Groupement de texte

Approches de l’Humanisme et des Lumières : littérature, science et religion

Courant littéraire

Humanisme

Auteur

Erasme (1469-1536)

Contexte historique

*Réformes et guerres religieuse (dissensions dans l’Eglise chrétienne). Epoque de Montaigne, différentes catégories sociale.

Contexte biographique

Erasme, hollandais, né à Rotterdam en 1469. Orphelin, placé dans un séminaire puis un couvent près de Gouda. Grand voyageur, fit des voyages d'étude en Italie, France et Angleterre. Homme de savoir, traducteur Nouveau Testament, surnommé le "Prince des Humanistes"

Genre

satirique

Narration

repose sur la prosopopée, la Folie fait son propre éloge

Type de texte

descriptif, avec développement d’une argumentation

Registre

ironique

L'œuvre

Texte écrit en latin, composé en Angleterre auprès de Thomas More. Folie = moriaen grec.

¬ L'auteur fait parler la Folie elle-même :

>> prosopopée = procédé qui consiste à faire parler un objet, un mort ou quelque chose d'abstrait et qui n'est pas sensé avoir l'usage de la parole.

¬ C'est un éloge paradoxal qui prend le contre-pied de l'opinion courante, commune.

La Folie montre ce qu'elle apporte aux Etres et plus particulièrement aux Théologiens (ceux qui discutent de la divinité). Au Moyen Age la théologie était la science suprême.

L'Extrait

Ce passage est un blâme des théologiens (ceux qui discutent de Dieu).

Erasme se sert de son locuteur pour se protéger : ce masque renforce l’ironie.

Les aspects des théologiens

registre hyperbolique, conditionnel, tonalité ironique

Ù Dangereux

ª précaution oratoire ž appel à la prudence non respecté

ª hyperbole et métaphore: “Camarine”, “herbe infecte”  souligne l’idée de péril.

ª Théologiens décrits avec des termes péjoratifs (“race”), proches de l’injure, comme des gens intolérants

l. 6-7 “me dénonceraient sans délai comme hérétique” = danger de mort

“c’est la foudre dont ils terrifient instantanément qui leur déplaît”

ž condamner/terrifier avec la foudre : se prennent pour des dieux

ž utilisent la violence

Ù Fous

La Folie les qualifie d’ingrats envers ses “bienfaits”dont elle les “accable”

ž emploi ironique de l’oxymore ("couvrir" de bienfaits)

Ù Amour propre

ª “troisième ciel” : imbus d’eux-mêmes, s’auto-idolâtrent

ª antithèse “séjour enchanté” / “troupeau rampant” ž mépris envers les hommes

à le blâme dénonce les théologiens qui se veulent hommes de religion mais qui en bafouent les principes (humilité, amour du prochain)

Le discours des théologiens

Corollaire : conséquence nécessaire

En apparence, la Folie semble faire un éloge du discours de la théologie.

-          hyperbole (“tant”, “armée”), bien fournis en arguments

-          l.12 à 14 : champ lexical du raisonnement, du discours

-          comparaison avec Vulcain (“filet de Vulcain”)

-          “hache de Ténédos” (=trancher le nœud gordien) : résoudre très facilement un problème

-          manière de parler : beaucoup d’instruments, habiles, rusés

à La Folie semble vanter leur subtilité.

è Mais ironie d’Erasme qui leur reproche d’exercer leur subtilité sur des questions inutiles (péché originel, immaculée conception…) : contraste

Enumération : amas, accumulation, discours pas cohérent, qui noie

“style regorge de néologismes et de termes extraordinaires” ž jargon obscur

Portrait des grands théologiens

“les illuminés” : gens qui sont éclairés, attente du lecteur

Mais on progresse dans la sottise

-          énumération de questions “si… ?” et questions directes

-          gradation dans le non-sens et l’absurdité

-          l.31 : grotesque, burlesque, absurde

-          amas, fatras

è La folie tourne en dérision le discours des grands théologiens qui est tout sauf cohérent et rationnel.

Dernier paragraphe

-          se moque du néologisme : “quiddité” (essence), “ecceité” : discours obscur, fou et délirant

-          oxymore : “subtiles niaiseries”

-          comparaison mythologique “œil de Lyncée”

-          “qui n’existe pas”, “imagination” : discours creux qui ne repose sur rien

-          ils dépassent même les Stoïciens dans leurs paradoxes.

Stoïciens = école philosophique de l'Antiquité réputée pour ses paradoxes.

è Derrière l’éloge, la Folie fait en réalité le blâme des théologiens de manière ironique.

9   Eloge de la Folie mais blâme de celle des théologiens qui peut se définir comme un écart :

-          de la raison, de la sagesse (hommes de religion plutôt hommes de vice)

-          du texte lui-même et de l’Evangile

ž retour à une lecture directe des textes bibliques

ž satire des théologiens

= Evangelisme : courant qui prône un retour à la simplicité des textes de l’Evangile

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