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Comment affiner son timbre vocal ?

De Philippe, publié le 20/07/2017 Blog > Musique > Chant > Découvrir et Travailler son Timbre de Voix

« Parfois, j’imagine le timbre de voix qu’aurait une rose, je suis certaine qu’elle ferait chanter les oiseaux », Joe Coeijmans.

Les collégiens puis lycéens, et plus largement tous les esprits littéraires peu avertis en la matière, ont de quoi rester ébahis devant certaines démonstrations mathématiques pleines de chiffres, de lettres grecques et de signes étranges…

Eh bien, on pourrait en dire de même de la première impression qu’a le néophyte en parcourant un traité de musique classique ou, même, un article de la presse spécialisée musicale.

On y trouve de nombreux mots peu – voire pas du tout – usités dans la vie quotidienne, qui peuvent paraître barbares ou surfaits à première vue.

Mais les musicologues ne font-ils que jouer aux pédants ? Non, bien sûr : chacun de ces termes existe pour décrire une véritable réalité de l’art du chant.

Technique, vaillance, tessiture sont autant d’impondérables du milieu musical, y compris chez les instrumentistes.

Dans ce lexique propre aux cantatrices, l’un des substantifs les plus insignes ne déplaira pas aux philatélistes : il s’agit du timbre de voix.

Si vous avez le désir de devenir un grand ténor ou une soprano, ou même de compter parmi les chanteurs modernes de variété à succès, un conseil pour ne pas passer pour un timbré : ne négligez pas cette composante essentielle quand il s’agit de travailler sa voix !

Le timbre de voix : qu’es aquo ?

C’est un substantif qui revient souvent dans le domaine des sons, car il concerne n’importe quelle chose capable d’émettre une certaine sonorité.

Ainsi, on parle aussi bien de « timbre » pour les voix humaines que pour les instruments de musique.

Il faut faire attention à ne pas le confondre avec la notion de tessiture qui, elle, concerne l’ambitus ou encore l’étendue des notes (et, par conséquent, des octaves) émises par les cordes vocales ou tel instrument.

Cette tessiture permet de distinguer les mezzo-sopranos, les altos, les contre-ténors, les barytons, les basses, etc.

Avant de dire « je chante », mieux vaut s'échauffer en tant qu'haute-contre pour éviter une siffler laryngé et une détérioration du voile du palais. Savoir qui chante | De Natalie Dessay à l’oiseau de nos jardins : tout un horizon de virtuosité ! | source : pixabay.com

La définition exacte nous est donnée par le célèbre Émile Littré : « 3° Son que rend le timbre. 4° Qualité sonore d’une voix, d’un instrument. 5° Caractère d’un son indépendamment de son rang dans l’échelle, caractère tenant à des sons harmoniques qui coexistent avec le son fondamental et qui lui forment une espèce d’accompagnement ; cette espèce d’accompagnement, dont l’oreille ne discerne pas les éléments, est précisément le timbre. »

En bref, il s’agit de toutes les caractéristiques sonores qui permettent d’identifier un chanteur ou un instrument : une même note peut être jouée par un orgue, un piano et une contralto, sa fréquence mathématique restera échangée, et pourtant elle restera dûment identifiable.

Cela peut même valoir d’un clavier à l’autre ! C’est tout ce qui permet de distinguer un producteur de son d’un autre ; c’est ce qui fait son caractère unique, son unicité – Jean Duns Scot parlerait d’« heccéité ».

Fréquence, vibrato, amplitude, attaque : ce sont des éléments constituant le cœur même d’un timbre musical.

On y voit toute la richesse de l’humanité, puisque chaque voix reste en fait unique, avec sa personnalité propre.

Le concept a été développé relativement récemment par l’organologie, et il a permis un prompt développement de la psychoacoustique (avec l’analyse harmonique des sons) et de l’orchestration en général.

Le timbre a bien entendu partie liée avec la couleur – ou colorature – des voix et instruments. Si vous avez déjà entendu dire de votre voix : « Il (ou elle) a une belle voix », vous êtes bien loti et avez toutes les chances de votre côté pour réussir !

Les « modernes » parlent quelquefois des « quatre couleurs primaires de la voix », dont la première estla voix parlée (médiums et graves déployés en harmonie), parfaitement illustrée par un Jacques Brel ou une Adèle.

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Trois astuces pour trouver sa voix lyrique

Retenez bien que, chez les hommes comme chez la femme, le timbre vocal varie avec l’âge, ce qui est aussi le cas des tessitures.

D’où un possible passage de l’aigu vers le grave ou, plus rarement du plus grave vers le plus aigu.

S’il y a bien entendu une part d’inné dans les timbres, du fait des gènes à la naissance (la morphologie buccale par exemple : larynx, pharynx, glotte, cordes vocales et autres résonateurs…) aussi bien que du poids des années, un travail vocal assidu peut contribuer à modifier le timbre.

Cette réalité est rendue manifeste par le travail, dans un autre domaine, des imitateurs, capables à force d’abnégation de maîtriser de nouveaux personnages.

On ne cernera jamais à 100% son timbre, tant est grande sa complexité, d’autant plus qu’il évolue au fil des ans, mais il est possible de s’approcher d’une connaissance approfondie afin de mieux se connaître – un objectif intermédiaire qui vous permettra d’ajuster vos exercices vocaux.

Pour mieux connaître ses qualités de diva, il faut s’intéresser à trois points en particulier…

1. Identifier la tessiture de sa voix

Il vous faut déterminer la note la plus basse et le son le plus aigu que vous êtes capable d’atteindre.

Pour délimiter votre intervalle vocal, vous pouvez scruter l’ambitus que vous maîtrisez parfaitement (sans effort et en voix de poitrine : c’est la tessiture à proprement parler) de celui que vous explorez imparfaitement (en voix de tête, avec quelques ratés pour l’instant : c’est là que vous pourrez travailler avec profit).

Une telle détermination vous sera facile si vous avez l’oreille absolue ou, du moins, musicale, en vous aidant par exemple d’un synthétiseur pour tester vos capacités.

Sinon, n’hésitez pas à recourir à l’expertise d’un coach vocal : il ne dira pas non !

2. Prendre des cours de chant

Pour éviter les mauvaises habitudes ou de perdre son temps, apprendre le chant requiert beaucoup de sérieux et de perfectionnisme dans l’affinement de sa technique de chant.

Côté phonation, rien ne vaut un professeur de chant diplômé pour apprendre à chanter, et pour chanter juste.

Une école de chant ou, à défaut, une école de musique pourra facilement vous orienter vers un professionnel renommé – tandis que l’annuaire numérique qu’est Superprof ne demande qu’à vous aider dans cette quête séduisante du super cours de chant !

3. Chanter fréquemment

Sous la douche ou ailleurs, toutes les occasions sont bonnes pour se vouer aux vocalises.

Non seulement cette gymnastique chantante fréquente va vous perfectionner, mais elle vous permettra encore de ne jamais perdre de vue la réalité de votre timbre et de votre répertoire – surtout au moment de la mue de la puberté, par exemple.

Le trac peut physiologiquement gêner mon timbre et son charisme dans le suraigu. Opéra national de Paris | Le relâchement est le gage d’une bonne technique, loin de toute fausse note | source : Wikimedia Commons

Restez cependant sage et prudent, pour ne pas risquer une extinction : un échauffement vocal est toujours nécessaire pour savoir chanter comme il se doit.

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Le top 5 des conseils pour gagner en qualité vocale

1. Élargissez votre ambitus

L’étendue vocale des notes couvertes est susceptible de varier avec l’âge et en fonction du sérieux de votre travail.

Ainsi, la Callas était loin de se contenter du registre soprano… Si tout un chacun trouvera ses dernières limites à un moment ou un autre, notamment lors de exercices de placement de voix, encore faut-il pouvoir les heurter après avoir surmonté les premiers obstacles !

L’entraînement par des gammes et l’interprétation de mélodies jouant sur vos extrêmes vous permettront de grappiller des deux côtés du « clavier » : « c’est en forgeant que l’on devient forgeron », nous enseigne l’âme populaire…

Appliquez-vous à transformer en voix de poitrine tout demi-ton que vous savez émettre en voix de fausset.

2. Veillez à votre maintien

Par définition, le chant est une activité physique (ou physiologique, pour vous faire plaisir, si vous êtes adepte de sensations fortes…).

La physiologie humaine y joue son rôle, et il en est donc de même pour l’attitude, la posture de la cantatrice.

Restez détendu en toute circonstance, en apprenant à gérer le stress et en peaufinant votre aisance scénique.

En parallèle, tenez-vous toujours très droit, si possible en chantant debout. Si vous devez vous produire assis, ne voûtez surtout pas le dos et gardez un port relativement altier.

Une présence musicalement orthodoxe fera la différence du point de vue du volume et de la perception du public !

3. Améliorez votre respiration

Une pression constante est le gage d’une modulation phonatoire sans faille. Finalement, quand on chante, on ne fait que solliciter une certaine expiration !

Mettez l’accent sur la respiration abdominale par le diaphragme. Des exercices de respiration ventrale (ce n’est pas la cage thoracique qu’il faut « gonfler ») vous aideront à accroître votre contrôle.

Sans les abdominaux, impossible de projeter sa tonalité avec assez de justesse pour prétendre à devenir soliste !

4. Éprouvez votre diction

Bien articuler fait la différence entre une bonne chorale et une mauvaise. La prononciation de la voyelle est au cœur du métier de chanteur moderne.

Des exercices d’articulation feront de vous d’excellents locuteurs et contribueront à une meilleure projection de tonalités.

L'étude du solfège mélodique est un plus pour chanter au diapason dans un chœur ou au karaoké. Changer sa voix | La résonance permet de vibrer et de poser sa voix sans forcer | source : visualhunt.com

Avec cette agilité dans la déclamation rythmique, vous chanterez plus fort sans vous fatiguer. La prise de parole en public est l’exo phare en la matière.

Savoir parler en public, c’est aussi pouvoir prononcer des langues étrangères omniprésentes dans l’opéra comique : l’opéra italien (Verdi, Puccini, Le Barbier de Séville de Rossini…), l’allemand (cf. la Tétralogie de Wagner et La Flûte enchantée de Mozart avec le rôle-titre de la reine de la nuit) comme le français (dont Gounod et Bizet)…

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5. Sélectionnez vos airs

Le choix des chansons à interpréter n’est pas anodin : veillez à varier les difficultés pour pallier l’aphonie, et choisissez les morceaux les plus adaptés à votre pomme d’Adam et à vos progrès potentiels.

Du coaching vocal, même ponctuel et dématérialisé, peut vous aider pour éviter tout mauvais forçage.

Tous les ténors célèbres sont passés par là !

Découvrez aussi comment travailler sa voix au quotidien…

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