Analyse et compréhension du sujet

Dans un premier temps, nous pouvons constater qu’il ne s’agit pas d’une
formule d’auteur à commenter, d’un jugement critique à discuter. Il
s’agit d’une simple question. Mais cette simplicité n’est qu’apparente,
il s’agit de trouver des éléments de réponse, respectez l’ordre des
idées qui vous arrivent et jetez les sur le brouillon. On vous demande,
« selon vous », il faut donc donner  votre avis, votre opinion
personnelle à condition de pouvoir la justifier par une argumentation
fondée sur des exemples. « L’utilité de la littérature », la formule
peut paraître simple cependant, il ne s’agit pas de tourner autour de
la question des usages mais de l’utilité de la littérature. On ne vous
demande pas d’étudier les rôles sociaux de la littérature à travers les
âges mais d’en évoquer l’utilité pour une conscience, la vôtre.
L’existence historique des formes littéraires n’est pas non plus à
évoquer mais plutôt à quoi la littérature peut vous servir à vous-même,
aujourd’hui. Autre réaction possible, on vous interroge sur l’utilité
de la littérature, comme s’il était évident pour tous que la
littérature a une utilité. Mais vous restez libre d’estimer qu’elle
n’en a aucune. Vous pouvez défendre la position inverse selon laquelle
la littérature n’est qu’un divertissement, mais c’est à vous de
justifier. Il s’agit de toute littérature et non d’un genre littéraire
particulier. Une fois tous les mots du sujet analysés, vous avez
compris que renferme la question. Il faut à présent reformuler le
sujet, « à quoi me sert, aujourd’hui, la littérature telle que je la
vis, sous tous ses aspects, dans tous les genres? M’aide t’elle à vivre
ou pourrais je m’en passer? Que m’apporte t’elle, que je ne pourrais
obtenir sans elle? Il faudra donc envisager poser le rapport entre la
littérature et la vie, c’est de cela principalement qu’il s’agit, la
littérature, à quoi me sert elle, aujourd’hui, dans ma vie?

Rédaction de l’introduction

Vous devez utiliser, la réflexion qui a été la vôtre depuis la lecture
du sujet, en la réduisant à ses conséquences les plus claires.  Il
s’agit ici d’une question, par conséquent nous pouvons proposer ce
modèle d’introduction à savoir :

Même si l’on estimait que la littérature n’est d’aucune utilité, il
faudrait au moins lui reconnaître, puisqu’elle existe et répond à une
demande effective, celle d’un divertissement : ce qui obligerait au
moins à questionner ce qui dans une tel divertissement, demeure
aujourd’hui encore indispensable. La question centrale est donc, que
dire, aujourd’hui donc de l’utilité de la littérature? Le fait de la
reconnaître et de l’étudier ne pourra manquer de nous conduire à poser
la question majeure des rapports qu’elle entretient avec notre vie,
avec notre imagination, nos passions, nos désirs. On peut aussi mettre
en avant l’objection faite à l’idée d’une utilité de la littérature.
Vous remarquerez que l’introduction proposée comprend trois parties, la
dernière doit contenir l’énoncé du problème à traiter et introduire le
développement.

Proposition de plan

I - La littérature comme moyen de connaître l’autre

Un livre peut rendre les choses présentes et apporter un plus à ma vie
qui peut ne pas suffire à tout découvrir, le livre peut me familiariser
avec tout ce qui n’est pas moi.

La littérature est un puissant moyen de connaissance de tout ce qui est
autre et de mes propres origines culturelles. L’utilité est aussi de me
réapproprier consciemment ce qui a forgé ma sensibilité.

Cette connaissance nous lie donc à l’histoire des autres et à leur
présence, comme elle nous lie à notre propre histoire et à notre
présent.

II - La littérature comme moyen de se connaître

Une vie ne peut suffire, à travers des personnages de romans qui ne
sont pas moi, mais auxquels ma sympathie peut un moment m’identifier,
j’éprouve ce que ma propre  vie ne m’aurait peut être jamais permis
d’éprouver. Par exemple, qu’aurais je fait à la d’Antigone?

Toutes ces vies me sont offertes par la littérature de manière à ce que j’en fasse une expérience sensible.

L’utilité de la littérature est à travers ces expériences par procuration, le moyen de mieux se connaître.

III- La littérature comme moyen de m’oublier

Il y a à ce niveau un travail salutaire de l’imagination engendré par
la littérature, il me permet de quitter mon univers, mon  époque.

L’évasion par les contes, les voyages avec Thomas More, au pays d’utopie, le confirment.

On peut aussi évoquer la littérature merveilleuse ou fantastique de Nodier ou de Villiers de L’isle Adam.

Nous mettrons donc en  avant cet auxiliaire du rêve qu’est la littérature, je peux m’évader du monde et de moi-même.

Rédaction de la conclusion

Le devoir obéit à une logique, il faut par conséquent que la conclusion
le rappelle. Il faut dans un premier temps, proposer une synthèse et
une ouverture au sujet en dernier lieu. Voici un modèle de conclusion :

La littérature est un moyen de connaître l’autre et de se connaître soi
même en même temps que de s’oublier, à travers ces trois versions nous
devons donc reconnaître l’utilité de la littérature, il semblerait en
outre que la littérature soit un ressort possible pour rendre l’homme
plus aisément l’homme intelligible à lui-même. Nous voyons qu’elle est
le véhicule de la pensée humaine, son élan est celui de la générosité.
Il nous faut ainsi concevoir une littérature universelle dont le
prestige essentiel semble être le langage.

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Mathieu

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