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Quels savoir-être et savoir-faire pour être un professionnel de l’orientation scolaire ?

De Samuel, publié le 12/07/2019 Blog > Soutien scolaire > Orientation Scolaire > Quelles Sont les Qualités Requises pour Devenir Conseiller d’Orientation ?

Un anonyme a dit : « L’adolescence, c’est l’époque où un enfant sait tout, à condition que cela n’ait aucun rapport avec les programmes scolaires. »

Les conseillers d’orientation, pour guider les élèves vers leurs choix d’orientation scolaire et professionnelle, doivent être de fin psychologues et à la fois connaître parfaitement le système scolaire, les filières, l’offre de formation des études supérieures, la situation du marché de l’emploi.

Mais ce n’est pas tout : le métier de conseiller requiert également tout un panel de qualités humaines.

Il y aurait en France, seulement 5 300 conseillers d’orientation en exercice.

5 300 conseillers, c’est bien peu pour un total, estimé par le ministère de l’Éducation Nationale, de 12,4 millions d’élèves et un maillage territorial de 63 600 établissements scolaires.

Les places sont donc chères ! Voici notre mini-étude sur les qualités requises pour devenir conseiller d’orientation scolaire !

Être doté(e) de qualités humaines et relationnelles profondes

Travailler dans les collèges et lycées, mener un entretien individuel pour orienter un étudiant vers ses études post bac ou encore aiguiller une personne pour réussir une réorientation ou son insertion professionnelle, sont des missions de service public qui nécessitent de grandes qualités humaines.

Comment orienter son élève vers une formation universitaire si l’on ne l’écoute pas ?

On entend par « qualités humaines » l’ensemble des aptitudes visant à savoir communiquer avec tout type de personne de façon à répondre à ses besoins.

Il s’agit d’évaluer pour quel métier est fait tel ou tel élève ou étudiant.

Pour ce faire, on place au premier rang des aptitudes à acquérir pour ce métier, l’ouverture d’esprit et un sens de l’écoute particulièrement développés.

A la manière d’un professeur particulier donnant des cours à domicile, le conseiller doit pouvoir écouter les demandes de son élève et se mettre à la portée, au niveau de son interlocuteur.

Dans le milieu du développement professionnel, on attend des candidats à un entretien d’embauche qu’ils puissent faire preuve d’écoute, d’esprit critique, d’adaptabilité et d’un sens de l’analyse.

Ce sont les soft skills, des « compétences douces » qui priment sur les compétences techniques, et qui permettent de se démarquer de la concurrence.

Dans le milieu scolaire, ces compétences vont servir au conseiller d’orientation psychologique (COP) dans la mesure où il est important que ce dernier puisse instaurer un climat de confiance entre l’élève et lui-même.

Le conseiller ou la conseillère d’orientation doit mettre les enfants et les adolescents en confiance afin de les aider à faire les bons choix, à prendre les décisions optimales correspondant à leur personnalité.

De plus, les 12,4 millions d’élèves inscrits dans un établissement scolaire et les étudiants en poursuite d’études après le bac, ne forment pas un ensemble homogène, loin de là.

Certains souffrent de difficultés scolaires ou sont en situation de décrochage scolaire. Le conseil en orientation vise donc à leur éviter l’échec scolaire et la déscolarisation.

Il faut donc pouvoir aiguiller des élèves en difficulté pour leur montrer dans quels secteurs d’activité – et les formation en découlant – ceux-ci pourraient évoluer à l’avenir.

En outre, il doit pouvoir adapter son « expertise » en fonction de l’âge des élèves à qui il s’adresse, les aider à se construit à l’âge où l’on ne pense pas forcément à sa vie d’adulte future et aux choix décisifs qui seront à faire.

Et oui, sinon que dire d’un conseiller qui orienterait un élève vers un bac S si celui-ci abhorre les maths, la physique-chimie et/ou la SVT ?

A l’inverse, si un élève montre son appétence pour les langues vivantes et l’histoire-géographie, on ne va pas l’orienter sur un bac pro…

Bien connaître le fonctionnement du système éducatif

Que dirait-on d’un professeur de mathématiques qui méconnaîtrait les programmes scolaires des lycéens auxquels il s’est engagé à donner des cours particuliers ?

On lui reprocherait d’être un mauvais prof.

« Je voulais être ingénieure dans l’électrotechnique. A cause d’un manque d’orientation, je suis devenue secrétaire de vie scolaire ».

Il est évident qu’un conseiller d’orientation scolaire doit avoir une connaissance approfondie du système éducatif, et au-delà, tout un ensemble de connaissances et de culture générale liées au parcours scolaire et professionnel des élèves :

  • Les secteurs d’activités porteurs,
  • La situation de l’emploi et du chômage sur le « marché du travail »,
  • Les critères de sélection des écoles d’enseignement supérieur,
  • Les chances de réussite pour les concours (notamment le concours externe de la fonction publique),
  • Les attentes d’un jury pour réussir le bac (épreuves orales et écrites), etc.

Un bon conseiller d’orientation doit donc maîtriser l’ensemble des parcours de formation et des cursus scolaires existant.

Il peut fournir à son ou ses élève(s) des brochures détaillées sur les formations secondaires et universitaires, afin d’élargir la gamme de choix dans l’orientation post bac.

Au passage, il peut être bon, pour avoir des idées, de faire un test d’orientation en ligne avant même de passer les séances d’entretiens individuels.

Avoir le sens de l’écoute et savoir communiquer à des publics hétéroclites n’est hélas pas suffisant, car conseiller ces derniers implique de connaître quels sont les débouchés professionnels à l’issue de chacune des filières auxquelles l’élève peut prétendre.

Aider son élève à son admission post bac – ancien système d’admissions après la classe de terminale -, procédure remplacée en 2017 par le très décrié Parcoursup, est une des missions du conseiller d’orientation.

Partant, il va, sur la base des antécédents scolaires des l’élève, bâtir avec ce dernier un projet d’orientation correspondant à sa personnalité et à ses résultats scolaires durant sa scolarité.

Cela peut être des tests de personnalité, un suivi des élèves dans la perspective de l’admission à Sciences po, en classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE), préparer l’admission en BTS.

Ou, pour les collégiens passant le brevet, il peut s’agir de remplir le rôle de conseiller pour guider vers le lycée général et technologique ou le lycée professionnel.

Être un conseiller psychologue pour orienter les élèves

Vous souhaitez passer le concours de conseiller d’orientation psychologique (COP) ?

Le COP, un psychologue scolaire, doit aussi être abordable : c’est-à-dire souriant, accueillant, bienveillant.

Pour pouvoir se présenter au concours du COP, il faut avoir validé, au minimum, une licence de psychologie, correspondant à un diplôme d’État de bac+3, même si dans la grande majorité des cas, les candidats admis au concours sont titulaires d’un bac+5 (master 2 de psychologie à finalité professionnelle).

Le métier de conseiller requiert d’être psychologue de formation puisqu’il faut être capable de déceler les blocages inconscients des élèves, qui ne seront pas forcément exprimés.

Il faut également être doué d’empathie, pour par exemple faire comprendre à l’élève qu’un projet professionnel est hélas incompatible avec l’ambition affichée de celui-ci.

Par exemple : « je voudrais être statisticien, mais je n’aime pas les mathématiques ».

L’enjeu sera de comprendre d’où vient le dégoût pour les maths, quelles frustrations ont généré le manque d’appétence pour les cours de maths ou bien de faire comprendre que la réalisation de projets incohérents sera difficile.

En matière de conseil psychologique, différentes techniques peuvent être mobilisées, notamment :

  • L’analyse transactionnelle,
  • L’écoute active.

Théorisée en 1958 par le médecin psychiatre Éric Berne, l’analyse transactionnelle part du principe que chaque personne est fondamentalement positive et que le comportement actuel est influencé par les décisions prises durant l’enfance.

L’autre technique phare de psychologie, c’est l’écoute active : elle réside dans le fait d’être attentif à ce que dit l’élève, c’est-à-dire aller bien plus loin que la simple conversation.

Le COP se rend donc disponible, le visage ouvert, pour laisser son élève s’exprimer sans être interrompu(e).

En cas d’intervention, les questions doivent être ouvertes, engageant des réponses plus détaillées qu’un oui ou un non (réponse fermée).

Le conseiller d’orientation aidera son élève s’il sait reformuler ses propos dans ses propres termes car cela montre l’attention portée à l’échange et que l’on a bien compris ce qui vient d’être dit.

Cela met aussi en valeur les propos de l’élève, pour le valoriser et montrer que l’on n’est pas là pour le juger.

Car à la manière d’un sociologue, il est fondamental de laisser de côté son propre système de valeurs afin de parler dans un régime d’objectivité : c’est ce que le sociologue Allemand Max Weber (1864-1920) appelait le principe de « neutralité axiologique ».

C’est aussi l’une des qualités attendues du conseiller d’orientation : être capable de prendre conscience de son système de valeurs afin d’éviter que ses propres jugements n’interfèrent dans l’interprétation (ou, ici, dans l’orientation de l’élève).

Devenir conseiller d’orientation : savoir s’adapter à tous les publics

C’est tout ?

Et non, parmi toutes ces qualités évoquées,  le conseiller d’orientation doit savoir faire preuve d’adaptation entre élèves et étudiants, jeunes adultes ou jeunes enfants.

« Si on m’avait dit que j’allais rigoler en réfléchissant à mon avenir, je n’y aurais pas cru ! »

Outre la nécessité de rester neutre et bienveillant, d’être empathique ou à l’écoute, la capacité d’adaptation est cruciale car tous les élèves proviennent de milieux sociaux variés.

Pierre Bourdieu (1930-2002) avait démontré, par la notion d’habitus propre à Emile Durkheim (1858-1917), que les élèves fils/fille de cadres, professions libérales et intellectuelles supérieures n’ont sociologiquement pas les mêmes prédispositions que ceux issus d’un milieu ouvrier ou agricole.

En découle la nécessité de s’adapter à l’origine sociale, et également au caractère de l’élève.

Les conseillers – les coachs du cabinet Recto Versoi – peuvent par exemple proposer un bilan de compétences et un bilan d’orientation scolaire pour mieux connaître leur interlocuteur.

Aussi, les COP peuvent être amenés à diriger monter des projets pédagogiques avec les professeurs, à avoir des entretiens avec les parents d’élèves, et animer des ateliers en groupe.

Ces missions vont donc nécessiter de la part de l’intervenant, une faculté d’adaptation : d’une classe à l’autre, d’un parent à l’autre, les rapports sociaux seront indubitablement différents !

Vous trouvez d’autres qualités qu’un COP doit avoir ? N’hésitez pas à nous le signaler dans un commentaire !

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