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Préparer son départ pour l’enseignement hors de France

De Hélène, publié le 29/10/2018 Blog > Cours particuliers > Donner des Cours Particuliers > Quelles sont les Démarches Administratives pour Enseigner à l’Étranger ?

« Pour bien aimer un pays, il faut le manger, le boire et l’entendre chanter », Michel Deon

Saviez-vous que chaque année, 250 000 élèves français étudient à l’étranger, dans des établissements affiliés au Ministère de l’Éducation nationale ? Cela créé nécessairement un besoin d’enseignants français, qui doivent venir enseigner tantôt les mathématiques, tantôt le français, tantôt l’histoire géographie.

Mais vouloir partir à l’étranger comme enseignant, c’est parfois le parcours du combattant. La première question à se poser, c’est bien de savoir quelles sont les démarches administratives pour enseigner à l’étranger, une fois que votre projet est défini ? Voici des éléments de réponses dans cet article !

Sous quel statut enseigner à l’étranger ?

Quelles sont les possibilités d'enseignement à l'étranger ? Trouver le bon statut pour enseigner à l’étranger est parfois une vraie prise de tête…

Que ce soit pour enseigner les langues vivantes, l’éducation physique ou le français langue étrangère, chaque professeur, qu’il soit non titulaire ou en poste depuis des années, peut prétendre à un poste à l’étranger. Cependant, avant d’entamer toute démarche administrative de départ à l’étranger, sachez que l’enseignement didactique dans un nouveau pays peut se présenter sous différentes formes :

  • Soit vous enseignez votre matière en langue française dans des établissements scolaires étrangers,
  • Soit vous enseignez votre matière dans une autre langue dans une école privée ou publique,
  • Soit vous enseignez une nouvelle matière auprès d’étudiants étrangers.

En fonction de cela, et de vos attentes, votre statut peut être amené à varier.

Les statuts d’enseignants à l’étranger sont définis dans la note de service n°2018-102 du 6 septembre 2018

Il existe quatre types de statuts possibles, rattachés au ministère de l’Education nationale :

  • L’emploi en qualité d’expatrié,
  • L’emploi en qualité de résident,
  • L’emploi en qualité de recruté local,
  • Les statuts d’enseignants dans des établissements spécifiques.

Le statut d’expatrié est le plus pratique et le plus immersif pour un professeur des écoles. Il n’est possible de postuler qu’à des postes vacants, disponibles sur le site de l’AEFE (et publiés au bulletin officiel et sur le site du ministère), et ce sont des commissions consultatives paritaires qui définissent l’affectation. Les conditions pour postuler sont :

  • Être titulaire du ministère de l’Education nationale,
  • Justifier de deux ans d’exercice comme titulaire.

Les postes d’enseignement comme expatrié peuvent être tenus 5 ans maximum : un premier contrat initial de 3 ans, et renouvelable 2 fois un an

Le statut de résident est tout aussi intéressant. Si les conditions pour postuler sont les mêmes que le statut expatrié, mais le mode de candidature est différent : les postes, disponibles à la mi-janvier de chaque année, sont accessibles sur proposition du chef d’établissement et après avis d’une commission consultative paritaire.

Le résident est en poste pour un contrat initial de 3 ans, renouvelable

Le statut de recruté local est parfois plus complexe. Le professeur se retrouve détaché dans un établissement scolaire rattaché à un organisme comme la Mlf ou l’AFLEC. Pour les autres établissements, il faut remplir un formulaire de détachement.

Témoignage d’une enseignante sous contrat local (via Studyrama) : « Possédant tous les deux un bagage en FLE en plus de nos disciplines respectives (certifié d’histoire-géographie et certifiée de lettres) nous avons pu enseigner le français langue maternelle et le FLE. L’expérience à l’étranger permet de prendre du recul par rapport à son propre système éducatif », Marie-Christine Masson, professeur à Toronto

Il existe aussi une particularité avec les fonctions non enseignantes à l’étranger, où les candidatures sont traitées au cas par cas.

Vous l’aurez compris, selon le statut, les démarches administratives vont varier. La première étape consiste donc à définir votre projet d’enseignement avec l’AEFE.

Définir votre projet d’enseignement avec l’AEFE

Quelles sont les étapes pour être accepté à l'étranger comme enseignant ? Quel type d’enseignement est fait pour vous ? Peut-être faut-il aller voir comment ça se passe à l’étranger pour le savoir…

L’AEFE, ou Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger, est un organisme incontournable pour préparer le départ des personnels enseignants à l’étranger. D’abord, parce que cette structure anime un réseau de 253 établissements étrangers (sur 440) répartis sur 135 pays. Ensuite, parce qu’elle centralise toutes les informations nécessaires pour tous les projets, que ce soit en enseignement privé ou en école publique, notamment en termes de démarches. Elle est donc incontournable.

Fondée en 1990, l’AEFE est rattachée au Ministère des affaires étrangères et a pour mission première d’assurer la continuité de la scolarisation et du service public d’éducation à l’étranger 

Accessible directement sur son site internet, aefe.fr, vous pouvez accéder :

  • Au réseau scolaire mondial, qui indique les partenaires et des informations sur l’établissement d’enseignement de votre choix,
  • La vie du réseau, de plusieurs centaines d’établissements partenaires,
  • La scolarité, l’orientation ou la pédagogie, pour développer vos pratiques professionnelles avant votre départ,
  • Des questions d’ordre pratique comme les conditions d’emploi des contractuels à l’étranger, le mode de recrutement enseignant ou encore, toutes les démarches à faire en cas de mobilité internationale.

Attention : l’AEFE ne permet pas de partir à l’étranger pour faire de l’enseignement à distance 

Vous retrouvez par exemple tous les fondements juridiques et administratifs concernant les départs à l’étranger, qui se basent notamment sur le décret n°2002-22 du 4 janvier 2002.

Pour vous donner une idée, chaque année, l’AEFE recrute entre 200 et 300 expatriés, ainsi que 900 résidants pour devenir professeur ou instituteur à l’étranger

En parallèle, l’AEFE est un point de contact essentiel pour vous renseigner sur les démarches à faire avant votre départ et pour être accompagné sereinement, d’un bout à l’autre de votre projet d’enseignement. Elle vous indique également les campagnes de recrutements prévues, les modalités de recrutement ou encore, vous orientent selon votre situation et vous aident à trouver un emploi à l’étranger.

En parlant de démarches administratives, quelles sont-elles exactement ?

Les modalités administratives pour les départs d’enseignants hors de France

Où partir enseigner à l'étranger ? Il faut suivre tout un ensemble de démarches pour assurer un départ dans de bonnes conditions

Une expatriation, ça se prépare ! Chaque type de contrat amène des dispositions administratives particulières, à commencer par le mode de recrutement, qui varie d’un contrat à l’autre. Par exemple, dans le cadre des postes proposés au sein de l’AEFE, il est important de respecter scrupuleusement les modalités de candidature expliquées, comme :

  • Remplir les documents de candidature en ligne,
  • Attester de sa situation administrative en cours (détaché, mis en disposition, titulaire etc),
  • Justifier, par le biais de fiches de salaire, le temps en poste comme titulaire,
  • Joindre, si nécessaire, un dossier sur le niveau de compétence en langues, tel que défini dans le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL),
  • Au besoin, un document attestant d’une validation des acquis professionnels ou une équivalence de niveau,
  • Ajouter tous les justificatifs pouvant se révéler pertinents pour l’étude du dossier, comme des preuves d’une expérience en lien avec le poste visé.

Concernant ces justificatifs, ils peuvent s’avérer utiles si vous cherchez à travailler auprès de publics sensibles, comme les élèves handicapés. Une première expérience en enseignement public pourra être positivement étudiée.

Votre interlocuteur pour les postes gérés par l’AEFE est le Bureau du recrutement des expatriés, que vous pouvez contacter ainsi : 
AEFE – 1, allée Baco – BP 21509 – 44015 Nantes, candidature.aefe@diplomatie.gouv.fr, +33 (0)2 51 77 29 23

Il est aussi possible de réaliser, au lieu d’une année scolaire entière, un simple stage à l’étranger, au sein d’un établissement spécifique. C’est un bon moyen d’obtenir une expérience professionnelle complémentaire, que vous soyez enseignant de premier degré ou de second degré. C’est le cas avec des partenaires comme :

  • L’OFAJ, Office franco-allemand pour la jeunesse,
  • Le programme Jules Verne, surtout pour les Français de l’étranger,
  • Le programme ERASMUS, pour donner des cours en Europe,
  • Le programme CODIFIL, auprès du Conseil de développement de Louisiane,
  • Au sein d’établissements scolaires homologués.

Après que le rectorat ait donné son avis favorable à votre candidature (selon le type de poste que vous visez et selon le statut), vous n’avez plus qu’à suivre les modalités spécifiques, indiquées sur le dossier de candidature. Attention : les profils sont généralement de haut niveau et la sélection est rude. La dimension administrative est donc essentielle au bon déroulement de votre recrutement.

Il est à noter que les démarches pour un volontariat ou de volontariat international sont totalement différentes d’un pays à l’autre

Une fois votre checklist validée pour votre dossier, et que ce dernier a été accepté, les démarches administratives ne s’arrêtent pas là…

Les démarches complémentaires d’enseignant à effectuer

Que faire avant de partir enseigner à l'étranger ? Quel bonheur d’enseigner à de nouveaux publics… Mais encore faut-il compléter toutes les démarches administratives

Il faut bien l’avoir en tête : l’acceptation de votre dossier n’entraîne pas la fin de vos démarches administratives, encore bien nombreuses. Si votre administration, et votre nouvel établissement, pourront vous aider à faciliter certaines démarches, il faut les débuter, avec par exemple :

  • Les demandes de passeports ou de visas, en fonction du pays de destination,
  • Les demandes d’habilitations nécessaires, en fonction du contrat et du type d’établissement.

Sans oublier les démarches administratives une fois sur place, dans le pays d’accueil, pour :

  • Vous loger, habiter quelque part, avoir l’électricité et l’eau courante,
  • Aller à la banque, utiliser votre carte bancaire,
  • Faire une demande de permis international, si vous devez être véhiculé,
  • Pour les enseignants chercheurs, une double convention peut être à signer,
  • Dans de rares cas, l’enregistrement de votre présence dans le pays (dans ce cas, l’établissement doit vous fournir une attestation d’accueil).

Les ressources pédagogiques les plus utiles pour devenir enseignant passionné ne sont autres que les étudiants à l’étranger ! En effet, diversifier son métier d’enseignant, par rapport à sa formation initiale, en allant à la rencontre de publics différents hors de France (étudiants en décrochage scolaire, jeunes d’un lycée professionnel rural, personnes en situation de handicap), est un enrichissement à tous les niveaux.

Il peut aussi s’agir d’une expérience favorisant votre insertion professionnelle, une fois de retour au sein du ministère de l’enseignement.

Alors, prêts à développer vos compétences professionnelles dans des pays étrangers, en école primaire, en école supérieure ou en établissement privé ?

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