Albert Cohen est né à Corfou en 1895 et décède en 1981 à Genève.En 1900, ses parents ainsi que le petit Albert quittent l'île grecque pour Marseille ; cette période est racontée dans Le livre de ma mère. Il se lance dans des études universitaires à Genève avant d'être attaché à la Division diplomatique du Bureau International du Travail. En juin 1940, il quitte la France pour Londres et travaille avec le gouvernement de la France Libre tout en continuant de publier des textes. Lorsque sa mère meurt (janvier 1943 à Marseille), l'écrivain, exilé depuis juin 1943 à mai 1944, écrit quatre textes successifs intitulés Chants de mort I, II, III, IV qui constituent l'ébauche en quatre parties du Livre de ma mère (XXXI chapitres).

Dans le désordre apparent des souvenirs de son enfance. Cohen témoigne son admiration et son amour pour sa mère, figure centrale et bienfaisante du roman autobiographique. Le registre lyrique élégiaque restitue une enfance heureuse : le rappel du passé permettent de revivre des instants magiques pour Cohen. Dans Le livre de ma mère, l'auteur revient sur les pas de son enfance en mêlant humour et émotion (portrait caricatural de la mère et de lui-même). Le couple formé entre la mère et le fils est source d'humour mais Cohen est attendri par ce couple insolite, isolé dans un univers d'amour fusionnel. Cohen avour pour se faire pardonner par sa mère mais aussi revivre l'intensité du pêché.

Titre

L'auteur rend un hommage vibrant à la femme la plus marquante dans sa vie à laquelle il voue respect et admiration. La douceur de son tempérament, le dévouement total pour son fils, l'amour fusionnel font d'elle un modèle digne.

Genre

Bien que Cohen insiste sur la dimension autobiographie de son texte, il n'a pas pris en considération les éléments propres de l'autobiographie stricto sensu. La version de 1954 du texte autobiographie révèle une réécriture des textes premiers et même un déplacement des faits : il construit une image idéalisée de la mère en lui attribuant les gestes ou dires du père.

Néanmoins, le narrateur ne s'engage pas auprès du lecteur qui ne joue pas de rôle. COhen semble dialoguer avec son écriture avant e s'adresser à sa mère (catharsis = écriture consolatrice).

Thèmes clés

L'introspection : Cohen s'appuie sur une écriture cathartique pour dévoiler à son lecteur le désarroi dans lequel l'a laissé la mort de sa mère : écrire pour se souvenir.

Enfance idyllique : l'éloge de son enfance est évoqué via un vocabulaire appréciatif. L'auteur décrit l'intérieur de son petit appartement où il réside avec ses parents avec tendresse et il en donne un caractère quasi sacré. Nostalgie du paradis perdu.

L'émotion : le texte est émouvant et se présente comme un témoignage à la gloire de la figure de la mère ; la thématique du regret associé à celle de la mort apostrophe le lecteur de façon récurrente.

La famille : la petite enfance d'Albert ouvre la perspective d'un quotidien chaleureux, il fait référence à la culture traditionnelle juive, source d'humour attendri, et rendu par des clichés emplis d'admiration.

La culpabilité : on peut comparer le texte à celui des Confessions qui insiste sur la notion de sincérité ainsi que sur la relation au divin, sur celle de faute du fait d'avoir négligé sa mère pour ses maîtresses.

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Agathe

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