Introduction

Drame en un acte écrit par Jean Giraudoux, créé en  1937.

Passage épique de l'Odyssée d'Homère, repris ensuite sous forme de tragédie aux débuts de celle-ci par Eschyle, Sophocle et Euripide au Ve siècle avant notre ère, l'Électre de Giraudoux apparaît comme la réécriture de la réécriture d'un mythe. Avec de nombreuses modifications anachroniques, notamment le rôle du couple bourgeois comme un mirage burlesque du couple tragique, Électre est une des nombreuses preuves de l'atemporalité de la tragédie. Écrite en 1937, il s'agirait en effet d'une « tragédie bourgeoise », selon Jean Giraudoux lui-même.

Après la tragique mort d'Agamemnon, roi d'Argos assassiné à son retour de Troie, Électre, fille de celui-ci et de la reine Clytemnestre, cherche le coupable tout en ressentant une haine inexplicable pour sa mère. L'arrivée d'Oreste, son frère exilé depuis le mystérieux assassinat, et les confessions d'adultère faites par la femme du président du sénat à celui-ci, aideront Électre dans sa quête qui la mènera finalement à être l'objet de la malédiction qui pèse sur sa famille.

Le personnage éponyme dirige son frère et s'affirme, c'est réellement le personnage principal.

La quête de la vérité

C'est le thème principal de la pièce. Electre vient du grec Elektra qui signifie "la lumineuse". En fait, Electre est là pour faire la lumière sur les évènements, faire éclater la vérité. Grâce à sa présence, de nombreux personnages vont se révéler et faire éclater "leur" vérité, comme par exemple la petite Agathe dans l'acte II, 6. De plus, Electre et Egisthe se déclareront au fil de la pièce.

Le personnage du mendiant (à la fois dieu, mendiant et metteur en scène) contribue à rétablir la vérité. C'est lui qui explique "l'histoire du poussé ou pas poussé", qui raconte le meurtre d'Agamemnon mais aussi celui d'Egisthe et de Clytemnestre.

La dernière scène montre bien qu'Electre, en rétablissant la vérité, s'est maudite et dépossédée, décimant la ville. L'éclat de cette vérité était trop violent. La dernière réplique "Cela a un très beau nom, Femme Narsès, cela s'appelle l'aurore." termine la pièce sur une ambiguïté délicieuse.

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Mathieu

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