Histoire du roman Illusions Perdues

Roman écrit par Honoré de Balzac, publié en trois parties entre 1836 et 1843.

Lucien de Rubempré, jeune angoumoisin ambitieux et idéalement beau, monte à Paris pour y chercher la gloire littéraire. Dangereusement adulé par les siens - sa sœur, son meilleur ami et futur beau-frère -, il rejoint la capitale sans aucune idée des difficultés qui l'attendent.

Il y perdra ses illusions en découvrant toutes les bassesses du milieu de l'édition. Finalement, il optera pour le journalisme qui, lui, semble rémunérateur et lui procurera une gloire illusoire et toute temporaire. Suite à des intrigues politiques que sa naïveté et son orgueil n'ont pu lui permettre de prévoir, Lucien se retrouvera condamné à la misère et cause de la ruine des siens.

Il reviendra dans son Angoulême natale, où il tentera en fin de compte de se suicider. Il est sauvé par l'apparition impromptue du prétendu abbé Carlos Herrera. Qui n'est autre que le forçat Vautrin, ainsi que nous apprendra la suite de son histoire, qui se poursuit dans Splendeurs et misères des courtisanes.

Le parcours malheureux et nourri d'impardonnables faiblesses du "grand homme de province" (périphrase récurrente), alternativement héros et anti-héros, est sans cesse aggravé par les contrepoints de deux cercles vertueux : la famille de Lucien et le Cénacle des vrais grands hommes (autour du personnage de D'Arthez).

Il faut noter pour finir, que les "illusions perdues" sont non seulement celles de Lucien face au monde littéraire et à son avenir, mais aussi celles de sa famille envers ses capacités et ses qualités humaines.

Illusions perdues : résumé des 3 parties

1. Les deux poètes

L'action se déroule à Angoulême, sous la Restauration. David Séchard, fils d'un imprimeur, est lié d'une amitié profonde avec Lucien Chardon, jeune homme très beau, et lettré. Le père de David (type de l'avare rejetant profondément le passage de génération) revend à son fils son imprimerie à des conditions inacceptables, et David est presque acculé à la ruine.

Il parvient cependant à tenir grâce au dévouement et à l'amour de sa femme, qui est la sœur de Lucien, Ève. Il recherche en secret un procédé permettant de produire du papier à faible coût et de meilleure qualité.

Lucien, lui, se noue avec une femme de la noblesse, Mme de Bargeton, qui voit en lui un grand talent de poète : il voit en elle sa Laure et, à l'imitation de Pétrarque, lui a voué un recueil de sonnets.

Elle l'introduit dans sa société, et s'éprend de lui. Cet amour non consommé entre un radieux jeune-homme et une femme mariée amplement plus âgée, répond parfaitement au schéma médiéval de l'amour courtois, sur lequel le héros s'illusionne plus ou moins consciemment. Lucien s'enfuit finalement avec sa protectrice à Paris, pour y faire carrière.

2. Un grand homme de province à Paris

Lucien est vite abandonné par Mme de Bargeton ; il découvre rapidement qu'il est bien misérable à côté de tous les parisiens bien vêtus… Il tente de faire éditer ses romans, mais n'y parviendra pas: le monde de l'édition est très difficilement pénétrable.

Il rencontre d'Arthez, philosophe libéral, qui l'introduit dans son cercle d'amis penseurs, le « Cénacle ». Ce dernier est un groupe de jeunes gens de toutes tendances, monarchistes, républicains, de toutes formations, avec, entre autres, un peintre, un médecin, un philosophe, un poète.

Lucien fréquentera le Cénacle pendant un temps, puis s'en lassera, avide de reconnaissance et de réussite matérielle. Il est finalement introduit dans le milieu du journalisme par l'intermédiaire d'Etienne Lousteau; il y trouve le succès qu'il attendait.

Lucien signe alors ses articles "Lucien de Rubempré" (du nom de jeune fille de sa mère), il s'éprend d'une jeune actrice, Coralie, et mène une vie de luxe. Son ambition le pousse ensuite à s'intéresser à la politique, et d'un journal libéral, il passe à un journal royaliste.

Cela est très mal perçu dans le milieu journalistique: ses anciens amis l'attaquent violemment, ses nouveaux collègues ne le soutiennent pas. Il est vite ruiné; à cela s'ajoute la mort de Coralie.

Lucien se résout finalement à retourner à Angoulême pour solliciter l'aide de David (à qui il avait déjà auparavant demandé plusieurs aides financières, qui lui avaient été à chaque fois versées).

3. Les souffrances de l'inventeur

David, au bout de nombreuses expériences, est enfin parvenu à trouver le procédé qu'il recherchait depuis longtemps; mais les frères Cointet, concurrents de David, ont entre temps réussi à ruiner celui-ci, notamment en reprenant certaines idées de David (avec la complicité d'un espion, employé chez l'imprimeur).

David est ruiné, et mis en prison; Lucien est en partie responsable de cette ruine; apprenant cette nouvelle catastrophe, ce dernier décide de se suicider. Mais alors qu'il allait se noyer, un abbé espagnol, Carlos Herrera, apparaît, et l'en empêche.

Il lui offre de l'argent et la réussite, à condition qu'il lui obéisse aveuglément. Lucien accepte ce pacte. Il envoie alors à David la somme nécessaire pour qu'il puisse sortir de prison, et part pour Paris avec ce prêtre étrange.

David parvient alors à un accord avec les Cointet, qui exploitent son invention. David et Ève vivront alors dans une certaine aisance.

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Alexandre

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