Présentation

Le texte que nous allons étudier a été écrit par Charles Baudelaire en 1857. C'est un poète inclassable puisqu'il exploite différents genres comme le romantisme, le parnasse, le réalisme ou encore le symbolisme. En plus, il faisait partie des poètes maudits (non compris par la société de son époque). En effet, dans ses poèmes il fait souvent référence au mal et plus particulièrement à la solitude dans lequel il se trouve c'est à dire dans un état de « Spleen » ou « idéal . Cette partie évoque donc l'homme déchiré entre l'aspiration à l’élévation et l'attirance pour la chute. Nous verrons donc quelle vision du Spleen nous livre le poète et en quoi sont ils liés ? La montée de l'angoisse, le moment de la crise constitueront des éléments d'étude susceptibles de nous répondre.

Première partie

Tout d'abord, on peut voir que le poème est composé de seulement deux phrases, l'une au quatre premiers quatrains et l'autre correspond au dernier quatrains après la montée de la crise. La première phrase à donc pour but de d'annoncer le Spleen et de décrire sa progression qui est ici l'angoisse. En effet, l'angoisse est partout. Elle est tout de suite présente sous la forme d'un sentiment d'enfermement avec le ciel qui « pèse comme un couvercle », et son champs lexical : « cachot » vers 5 et « barreaux » vers 10 qui mène à une métaphore filé de l’enfermement mais aussi « prison » (v.10). Un enfermement qui est présent partout et qui conduit au malheur et à la tristesse du poète : « ennuis » vers 2, « triste » vers 4, « geindre » vers 16, « pleure » vers 18. La nature contribue également à cette tristesse, en effet tous les éléments qui s’y rapportent sont négatifs. En effet, le ciel est qualifié de « bas et lourd ». Cela va renforcer le sentiment d'enfermement en donnant une impression d'écrasement. En plus, la terre est associée à un « cachot » au vers 5 . Ce qui va nous donner deux impressions de claustration, une verticale avec la comparaison de la pluie en barreaux et une horizontale avec le ciel. On peut aussi voir que l'ambiance angoissante est accentuée par l'oxymore du vers 4 « jour noir » ou la seule image du jour est anéantie par l'adjectif qualificatif « noir ».

Deuxième partie

Ensuite, on retrouve une répétition de l'angoisse avec l'anaphore « Quand » présente dans les trois premiers quatrains. Elle suggère l'impossibilité d'échapper au Spleen qui se diffuse dans l'atmosphère et touche à tous ses supports « ciel », « terre », « pluie ». Cependant elle rappelle également l'ennui temporel de l'attente. Une attente qui semble être longue et qui est ancré par la plainte avec des « gémissement » (V2), un « peuple muet » (V11), en un bruit à peine balbutié avec « timide »(V7) qui donne une impression de monotonie. Celle ci est également ressentie avec les sonorités : assonances et nasales : « battant », « cognant, « gémissant », « embrassant », qui créent un bruit assourdissant.

L’ Espoir renommé « Espérance » sous l'allégorie, se pare d'une comparaison avec « chauve souris ».Cela nous prouve qu'il n'y a en fait aucun espoir comme dans l'Albatros, la chauve souris restera enfermée et « se cogner[a] la tête à des plafonds pourri » pour exprimé sa peur et sa souffrance.

Le moment de la crise n'est pas immédiat puisqu'il se rapproche du poète doucement tel un piège. En effet, l'image du « peuple muet d'infâmes araignées » décrit le silence de l'attaque pouvant s'entendre comme la perte d'inspiration, « infâmes » est un adjectif péjoratif qui montre le jugement du poète et les « araignées » décrivent l'animal. Les « filets » tendus « au fond » renforce l'idée du piège énoncé plus haut.

Cependant ce n'est pas un piège mais plutôt une attaque surprise qui se fera. En effet, « tout à coup » montre la soudaineté de l'attaque. Une attaque très bruyante avec « les cloches », « les hurlements » qui sont synonyme de violence. L’atrocité de cette attaque se poursuit avec les « esprits errants et sans patrie » qui sont sûrement des soldats mort qui ont besoin de montrer leur réaction en se mettant à « geindre ».

Cette attaque se finira par une défaite énoncé au cinquième quatrain qui est marqué à l'aide des corbillards (véhicule transportant les morts) et d'un « espoir vaincu » remplis de tristesse et d'angoisse. Le dernier vers définis bien la fin, avec la mort du poète avec le drapeau de la mort planté dans sa tête.

Conclusion

Pour finir, grâce à se poème nous avons pu voir les étapes de la montée de la crise avec l'angoisse, l'attaque et la défaite de l'auteur après une lutte contre le Spleen perdu d'avance. Cependant il faut savoir que Baudelaire ne fait pas que parler du spleen dans ses poèmes, il parle aussi de l'idéal avec les « parfum exotique » qu'on retrouve dans l'Héontimoroumenos.

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Clément M

Freelancer et pilote, j'espère atteindre la sagesse en partageant le savoir que j'ai acquis lors de mes voyages au volant de ma berline. Curieux scientifique, ma soif de découverte n'a d'égale que la durée de demie-vie du bismuth 209.

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