I/ Le modèle soviétique

Ce modèle soviétique est considéré comme une alternative au modèle libéral et s'appuie sur une idéologie communiste et plus renvois plus exactement à l'idéologie Marxiste Léniniste.

A) L'idéologie Marxiste Léniniste : L'URSS en 1922

Cette idée a pour but de fonder un ordre social nouveau qui mettrait fin à l'exploitation de l'Homme par l'Homme. Ceci doit être abordé par la lutte des classes et la révolution menée par le prolétariat. Suite à cette révolution, doit survenir à la tête de l'État, une dictature du prolétariat qui, au fil du temps, après avoir réussi à convaincre l'ensemble de la société, se retirera pour laisser place à une société socialiste, sans classe, égalitaire, une société communiste où chacun serait servis en fonction de ses besoins et non plus de ses revenus. On appelle cette idéologie, une idéologie émancipatrice.

B) En réalité cela pourrait plutôt revêtir le nom de régime Stalinien

Staline s'impose à la tête de l'Union Soviétique après la mort de Lénine. Il va réussir à s'imposer aux pouvoirs jusqu'en 1953. Il s'appuiera sur la constitution de 1936 pour diriger le pays, qui officiellement fonctionnera jusqu'en 1977. De par cette constitution, l'URSS est un état fédéraliste, multi-ethnique, divisé en 15 républiques ayant en théorie une large autonomie. Cette constitution garantit officiellement aux citoyens des droits qui ne sont pas toujours reconnu dans les sociétés occidentales.

REMARQUE : En réalité, cette constitution n'est pas appliquée et le pouvoir en URSS est exercé par le parti communiste, qui demeure le parti unique. Ce parti fonctionne selon le principe de centralisme démocratique. Pour être plus précis, il ne peut y avoir aucun contestation au sein du parti et ce dernier doit suivre la ligne de conduite définit par le secrétaire général du parti : Staline. On a donc affaire à un parti monolithique. Staline annule les fonctions du secrétaire générale du Parti, les fonctions de chef de l'État, de chef de gouvernement, de chef des armées...

Aucune séparation des pouvoirs n'existe. Aucun congrès du parti communiste n'est réunis, dans la présidence de Staline qui pratique le culte de la personnalité.

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II/ L'économie soviétique

L'économie est soumise à la tutelle du Kremlin. La confrontation avec les États-Unis renforce la volonté de Staline de contrôler tous les secteurs d'activités. L'économie communiste abolit alors la propriété privée et des moyens de production. L'état devient le seul propriétaire et représente la collectivité. L'économie est planifiée par le Gosplan, l'organisme chargé de cette tâche. Les plans quinquennaux deviennent obligatoire :

fixation pour cinq ans d'objectifs obligatoires pour tous les secteurs de l'économie, avec une priorité donnée dans les premiers plans ( à partir de 1928 ) à la collectivisation de l'agriculture et au développement des industries de base. Pour ainsi dire, elle fixe à tous les secteurs de l'économie des objectifs obligatoires, établis de manière arbitraire par Staline qui favorise très nettement l'industrie lourde au détriment des biens de consommation afin de gagner la compétition économique et la course aux armements qui l'opposent à l'Ouest.

L'objectif est de faire l'Union Soviétique, une grande puissance économique, capable de concurrencer les USA voir de les dépasser. L'industrie est nationalisée et l'agriculture est collectivisée sous forme de sovkhozes ( ferme d'état peu nombreuse ) et de Kolkhozes ( structure la plus importante, consiste en une coopérative agricole dans lesquelles la terre, le matériel, le bétail sont mis en commun et travaillés collectivement par les kolkhoziens.

À la mort de Staline, l'URSS est redevenue une grande puissance industrielle de tout premier plan, mais au pris de grands sacrifices : faiblesse de l'agriculture, dégradation du niveau de vie de la population.

III/ Une société encadrée

Le régime met l'accent sur l'éducation, sur la santé et sur la culture ( il s'agit d'une culture soviétique qui consiste à mené un contrôle idéologique du régime stalinien ). Ce système sera renforcé au après 1947.

DOCUMENT : Le rôle de l'écrivain et des manuels scolaires.

Au-delà des discours, les inégalités persistent au sein de cette société, entre une classe de privilégié ( la nomenklatura ) et le peuple majoritairement démunis. L'Union Soviétique est une société qui ne bénéficie d'aucune liberté et qui inflige le goulag à tout les opposants réels ou supposés ( dissidents ) : paysans, opposants et réfractaires politiques, intellectuels, minorités... Des intellectuels se dresseront également contre le système concentrationnaire soviétique : Krachenko, « J'ai choisi la liberté », Soljenitsine, « l'archipel du goulag »...

IV/ Khrouchtchev et la déstalinisation

Après la mort de Staline, Khrouchtchev s'impose peu à peu à la tête du Parti et de l'État. Il tente d'ouvrir une nouvelle ère pour l'Union Soviétique. Au XXe Congrès du PCUS, en février 1956, il propose une politique nouvelle, en rupture avec le stalinisme, dont il dénonce les crimes et critique les pratiques ( culte de la personnalité ).

Ses objectifs sont de dépasser l'Occident et de libéraliser la politique. La plan accorde plus de place à l'agriculture, afin de combler les retards de l'URSS en la matière. Le nouveau dirigeant oriente également la production industrielle davantage vers les biens de consommation. Il souhaite atteindre comme l'Ouest, la société d'abondance. Il se montre soucieux de redonner plus de place aux instances collectives du Parti. Enfin, il introduit la décentralisation afin d'accroître l'autonomie des différentes républiques qui composent l'URSS. Il va tenter de libéraliser l'économie en donnant plus d'autonomie aux entreprises et va essayer d'intéresser les ouvriers à leur travail en leur donnant des récompenses pécuniaires.

Pourtant, la déstalinisation montre vite ses limites. Tout d'abord, dans son rapport de février 1956, le dirigeant soviétique ne mentionne pas les milliers de victimes du Goulag et de la répression. Il ne souhaite en aucun cas remettre en cause l'ensemble du système qui continue à fonctionner selon le modèle du parti unique. Si Khrouchtchev laisse plus de liberté aux démocraties populaires ( dissolution du Kominform en avril 1956 ), il se montre cependant très ferme face aux soulèvements de Berlin-Est en 1953 et de Budapest en 1956 qu'il réprime avec l'aide de l'Armée rouge.

Ces remises à l'ordre commencent à ébranler certaines convictions communistes à l'Ouest. En outre, Khrouchtchev est freiné dans ses réformes par ceux qui, au sein même du Parti, sont heurtés par la déstalinisation. Profitant de ses échecs sur la plan économique ( l'agriculture ne progresse pas ), ses adversaires l'écartent du pouvoir en 1964. Il est remplacé par Leonid Brejnev.

V/ Le rayonnement du modèle

Le rayonnement du modèle se fait particulièrement autour des démocraties populaires à l'exception de la Yougoslavie de Tito. Le Parti communiste français et italien connaîtront un certain succès en France avec les classes ouvrières fascinées par la « fin de l'exploitation de l'Homme par l'Homme ».

De nombreux intellectuels, en France notamment, s'engageront aux côtés du Parti communiste : Paul Eluard, Elsa Triolet, Louis Aragon, Jean-Paul Sartre, entre autres sont séduits par le projet communiste d'une société sans classe et de la propriété collective des moyens de production. Ils rêvent d'un monde égalitaire et pense que le communisme peut mettre en place un tel univers. D'une certaine façon, il se laisse berner par la propagande de l'URSS.

Certaines prouesses scientifiques du régime montreront également que le régime est performant : dans la conquête spatiale par exemple avec l'envoi du premier satellite soviétique Sputnik en 1957 ou avec l'envoi du premier homme dans l'espace ( Youri Gagarine ) en 1961.

CONCLUSION : Pour autant, le modèle soviétique est celui d'un régime totalitaire, qui ne parvient pas à se réformer et dont l'économie s'essouffle et ne réussit pas à offrir à sa population le confort matériel promis. Il continue pourtant à jouir d'un certain prestige auprès d'une partie de la population occidentale.

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Olivier

Professeur en lycée et classe prépa, je vous livre ici quelques conseils utiles à travers mes cours !