Introduction

Présentation de l'auteur:

Stendhal, de son vrai nom Marie Henri Bayle, est un auteur romantique français du XIXeme siècle. Il a principalement écrit Le Rouge et le Noir et La Chartreuse de Parme.

Présentation de l'œuvre:

Le Rouge et le Noir est un roman d'apprentissage qui narre l’ascension sociale de Julien Sorel. Au début du roman, il devient précepteur des enfants de M. de Rênal, maire de la ville de Verrières. Il conquiert le cœur de Mme de Rênal, mais M. de Rênal finit par avoir vent de la liaison adultère et chasse Sorel de la ville. Celui-ci ne cessera d’aimer celle qu’il quitte. Il entre au séminaire de Besançon, où l’abbé Pirard lui proposera le poste de secrétaire du marquis de la Mole, à Paris. Il ne tardera pas à séduire la fille du marquis, Mathilde, qui, enceinte, convaincra son père de la marier à Sorel. Le marquis finit par céder, et le fait anoblir. Sorel est sur le point de se marier lorsque le Marquis reçoit une lettre de Mme de Rênal qui le met en garde contre son futur beau-fils dépravé et menteur. Sorel, fou de colère, se rend à Verrières où il tente d’assassiner son ancienne maîtresse, sans succès. Emprisonné, il recevra les visites de sa promise, ainsi que celles de Mme de Rênal, qui lui a pardonné. Condamné à mort, Sorel finira sur l’échafaud.

Situation du passage:

Julien s'est fixé comme objectif de garder la main de madame de Rênal qui lui avait retirer la veille. (Pour lui combat, pas sentiment)

Lecture du texte

Reprise de la question:

Nous allons en quoi Julien mène ici un combat.

Annonce du plan:

Dans un premier temps nous allons voir en quoi cette scène de tension dramatique et angoissante, puis dans un second temps les combats réels et imaginaire de Julien.

Lecture analytique

I°/ Une scène de tension dramatique et angoissante

1) Une montée d'angoisse

  • Sur cinq paragraphes, il y a seulement de l'action au dernier.

  • Les phrases de plus en plus longues, elles traduisent l'hésitation de Julien: Paragraphe 3.

  • Il y a de nombreuses phrases négatives: « Pour ne pas voir l'état de mon âme » (l.6), « Que de fois ne désira-il pas voir survire à Mme de Rênal… » (l.8/9), « Sa voix ne fût pas profondément altérer » (l.11), « Mais Julien ne s'en aperçut point » (l.13).

  • Il est angoissé et n'est le sujet des phrases qu'à la fin de l'extrait.

2) L'importance de la notion du temps

  • Le temps est très important pour Julien, il dit « Enfin » (l.1, 26, 32)

  • L'horloge est personnifiée: « Neuf heures trois quarts venaient de sonner à l'horloge du château » (l. 15/16), Dix heures sonnèrent à l'horloge au dessus de sa tête » (l.23/24), « coup de cette cloche fatale » (l.25), « dernier coup » (l.27), …

  • Julien se pose un ultimatum, ou il prend la main de Mme de Rênal ou il se suicide. Quand il réussi, le lecteur est soulagé.

II°/ Les combats réels et imaginaire de Julien

1) La conquête amoureuse est une guerre

  • Au début du chapitre 9, « il l'observait comme un ennemi avec lequel il va falloir se battre ».

  • Il y a un champ lexical de la guerre: « duel » (l.4), « mortelle » (l.7), « les dangers » (l.7), « violence » (l.10), « forte » (l.11), « affreux combat » (l.13), « exécutait » (l.19), « brûler la cervelle » (l.21), « fatal » (l.25), « frappé » (l.30), « force » (l.31), « effort » (l.32), …

  • C'est un combat, il n'y a pas d'amour, pas de sentiments, pas désirs. Mme de Rênal est réduite à une main.

2) Un héros qui se torture

  • Ce combat est aussi un combat contre lui même. Il combat sa « timidité » (l.14). Il est aussi excessif, il en fait trop: « trop de méfiance » (l.5).

3) Un combat imaginaire

  • Le passage est vu par les yeux de Julien. Stendhal prend de la distance avec son personnage, il se moque un peu de lui. Il est ironique et le trouve trop enfantin. Stendhal a toujours eu des rapports complexe avec ses personnages, il aime l'énergie et la jeunesse mais n'aime pas le côté enfantin, qui grossi.

  • Julien en fait trop: « mortelle angoisse » (l.7), « affreux combat » (l.17), « cloche fatale » (l.24). Julien en rajoute c'est dans sa tête. C'est un combat imaginaire, qui est souligné par la solitude de Julien et le monde imaginaire qu'il se créé.

Conclusion

Bilan:

Contrairement à la scène du portail il n'y a aucun sentiments, c'est seulement un combat.

Ouverture:

Beaucoup de personnages prennent la vie comme un combat, comme Don Quichotte, de Cervantès. Même si le combat de Don Quichotte est imaginaire.

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Clément M

Freelancer et pilote, j'espère atteindre la sagesse en partageant le savoir que j'ai acquis lors de mes voyages au volant de ma berline. Curieux scientifique, ma soif de découverte n'a d'égale que la durée de demie-vie du bismuth 209.

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