L'oeuvre

Comédie en un acte et en prose écrite par Marivaux, représentée pour la première fois chez Quinault cadette (actrice qui anima l'un des plus célèbres salons littéraires du VIIIème siècle, la Société du bout du banc) en 1748.

Résumé

Merlin, valet de chambre, veut faire une surprise à sa maîtresse et lui donner la comédie pour la divertir. Comme il n’a pas d’acteurs, il annonce à son maître Éraste qu’il songe à profiter de la situation où se trouvent quelques uns des personnages qui l’entourent pour faire surgir une comédie dans laquelle valets et suivantes improviseront leur rôle. Merlin assume le rôle de metteur en scène et se fonde sur le caractère naturel de chacun pour donner des conseils sur le jeu.

Blaise doit épouser Colette, et lui-même, Merlin, est fiancé à Lisette, la femme de chambre. Il imagine de faire courtiser Lisette par Blaise, tandis que lui-même courtisera Colette, et il les fait répéter d’abord. Mais Colette prend la chose au sérieux et, au lieu de railler Merlin comme on le lui a permis, elle répond par des amabilités aux compliments qu’il lui adresse. Blaise se fâche de cette conduite de sa fiancée. Lisette aussi trouve que Merlin joue avec trop de naturel son rôle auprès de Colette.

On se querelle, la maîtresse de Merlin survient au bruit, et après un essai aussi peu encourageant, on renonce à l’idée d’improviser une comédie devant elle.

Personnages

  • Madame Argante, mère d’Angélique.
  • Madame Amelin, tante d’Éraste.
  • Araminte, amie commune.
  • Éraste, neveu de Madame Amelin, amant d’Angélique.
  • Angélique, fille de Madame Argante.
  • Merlin, valet de chambre d’Éraste, amant de Lisette.
  • Lisette, suivante d’Angélique.
  • Blaise, fils du fermier de Madame Argante, amant de Colette.
  • Colette, fille du jardinier.
  • Un Notaire de village.

Commentaire

Marivaux fit jouer les Acteurs de bonne foi au Théâtre-Français en 1755, mais la pièce ne réussit pas. Elle fut publiée pour la première fois dans le Conservateur de novembre 1757. L’intérêt de la pièce repose principalement sur un jeu qu’entretient Marivaux avec son lecteur grâce à la mise en abyme*. En effet, le texte mêle au sein d’une même page des entretiens des acteurs sur leurs vies respectives, dialogues sur les possibilités de jeu et de mise en scène ainsi que répliques d’un texte qui est alors joué. Difficile de ne pas accrocher, tant Marivaux manie ses personnages avec intelligence et efficacité ; jusqu’à la dernière réplique, le charme n’est pas rompu. Dans cette pièce, qui est la dernière que l’auteur ait fait jouer sur un grand théâtre, où la scène de comédie est rapidement détournée et donne lieu à une confusion entre la situation réelle et la scène jouée, la mise en abyme* révèle l’importance de l’illusion théâtrale.

*La mise en abyme est un procédé consistant d'une manière générale, à représenter une œuvre dans une œuvre de même type.

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