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L’entraînement vocal pour amateurs et professionnels

De Philippe, publié le 27/04/2018 Blog > Musique > Chant > Technique Vocale : Top 10 des Exercices

« Ce n’est pas en ouvrant la gorge d’un rossignol que l’on découvrira le secret de son chant. »

Marcel Pagnol

Les chorales parsèment le pays, et leur niveau peut faire le grand écart en fonction de la qualité des choristes.

Aimer chanter est un préalable : c’est très bien, mais autant ne pas s’arrêter en si bon chemin et aller plus loin…

Dans cette perspective, les paresseux auront bien du mal à réaliser des progrès vocaux, car il y faut des efforts non négligeables.

Comme dans tout art, et notamment la pratique d’instruments de musique, la virtuosité vient à force de travailler sa voix.

Si le timbre d’une voix (sa beauté pour faire bref) est presque totalement inné et que sa tessiture s’impose en grande partie à nous, il appartient à la répétition de chanter parfaitement juste, de gérer son volume et son endurance, de maîtriser de plus en plus de partitions, de gagner des notes du côté des graves ou des aigus…

En la matière, rien de mieux que de pouvoir compter sur un professeur particulier spécialisé dans les cours de chant, surtout si l’on n’a guère la chance ou le niveau d’intégrer un conservatoire de musique ou de profiter des enseignements d’une école de musique digne de ce nom.

49 % des Français apprenant la musique font d’ailleurs confiance à un enseignant à domicile, selon Ipsos.

Voyons ensemble 10 exercices aussi simples qu’universellement reconnus dans la sphère musicale, à réutiliser sans modération, seul, dans un chœur associatif ou avec son coach vocal.

1. L’échauffement de la voix

Pas question de chanter la Walkyrie de Richard Wagner, qui dure plusieurs heures, après un simple claquement de doigts !

Non, il est nécessaire d’échauffer son organe avant toute production de son exigeant une certaine puissance ou un effort ne serait-ce que relativement prolongé.

Or, tout récital public, de même que toute séance d’entraînement, remplissent ces critères rendant nécessaires quelques techniques d’échauffement, qu’il est important de maîtriser pour ne jamais être pris au dépourvu et savoir rapidement monter en scène, au besoin…

Les musiques actuelles permettent de travailler sa voix lors d'un stage de chant ou de cours individuels en les combinant avec quelques exercices polyphoniques. Se perfectionner dans l’art du chant, c’est trouver sa voix et se faire entendre sans avoir besoin d’un porte-voix ! | source : visualhunt.com

Quelques conseils pour prendre soin de ses cordes vocales

Sachez tout d’abord qu’une voix, grave ou non, a besoin de 7h de repos minimum pour être de nouveau au top.

Il faut également éviter les sodas et les produits laitiers, trop acides, avant d’interpréter un air.

N’oubliez pas de boire régulièrement et en quantités suffisantes, les cordes vocales ont besoin d’hydratation pour être au top !

Quels exercices réaliser ?

Le meilleur exo d’échauffement consiste à disposer d’un piano pour bien placer ses notes et monter puis descendre en gammes.

Ceux qui ont de l’oreille pourront sans difficulté le faire a cappella ; l’idéal étant d’aller du grave vers l’aigu en gardant la bouche fermée, pour s’empêcher de forcer.

Il est important d’être parfaitement détendu et à l’aise : l’ensemble buccal étant composé d’une multitude de petits muscles, n’hésitez pas à émettre des sonorités infantiles en faisant claquer joues et lèvres ou en imitant un bruit de moteur – le ridicule ne tue pas !

Notez que le vibrato, caractéristique phonatoire naturelle d’une voix lyrique jeune et en bonne santé, sera de meilleure qualité lorsque votre voix sera chaude.

Pareillement, l’échauffement vocal permet de moins fatiguer les cordes vocales et le larynx.

Ne chantez pas des chansons que vous pensez faciles pour vous échauffer. On ne chante pas pour s’échauffer comme on ne fait pas le grand écart avec de faire une chorégraphie.

Combien de temps échauffer sa voix ?

Chaque personne est différente. L’important est d’écouter son corps, ses sensations et sa voix. Un bon échauffement doit au minimum durer 10 minutes et ne pas dépasser les 30 minutes.

Le mieux est d’essayer de chanter après 10 minutes et d’observer ses sensations. Est-ce que vous arrivez à poser votre voix sans la pousser ? Si la réponse est négative, arrêtez de chanter et reprenez quelques exercices d’échauffement.

Au fur et à mesure de l’entraînement, la période d’échauffement devrait diminuer.

A quel moment échauffer sa voix ?

Le corps a besoin de 2 heures après le lever pour se réchauffer et fonctionner dans sa globalité.

Mais si après 2 heures, vous ne vous sentez toujours pas d’attaque, repoussez vos échauffements.

Autre chose : l’échauffement avant de chanter ne consiste pas uniquement à échauffer sa voix mais à réveiller toutes les parties du corps mobilisées pour le chant. Ainsi des étirements corporels sont les bienvenus : cage thoracique, mâchoire, lèvres, joues, langue…

2. Des exercices de respiration

Bien chanter, c’est avant tout bien respirer : rôle maîtrisé, mélodie juste, puissance, etc., tout dépend de nos poumons !

La qualité de la voix dépend en grande partie de la qualité du souffle. Et même si respirer est un acte spontané, il est probable que vous puissiez largement améliorer votre technique pour obtenir davantage d’aisance vocale.

Un exercice de respiration en position couchée

Voici une technique très simple : couchez-vous sur le dos en posant un gros livre sur votre poitrail, puis respirez comme d’habitude tout en cherchant à identifier et à sentir les parties du corps qui participent aux inspirations et expirations : abdominaux, périnée, côtes…

Continuez en expirant jusqu’à manquer d’air. Puis inspirez lentement.

N’hésitez pas à mettre une main sur les côtes et l’autre à hauteur de la bouche. Le livre doit se soulever, mais très peu.

Gardez vos poumons pleins 5 secondes durant, puis soufflez en veillant à ce que l’ouvrage ne retombe pas brusquement, mais progressivement.


Ce sont les mêmes muscles et sensations que vous devrez mettre à contribution lors d’un concert.

Retenez bien qu’il vous faut vous tenir bien droit, ne pas lever les épaules, ne pas gonfler ses poumons (comme si on devait souffler dans un ballon…), ne point baisser ou lever la tête, regarder toujours en face de soi.

Le haut du buste ne sert à rien à la chanteuse lyrique : c’est la respiration abdominale, avec une pression constante, qui se trouve au cœur d’une belle voix de poitrine.

On doit s’orienter vers une respiration intercostale diaphragmatique, c’est-à-dire respirer plutôt bas en ouvrant ses côtes flottantes.

C’est qu’on appelle la respiration abdominale.

Un exercice de respiration en appui contre un mur

On ne peut pas toujours se mettre en position couchée pour travailler son souffle. En revanche, il y a souvent des murs autour de nous !

Face à un mur, posez vos mains dessus. Votre dos est droit et vous êtes légèrement penché en avant. C’est une position « naturelle » pour la respiration abdominale. 

Dans cette position en effet, la respiration abdominale se fait naturellement. Pour le constater, vous pouvez poser une main sur votre ventre.

C’est un excellent moyen de bien comprendre le mécanisme de la respiration abdominale pour pouvoir la reproduire en position naturelle.

Faire des bulles pour apprendre à respirer

Quelle est la meilleure technique vocale pour s'améliorer ? Retour en enfance | source : Buzzly

Cet exercice vous apprend à garder un débit d’air constant, il ouvre votre pharynx et détend vos cordes vocales. Il est tout à fait possible de l’intégrer à l’échauffement vocal ou de le faire en fin de journée pour reposer votre voix fatiguée.

Prenez un verre d’eau et une paille. Soufflez dans la paille pour faire des bulles comme quand nous étions enfant.

Dans la même expiration, faites vibrer votre corde vocale quelques secondes, puis enchaînez sans son.

Le nombre et la taille de bulles doit être le même dans les deux situations. 

Ensuite, vous pouvez faire une note qui monte dans les aigus tout en soufflant dans la paille. Il est temps d’enlever le verre et de répéter l’opération en pinçant légèrement la paille pour contrôler le débit d’air. Entonnez maintenant une mélodie tout en soufflant dans la paille.

Détendre son diaphragme pour mieux chanter

Détendre son diaphragme semble ne pas être chose aisée et pourtant. Un simple exercice peut vous y aider.

  • Asseyez-vous sur une chaise,
  • Placez vos mains au niveau du plexus solaire, à l’intérieur des côtes,
  • Inspirez,
  • Puis lors de l’expiration, penchez-vous en avant,
  • Descendez jusqu’à toucher vos cuisses avec vos bras,
  • Répétez l’opération.

Plus le niveau d’air inspiré est haut, plus votre diaphragme sera détendu. Vous pouvez refaire l’exercice en plaçant vos mains un peu plus bas.

3. S’entraîner à projeter des sons

Il n’y a rien de plus catastrophique que d’essayer de chanter fort : c’est là qu’une prestation devient affreuse, car forcée et non naturelle.

Pour avoir une voix véritablement puissante et des plus audibles, il faut en réalité s’atteler à se faire entendre, ce qui est bien différent.

Il faut s’imaginer chanter pour quelqu’un qui se trouverait à une cinquantaine de mètres.

Devenir chanter implique beaucoup d'entrainement ! Comment chanter grâce à des exercices simples ?

Pour cela, il convient de projeter du son de façon optimale, en contractant d’abord le périnée pendant l’émission de la sonorité.

Ensuite, faites un sss en contractant désormais les abdominaux à la place du périnée.

Pour finir, continuez ce sss jusqu’à perdre toute votre réserve d’air, puis relâcher complètement vos muscles – l’organisme a alors le réflexe de récupérer tout l’air perdu, sans rien forcer.

N’hésitez pas à recommencer, pour prendre pleinement possession des sensations d’une bonne technique respiratoire de chant, d’autant plus que cela peut servir d’échauffement !

Découvrez également comment travailler son timbre de voix

Travailler les harmoniques avec un professeur

Les harmoniques donnent le timbre et la couleur d’une voix. Un voix riche en harmonique sonne plus fort qu’une voix pauvre. A puissance égale, elle paraîtra plus forte.

Quand un chanteur d’opéra parle, on entend bien la différence de puissance sonore.

Si la voix n’est pas riche en harmonique, rien ne sert d’essayer de la projeter, au risque de se fatiguer vocalement. Et malheureusement, les harmoniques sont innées.

Utiliser les résonateurs

Les résonateurs sont propres à chacun. Ils dépendent d’une morphologie. Il s’agit de la forme du visage, du nez, de la cavité buccale, de la boîte crânienne. Une nouvelle fois, c’est inné !

Ce sont ces résonateurs qui rendent chaque voix unique.

Un professeur de chant peut vous apprendre à placer votre voix dans les résonateurs pour ne pas la fatiguer. L’important est d’écouter sa voix pour réussir à la replacer dans les résonateurs. Et c’est un travail compliqué et fastidieux.

Chanter en souriant

Alors, sourire en chantant n’est pas forcément chose aisée mais quand vous vous entraînez, essayez de le faire. Le fait de sourire permet de placer sa voix dans la partie des résonateurs et donc de la projeter en avant plus facilement.

4. La technique du « son nasal »

Comment apprendre à chanter ? Pour chanter comme Mariah Carey, il faudra travailler !

Baryton, mezzo-soprano, chanteur moderne ou autre ténor : chacun fait passer sa tonalité par les fosses nasales, lesquelles servent de caisse de résonance – ce qui, contrairement à une opinion trop répandue, n’est pas le cas de la cage thoracique. Un travail primordial pour apprendre à placer sa voix !

En effet, les sinus et les cavités nasales sont des espaces vides dans la tête qui servent de caisses de résonance. Bien sûr, c’est inné, on en peut pas modifier ses sinus ou ses cavités nasales mais on peut travailler avec pour mieux les utiliser.

Quand un chanteur fait face à un rhume ou une allergie, il devient compliqué de chanter à cause du manque d’air mais aussi du manque de résonance des cavités nasales.

Une astuce : si votre nez se nettoie seul des impuretés accumulées dans la journée, vous pouvez l’aider à rester hydraté en utilisant de l’eau de mer. 

Apprendre à chanter, c’est donc savoir par où doit passer tout cet air.

Un exercice simple pour gagner en aisance sans improvisation : bouchez-vous le nez (sans appuyer ni trop haut ni trop fortement), contractez votre périnée et produisez un son i. Débouchez alors votre voie nasale.

Revenez à cette technique dès que vous perdez le fil du parcours respiratoire – après un rhume par exemple.

5. Travailler l’attaque des notes

La qualité d’un soliste dépend souvent de ses entames (50% du chant choral).

Il est nécessaire de bien préparer son corps avant de produire une tonalité.


C’est excellent pour gagner en confiance en soi : prenez par exemple un son m.

Le but du jeu est de le stopper tout de suite pour disséquer tout ce qui se passe physiologiquement : importance des abdominaux, intervention du larynx, rôle des résonateurs, resserrement des lèvres, position de la langue, pression d’air…

Il faut reproduire l’exercice pour remarquer chacun de ces éléments.

Cette analyse scénique est incontournable pour se corriger d’éventuels défauts, car il ne reste alors qu’à s’ajuster.

L’enjeu est d’affiner ce qui est bon et de supprimer ce qui est superflu ou dommageable : l’aide d’un professeur de chant ou d’un expert est tout indiquée.

L’attaque glottale d’une note

Lors de l’attaque glottale d’une note, les cordes vocales se ferment avant la production du son. La note est précédée d’un « clic ».

  • Dites « uh-oh » plusieurs fois,
  • Trouvez l’endroit où les cordes vocales vibrent pour émettre ce son,
  • Dites seulement « uh » : les cordes restent fermées,
  • Après avoir fait cet exercice plusieurs fois, vous devriez mieux sentir la sensation des cordes ouvertes ou des cordes fermées,
  • Essayez ensuite toutes les voyelles et répétez en chantant les notes.

L’attaque simultanée des notes

Lors de l’attaque simultanée d’une note, les cordes vocales restent ouvertes jusqu’à la phonation. Cela donne un début de note très propre.

  • En inspirant, gardez les cordes vocales ouvertes,
  • Ensuite, émettez le son « oh » en inspirant : c’est assez compliqué, vous devrez essayer plusieurs fois. Remplacez-le par un « yo » si vous n’y arrivez pas.

L’attaque aspirée d’une note

Les cordes vocales restent ouvertes et la note est donc précédée d’un petit « h » aspiré.

  • Gardez les cordes vocales ouvertes,
  • Commencez à inspirer avant de produire la note,
  • Produisez la note « oh » qui sera plutôt un « hoh » à l’anglaise.

6. Apprendre à libérer sa voix

Parlons enfin de la colonne cervicale (zone OAA), pour avoir une voix libérée de toute entrave.

Ce gain de souplesse permettra de gagner en vaillance, mais aussi de prendre davantage de plaisir en chantant.

Il faut chanter en veillant à ne pas crisper les muscles de cette région, mais au contraire leur donner du mou tout en les sollicitant à leur mesure.

L’exercice consiste à bouger doucement en rond sa tête autour de son nez (comme si vous peigniez avec votre tête sur le plafond) lorsque l’on chante (« ang » par exemple), en choisissant des notes médiums de sa tessiture et en bloquant les épaules.

La zone en question sera alors naturellement relâchée, de même que bien d’autres tensions du corps humain : parfait pour lutter contre le trac !

Les étirements peuvent être bénéfiques pour vous aider à mieux vous détendre avant de chanter :

  • Faire des rotations du bassin,
  • Se pencher sur la droite et sur la gauche en gardant les mains le long du corps,
  • Levez les bras vers le haut puis grandissez-vous pour étirer la colonne,
  • Faites des cercles avec les épaules dans un sens puis dans l’autre. Veillez ensuite à garder vos épaules et vos omoplates basses,
  • Faites des rotations de la nuque, dans une sens puis dans l’autre.

Tous ces exercices aident à détendre les muscles pour mieux libérer votre voix.

7. Une astuce pour chanter juste

Avant de penser à se lancer dans le grand bain, encore faut-il savoir chanter parfaitement juste.

Des cours de musique sont parfaits en la matière, la pratique faisant la différence pour être exactement sur la fréquence d’une note (cours de chant montpellier, cours de chant paris).

Un exercice simple : avant de la fredonner, prenez le temps d’écouter mentalement une mélodie (sans les paroles) en vous arrêtant sur chaque note.

Ce n’est pas forcément un exercice aisé, surtout au début. Mais avec de la pratique, vous verrez que cela viendra tout seul.

Si vous êtes capable d’entendre un air juste en esprit, la moitié du chemin est fait : vous avez assez d’oreille musicale pour chanter juste.

Essayez maintenant de l’entendre mentalement avec le timbre que vous aimeriez avoir.

Il faudra simplement conformer votre geste vocal à ce que vous avez dans la tête.

Le mieux est de commencer avec une chanson simple, du genre J’ai du bon tabac dans ma tabatière ou Au clair de la lune. Répétez l’opération avec des chansons plus compliquées au fur et à mesure jusqu’à atteindre le morceau de vos rêves.

L’écoute est à la base du travail du chanteur !

Mais gardez à l’esprit que la justesse n’est pas indispensable au début du travail de la technique vocale : lâchez-vous, faites-vous plaisir et vous verrez que ce sera beaucoup plus simple de sortir des notes justes par la suite. ne vous bloquez pas sur une note que vous estimez fausse.

8. Parfaire sa diction

Articuler, à l’inverse de la crispation, est au b.a.-ba de la justesse d’une voix de tête, et pas seulement pour chanter une chanson issue d’un opéra italien ou étranger.

Il ne faudrait en revanche pas tomber dans l’excès qu’est l’exagération labiale : ce n’est pas la déformation artificielle des lèvres qui améliorera votre prestation, bien au contraire !

Poser sa voix grâce au pharynx et améliorer son timbre de voix sont des éléments mis en avant par nos professeurs pour qui souhaite devenir chanteur. Formation musicale mélodique | Le solfège est à connaître pour percer dans la chanson française | source : pixabay.com

C’est l’arrière-gorge qui demeure essentielle pour une bonne prononciation.

Ici, des exercices dignes des acteurs et comédiens de théâtre à Paris sont fortement recommandés, comme la répétition de phrases telles que :

  • Trois tortues trottaient sur un trottoir très étroit,
  • Trois petites truites non cuites, trois petites truites crues,
  • Seize jacinthes séchant dans seize sachets secs,
  • Je veux et j’exige d’exquises excuses,
  • Tes laitues naissent-elles ? Si tes laitues naissent, mes laitues naîtront.

Par chance, la chorale Résonances de Sallanches vous en donne 22 exemples ! Alors au travail !

9. Les vocalises

La vocalise est un travail autour de la voyelle, par opposition aux consonnes.

Il s’agit de gagner en souplesse et de trouver le squillo (le son en italien), en travaillant des phonèmes simples : commencez par or, o et oui.

Le premier ouvre la cavité pharyngée ; le deuxième permet de conserver un larynx bas ; et le troisième donne de l’acuité à la voix.

C’est simplement de la répétition pure et dure, jusqu’à trouver la meilleure attitude et la bonne puissance pour une projection optimale.

Attention à ne pas fatiguer les cordes vocales. Le résultat sera moins bon. Travaillez en douceur et prévoyez des phases de récupération comme quand on fait du sport.

10. Le relèvement de la langue

D’après les musicologues, deux vocalises sur trois seraient entachées d’un défaut de position de la langue.

Des astuces pour travailler efficacement sa voix ? Comment placer sa langue en chantant ?

Il est important de se libérer de cette dernière en la maîtrisant pour pleinement développer ses qualités cantatrices.

Le relèvement lingual est causé par une contraction excessive de la racine de la langue, ce qui stoppe certaines vibrations dès lors refoulées vers la cavité buccale.

Pour travailler le positionnement de sa langue, rien de mieux que des exercices en répétant des notes, car la langue doit rester à plat non loin des incisives du bas :

  • Entonnez yor, , yor, , yi pour trouver la position linguale idéale,
  • Chantez gnor, gné, gni pour travailler le repositionnement de la langue.

Ces deux gymnastiques permettent également de lutter contre le recul de la langue, défaut très courant chez les femmes sopranos.

Découvrez enfin comment travailler sa voix au quotidien avec :

Définition « technique vocale »

Quand on apprend le chant, il faut également apprendre tout un vocabulaire, souvent lié à l’anatomie pour mieux comprendre la production d’une note en accord avec les différentes parties du corps.

Qu’est-ce que la phonation ?

La phonation est la production de sons qui amènent à la production de la voix et du langage articulé. Le son est produit en expulsant l’air des poumons qui passe à travers les cordes vocales puis la cavité buccale et nasale.

Qu’est-ce que le diaphragme ?

Le diaphragme est un muscle qui forme une coupole au-dessus des organes de l’abdomen. Il a un rôle de séparateur des organes du haut et des organes du bas mais il sert surtout à la respiration. C’est lui qui expulse l’air des poumons.

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Kengne
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Kengne

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