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Nos conseils d’organisation des leçons en groupe de A à Z !

De Samuel, publié le 17/09/2018 Blog > Cours particuliers > Donner des Cours Particuliers > Comment Organiser un Cours Particulier à Plusieurs ?

« Apprendre sans désir, c’est désapprendre à désirer. » Raoul Vaneigem.

On dit souvent que cours particuliers et soutien scolaire – cours individuels ou collectifs – sont un moment privilégié pour chaque élève d’apprendre, de combler ses lacunes et de progresser dans une matière donnée.

Selon un sondage de la TNS Sofres devenu célèbre, 43 % des parents d’élèves de 10 à 16 ans ont déjà eu recours à des cours de soutien scolaire, et 28 % en ont pris sous forme de cours particuliers à domicile.

Si 80 % des cours particuliers se réalisent « hors marché », c’est-à-dire au noir, le leader du soutien scolaire Acadomia atteste avoir plus de 100 agences en France, employant 25 000 enseignants prêts à enseigner auprès de plus de 100 000 élèves.

Comment ces cours en petit groupe de dix élèves maximum sont-ils organisés ? Voici pour les professeurs particuliers, comment structurer une séquence de cours.

Comment préparer ses cours collectifs ?

L’activité de soutien scolaire est souvent présentée comme un job étudiant, idéal pour arrondir ses fins de mois. C’est un tort, car cette branche des services à la personne se professionnalise de plus en plus.

Classer les connaissances par sigles au lieu de notes : l'avantage des séances privées. Et si on tentait l’évaluation par compétences ?

Loin de vouloir dénigrer les emplois et de légitimer leurs hiérarchisation, il est vrai qu’à bac+3, donner des cours particuliers sera plus agréable et mieux payé que monter sur un scooter pour livrer des pizzas.

Toutefois, on ne sait pas toujours comment organiser ses idées et trouver un plan de séquence qui va faire progresser un premier élève ou un élève souffrant de difficultés scolaires.

En amont de toute préparation de cours, se dire tout d’abord qu’adopter une pédagogie différenciée des cours traditionnels de l’Éducation Nationale, est une démarche fondamentale.

En effet, le fondement même du soutien scolaire est de réaiguiller des élèves qui ont déraillé au cours de leur année scolaire : pour les motiver, il est important de leur donner plus de temps et de mobiliser des ressources pédagogiques efficaces.

Bref, nous n’en sommes pas encore là.

Sitôt qu’un élève vous a contacté pour des cours de méthodologie, réviser le baccalauréat, faire un stage intensif avant une évaluation du contrôle continu, prendre un cours de langue, travailler les sciences économiques pendant les vacances scolaires, etc., il faut préparer le premier cours.

A ce stade, on ne connaît pas le niveau scolaire de l’élève.

Il peut être bon de préparer un test de connaissances générales pour chaque apprenant.

On peut puiser sur un internet une vaste banque de données pour créer des cours et exercices à donner au premier cours. Par exemple, les sites Réseau Canopé, Kartable.fr et Afterclasse.fr permettent – sur inscription – de trouver des méthodes pédagogiques efficaces.

Pour des collégiens, implémenter une méthode de travail ludique peut être bénéfique si les élèves sont en situation de décrochage scolaire : ils auront l’impression de faire des travaux dirigés en s’amusant, pour développer un climat de confiance et transformer l’abstrait en concret.

On pense aux cours de maths : les théorèmes difficiles à comprendre peuvent être illustrés par des situations concrètes de la vie courante.

Chaque prof peut demander aux parents quels sont les chapitres des programmes scolaires les moins bien acquis par leur enfant, afin d’aller plus vite.

Entre chaque cours, durant l’année scolaire, voici les étapes à notre sens d’une bonne préparation du cours suivant :

  • Préparer une fiche de rappel du cours précédent,
  • Élaborer des fiches concepts (rappels de définition, explicitation de concepts, exemples, schémas heuristiques, etc.),
  • Préparer une liste d’exercices (problèmes de mathématiques, liste de vocabulaire et dialogues pour l’apprentissage des langues, etc.),
  • Réserver une partie dédiée au cours magistral,
  • Préparer une liste d’interrogations pour tester la compréhension des élèves.

Enseigner à plusieurs élèves d’un seul coup implique de privilégier le mode coopératif entre les élèves : il faudra les inciter à mener des travaux de groupe et à s’auto-corriger, pour les inviter à réfléchir par eux-mêmes.

Car l’objectif est que chaque élève puisse tendre vers la réussite scolaire en n’ayant plus besoin de recourir aux cours de soutien scolaire.

Quelles ressources pour organiser des cours collectifs ?

Bien évidemment, on n’arrive pas les mains dans les poches à la salle de cours.

Enseigner dans de bonnes conditions est fondamental ! Quelle salle de cours ! Le grand luxe !

Il est important que la salle de cours dispose de tout le matériel pédagogique nécessaire au bon déroulement de chaque séance : une table ou plusieurs petites tables, un grand tableau – pour faciliter la prise de notes -, et tous les supports favorisant le travail en équipe :

  • Dictionnaires,
  • Manuels scolaires,
  • Un rétroprojecteur (éventuellement),
  • Un ordinateur connecté à internet.

Il faut également veiller à ce que l’environnement de travail soit propre, éclairé et calme.

Normalement, si le cours en groupe est organisé dans une agence de soutien scolaire telle qu’Acadomia, Complétude ou Cours Legendre, la salle mise à disposition des professeurs sera correctement entretenue.

Outre ces supports matériels fondamentaux pour que le cours soit productif et efficient, l’enseignant ou enseignante doit soigner sa présentation corporelle.

C’est presque une lapalissade, mais on oublie parfois qu’une présentation impeccable est une condition de sauvegarde de ses élèves dans l’emploi du temps.

Dans tous les pays du monde, surtout dans les pays occidentaux, le beau et l’image priment sur le cognitif, et négliger son apparence peut être un handicap de taille.

Au premier contact avec l’élève et/ou ses parents, un professeur propre sur lui, bien rasé (si c’est un homme), bien habillé, parfumé et souriant cumule en effet des points par rapport à quelqu’un de malodorant et dont l’hygiène et l’allure sont négligées.

C’est peut-être bête, mais c’est comme ça.

Ne pas hésiter d’ailleurs, soit dit en passant, à donner des poignées de mains franches et vigoureuses (sans trop serrer non plus), associée à un sourire même s’il n’est que purement commercial : c’est un signal de politesse et de confiance en soi, un signe non verbal que l’enfant est confié à un enseignant compétent.

Enfin, soigner également son look, son style vestimentaire : c’est l’hexis corporelle, qui décrit les règles régissant le comportement physique des individus.

Le sociologue P. Bourdieu (1930-2002) avait insisté sur les effets de la distinction et la façon dont les individus se comparent entre les classes sociales.

Être bien vêtu, sans faire trop snob : trouver le juste milieu du code vestimentaire ! Le costume-cravate, c’est un peu excessif mais il faut être bien présenté pour garder ses élèves.

Gestes et postures sont donc, selon ce courant de pensée sociologique, fondamentaux car ils agissent en miroir de l’habitus (concept psychologique et sociologique décrivant les comportements inhérents aux classes sociales des individus).

Enfin, quelques conseils destinés aux profs pour instaurer une bonne interaction prof/élèves :

  • Se placer dans une posture positive : juger les erreurs des élèves est néfaste,
  • Encourager le groupe : féliciter les élèves à chaque tâtonnements, chaque progrès,
  • Illustrer par des exemples : pour activer des imageries mentales et stimuler la mémorisation,
  • Jouer aux devinettes : user du questionnement pour que l’apprenant puisse s’approprier le cours dispensé.

Lorsque je donnais des cours à domicile de sciences économiques et sociales (économie, sociologie et sciences politiques) aux élèves de Terminale, je passais souvent par le jeu des devinettes pour illustrer un raisonnement difficile à assimiler : en répondant à des questions simples de la vie courante ou sur des sujets de société, ils comprenaient mieux les définitions-clés du programme.

Le déroulement d’un cours en groupe

Bon d’accord, être bien présenté et avoir du bon matériel, mais ensuite, que faire ?

Puisqu’on se situe en face de 2, 4, 5, 8 ou 10 élèves, il faut que chacun parvienne à se concentrer durant toute l’heure.

Faire s'approprier les savoirs aux élèves en leçons collectives : c'est primordial. Comment impliquer l’enfant dans le cours particulier ? En stimulant sa créativité !

Qu’il s’agisse de cours de français, d’histoire-géographie, de matières scientifiques ou de langues vivantes, l’enchaînement d’une séance doit être homogène, progressif et suffisamment limpide.

On ne dit pas que c’est facile.

Cependant, il faut bien prendre conscience que les élèves ne peuvent assimiler des cours théoriques – qu’ils verront comme soporifiques – et être concentrés durant une heure et demi ou deux heures.

C’est pourquoi nous conseillons, à la fin de chaque activité, de laisser un temps de repos (sous la forme de petites discussions libres ou de blagues) pour se détendre.

Voici le déroulement – ambitieux, certes – d’une séance de cours collectif :

  • Brefs rappels des cours précédents,
  • Analyse et étude de documents de la séance (textes, tableaux statistiques, supports visuels, audio ou vidéos, etc.),
  • Exercices et travaux pratiques (en binôme ou en groupe de trois, en concertation avec l’enseignant(e)),
  • Mise en débat des problématiques du cours,
  • Travail méthodologique (démonstration de mathématiques, dissertation, commentaire composé, analyse littéraire, étude de carte, etc.),
  • Temps de correction et d’explication (auto-correction, échanges),
  • Donner du travail à faire à la maison.

Des pratiques pédagogiques intéressantes s’appliquent parfaitement aux cours particuliers, en formation individualisée ou collective : ce sont les technique de classe inversée.

Cela consiste à faire étudier le cours par l’élève lui-même à la maison, de sorte que l’enseignant ne soit plus l’incarnation du savoir diffusant la connaissance comme au temps des « hussards noirs de la République » – par exemple -, mais il n’est présent en classe que pour guider l’apprenant.

Jean Piaget (1896-1980), fondateur de la psychologie génétique, a laissé une trace indélébile dans les neurosciences et les recherches sur l’éducation.

Pour lui, la théorie enseignée dans une classe n’est pas suffisante pour estimer que l’individu a maîtrisé et assimilé les savoirs. Il convient plutôt de mobiliser des méthodes de pédagogie empiriques, à l’instar de l’application des connaissances, l’expérimentation et la démonstration.

Pour les étudiants en difficulté ou pour un accompagnement scolaire dans l’enseignement des langues, en cours de physique chimie ou simplement redonner le goût et l’envie d’apprendre à apprendre, on pourra mobiliser les apports des pédagogies alternatives : la pédagogie Montessori, Freinet et Steiner, par exemple.

Celles-ci visent à laisser les enfants et élèves libres de choisir eux-mêmes les activités qu’ils souhaitent faire, pendant le temps qu’ils le désirent.

En ce qui nous concerne, on leur donnera donc le choix entre plusieurs activités pour les impliquer pleinement dans chaque séance !

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