Histoire d'Eugénie Grandet

Roman écrit par Honoré de Balzac, paru en 1833 (Etudes de moeurs/Scènes de la vie de province).

Description de la ville de Saumur (Maine et Loire) avec sa vie commerciale, les commentaires de ses habitants ...

Résumé d'Eugénie Grandet

Biographie de Monsieur Grandet, qui a acquis une grande richesse grâce à de bonnes affaires, et qui a donc une grande influence politique et commerciale sur les habitants de Saumur. Il leur inspire du respect et de la terreur, à cause de la facilité avec laquelle il réussit toutes les spéculations qu'il entreprend.

Description du personnage :

  • 1) sa façon de parler : pour résoudre quelque difficulté, il dit : «Je ne sais pas, je ne puis pas, je ne veux pas, nous verrons cela».
  • 2) description physique : «Cette figure annonçait... l'égoïsme d'un homme habitué à concentrer ses sentiments dans la jouissance de l'avarice et sur le seul être qui lui fût réellement de quelque chose, sa fille Eugénie, sa seule héritière.»; toujours vêtu de la même manière. Sa maison est fréquentée par 6 habitants de Saumur, appartenant à 2 familles : les Cruchot (notaire) et les des Grassins (banquier) qui rivalisent de flatteries pour faire en sorte que le jeune homme de leur famille (le neveu de monsieur Cruchot ou Adolphe des Grassins) puisse obtenir la main d'Eugénie.

Description de la maison où il n'y a que le strict nécessaire et dont l'aspect est misérable. Despotisme de l'avare envers sa femme, sa fille et la servante, la grande Nanon, pour qu'on ne dépense que ce qui est indispensable.

Début de l'action : une soirée du mois de novembre 1819 pour le vingt-troisième anniversaire d'Eugénie ; présence des 2 familles rivales : seules Eugénie et sa mère (ilotisme, dépendance totale à son mari, foi) ne s'intéressent pas à l'argent (d'ailleurs elles ne savent rien de la richesse du père Grandet).

Arrivée de Charles(22ans), neveu du père Grandet, durant la soirée : contraste entre son habillement et ses manières (de dandy) et ceux des provinciaux de la fête. Eugénie sent naître pour son cousin de l'intérêt qui devient bien vite de l'amour. Dans une lettre apportée par Charles, Guillaume Grandet apprend à son frère qu'il a fait faillite et le charge de prêter de l'argent à Charles pour qu'il puisse partir pour les Indes.

Le jour suivant, le père Grandet lit dans un journal un article qui annonce le suicide de son frère. Eugénie et sa mère s'arrangent pour offrir plus de commodités à Charles (repas plus riches ; bougie). Quand le père Grandet s'en aperçoit, il les réprimande. Insensibilité de celui-ci qui révèle la vérité à Charles de façon directe et qui déclare, lorsqu'il voit son neveu se plaindre pour la mort de son père : «Ce jeune homme n'est bon à rien, il s'occupe plus des morts que de l'argent.»

Douleur sincère de Charles, que Mme Grandet et sa fille tentent de consoler. Considérations de Balzac sur l'argent, véritable dieu, qui domine les lois, la politique et les moeurs. Considérations sur la vie de l'avare, basée sur l'amour-propre et l'intérêt, deux parties d'un même tout : l'égoïsme. Il a déjà envisagé un stratagème pour se moquer des créanciers de son défunt frère.

L'adresse qu'il a acquise dans le commerce des hommes lui avait valu le surnom de "vieux chien" : «Néanmoins, peut-être aussi serait-il également probable que, sorti de Saumur, le bonhomme n'aurait fait qu'une pauvre figure.

Peut-être en est-il des esprits comme de certains animaux, qui n'engendrent plus, transplantés hors des climats où ils naissent.»Dans une réunion avec les Cruchot et les des Grassin, il obtient des conseils de la part du président Cruchot pour résoudre le problème de la faillite de son frère, et le banquier des Grassins réussit, pour plaire à Grandet, à arracher l'autorisation à aller à Paris pour intervenir dans cette affaire.

Une nuit, Eugénie entend des lamentations qui viennent de la chambre de son cousin ; elle y va et, durant le sommeil de Charles, elle lit les 2 lettres qu'il était en train d'écrire avant de s'endormir.

Dans la première, il écrit à une certaine Annette à laquelle il annonce son prochain départ pour les Indes et sa décision de la quitter définitivement et laisse deviner qu'il entend épouser sa cousine ; dans la deuxième il demande à son ami Alphonse de vendre ce qui lui reste pour payer ses dettes.

Eugénie est émue par la bonté de son cousin et décide de lui donner son or, représenté par des pièces d'or que son père lui a données à l'occasion des fêtes et qu'elle tient dans une bourse :"Ce matin, j'ignorais ce qu'était l'argent, vous me l'avez appris, ce n'est qu'un moyen, voilà tout."

Charles est touché par la bonté de sa cousine et finit par accepter son or ; et lui donne le nécessaire de toilette (boîte en or) et 2 portraits entourés de perles qui ont appartenu à sa mère. L'amour entre Eugénie et Charles semble authentique : quand Charles part pour les Indes, ils se promettent d'être l'un à l'autre à jamais.

Deux mois plus tard, le premier janvier 1820, M. Grandet est heureux parce qu'il a réussi une spéculation, offre un napoléon à sa fille en lui disant : «Il faut de l'argent pour être heureux. »et demande à sa fille de lui montrer son or ; elle lui répond qu'elle a donné son or : «Mon père, si vous me faites des présents dont je ne sois entièrement maîtresse, reprenez-les ... je suis majeure... j'ai fait de mon argent ce qu'il m'a plu d'en faire.»

Devinant qu'elle a donné son or à Charles, il la maudit et la punit en la tenant enfermée dans sa chambre, au pain et à l'eau (pendant plusieurs mois). Mme Grandet essaie en vain de la défendre et commence à se sentir mal : elle tombe malade très rapidement.

La même année, Mme Grandet, qui désormais est gravement malade, demande au notaire Cruchot d'intervenir. C'est alors que M. Grandet accepte de se réconcilier avec sa fille, car elle risquerait, pense-t-il, de conserver sa part d'héritage, à la mort de sa mère : il fera en sorte qu'elle y renonce.

Au mois d'octobre 1822, Mme Grandet meurt en chrétienne : «Elle tremblait de laisser cette brebis, blanche comme elle, seule au milieu d'un monde égoïste qui voulait lui arracher ses trésors. » Après la mort de sa femme, le père Grandet fait signer un document à Eugénie par lequel elle renonce à sa part d'héritage : «Voilà comment doivent se faire les affaires.

La vie est une affaire: Je te bénis! Tu es une vertueuse fille, qui aime bien son papa.»Le père Grandet, sentant le poids des ans, révèle à sa fille les secrets du ménage et lui enseigne ses "façons d'avarice": Cinq ans après, en 1827, il l'initie aux secrets de sa fortune.

Eugénie soigne son père «dont les facultés commençaient à baisser, mais dont l'avarice se soutenait instinctivement.» Quand les jours de l'agonie arrivent, il demande souvent à sa fille de lui apporter de l'or et le contemple pendant des heures.

Après la mort de son père, Eugénie, âgée de 30 ans (amour et Evangile), devient l'objet des attentions de la famille Cruchot. Entretemps, Charles a mené une vie très dissipée et s'est enrichi grâce à la traite des nègres et à l'usure: «Au contact perpétuel des intérêts, son coeur se refroidit, se contracta, se dessécha.»

Sur le bateau du retour, en 1827, il rencontre un gentilhomme ordinaire de la Chambre de Charles X,, M. d'Aubrian, dont la fille est laide et sans dot. Charles, qui voit la possibilité de s'ennoblir, décide de se marier avec cette jeune fille. Il envoie une lettre à Eugénie en lui révélant ses intentions et lui demandant de lui rendre ses cadeaux. Eugénie, désespérée, parle avec le curé, qui lui conseille de se marier avec quelqu'un d'autre.

Elle propose un mariage blanc au président Cruchot, qui accepte par intérêt et qui meurt après avoir été nommé député. Ainsi, Eugénie devient veuve à 33 ans. Même si elle est riche, elle vit en économisant et en donnant beaucoup d'argent aux pauvres.

Depuis quelques jours, on parle d'un nouveau mariage pour elle.

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Alexandre

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