Le texte est argumentatif

Sous axe 1 : Les arguments du narrateur Arg 1 :Il ne faut pas laisser un enfant orphelin Ex 1 :Accumulation aux lignes 1487 à 1490 : « ton père qui t’aimait tant […] qui baisait ton petit coup blanc […] qui passait la main sans cesse dans tes cheveux […] qui prenait ton joli visage rond entre ses mains », (l.1492) « Qui est-ce qui te fera tout ça maintenant ? », (l.1496) « malheureuse orpheline » Arg 2 :L’exécution d’un condamné a des conséquences sur son enfant Ex 2 : « Tous les enfants de ton âge auront des pères, excepté toi », (l.1494-95) « Comment te déshabitueras-tu, mon enfant, du jour de l’an, des étrennes, des beaux joujoux, des bonbons et des baisers ? » Arg 3 :L’avenir d’un enfant de condamné est compromis Ex 3 :Phrases interrogatives : « Que deviendra-t-elle ? » (l.1501), « Est-il bien vrai que tu auras honte et horreur de moi ? » (l.1506), utilisation du futur  « sera » (l.1501), « auras » (l.1506). Sentiments négatifs : « honte » (l.1506), « horreur » (l.1506), « méprisée » (l.1503), « repoussée » (l.1503) Arg 4 :Point commun : les sentiments. Tous les exemples du narrateur s’appuient sur sa propre fille. Elle semble être l’unique raison pour laquelle il ne faut pas le tuer. Sous axe 2 : Les stratégies pour persuader Arg 1 :Appel aux sentiments familiaux Ex 1 :Marques de tendresse envers sa fille ; «petite Marie bien-aimée» (l.1505), «qui l'aime de toutes les tendresses de mon cœur» (l.1504), «ton père qui t'aimait tant» (l.1487), adjectifs qualificatifs comme «petite» (l.1487), «jolie» (l.1488). Description angélique de Marie : «ton petit cou blanc et parfumé» (l.1488), «joli visage rond» (l.1490), comparaison: «les boucles de tes cheveux comme sur de la soie» (l.1489). Arg 2 : Implication du locuteur Ex 2 : Marques de la 1ere personne du singulier : « je » (l.1477), « me » (l.1484), « moi » (l.1510), nombreuses répétitions de ces pronoms. Arg 3 : Utilisation du registre pathétique Ex 3 : Phrases exclamatives et interjections qui traduisent les émotions du narrateur (tristesse, désespoir) : «Ah ! Grand Dieu !» (l.1485), «Misérable !» (l.1507), «Oh !» (l.1503), «C'est pour moi !» (l.1514). Compassion éveillée chez le lecteur, attendrissement dû à la séparation avec sa fille : adjectifs qualificatifs «pauvre petite» (l.1487), sa fille va se retrouver seule : «malheureuse orpheline» (l.1496). Arg 4 :Expressivité forte Ex 4 :Phrases interrogatives et exclamatives, expressivité du narrateur : « Ô ma pauvre petite fille ! encore six heures, et je serai mort ! » (l.1477), « Pauvre petite ! » (l.1487), « ma jolie petite Marie ! » (l.1498), «  Qui est-ce qui te fera tout ça maintenant ? » (l.1492), « Qui est-ce qui t’aimera ? » (l.1493).

L'absence d'échappatoire

Sous axe 1 : Le registre tragique Arg 1 : L'impuissance du narrateur, épreuve insurmontable qui va le conduire à la mort, il a été condamné par la justice. Ex 1 : Champ lexical de la mort : «bière» (l.1481), «tuer» (l.1484) , «mourir» (l.1514), il n'y a pas d'échappatoire possible, pourtant : «ces hommes dont aucun ne me hait, qui tous me plaignent et tous pourraient me sauver.» (l.1483) Arg 2 : Le narrateur a conscience du mal qui l'accable, il sait qu'il va mourir Ex 2 : Phrases exclamatives : «C'est moi qui vais mourir !» (l.1514), «C'est pour moi !» (l.1514), affirmations : «Ils vont me tuer» (l.1484) , «Je serai mort» (l.1477), connecteur temporel : «six heures» (l.1477) Arg 3: La pitié est éveillée chez le lecteur. Ex 3: Le lecteur éprouve de la pitié face à la situation du narrateur, devant la cruauté du sort. La peine de mort est une pratique horrible. Sans vraiment s'en rendre compte on se retrouve du côté du condamné. Sous axe 2 : La prise de conscience du narrateur Arg 1: Le narrateur se rend compte de ce qu'il a fait, il regrette. Ex 1: Regrets du narrateur : «Misérable ! Quel crime j'ai commis, et quel crime je fais commettre à la société !» (l.1506-1507) Arg 2 : Le narrateur se pose des questions à lui-même, il doute. Ex 2 : Phrases interrogatives : «Est-il bien vrai que je vais mourir avant la fin du jour ?» (l.1509), «Est-il bien vrai que c'est moi ?» (l.1510) Arg 3 : Tous attendent l'exécution du condamné. Ex 3 : L'exécution est assimilé à une cérémonie (l.1485), tous se préparent pour l'événement : «Ce bruit sourd de cris que j'entends au-dehors, ce flot de peuple joyeux qui déjà se hâte sur les quais […] cet autre homme aux mains rouges ». (l. 1510 à 1513)

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Agathe

Professeur de langues dans le secondaire, je partage avec vous mes cours de linguistique !

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