La vie de Proust peut se diviser en 2 parties (date importante 1909). La première partie de sa vie : existence mondaine à succès dans les grands salons de Paris. Il vient d’un milieu aisé. Un contraste apparait après 1909 : la vie de Proust c’est une vie de réclusion volontaire et radicale dans son appartement parisien pour écrire « A la recherche du temps perdu », une sorte d’entrée en littérature radicale comparable à une entrée en religion sur quelques plans → c’est comparable par la vocation intérieure impérative, par l’ascèse de Proust (vie de privation volontaire en vue d’atteindre un but suprême). Il mène de fait une existence de pauvreté. Durant toute la fin de sa vie, il mène une lutte contre la maladie (asthme) et la déchéance physique qui menacent d’interrompre son travail. « A la recherche du temps perdu » est un roman inachevé, non pas que Proust n’est pas écrit les épisodes finaux, inachevé car il n’a pas pu mettre la dernière main (retravail sur son roman jusqu’à l’impression) aux volumes qu’il na pas eu le temps de publier. La publication de « A la recherche du temps perdu » est inachevée car 4/7 publications sont publiées de son vivant :

  • « Du coté de chez Swann » 1916
  • « A l’ombre des jeunes filles en fleur » 1918, prix Goncourt
  • « Le côté de Germante » 1920 et 1921
  • « Sodome et Gomorrhe » 1921
  • « La prisonnière » 1923
  • « Albertine disparue (ou La fugitive) » 1925
  • « Le temps retrouvé » 1927

Ce roman fleuve n’est pas né de rien : différents essais l’on préparés lors de la période mondaine. Ces essais sont de deux types :

  • les essais romanesques

Un premier essai romanesque : « Les plaisirs et les jours » 1896, recueil de nouvelles, de poèmes et de pastiches (textes dans lesquels un écrivain essaye d’imiter un autre écrivain). Sa méthode est déjà l’écriture par fragments. Ses thèmes sont déjà présents: la mémoire, de l’amour, de la foi en l’art.

Deuxième essai « Jean Santeuil » 1895-1899, roman inachevé car il l’abandonne, caractère autobiographique marqué et constitue une ébauche de « A la recherche du temps perdu »..

  • les essais de critiques littéraires et artistiques.

Proust a consacré plusieurs années à des traductions d’un auteur Ruskin cf.« La Bible d’Amiens ». Pour Ruskin l’art n’est ni un divertissement de snobs ni une activité artisanale bassement artisanale. Pour lui c’est le reflet de l’identité humaine profonde. Par conséquent, il ne faut pas séparer l’art des autres domaines de l’activité humaine parce qu’il est au confluant de toutes les activités (interdépendance). Pour Ruskin, l’histoire de l’art ne peut pas être séparée de l’histoire générale des sociétés. Si Proust s’écarte temporairement de l’écriture pour la traduction, les traductions de Ruskin sont pour lui un moyen de réfléchir aux théories esthétiques qu’il mettra en œuvre dans « A la recherche du temps perdu ». Proust n’adhère pas à toutes les idées de John Ruskin.

Autre essai de traduction « Contre Sainte-Beuve » c’est le théoricien de la critique biographique : l’œuvre d’un grand écrivain doit se comprendre qu’à la lumière de sa vie sociale (relations sociales). Sainte-Beuve a dévalorisé des écrivains comme Balzac et Baudelaire. Proust se révolte contre cette approche de la critique biographique qui a conduite Sainte-Beuve à faire des erreurs sur les auteurs. Le Contre Sainte-Beuve : un ensemble d’articles critiques, de pastiches, de fragments romanesques qui ont été publiés du vivant de Proust dans des journaux ou diverses revues littéraires, des écrits à partir de 1908 : ils ont tous sur la dénonciation de la méthode de Sainte-Beuve. Ils ont été publiés et réunis en 1954 en un seul volume après la mort de Proust. « Le Contre Sainte-Beuve » est un titre non officiel. Proust ne se contente pas de critiquer la méthode beuvienne, par contre coup il nous donne ses idées sur la bonne méthode de bien comprendre une méthode littéraire. La grande idée qui se dégage : selon Proust dans tout grand écrivain coexiste deux individus totalement différents, deux « moi » hétérogènes : d’une part l’être social, l’être extérieur (qui vit et agit dans la société, l’homme du monde qui fait carrière) et d’autre part le créateur qui est un homme intérieur qui atteint à la vérité profonde de toute chose bien au-delà des apparences sociales. Par conséquent la compréhension d’une œuvre d’art ne saurait se résumer à la connaissance extérieure d’un artiste. Le Contre Sainte-Beuve peut être considéré comme une première version de « La Recherche du temps perdu ». Plusieurs scènes et plusieurs personnages sont repris et développés dans « La Recherche du temps perdu ». Exemple : il imagine 3 personnages qui représentent l’art : la création musicale Vinteuil, la peinture Elston, la littérature Bergotte. Dans le personnage de Bergotte il a voulu montrer l’opposition entre l’homme extérieur et le créateur :

Vinteuil c’est un obscure personnage de piano, totalement malheureux dans sa vie social, il est humilié par sa fille qui est homosexuelle et qui a des tendances sadomasochisme (dans une scène sadomasochisme avec sa partenaire elle crache sur un portrait de son père). Rien dans cet homme minable ne laisse deviner qu’il est aussi qu’il est le génial compositeur des deux œuvres musicales : La Sonate (elle regroupe un septuor : le chiffre 7 représente la perfection).

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Agathe

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