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Les impératifs pour une communication orale réussie ?

De Simon, publié le 19/12/2017 Blog > Soutien scolaire > Français > Communiquer, Qu’est-Ce ?

Tous les matins, nous nous mettons en scène, nous construisons notre image pour la journée, selon les circonstances ou les personnes que nous allons rencontrer.

D’autre part, nous sommes tous les jours en contact avec des images, c’est à dire des représentations signifiantes que nous pouvons interpréter parce que nous avons acquis certains codes et conventions qui nous le permettent.

Ex. : Panneaux d’interdiction portable, fumer, alcool pour femmes enceintes, nourriture

Il faut donc admettre dès le départ qu’une image n’est pas la réalité, elle en est une représentation construite, donc voulue et en aucun cas gratuite ou fortuite.

Importance de la forme d’un message Communiquer, c’est « établir des relations avec quelqu’un »

QUI ? dit QUOI ? à QUI ?

Soit un émetteur, un message, et un récepteur.

Nous sommes aussi influencés par notre non-verbal, par nos pensées et par nos sentiments et notre physiologie. Alors, de quels non-verbaux s'agit-il ? Par contre, nous avons tendance à oublier l’autre auditoire affecté par notre non-verbal, càd nous-mêmes.

Encore faut-il que le message soit compréhensible pour le récepteur, la communication n’est jamais directe, l’information est véhiculée par un canal, il y a des codages (verbaux, gestuels, iconographiques, etc.), des signes…

Bref par QUEL MOYEN ?

Ajoutons enfin qu’il y a une intention, un objectif et un retour, un feed-back pour pouvoir évaluer la réussite de la communication, le message a-t-il été compris ?

Quel est la réaction du récepteur ?

Dans toute communication il y a :

  • Le fond
  • Les mots 7% transportent des sens, du signifiant
  • La forme

Le paralangage va au-delà des mots prononcés

 La voix (le paraverbal…)

Être entendu….

Le timbre est personnel, inchangeable.

Bref, avec QUEL EFFET ?

  • La voix 38%
  • Le non-verbal 55% transporte du signifié
  • L’intensité, c’est le niveau sonore, il faut l’adapter à la taille de l’espace
  • L’intonation : c’est le mouvement mélodique de la voix, variations de hauteurs ; il est nécessaire de varier ses intonations afin de capter l’attention de l’auditoire. (ex : voix plate chez le dépressif)
  • Le débit : C’est le nombre de mots à la minute. Attention, la plupart des orateurs parlent trop vite. Il faut respirer entre les phrases, dans les phrases et faire des pauses pour reprendre votre souffle, … Et laisser le public respirer lui aussi.
  • La diction : C’est la prononciation correcte des consonnes, des syllabes et des diphtongues.

Être écouté

Le rythme : Les changements de rythme donnent à la prise de parole sa musicalité et évitent la monotonie.

Il faut varier les rythmes pour donner de la vie à sa prestation.

La ponctuation : Vous pouvez vous arrêter où vous voulez dans une phrase.

Ce que nous avons tendance à faire, quand il s'agit de pouvoir, est de compléter l'attitude de l'autre. Cela permet de renforcer l’écoute et de donner du poids à certains mots ou à certaines idées.

Prendre du temps avant un mot, après un mot, ou avant et après un mot, permet de lui donner plus de force. les attaques : débuts de prise de parole : soutenez les premiers mots par une force vocale légèrement supérieure puis placez tout de suite un silence l’enjambement : pont qui relie la fin d’une phrase au commencement d’une autre (très utile pour relancer l’attention de l’auditeur, et pour éviter de se faire couper la parole) les silences : c’est d’abord une respiration, qui laisse le temps à l’autre de comprendre ce qui vient d’être dit, et d’attendre ce qui va être dit

Certains silences sont lourds de sens.

Il existe de multiples silences :

  • Celui de la personne furieuse, offensée ou irritée qui se contient, qui n’est pas en paix avec elle- même et avec les autres et cherche à s’isoler,
  • Celui de la personne attentive qui écoute l’autre jusqu’au bout, pour comprendre ce qu’il veut dire et recevoir son message. Il peut être un « intervalle » de réflexion entre stimulant et réponse afin que la parole ne laisse pas place à l’impulsivité ou à des automatismes de l’inconscient,
  • Celui de la personne qui s’ennuie exprime le retrait et l’isolement des autres,
  • Celui de la personne qui n’a rien à dire à un inconnu, ce silence d’indifférence se produit lorsqu’il n’y a pas la volonté de communiquer avec l’autre,
  • Celui de la personne qui exprime son incompréhension à ce qui est dit, ce silence dubitatif renvoie au scepticisme ou à l’interrogation,
  • Celui de la personne qui exprime le respect ou la révérence vis-à-vis d’une tierce personne,
  • Celui de la personne qui exprime la supériorité, l’arrogance,
  • Celui entre amoureux. Ce silence réciproque se réalise parce qu’il n’y a pas besoin de paroles pour se comprendre. Il se produit lorsqu’il y a une connaissance et une communion profonde entre les deux personnes qui sont en train de communiquer.Celui de la personne qui exprime la douleur ou le chagrin,

Chaque silence doit être interprété et analysé en fonction du contexte. Il faut faire très attention de ne pas produire d’inférences dans cette interprétation car cela revient à donner un sens à ce qui semble vide.

Un silence peut être approprié ou inapproprié (comme des paroles).

De nombreux aphorismes l’illustrent. « Savoir tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler » ; « Le silence est d’or » ; « Savoir tenir sa langue » etc.

La modulation : Le ton de la voix varie en prenant appui sur certaines syllabes, certaines diphtongues, et sur certains mots.

Un autre moyen de mettre en valeur certains mots, c’est la scansion : renforcer vocalement un mot (ou une idée).

Ex . : j’ai le meilleur produit ce qui compte, c’est le produit j’ai le meilleur produit il est meilleur que les autres
j’ai le meilleur produit c’est le seul
j’ai le meilleur produit c’est moi qui l’ai

Être compris

Structurer son message → choisir le vocabulaire et le registre de langage → adapter le registre de langage à son interlocuteur.

→ Chasser les parasites, les mots réducteurs :
« Je crois que » ; « vous devez le savoir » ;

« quand même »préférez « tout de même »
« peut-être »« sans doute » ;
« j’ai oublié de vous dire »« je ne vous ai pas encore dit »)
les tics verbaux : je dirais, car, donc… ; les termes désobligeants : « il faut savoir », « il est évident que »…

La plupart du temps, une voix euphorique, peureuse, timide… combinent plusieurs de ces facteurs.

 

Parenthèse : il va de soi que les choix des mots utilisés provoquent des « images » chez notre interlocuteur.

Certaines expressions vont même fournir du sens de manière inconsciente, tant chez l’émetteur que chez le récepteur)

Le choix des mots

Les mots hérissons

  • non
  • guerre
  • problème
  • devoir (verbe)
  • délit
  • devrait
  • catastrophe – contrainte
  • pression
  • crise – force – impôt

Les mots positifs

  • bénéficier
  • profiter
  • économiser
  • santé
  • éprouver
  • garantie – sécurité – résultat
  • léger
  • nouveau – découvrir

Les expressions barbelées

  • Pas du tout
  • Vous faites erreur
  • Vous vous trompez

Les expressions positives

  • Vous avez raison
  • Je suis d’accord avec votre analyse
  • Qu’en pensez-vous ?
  • Nous sommes ravis de …

Le non-verbal

  • Physique. C’est le type de communication personnelle. Il inclut les expressions faciales, le ton de la voix, le sens du toucher, de l’odorat (parfum, phéromones…) ainsi que les mouvements du corps.
  • Esthétique. C’est le type de communication qui a lieu lors d’expressions créatives : jouer d’un instrument, la danse, la peinture et la sculpture.
  • Signes. C’est le type de communication mécanique, qui inclut les drapeaux, les cornes de brumes, les sirènes…
  • Symbolique. Le type de communication qui utilise les symboles de religion, de statut, de mode …

Le non-verbal est soit intentionnel (on cherche à s’exprimer par un comportement, des attitudes ou des gestes dans le but de faire passer un message conscient) soit non-intentionnel (on transmet un message aux autres malgré soi).

Le non verbal est un langage spécifique : dès la naissance, l’enfant est fasciné par l’expression faciale et communique par imitation.

Toute sa vie, l’humain va parfaire ses conversations corporelles en imitant inconsciemment son interlocuteur.

Ce langage va extérioriser nos états internes et nos émotions.

En observant son interlocuteur, l’on peut donc reproduire et ressentir les émotions de l’autre.

Le non verbal, le langage corporel, accompagne le verbal, il peut le renforcer, l’affaiblir ou même le neutraliser.

  • posture (soumission, domination, rejet, ouverture, fuite…), – visage, (sourire, rictus, regard, sourcils…)
  • gestuelle… (mouvement, mains…)

Les postures

Plusieurs postures peuvent être simultanées :

  • postures de dominance = posture en extension : menton et tête hauts, épaules ouvertes, jambes écartées, pieds ouverts, paumes vers le sol.
  • postures de soumission = posture en contraction : tête rentrée ou inclinée, épaules basses, buste courbé, pieds rentrés, paumes vers le haut…
  • posture de rejet : tête en recul ou détournée, bras barrière, buste profil, regard de travers, appuis arrière…
  • postures en approche = attitude participative : tête avancée, cou allongé, buste penché en avant, bras vers l’autre, mains ouvertes, un pied en avant…

Lorsque nous pensons non-verbal, nous pensons à comment nous jugeons les autres, comment ils nous jugent et quelles en sont les conséquences. Le non-verbal dit qui nous sommes, traduit nos émotions MAIS il peut aussi forger notre état mental.

Il faut analyser :

  • la cohérence ou l’incohérence entre le fond de ce que dit l’individu, le sens des mots, et la posture de son corps (ex. : « je suis prêt à faire telle démarche », mais la posture est en contraction, bras croisés, tête rentrée)

Exemple : « C’est très malin, ce que vous venez de dire » (en faisant non de la tête)
OU « Vous êtes très belle » en faisant non de la tête = deux messages contradictoires.
Des études (G. Bateson) ont démontré que les schizophrènes n’arrivent pas à reconnaître quand le sourire, produit lorsqu’on prononce une phrase sérieuse, la rend ironique.
Selon Bateson, l’origine de la schizophrénie viendrait d’incohérences entre communication verbale et non-verbale chez les parents, surtout la mère.

  • la dissonance et la consonance : il y a dissonance quand deux postures partielles se contredisent (ex. : « on se sent bien chez vous ». Les bras sont largement ouverts, mais les jambes sont croisées, la personne est assise au bord de la chaise). Il y a consonance quand tout s’harmonise.
  • la congruence ou l’incongruence : tout ce que je ressens intérieurement est aussi ce que j’exprime. Il y a congruence lorsque deux personnes adoptent les mêmes postures : le courant passe alors bien. Il y a incongruence lorsque les attitudes sont opposées : le courant passe mal. Par nature, les humains mais aussi nombre d’animaux, développent de l’empathie pour leurs semblables (capacité de saisir de l’intérieur ce que l’autre ressent, (exemple : quand une foule regarde un équilibriste, elle vibre avec lui, elle est avec lui, et quand il chute, tout le monde crie AAH ou OOH.

En communication interpersonnelle, on prônera plutôt d’être ouvert sans se mettre à la place de, être distinct sans être distant.

L’empathie ne peut suffire à la compréhension d’autrui, elle suppose en plus une écoute du retentissement des paroles, des gestes, des attitudes de l’autre … sur soi.

Le visage

Certaines mimiques peuvent être facilitatrices de la communication :

  • le regard : le regard directif (facteur de franchise), à l’inverse du regard fuyant (rupture du contact visuel = ennui, gêne…) . – le regard soutenu = intention hostile, le clin d’œil
  • le sourire : à utiliser, car il permet de marquer sa non agressivité, il incite à la convivialité. Le psychologue Paul Ekman, spécialiste des expressions faciales, a répertorié dix-huit façons de sourire, depuis le petit rictus figé de politesse, le sourire gêné, le sourire soulagé-pincé (« on l’a échappé belle »), le sourire épuisé (de bonheur) et le sourire sadique, sans oublier le sourire excédé, le sourire endurant (de qui prend son mal en patience) et le sourire diplomatique, jusqu’au ravissement extatique.

Quelles sont les règles de communications orales ? Mais on peut aussi sourire de façon caricaturale (pour imiter grossièrement la joie), ou de façon préoccupée (comme l’inventeur en train de créer), ou anonyme de manière méprisante, ou simulée, ou ravie (devant un bébé qui nous émeut), ou chaleureuse (pour àr.orr.rg.r autrui dans une action), ou méditative à la manière du Bouddha (qui n’a rien à voir avec le sourire de la Joconde), ou enfin amoureuse (mélange d’extase, de ravissement, de chaleur et d’excitation).

Le cerveau n’a pas fini de vous étonner.

Les gestes qui parlent

  • les gestes d’appui du discours verbal
  • les gestes porteurs de message : gestes codés qui transmettent un message sans intervention de la parole (applaudissements, doigt d’honneur…)
  • les gestes de ponctuation : appuyer le discours, expliquer ses propos
  • les gestes régulateurs : ils accompagnent l’écoute du récepteur (hochements de tête) les gestes émotionnels : ils traduisent des émotions et expriment des états intérieurs les auto-contacts : grattages, pincements… Ils marquent un état de réflexion, ou plus souvent un état de gêne les activités de dérivation : prises d’objets, manipulations, déplacements, appuis…
  • les gestes de lien : prise de main, de bras, contacts avec l’interlocuteur (manipulation de l’autre)

N’oublions pas que nous sommes en REPRESENTATION.

Il ne s’agit donc pas de jouer notre identité profonde mais seulement d’une image de nous à un instant donné.

Selon Edgar Morin, la REPRESENTATION est une synthèse cognitive obtenue par un processus de construction à partir de :

  • l’action du réel sur nos sens (la perception)
  • notre mémoire (des schèmes mémorisés, cadre de référence)

Notre mémoire est l’organe sensoriel le plus important. Nous voyons, reconnaissons, à 99% ce qui est déjà présent dans notre mémoire.

  • nos fantasmes qui nous font privilégier certains aspects plutôt que d’autres.

Notre cerveau peut falsifier l’information qui vient se projeter sur la rétine : nous pouvons annuler la réalité qui nous entoure pour lui donner la forme qui convient à ce que nous croyons.

Cette construction est SELECTIVE (une partie de la réalité est éliminée) ou ADDITIVE (nous rajoutons des aspects)

Il convient donc de tenir compte des divergences d’interprétation.

Globalement, l’être humain perçoit, sélectionne et conclut.

C’est peu dire que cette interprétation est fragile et aléatoire.

N’oubliez pas enfin que communiquer, c’est aussi à l’écrit. Et par l’orthographe que cela passe. Ainsi, si vous écrivez « cour de francais« , il existe encore une petite marge afin de correctement se faire comprendre !

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