Le terme de « personnage » est apparu au XVème siècle dans la langue française.

Le terme découle directement du mot latin persona, qui renvoie au masque que les acteurs portaient sur scène.

Un personnage est un « être de papier », au sens où il est la représentation d’une personne dans une œuvre de fiction.

Il se différencie de la figure du « héros » : ce terme vient du mot grec hérôs, qui signifie « demi-dieu » ou « tout homme élevé au rang de demi-dieu ».

Mais la figure de personnage a connu de nombreuses évolutions, au fil de l’histoire romanesque et fictionnelle.

Evolution historique de la notion

Dans l’antiquité

Alors que le roman n’existe pas encore, et que le genre de l’épopée domine, Aristote définit le personnage dans La Poétique.

Selon sa vision, le personnage est secondaire. C’est l’action qui est au centre de la narration : elle relate les actes héroïques, les exploits guerriers. Ainsi, c’est le héros, au travers de ses actes dignes d’un « demi-dieu » qui sont le centre de l’épopée.

A quoi ressemblait un théâtre durant la Grèce antique ? Voilà ce qu'il reste d'un théâtre à Athènes, en Grèce, Grèce (2019)

Au Moyen-Âge

Au Moyen-Age, l’épopée est encore un genre dominant, mais on voit apparaître une nouvelle forme de narration, celle du roman de chevalerie.

Le héros du roman de chevalerie découle directement de la figure du héros épique : il est une figure de la perfection, à la fois d’un point de vue physique et d’un point de vue morale.

Le chevalier obéit toujours à son devoir et se couvre de gloire du fait de ses exploits. Il affrontent des personnages incarnant le mal et suivent la volonté divine. Ainsi, Chrétien de Troyes raconte les hauts accomplissements de Lancelot du Lac dans son roman Lancelot ou Le Chevalier de la Charrette.

Néanmoins, ces personnages restent très abstraits : ils ne font pas l’objet d’une description physique précise et ne sont pas agit par des questionnements psychologiques.

Le tournant du XVIIème siècle

Au XIXème siècle, le roman moderne se précise, notamment par les changements dont font l’objet les personnages au centre du récit.

Les « héros » du siècle sont aux antipodes du « héros » antique. Ils viennent d’une classe sociale inférieure (ni chevalier, ni noble) et sont plus rusés que courageux. Ils se jouent également des valeurs sociales de l’époque.

On les retrouve particulièrement dans deux genres de roman :

  • Romans satiriques, tel que Don Quichotte de Cervantès (1615)
  • Romans picaresques, avec Histoire de Gil Blas, de Santillane de Lesage (1715)

Ces évolutions annoncent l’ouverture de la littérature à des figures populaires, qui font plus facilement l’objet d’une identification pour le lecteur.

Le personnage de roman, plutôt que de porter le destin d’une collectivité comme le fait le héros épique, s’individualise. Ils ont maintenant des qualités et des faiblesses, des vices et des vertus.

Le XVIIIème siècle ou l’avènement du héros négatif

Au XVIIIème siècle, Diderot invente le drame bourgeois, avec la représentation de certaines pièces de théâtre.

Le personnage se voit à la fois individualisé et inscrit dans la société : il se préoccupe de ses actions et de ses répercutions sur la société. Celle-ci apparaît comme une réalité soumise aux changements par des interactions complexes, dont le roman doit témoigner.

Surtout, les auteurs commencent à s’inquiéter de manière vive du réalisme de leur histoire : les espaces géographiques et temporels sont mieux précisés, les héros mieux décrits.

Avec l’influence des philosophes des Lumières apparaît également un nouveau genre : le roman d’apprentissage. Le héros n’est plus figé : il évolue au fil des expériences racontées par le roman. On en trouve des exemples dans Les souffrances du jeune Werther, de l’auteur allemand Goethe par exemple (1774).

Qu'est-ce qu'un roman d'apprentissage ? Wilhelm Amberg, Lecture du Werther de Goethe, 1870

Le réalisme tout puissant du XIXème siècle

Au XIXème siècle, le roman est le genre littéraire dominant.

Il donne à son auteur l’occasion d’explorer la réalité et se donne comme un miroir de la société. Ainsi, le plus grand souci de l’écrivain est de faire vrai : c’est la naissance du roman réaliste.

Le personnage devient l’incarnation d’une catégorie sociale, tout en acquérant un statut et une identité de plus en plus complexes. Les meilleurs exemples sont surement l’apparition de l’œuvre-monde, qui se veut être une concurrente de l’état-civil. Nous en avons deux exemples :

  • La Comédie Humaine d’Honorée de Balzac, représentant de l'écriture réaliste
  • Les Rougon-Macquart d’Emile Zola, représentant de l'écriture naturaliste

Ainsi les traits du personnage du roman traditionnel répondent maintenant à des normes indispensables :

  • Donner le maximum d’informations sur son apparence physique et son comportement
  • Faire connaître son passé, lui donner une biographie qui doit expliquer ses agissements
  • Le personnage doit apparaître comme indépendant de l’auteur, lequel tend à s’effacer pour faire croire à l’autonomie de sa fiction

Tout cela cherche à faire croire que le personnage existe en dehors du papier. L’auteur veut être démiurge, c’est-à-dire un dieu qui crée.

Qu'a écrit Emile Zola ? Portrait d'Emile Zola, chef de file du mouvement naturaliste.

Le XXème siècle et l’apparition de « l’anti-héros »

Au tournant du XXème siècle, le roman évolue pour rendre compte d’une complexité toujours grandissante du monde, qui évolue au rythme démentiel du progrès technique.

Des auteurs comme Franz Kafka (La métamorphose, 1915), Luigi Pirandello (Un, personne, cent mille, 1926) ou James Joyce (Ulysse, 1922) font du personnage un simple point de vue sur le monde.

Avec eux, le personnage ne devient qu’une conscience éclatée qui a une compréhension limitée et potentiellement faussée du monde. Peu importe son apparence physique ou son histoire personnelle : les personnages sont, comme les hommes lambda, des hommes et des femmes banals en prise avec un quotidien sans épique (difficultés sociales, familiales, professionnelles) et la notion de destin disparaît tout à fait. On peut penser à Berlin Alexanderplatz d’Alfred Döblin (1929) ou Voyage au bout de la nuit (1932).

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La caractérisation du personnage

La caractérisation explicite

Le romancier veut rendre la vraisemblance du monde qu’il a créé. Balzac avait pour ambition, en rédigeant son énorme Comédie humaine de « faire concurrence à l’état civil ». Il s’agit donc de conduire une « mimesis » (une imitation) du réel.

Le personnage a donc un nom, un prénom. Mais l’auteur maîtrise sa création : les indices qu’il donne son généralement porteurs de sens :

  • Le nom livre des informations sur l’origine sociale (Manon Lescaut, Octave Mouret, Madame de Vollanges, etc.) ou sur son caractère (Candide ou bien en terme de sonorité, qui peuvent être agressives, tel que Mme Lepic dans Poil de Carotte, de Jules Renard)
  • Sa description physique peut révéler des traits de caractère : Balzac était ainsi sensible à la physiognomonie, c’est-à-dire que l’apparence du personnage est en lien avec ses traits psychologiques
  • La moralité du personnage peut révéler son milieu social : l’arrivisme de Julien Sorel dans Le Rouge et le Noir de Stendhal (1830)
  • Ses vêtements, son idéologie sont aussi la marque d’une époque et d’une appartenance, comme Frédéric dans L’éducation sentimentale de Gustave Flaubert (1869)

Les fonctions du portrait

Un portrait, mené par le romancier, peut revêtir différentes fonctions :

  • Fonction référentielle : le portrait doit aider le lecteur à se faire une vision précise du personnage, pour le rendre vraisemblable
  • Fonction narrative : le portrait sert l’histoire qui est racontée
  • Fonction symbolique : le portrait montre la portée sociale, psychologique ou morale d’un personnage
  • Fonction esthétique : elle sert le style de l’écrivain, ou bien établit la partition esthétique d’une époque

La caractérisation implicite

Le personnage peut aussi s’affermir à travers des procédés d’écriture moins évidents. C’est-à-dire que, plutôt que de réserver des longs paragraphes à la description physique de son personnage ou à son histoire personnelle, sa nature se révèle de manière plus subtile.

Son vocabulaire ou ses agissements contribuent ainsi à le dépeindre. De même, le point de vue des autres personnages peut servir sa caractérisation.

Surtout, le personnage n’est pas une entité fixe : il peut évoluer au fil du roman, d’autant plus que des éléments de sa personnalité peuvent échapper au romancier lui-même !

Enfin, le choix de la narration influe sur l’identité ou la description :

  • Focalisation zéro, narration à la troisième personne : ici, le narrateur explique les ressorts psychologiques en entrant dans la tête de ses personnages
  • Focalisation interne, narration à la première personne : le point de vue sur l’histoire est limitée par la perception individuelle du personnage qui raconte (exemple fameux avec L’étranger, d’Albert Camus en 1942) ; la vie y est mystérieuse et, parfois, simplement incompréhensible
  • Focalisation externe, narration à la troisième personne : l’histoire est racontée de l’extérieur, sans jamais qu’elle s’introduise dans les personnages ; la vie est tout aussi mystérieuse, les mobiles des actes toujours étranges

Les fonctions du personnage

Les personnages servent l’histoire qui est racontée. Ils alimentent les actions de l’intrigue en même temps qu’ils symbolisent quelque chose (les valeurs d’une époque, une personnalité, une idée, etc.).

Surtout, le personnage de roman se définit dans un système de relations. Le héros serait celui qui occupe une place centrale dans le récit, c’est-à-dire qu’il est « héros » par rapport aux personnages dits « secondaires ».

La critique moderne définit les entités en présence comme suit :

  • Sujet : personnage qui accomplit l’action, dirigé vers un but
  • Objet : c’est le but de l’action du sujet
  • Destinateur : c’est celui qui détermine la tâche du sujet, lui propos l’objet à atteindre
  • Destinataire : c’est celui qui reçoit l’objet et détermine le résultat de l’action
  • Adjuvant : c’est un personnage qui aide le sujet dans la réalisation de son action
  • Opposant : c’est un personnage qui fait obstacle à l’action du sujet

Schématiquement, cela donne :

Comment représenter le schéma relationnel d'un roman ?

Attention : ce schéma ne doit pas être appliqué de façon mécanique. Chaque histoire a sa propre dynamique et un personnage peut servir plusieurs fonctions. C’est la relation entre ces fonctions qui fait progresser le récit. Parfois, le roman joue de l’absence d’une ou de plusieurs de ces fonctions.

La mort du personnage

Le personnage remis en cause

Au XXème siècle, le personnage de roman est l’objet de nombreuses critiques. On lui reproche son caractère trop artificiel, ses aspects schématiques.

Ces critiques posent la question centrale : comment sait-on ce que l’on sait du personnage ?

Découlant de ces attaques, le personnage va bientôt perdre des caractéristiques historiques :

  • Il est privé de nom, ou celui-ci se réduit à une initiale (K. chez Franz Kafka)
  • Il n’est plus qu’un regard ou une voix : c’est l’invention du monologue intérieur, avec par exemple Mrs Dalloway de Virginia Woolf (1925)
  • Ses comportements sont énigmatiques, et ne sont pas expliqués

Ainsi, le romancier Robbe-Grillet dira du personnage qu’il est une « notion périmée » : c’est une pure illusion produite par le texte, qui n’a aucun vraisemblance. Le personnage, dès lors, n’est plus l’équivalent d’une personne, mais d’une fonction.

Qui a écrit Mrs Dalloway ? Portrait de Virginia Woolf

La mort du roman : l’apparition du Nouveau Roman

Des facteurs socio-historiques expliquent également la nouvelle méfiance à l’égard du roman :

  • L’apparition, avec la psychanalyse, la psychologie, les sciences sociales, de nouveaux modes d’explication de nos comportements
  • Les catastrophes frappant le monde, avec les Guerres Mondiales, les génocides, qui font voir l’absurdité du monde

Ainsi, les fondements du roman se voient bousculés :

  • La description supplante la narration des évènements, parfois considérée comme un « artifice » littéraire
  • La chronologie est bouleversée, voir disparaît complètement
  • Le roman raconte des fragments d’histoire plutôt qu’une grande histoire
  • Le narrateur unique est remplacé par une polyphonie

Ces remises en cause contribuent notamment à l’apparition, en France, du Nouveau Roman, avec pour chef de file Alain Robbe-Grillet, qui écrit en 1963 Pour un nouveau roman. C’est à lui que nous laisserons le mot de la fin, puisqu’il fait à la fois le bilan de l’histoire du personnage et laisse apparaître ses limites, qui seront dépassées par ce nouveau courant littéraire :

Nous en a-t-on assez parlé du « personnage » ! Et ça ne semble, hélas, pas près de finir. Cinquante années de maladie, le constat de son décès enregistré à maintes reprises par les plus sérieux essayistes, rien n'a encore réussi à le faire tomber du piédestal où l'avait placé le XIXe siècle. C'est une momie à présent, mais qui trône toujours avec la même majesté ­ quoique postiche ­ au milieu des valeurs que révère la critique traditionnelle. C'est même là qu'elle reconnaît le « vrai » romancier : « il crée des personnages »...
Pour justifier le bien-fondé de ce point de vue, on utilise le raisonnement habituel : Balzac nous a laissé Le Père Goriot, Dostoïesvski a donné le jour aux Karamazov, écrire des romans ne peut plus donc être que cela : ajouter quelques figures modernes à la galerie de portraits que constitue notre histoire littéraire.
Un personnage, tout le monde sait ce que le mot signifie. Ce n'est pas un il quelconque, anonyme et translucide, simple sujet de l'action exprimée par le verbe. Un personnage doit avoir un nom propre, double si possible : nom de famille et prénom. Il doit avoir des parents, une hérédité. Il doit avoir une profession. S'il a des biens, cela n'en vaudra que mieux. Enfin il doit posséder un « caractère », un visage qui le reflète, un passé qui a modelé celui-ci et celui-là. Son caractère dicte ses actions, le fait réagir de façon déterminée à chaque événement. Son caractère permet au lecteur de le juger, de l'aimer, de le haïr. C'est grâce à ce caractère qu'il léguera un jour son nom à un type humain, qui attendait, dirait-on, la consécration de ce baptême.
Car il faut à la fois que le personnage soit unique et qu'il se hausse à la hauteur d'une catégorie. Il lui faut assez de particularité pour demeurer irremplaçable, et assez de généralité pour devenir universel. On pourra, pour varier un peu, se donner quelque impression de liberté, choisir un héros qui paraisse transgresser l'une de ces règles : un enfant trouvé, un oisif, un fou, un homme dont le caractère incertain ménage çà et là une petite surprise... On n'exagérera pas, cependant, dans cette voie : c'est celle de la perdition, celle qui conduit tout droit au roman moderne.
Aucune des grandes œuvres contemporaines ne correspond en effet sur ce point aux normes de la critique. Combien de lecteurs se rappellent le nom du narrateur dans La Nausée ou dans L'Étranger ? Y a-t-il là des types humains ? Ne serait-ce pas au contraire la pire absurdité que de considérer ces livres comme des études de caractère ? Et Le Voyage au bout de la nuit, décrit-il un personnage ? Croit-on d'ailleurs que c'est par hasard que ces trois romans sont écrits à la première personne ? Beckett change le nom et la forme de son héros dans le cours d'un même récit. Faulkner donne exprès le même nom à deux personnes différentes. Quant au K. du Château, il se contente d'une initiale, il ne possède rien, il n'a pas de famille, pas de visage ; probablement même n'est-il pas du tout arpenteur.
On pourrait multiplier les exemples. En fait, les créateurs de personnages, au sens traditionnel, ne réussissent plus à nous proposer que des fantoches auxquels eux-mêmes ont cessé de croire. Le roman de personnages appartient bel et bien au passé, il caractérise une époque : celle qui marqua l'apogée de l'individu.
Peut-être n'est-ce pas un progrès, mais il est certain que l'époque actuelle est plutôt celle du numéro matricule. Le destin du monde a cessé, pour nous, de s'identifier à l'ascension ou à la chute de quelques hommes, de quelques familles. Le monde lui-même n'est plus cette propriété privée, héréditaire et monnayable, cette sorte de proie, qu'il s'agissait moins de connaître que de conquérir. Avoir un nom, c'était très important sans doute au temps de la bourgeoisie balzacienne. C'était important, un caractère, d'autant plus important qu'il était davantage l'arme d'un corps-à-corps, l'espoir d'une réussite, l'exercice d'une domination. C'était quelque chose d'avoir un visage dans un univers où la personnalité représentait à la fois le moyen et la fin de toute recherche.
Notre monde, aujourd'hui, est moins sûr de lui-même, plus modeste peut-être puisqu'il a renoncé à la toute-puissance de la personne, mais plus ambitieux aussi puisqu'il regarde au-delà. Le culte exclusif de « l'humain » a fait place à une prise de conscience plus vaste, moins anthropocentriste. Le roman paraît chanceler, ayant perdu son meilleur soutien d'autrefois, le héros. S'il ne parvient pas à s'en remettre, c'est que sa vie était liée à celle d'une société maintenant révolue. S'il y parvient, au contraire, une nouvelle voie s'ouvre pour lui, avec la promesse de nouvelles découvertes.

Alain Robbe-Grillet, Pour un nouveau roman, 1963

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Nathan

Ancien étudiant de classe préparatoire b/l (que je recommande à tous les élèves avides de savoir, qui nous lisent ici) et passionné par la littérature, me voilà maintenant auto-entrepreneur pour mêler des activités professionnelles concrètes au sein du monde de l'entreprise, et étudiant en Master de Littératures Comparées pour garder les pieds dans le rêve des mots.