Introduction

Présentation de l'auteur:

Victor Hugo est un auteur français du XIX, il était poète, dramaturge, romancier, … Il tenait aussi une grande place dans la vie politique de son époque, et dénonçait dans ces livres des problèmes de sociétés.

Il est l'inventeur du monologue intérieur et le premier auteur a mêler les niveaux de langues dans ses romans.

Présentation de l'œuvre:

Le Dernier Jour d'un condamné (1829) est un roman, un monologue intérieur. Ce texte nous raconte les six dernières semaines de la vie d'un condamné a mort en attente de son exécution. On partage avec lui ses pensés, ses espoirs, ses peurs, ses angoisses, … Pendant tout le roman on ignorera le nom du condamné et la cause de sa condamnation (on sait juste que le sang à couler). Tout a long du livre on enlève au condamné toute son humanité, il finit par être près pour ce qu'ils vont lui faire (Il est dans un état de solitude totale). Ce roman est un réquisitoire contre la peine de mort.

Situation du passage:

Dans le passage, le condamné vit le départ des forçats pour le bagne de la fenêtre d'une cellule. Le gardien lui avait proposer cela en pensant que cela « (l') amusera » (p.91). Dans un premier temps le condamné observe la scène puis (pendant notre extrait) il est observé par les forçats.

Lecture du texte

Reprise de la question:

Nous allons voir en quoi le spectacle dessert le narrateur et en quoi est-ce qu'il divertit.

Annonce du plan:

Dans un premier temps nous verrons que la représentation est théâtrale, puis l’éruption du fantastique.

Lecture analytique

I°/ Une représentation théâtrale

1) Un narrateur au centre du spectacle

  • On le voit par l'adverbe de tempes « Tout à coup » (l.224) qui traduit un changement ou un bouleversement.

  • Le narrateur est loin de sa vie: « rêverie profonde » (l.224), il a même pitié pour les forçat.

  • Mais brutalement il devient l'objet du spectacle: « tous les yeux se tournèrent vers la fenêtre que j'occupais » (l.226), tous le regards se tournent vers lui ; « me montraient du doigt » (l.228), ils font des gestes ; « le condamné ! Le condamné ! Crièrent tous » (l.227), ils lui crient dessus → Les regards + Les gestes + Les paroles = Un spectacle, où le personnage se sens acculé.

2) De la démesure

  • C'est une caricature grotesque: Les forçat disent « Adieu camarades » (l.234). Cet adieu devrait normalement être triste, calme et solennel (pour faire ses adieux à quelqu'un qui va mourir). Mais ici, c'est tout le contraire: « les explosions de joies redoublent » (l.228), « ricanement atroce » (l.232).

  • En plus d'être grotesque cette scène est tragique. Le bagne est comparé à un exécution : « La grève est sœur de Toulon » (l.238). « Il est heureux! Il sera rogné! »: La souffrance du condamné sera moins longue que celle des forçats mais il y a une atroce souffrance pour les deux.

II°/ L'éruption du fantastique

1) Les conditions de l'apparition

  • Le narrateur se sens mal: « Je restai pétrifié » (l.229), « je frissonnai » (l.240), « immobile, perclus, paralysé » (l.243). Le narrateur est privé de sa faculté de se mouvoir.

  • Son trouble est extrême. Son cerveau ne commande plus, il a des illusions d'optique: « je vis les cinq cordons se ruer vers moi » (l.244), dans sa tête c'est comme si les forçats donnaient l'assaut à sa cellule. Il a l'impression de ne pas pouvoir arrêter ce mouvement, ce qui est accentué par un rythme ternaire: « de leurs chaînes, de leurs clameurs, de leurs pas » (l.246).

2) Une vision d'enfer

  • Le narrateur perd le sens de la réalité: « il me sembla » (l.247). La réalité devient pour lui un mirage, un mirage effrayant.

  • Il a une réaction très violente: « nuée de démons » (l.248), « effrayantes voix » (l.252), « « têtes hideuses » (l.253), « infernale cordialité » (l.245), c'est un oxymore (Définition: Juxtaposition de deux mots de sens contradictoires au sein d'un même groupe grammatical pour faire surgir une réalité nouvelle et inattendue).

Conclusion

Bilan:

C'est une scène très intense et violente pour le condamné car les forçats lui ont renvoyer l'image de sa propre condition. Ce qui l'a beaucoup ébranlé.

Ouverture:

Nous pouvons nous demander si cette scène d'une immense violence préfigure du futur.

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Nathan

Ancien étudiant de classe préparatoire b/l (que je recommande à tous les élèves avides de savoir, qui nous lisent ici) et passionné par la littérature, me voilà maintenant auto-entrepreneur pour mêler des activités professionnelles concrètes au sein du monde de l'entreprise, et étudiant en Master de Littératures Comparées pour garder les pieds dans le rêve des mots.

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