I) La délibération et le dialogue dialectique

-         L’hypothèse : « mais si je te quitte, je cesse de veiller. »

-         Le temps dominant est le conditionnel

-         Ton rude et franc.

-         Les deux personnages doivent résoudre une difficulté commune : Julien doit-il partir ou non ?

-         Jugement de valeur

-         Contradiction des personnages

II ) la voix du narrateur

-         Le personnage est dépendant du narrateur. Le narrateur observe ironiquement la scène.

Il y a de la culpabilité comme jean jacques rousseau dans les confessions. Dilemme

Autre plan possible

Intro

Roman le plus lu de Stendhal qui raconte l’histoire d’un jeune homme, Julien, issu d’une classe modeste, désireux de monter dans l’échelle sociale. Il commence par faire des études qui vont lui permettre de devenir précepteur et donc de le conduire chez M et Mme de Rênal.

Il va monter en séduisant Mme mais son fils Stanislas tombe malade, elle va penser qu’il s’agit d’une punition divine. Elle à l’impression que pour sauver son fils elle doit se séparer de Julien.

Le passage met en scène un moment critique des relations entre Julien et Mme : la maladie de Stanislas agit comme un révélateur qui réveille chez Mme la culpabilité déjà présente de l’adultère et les deux amants cherchent une issue à leur situation.

I. Désarroi des personnages

a) Problème tellement compliqué que le dialogue est marqué par une grande difficulté à trouver une issue.

Le trouble de Julien est souligné par contradictions dans ses propos :

‘Que deviendrais je loin de toi ?’ ‘Je partirai’ ‘mais si je te quitte tu te perds’

Renforcé par conjonction ‘mais’ (*2). Il prend lui-même conscience de la contradiction.

Utilise l’adverbe ‘jamais’ = opposition amour/honte.

Son indécision aussi exprimée par l’emploi du conditionnel = incertitude.

+ Violence des sentiments que Julien ne semble pas maîtriser.

b) malgré décision de Mme, il reste toujours trop d’incertitudes. ‘Peut-être’ 16/17/18

+ Tournures interro -négatives = angoisse et en m tps espoir.

Incertitude réapparaît quand elle pense que se quitter ‘peut apaiser la colère du très haut’ ‘est il en mon pouvoir de…’ elle hésite, n’est pas sure.

Indications scéniques accentuent désarroi des pers + caractère pathétique de la scène.

Presque caricaturale = excès dans manifestation extérieur des troubles.

II. Différentes hypothèses envisagées

Cherchent solution pour sauver l’enfant mais également propres intérêts :

Part d’ironie : personnages tournés au ridicule, qui en voulant tout ne décident rien.

+ veulent sauver Stanislas. D’après Mme = fin de leur liaison.

1e solution : Julien propose fin ‘veux tu que je me retire à la trappe ?’

= excessif : trappe = monastère, parle de monastère puis évoque ‘ton dieu’ n’y croit pas= sacrifice pas sincère, acte du libertin poussé.

Cette solution veut ê adoptée mais problème : condamne leur histoire d’amour + toutes les mauvaises langues qui auront compris vont aller bon train et la réputation va souffrir.

L39/42. Raisonnement illogique. ‘tu dis tout à ton mari’. Pourquoi lui en parlerait elle ?

2e solution : ‘veux tu me permettre de rester…t’aime comme ton frère ?’ mais Mme de Rênal montre que cela n’est pas possible : n’emploi m pas le mot sœur.

</line />          Deux solutions ou les personnages doivent renoncer à leur amour. Mais ne semble pas possible. Si ils tentent de se convaincre l’un l’autre, ils ne sont pas convaincants ni convaincus eux mêmes de ce qu’ils disent.

III. Persuader et convaincre

*Mme prête à faire sacrifice monumental (l.20) mais n’est pas capable de sacrifier son amour.

</line />*Julien (l.32) prêt à se retirer à la trappe mais en fait (l.43), il ne part que pour 8 jrs.

= Ruse naïve comme pour tromper Dieu ou simplement pour calmer angoisses de Mme ?

Jeu entre les pronoms qui aboutit à sorte de marchandage = marchandage de punition qu’ils ont choisi de subir mais veulent marchander les termes = pas convaincants.

Pas décision sérieuse et définitive. Départ de julien ressemble à un mensonge vis à vis de Dieu, en même tps prouve qu’ils se mentent. St incapables.

Julien fait tout pour calmer Mme mais ses arguments st destinés à convaincre.

Problème, elle, sa raison de fonctionne plus, n’écoute plus que son cœur.

Il doit donc la persuader mais ses arguments censés la persuader s’opposent à la raison. ‘Songe que je ne pourrai plus revenir si…’ (l46) chantage au sentiments non convaincant.

Elle va se laisser persuader et il va partir, sentiments et raison s’opposent totalement.

Convaincre et persuader ne vont pas de pair dans cette page.

Conclusion

Cet échange aboutit à un compromis, le départ temporaire de Julien, accompagné d’une sorte de chantage. (Mme doit choisir entre parler et le perdre, et le taire et le revoir.)

Les procédés utilisés par Julien pour persuader Mme qu’il n’a pas pu convaincre nous permettent de douter de sa sincérité. Soit il essaye de conjurer le sort, soit il manœuvre pour gagner du temps ce qui va lui permettre de sauver la situation.

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Alexandre

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