffler à chaque phrase ne contribuent pas à donner envie au recruteur d’embaucher.

Pour s’entraîner à la maison à se relaxer, on recommande de faire des exercices de respiration et de méditation.

Respirez lentement par le ventre. Inspirez pendant 5 secondes, puis expirez calmement pendant 5 secondes, réitérer l’exercice trois fois.

Ces 30 secondes vont déjà contribuer à faire baisser le rythme cardiaque, propice à la relaxation.

On trouve de nombreux exercices de respiration anti-stress en ligne.

En multipliant ces exercices tous les jours deux à trois fois par jour avant l’entretien, cela va aider à garder son calme pendant l’entretien de recrutement !

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