Présentation du roman

Alcide sulfurique est un roman écrit par l'écrivaine française Amélie Nothomb, publié en 2005 chez Albin Michel.

Sur le mode de la dystopie, cette oeuvre imagine une émission de télé-réalité nommée Concentration qui propose aux candidats de vivre... dans un camp de concentration.

Le lecteur suit donc la vie de ces candidats de télé-réalité pareils à des déportés, souffrants et mourants à l'écran. Au milieu de ceux-ci se trouve Pannonique, une femme qui finira par sauver les autres concurrents, au péril de sa propre vie.

De manière assez évidente, il s'agit d'un roman qui représente la cruauté dont est capable l'être l'humain, pour le simple plaisir de son divertissement : pendant que les candidats meurent, des millions de téléspectateurs sont en extase et ne connaissent aucun problème de conscience.

Qui a écrit Acide Sulfurique ?
Une photo d'Amélie Nothomb (source : Wikipédia)
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C'est parti

Résumé du roman

Première partie

Une toute nouvelle émission de télé-réalité est lancée : elle s'appelle Concentration, et fera vivre à des candidats, choisis au hasard dans la population, sans considération d'âge ou de statut, la véritable expérience concentrationnaire ! Les téléspectateurs pourront ainsi découvrir, à la télévision, la vie des camps de concentration, telle qu'elle fut vécue par les déportés de 39-45, avec la faim, la souffrance... et la mort !

Parmi les tirés au sort se trouve une jeune femme, à qui l'on attribue, comme aux autres, un numéro d'immatriculation : CKZ 114. Leurs conditions de vie se révèlent très vite effectivement insupportables : ils sont peu nourris et battus par des « kapos », les surveillants du camp qui s'assurent de leur bon travail.

Mais l'un de ces kapos, une femme du nom de Zdena, s'attache à CKZ 114 : elle est si fascinée par sa beauté qu'elle cherche à savoir par tous les moyens la véritable identité de cette prisonnière. Les autres surveillants le laissent gérer tout seul cette femme mutique. Elle fait semblant de la frapper, jusqu'à ce qu'elle parle enfin ; la presse titre alors : « Elle a parlé ! », tandis que l'émission gagne en popularité, battant tous les records d'audience.

Malgré l'ambiance concentrationnaire et, partant, mortifère, le comportement de CZK 114 donne du baume au coeur aux autres prisonniers-candidats. Tous parviennent à avoir des conversations plus ou moins normales et, en cela, ils se distinguent des kapos par leur humanité.

Alors que CKZ 114 ne cessait de refuser les tablettes de chocolat que Zdena lui offrait, elle doit finir par les accepter, sous la pression des autres déportés et notamment celle de son ami, du « nom » de MDA 802. Aussi les kapos et le public commencent-ils à détester CKZ, ce qui irrite fortement Zdena, de plus en plus instable. Sous le coup de la colère, elle veut condamner MDA 802 à mort. In extremis, CZK 114 l'en empêche en lui révélant son vrai nom : Pannonique.

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Deuxième partie

Outre le fait qu'elle ait ce faisant sauvé une vie, la révélation de son prénom provoque la stupeur des autres prisonniers. Au milieu des morts toujours plus nombreux, ils commencent à la porter aux nues, la considérant comme leur héroïne.

Elle devient alors la dame imaginaire que tous les autres prisonniers respectent et divinisent, afin de garder espoir. C'est EPJ 327 qui propose cette solution, évoquant le souvenir de Romain Gary, un écrivain français victime en son temps des camps nazis. CZK 114 (Pannonique) tente alors de survivre en s'imaginant être Dieu : elle se donne alors pour rôle d'aimer son prochain et, ainsi, tous les autres prisonniers du camp.

A contrario se trouve ZHF 911, une vieille femme qui déborde de méchanceté et s'est faite détester dès l'entrée dans le camp en parlant de manière scandaleuse des nouveaux-nés. A ce titre, les autres prisonniers souhaitent sa mort, dont Pannonique elle-même. Pour cette raison, elle ne parvient plus à s'imaginer comme Dieu : il est plus facile d'être divine lorsque le mal n'existe pas...

De quoi parle Acide Sulfurique ?
Une vue sur les baraques du camp d'Auschwitz

Il y a aussi PFX 150 qui attise la curiosité de Pannonique : il s'agit d'une petite fille de douze ans qui refuse son affection, et reçoit la visite d'un vieil homme toute les nuits.  Mais l'intérêt de CKZ est visible, et les kapos, qui la détestent toujours, s'empressent alors de condamner la petite fille à mort. Alors Pannonique abandonne définitivement son rôle de Dieu et s'abandonne dans l'idéal de Simon de Cyrène, personnage biblique du Nouveau Testament qu'elle estime miraculeux.

Troisième partie

La kapo Zdena recommence à donner du chocolat à CKZ 114 tout en lui donnant moins de coups de schlague. Mais l'amour que porte EPJ 327 à CKZ, laquelle s'en trouve touchée, la rend de plus en plus jalouse.

Les prisonniers commencent à réfléchir à leurs conditions et aux responsables de leur enfer : ils identifient tour à tour les kapos, les organisateurs, les politiciens. Pannonique, quant à elle, accuse les téléspectateurs : s'ils n'étaient pas derrière leur écran, l'émission n'aurait aucune raison d'être...

Zdena se trouve d'accord avec le message de Pannonique et finit par expliquer à sa protégée les raisons de sa présence dans le camp : avec ce poste de kapo, elle a trouvé une reconnaissance qu'on lui avait toujours refusée, elle qui est sans diplôme et sans réel ami.

Pannonique est prise d'un dégoût immense pour cette humanité qui laisse se perpétrer de telles horreurs. Son discours provoque alors un débat intense au sein de la société. Mais, pourtant, le score d'audience de l'émission ne cesse pas d'augmenter.

Mais les propos de CKZ ont une conséquence directe dans le camp : les prisonniers se voient privés de chocolat, ce qui fait naître des tensions entre eux. En parallèle, Zdena et Pannonique sont de plus en plus proches : la seconde autorise ainsi la première à l'appeler par son vrai prénom.

Quatrième partie

Devant des audiences qui se mettent à stagner, les producteurs de l'émission décident d'une nouveauté : laisser le choix des condamnés à mort aux téléspectateurs ! C'est un succès : les médias titrent : « Les kapos, c'est nous ! », les précédents records d'audience sont pulvérisés. La tribune d'un éditorialiste qui appelle au boycott n'y change rien.

Les deux premiers condamnés à mort, dans ce nouveau cadre, sont deux vieillards, puis, bientôt, deux nouvelles filles. Zdena s'inquiète du sort de Pannonique, toujours détestée, et décide de la protéger. Elle invente à cette fin un stratagème : elle révèle à une autre prisonnière, MDA 802, que Pannonique a refusé ses avances, alors même qu'elle lui proposait en échange leur liberté.

Mais CKZ prend les devants : elle demande, devant les caméras, sa condamnation à mort, tandis qu'elle avoue à Zdena savoir qu'elle l'aime.

Pour la kapo, il devient urgent de trouver une solution.

Cinquième partie

L'émission, pendant ce temps, est au faîte de sa popularité : la société mondiale s'est rassemblée un poste de télévision pour assister en direct à la mise à mort de Pannonique.

CKZ 114 et MDA 802 se trouvent donc sur le peloton d'exécution. CKZ harangue les spectateurs, les traitant de porcs, tandis qu'EPJ 327 assiste, impuissante, à la scène.

Comment finit Alcide Sulfurique ?
Un peloton d'exécution durant la Second Guerre Mondiale

Soudain, Zdena débarque sur la scène, avec des cocktails Molotov dans les mains, et menace de tout faire sauter si l'émission ne s'arrête pas sur-le-champ. L'armée et le ministre de la Défense arrivent en urgence sur le plateau de l'émission et Zdena demande à celui-ci de signer un traité pour interdire ce genre d'émission. C'est chose faite, et Zdena quitte le plateau en compagnie de Pannonique, à qui elle révèle que les coktails Molotov n'étaient que du bluff.

Zdena accompagne Pannonique à la gare ; les deux se congratulent. Pannonique monte dans le train et s'éloigne pour toujours de Zdena.

Plus tard, on retrouve Pannonique au Jardin des Plantes, à Paris, là où elle s'était faite capturée. Elle y aperçoit EJP 327, qui s'appelle en réalité Pietro Livi. L'ancienne CKZ 114 révèle alors à son ancienne co-détenue qu'elle s'est mise à jouer du violoncelle car c'est selon elle l'instrument qui se rapproche le plus de la voix humaine...

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Personnages principaux

Pannonique

Pannonique, au début du roman, a vingt ans. Elle est étudiante en paléontologie.

Elle deviendra, au fil du roman, le personnage principal du récit et son héroïne. Au sein du camp dans lequel elle se retrouve, ayant été comme les autres kidnappée, elle se démarque d'abord par sa beauté :

« Pannonique avait vingt ans et le visage le plus sublime qui se pût concevoir »

Mais c'est son intelligence qui lui sera d'une grande aide dans l'enfer du camp. Aidée également de son courage, elle fait face à tous les supplices, et inspire les autres détenus. Elle deviendra même, pour un temps, Dieu pour les autres et pour elle-même.

La narration insiste sur la beauté de son corps et sa fragilité pour mettre en avant la cruauté du camp et de ceux qui l'organisent. Mais le récit fera surtout voir son profond altruisme : elle révèlera sa véritable identité dans le seul but de sauver la vie d'une autre détenue.

Zdena

Zdena est une kapo - une gardienne - du camp concentrationnaire. C'est avec elle que s'ouvre le roman, et le lecteur la conçoit vite en contrepoint de Pannonique.

Elle étonne d'abord par sa naïveté et son inadaptation au monde, ce qui s'explique par un faible niveau d'éducation et un caractère relativement étrange. Au début du roman, on la découvre chômeuse et en marge : elle trouve, dans cette situation de kapo, un sens à sa vie.

D'apparence brute et grossière, elle n'a rien à voir avec la beauté de Pannonique, pour laquelle elle se fascine logiquement. Elle éprouve une certaine satisfaction à remplir de manière zélée son rôle de kapo. Mais bien vite, elle tombe amoureuse de Pannonique, ce qui lui fera prendre des risques inconsidérés.

Pourtant, maladroite, sa fascination se traduit parfois avec violence, puisqu'elle la frappe et l'insulte par moments :

« La kapo cognait CKZ 114 plus que de raison. »

Mais à force de temps, elle gagne en douceur et en gentillesse. Les coups, qui étaient une forme d'attention, deviennent du chocolat qu'elle lui donne en plus des rations autorisées. La résistance de Pannonique à son amour la stimule aussi d'une certaine manière et c'est cet amour débordant qu'elle ressent pour elle qui la poussera à la sauver, elle et les autres prisonniers.

EPJ 327

Pietro Livi de son vrai nom (ce qui semble être une référence au fameux Primo Levi), il a trente ans et est professeur dans la vie civile. Il devient très vite l'ami de Pannonique, dont il tombera - lui aussi - amoureux. Cet amour, bien qu'il soit surprenant tant les deux se fréquentent peu, constitue un contrepoint positif à la cruauté de l'histoire présentée par ailleurs.

EPJ 327, dans le camp, fait beaucoup pour CKZ :

« Il eût mille fois préféré être frappé, lui, plutôt que de voir le supplice récurrent de la jeune fille. »

Paradoxalement, sa rencontre avec la jeune fille est une décharge de vie :

« J’ai davantage envie de vivre depuis que je vous connais, donc, singulièrement, depuis que je suis prisonnier. »

Le personnage de Pietro est en somme une manière de valoriser l'héroïne, par lequel elle devient plus belle, plus grande. C'est faire entrer l'amour au milieu de la haine.

MDA 802

Le lecteur n'aura jamais accès à son vrai nom.

Ce sera l'amie de Pannonique, malgré deux personnalités contraires : elle est en effet rancunière, antipathique, amorale et sans courage. Elle est prête à tout pour être libérée, même si cela nuit aux autres, nuit à Pannonique.

Mais l'histoire révèle également ses faiblesses et sa sensibilité, même si elle manifeste peu de gratitude à l'égard de Pannonique, à qui elle doit pourtant la vie. Ainsi, dans les tentatives de séduction de Zdena, elle ne voit que son propre intérêt, et se montre très jalouse des opportunités qui lui sont offertes.

Elle contribue à la mise en valeur de Pannonique : son orgueil et son immoralité soulignent, par contraste, les valeurs et les forces morales de l'héroïne.

Pistes d'analyse

Grande et petite histoire

Evidemment, l'histoire d'Alcide sulfurique est une référence directe à la grande Histoire, l'horreur des camps de concentration durant la Seconde Guerre mondiale.

Amélie Nothomb fait de son roman une espèce de roman d'apprentissage, dans la mesure où son héroïne, au milieu du camp, se découvre elle-même en même temps qu'elle découvre la cruauté de l'Homme.

L'auteure n'hésite ainsi pas à dépeindre l'humanité comme une espèce assoiffée de sang et d'horreur :

« Vint le moment où la souffrance des autres ne leur suffit plus ; il leur en fallut le spectacle»

Le risque inhérent à toute société, en effet, est de laisser dériver le plaisir ou l'intérêt égoïste, au détriment du bien-être de l'autre. Le camp de concentration a ici valeur de paroxysme.

Problèmes éthiques : la personne humaine

Les prisonniers ont la particularité de ne pas porter de prénom mais un numéro-matricule (lettres et chiffres). Cela contribue à les déshumaniser davantage. Ignorer leur prénom permet aux kapos d'agir avec eux avec plus de violence, sans compassion, sans relations humaines.

« Le prénom est la clé de la personne. »

Pour retrouver un peu de cette humanité perdue, la figure de proue de ce jeu, Pannonique propose un mode singulier de communication. Bien que certains protagonistes aient le même âge, le vouvoiement leur permet en effet de garder une forme de respect. Cela distingue aussi les rapports entretenus entre les prisonniers de ceux qu'ils peuvent avoir avec les kapos.

Poids du groupe

De manière évidente, l'auteure questionne la puissance de la télévision, à travers les émissions de télé-réalité.

Que dénonce le roman d'Amélie Nothomb ?
Logo du Loft Story, première émission de télé-réalité à débarquer en France !

Elle expose la notion problématique de jouissance ressentie face à la cruauté mise en scène, médiatisée par l'écran. Même si l'histoire paraît dystopique, il n'est pas compliqué de faire le parallèle avec notre société du « tout écran ». La télévision, par le truchement du programme Concentration, est capable de faire souscrire l'humanité aux pires horreurs, dans un simple but financier, comme le montre l'enjeu des audiences, véritable fil rouge de l'histoire :

« Il advint que l’audience cessât de croître. Elle ne baissa pas le moins du monde, mais elle n’augmenta plus. Les organisateurs s’affolèrent. »

Surtout, quand les organisateurs décident de faire participer les spectateurs en leur offrant la possibilité d'élire les condamnés du jour, le niveau de responsabilité des téléspectateurs change. Un vote sanctionne donc les prisonniers désignés. C'est l'interactivité qui permet de faire remonter l'audience. Le spectateur n'est alors plus seulement complice mais acteur de l'horreur. Mais la participation anonyme minimise la conscience qu'il a d'y être pour quelque chose ; pourtant le rôle des spectateurs est désormais indéniable.

Les médias sont pour une bonne part complices de ce phénomène. Ils relayent l'information et estiment de cette manière exercer leur rôle : informer. La surenchère des titres sur une même information montre la logique concurrentielle qui les domine. C'est une même recherche du scoop qui favorise l'audience de l'émission. Même quand les médias décideront de ne plus se rendre complices de celle-ci, quand ils décrèteront de faire silence, ils feront malgré eux le jeu de l'audimat, parce qu'affirmer qu'il ne faut  plus en parler, c'est toujours en parler.

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Dangers du divertissement

L'émission de télé-réalité transforme la curiosité en défaut.

« La veille, chacun avait profité d’un petit besoin de l’autre pour s’emparer de la télécommande et voter en tapotant. »

Plus la télé-réalité propose de la violence, plus elle attire ; elle « magnétise », en quelque sorte. L'histoire évolue de telle sorte que la population mondiale nous semble comme complètement obsédée par le jeu qu'elle regarde, n'accordant plus aucune valeur réelle - qui est, en dernier lieu, la mort - à ce qui se passe devant ses yeux.

Bien et mal dans la société

Pannonique représente un idéal de beauté, que l'auteure oppose à la cruauté du jeu :

« Les gens la prennent pour le symbole du bien, de la beauté, de la pureté. »

Aussi ce personnage est-elle la garante de valeurs supérieures, telles que le courage, l'honnêteté, la bienveillance. L'auteure multiplie les antithèses pour accentuer l'opposition :

  • « c’est la pureté exécutée par le vice ! L’innocence livrée au supplice ! »
  • « Qu’une fille si belle et si gracieuse fût promise à une mort à laquelle on assisterait en direct créait une tension insoutenable et irrésistible »
  • « les coups s’acharnaient sur son corps ravissant […] pour susciter l’horreur pure »

Concentration exerce donc une force de corruption sur ce corps et cet esprit que le narrateur nous présente comme pur, dénué de mauvaises intentions.

A contrario, les téléspectateurs sont les humains qui succombent au mal, jouissant de la cruauté qui est offerte à leur vue. Cela est d'autant plus tendancieux que Pannonique devient une caution au moment où elle incarne Dieu, c'est-à-dire un principe de grandeur et d'amour, grâce auquel le téléspectateur se donne bonne conscience.

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Nathan

Ancien étudiant de classe préparatoire b/l (que je recommande à tous les élèves avides de savoir, qui nous lisent ici) et passionné par la littérature, me voilà maintenant auto-entrepreneur pour mêler des activités professionnelles concrètes au sein du monde de l'entreprise, et étudiant en Master de Littératures Comparées pour garder les pieds dans le rêve des mots.