Introduction

Présentation de l'auteur:

Molière est l'un des plus célèbre dramaturge français du XVIIème siècle, il a écrit de nombreuses comédies: Médecin malgré lui, Les Fourberies de Scapin, L'Avare, Tartufe, Le malade imaginaire

Présentation de l'œuvre:

C'est une comédie écrite en 1665, un an après la censure de Tartufe. Mais celle ci est aussi censuré, ce qui oblige Molière a faire mourir le Don Juan a la fin. Dans ce texte Molière reprend un mythe.

Dans la culture occidentale, il y deux mythes celui de Tristan et Iseut et celui de Dom Juan, tout deux ont traversé les siècle. Ce sont des mythes.

Don Juan est le mythe de l’infidélité. Don Juan est un homme a femmes, il sait s'y prendre avec celle ci et les fait rêver.

Et Tristan et Iseut est le mythe de la fidélité. (Histoire en quelques mots: Tristan était un chevalier au service de son roi, qui lui a demander d'aller chercher sa promise, Iseut. Mais Tristan et Iseut tombent fou amoureux l'un de l'autre grâce a un filtre d'amour. Mais les deux jeune gens resterons fidèle a leurs roi et ne consommerons jamais leurs amour. La morale de leurs histoire est: «L'amour est plus fort que la mort.»)

Situation du passage:

Vers la fin du texte à la 1003 conquêtes. Juste avant notre passage Don Juan et Sganarelle ont vu bouger la statue du commandeur. Et Don Juan vient de voir son père qui l'avait menacé de lui retirer son héritage, il a alors fait semblant de se repentir (qu'il se convertissait et qu'il se tiendrai bien).

Lecture du texte

Reprise de la question:

Nous allons voir comment Don Juan met en avant les avantages de l'hypocrisie.

Annonce du plan:

Nous verrons dans un premier temps que Don Juan est un manipulateur, dans un second temps qu'il fait l'éloge de l'hypocrisie.

Lecture analytique

I°/ Don Juan manipulateur

1) Don Juan arrive à tromper Sganarelle

  • Sganarelle affirmait être celui qui connaissait le mieux son maître. Mais il est surpris quand Don Juan lui apprend la vérité. Il n'arrive pas a y croire. Il bafouille: « Quoi? Ce n'ai pas … Vous ne … Votre … » (l.8). Il se répète même: « Quel homme Quel homme! Quel homme! » (l.9). Lui qui est bavard d'habitude ne sait plus quoi dire.

2) Plus généralement un personnage double

  • On voit le double personnage à travers les antithèses, il y a un jeu entre ce qu'il pense et ce qu'il fait: Opposition entre sa « bouche » (l.7) et son « cœur » (l.7). On voit ici la différence entre ce qu'il ressent et ce qu'il laisse paraître (ce qu'il dit).

  • Il y a une métaphore théâtrale: « masque » (l.32) → Tous les acteurs portes un masque (dans le théâtre grec antique).

  • Il fait toujours des « grimace(s) » (l.21).

3) Un personnage calculateur

  • Champ lexical de la stratégie militaire: « stratagème » (l.20), « mettre a couvert » (l.23) (Def: Terme de chasse pour attraper les sanglier)

  • Don Juan se base sur le calcul et la stratégie. Il parle aussi de stratégie défensive: « par pure politique » (l.20).

  • Il est opportuniste et cherche faire du profit. Pour lui l'hypocrisie est un « métier » (l.31), une « profession » (l.39). Il y a aussi le champ lexical de l'argent/utilité: « argent » (l.6), « utile » (l.20), « nécessaire » (l.21), « dont j'ai besoin » (l.22) → L'idée est de retirer du profit.

  • Il est déterminé: « Où je veux me contraindre » (l.21), il exprime sa volonté.

  • Sganarelle est impressionné: « Surprenante merveille » (l.12-3), pour lui c'est au-delà des lois naturelles.

  • On approche de la fin de la pièce, le châtiment est proche, ce qu'il fait est de plus en plus condamnable.

II°/ L'éloge de l'hypocrisie

1) Don Juan un maitre de l’augmentation

  • Don Juan maitrise bien l'argumentation, la logique: Il est dans l'art de convaincre.

  • l.35/36: « L'hypocrisie est un vice a la mode, et tous les vices a la mode passent pour vertus »: C'est un début de syllogisme (Def: Un raisonnement logique en deux propositions). Il est sous entendu que l'hypocrisie est une vertu. Mais Molière ne le dit pas explicitement pour éviter la censure. Cela sert également à impliquer le lecteur car ça le pousse à réfléchir. On reste dans le suggérer c'est souvent plus efficace pour convaincre.

  • Don Juan tente également de persuader: Il utilise des questions rhétoriques: « Et pourquoi non? » (l.30). L'interlocuteur ne peut pas donner une autre réponse que celle attendu, il est impliqué.

2) Premier argument: Il est normal d'être hypocrite car tout le monde l'est

  • Tous le monde le fait, il n'est pas seul: « Il y en a tant d'autres comme moi, qui se mêlent de ce métier, et qui se servent du même masque pour abuser le monde! » (l.30-3).

  • A aucun moment il ne dit que l'hypocrisie est une vertu c'est sous entendu: « L'hypocrisie est un vice a la mode, et tous les vices a la mode passent pour vertus » (l.35).

  • Il sait que l'hypocrisie est immorale mais il le fait quand même: Il veut faire croire qu'il est influencer mais il ne l'est pas. Et il est cynique (= Il s'oppose au principes moraux et à l'opinion commune): Il admet que c'est immorale mais le fait quand même.

3) Second argument: L'hypocrisie est utile

  • « Merveille » fait référence au surnaturel, à Dieu, donc à ce qui est sacré. Don Juan refuse l’appellation « merveille » pour le phénomène de la statue, mais il appelle merveilleux les avantages de l'hypocrisie: « La profession d'hypocrite a de merveilleux avantages » (l.40).

  • Il transpose un notion sur l'autre, en jouant le dévot, il sous-entent que les avantages de l'hypocrisie sont sacré. Il qualifie ce qui est immorale de sacré.

Conclusion

Bilan:

  • On voit que le portrait de Don Juan s'affirme, il va de plus en plus moins dans l'impiété. Il a décidé de continuer son mode de vie de débauché. Mais aussi en étant hypocrite, en prétendant être au service de Dieu. C'est une atteinte à Dieu, « la goutte d'eau qui fait déborder le vase », c'est ce qui lui vaudra, entre autre, le châtiment final.

  • Molière critique les faux dévots comme dans Le Tartuffe, mais on trouve une petite différence. Tartuffe est un parasite, un profiteur, c'est un personnage comique, tandis que Don Juan, lui théorise cette pratique, il est réfléchi, il explique. Donc il n'est ni comique, ni ridicule. La critique est donc plus virulente. Le châtiment final en découle: Tartuffe est seulement exilé alors que Don Juan meurt.

  • Molière règle ses comptes avec la société, et les dévots qui font censuré ses pièces: Il vise ses propres détracteurs (= Celui qui prend plaisir à rabaisser quelqu'un). Il a subit leur jugement donc il les critique.

Ouverture:

De nombreux artistes ce sont intéressé à ce mythe et l'ont reprit a travers les siècles: Mozart (au 18eme), George Sand (au 19eme), Éric-Emmanuel Schmitt (au 21eme).

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Clément M

Freelancer et pilote, j'espère atteindre la sagesse en partageant le savoir que j'ai acquis lors de mes voyages au volant de ma berline. Curieux scientifique, ma soif de découverte n'a d'égale que la durée de demie-vie du bismuth 209.

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