Jonathan Swift est un auteur anglo-irlandais qui a également été poète et clerc dans la cathédrale Saint-Patrick de Dublin. Il est né en 1667 et est décédé en 1745. Sa plus grande œuvre est une satire politique : Les Voyages de Gulliver dont le titre original est Travels into Several Remote Nations of the World. In Four Parts. By Lemuel Gulliver, First a Surgeon, and then a Captain of Several Ships.

Ce livre se divise en quatre partie, qui représente les quatre voyages de Gulliver à travers le monde qui l’amenèrent à rencontrer des civilisations toutes plus étonnantes les unes que les autres (Lilliput, Brobdingnag, Laputa, Balnibarbi, Glubbdubdrib, Luggnagg, Japon et chez les Houyhnhnms).

Derrière la description de ces civilisations se cache une satire politique sur la société anglaise du XVIIIe siècle. Il édite son livre sous le nom de Lemuel Gulliver à cause des risques de représailles politiques.

1ère Partie : Voyage à Lilliput

Comment lire un résumé rapide de Les Voyages de Gulliver de Jonathan Swift pour le cours de français ?
Gulliver apprend beaucoup des Lilliputiens mais on ne peut pas dire qu'ils soient en très bons termes avec lui ! (source : Amazon)

Lemuel Gulliver, né de modestes parents anglais, est un chirurgien établi dans la marine. Il est marié à Mary Burton avec qui il a des enfants. Il fait de nombreux voyages aux Indes Orientales et Occidentales qui lui permettent d’accroître sa fortune. Il s’intéresse beaucoup à la culture des peuples.

En Mai 1699, après une longue pause dans ses voyages de 3 ans, il repart pour les Indes Orientales. Pendant le trajet, ils essuient une lourde tempête et sont déviés de leur trajectoire et ainsi ils perdent de nombreux hommes.

Puis en novembre, ils rencontrent un rocher, mais Gulliver ayant eu l’opportunité d’embarquer sur une chaloupe avec d’autres, s’en échappe. Cette dernière se renverse et il dérive jusqu’à atteindre une terre. Il n’y a aucune trace de survivants.

Pris de fatigue après toutes ces péripéties, il s’endort sur le sol. Lorsqu’il se réveille, il ne peut se lever et se rend compte que ses bras, jambes et cheveux sont solidement attachés au sol et qu’il est ligoté tout du long. Il se fait alors assaillir par de toutes petites créatures humanoïdes haute d’un peu près six pouces, c'est-à-dire d’environ quinze centimètres.

On lui tire des flèches dès qu’il essaie de se défaire et les petites créatures parlent dans un langage qui lui est inconnu. Ils montent un échafaudage et des échelles afin de lui apporter de quoi manger jusqu’à sa bouche. Mais ces aliments ne représentent pour lui qu’une maigre portion.

Ils lui apportent aussi des tonneaux afin qu’il étanche sa soif mais tous sont de petite taille (taille d’une demi pinte). Ils  doivent donc en amener une grande quantité et sont surpris de voir un être manger autant.

Puis on le transporte jusqu’à  la capitale par un moyen très ingénieux mais qui nécessite des effectifs considérables. Il est installé dans un bâtiment dans lequel il réussit à rentrer à genoux et on l'y enchaîne.

Il rencontre l’Empereur de l’île, accompagné de plusieurs de ses gentilshommes, qui viennent lui rendre visite dans sa prison. Il essaye de communiquer avec les langues qu’il connaît mais ils ne semblent connaître aucune de ces langues.

La population Lilliputienne est très intriguée par celui que l'on appelle l’homme montagne. Des savants sont désignés pour lui apprendre la langue.

Il se concilie la faveur générale par la douceur de son caractère. Ses poches sont fouillées : on lui retire son épée et ses pistolets. On le dépouille de ce qu’il possède dans ses poches, mis à part quelques objets bien gardés (Les amusements de la Cour).

L’auteur obtient sa liberté sous conditions. Suit une description de Mildendo, capitale de Lilliput, ainsi que du Palais de l’Empereur. Nous assistons ensuite à une conversation entre l’auteur et un Secrétaire d’Etat sur les affaires de l’Empire. Gulliver offre ses services à l’Empereur dans les guerres à venir.

L’auteur sauve le pays d’une invasion en nageant jusqu’à la flotte de Blefuscu, accrochant des crochets suivis de câbles à chaque vaisseau et en emportant tous les bateaux vidés de leurs occupants (ils sautent tous des navires en voyant Gulliver arriver) jusqu’au port de Lilliput.

Puis les ambassadeurs de Blefuscu arrivent à Lilliput pour demander la paix ce qui conclut la victoire de Gulliver. Un feu se propage dans les appartements de l’Impératrice et pour l'éteindre, Gulliver urine sur le palais. La reine est très écœurée de sa conduite (cours de français).

Gulliver décrit le mode de vie des Lilliputiens, leurs sciences, leurs lois, leurs coutumes, l’éducation des enfants. Il raconte son mode de vie pendant sa « captivité », (ils enterrent leurs morts la tête en bas car ils pensent qu’ils vont ainsi ressusciter, ils punissent les crimes de mort et si quelqu’un est accusé à tort, l'accusateur est mis à mort et tous ses biens reviennent à l’accusé).

Il plaide en faveur d’une grande dame, qui est accusée par son mari de s'être prise de passion pour lui. Gulliver, se sachant menacé d’un procès de haute trahison, s’échappe à Blefuscu. Il est très bien accueilli là bas et les habitants ne semblent pas connaître le chef d’accusation qui pèse sur le dit homme montagne à Lilliput.

Il découvre sur la mer une chaloupe en dérive et décide de s'en faire un petit navire afin de rejoindre un navire et de retourner dans sa patrie. Ainsi, l’Empereur lui accorde de nombreux hommes afin de l’aider à réunir l’équipement nécessaire.

Après plusieurs mois, il achève enfin sa chaloupe et part en mer où il rencontre un navire qui le remonte. Il fait le récit de ses péripéties au capitaine mais celui-ci ne le croit pas. Cependant, Gulliver possédait des petits moutons et cela suffit à convaincre le marin.

Il arrive enfin dans son pays et retrouve sa famille le 13 avril 1702. Il montre au public les moutons qu’il a gardé en vie et avec lesquels il s’enrichit.

En cours de français, après bien des aventures, Gulliver découvre l'origine de la guerre entre les deux peuples de Lilliput : Un roi a voulu imposer le côté par lequel devaient être cassés les œufs à la coque ; d'où le nom des deux peuples, les Gros-boutiens et les Petits-boutiens. Swift tend à y démontrer l’inutilité et le ridicule des guerres.

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C'est parti

2ème Partie : Voyage à Brobdingnag

Quelle est l'histoire de Gulliver de Jonathan Swift ?
Les Voyages de Gulliver est une aventure onirique qui reflète l'absurdité de la société anglaise du XVIIIème siècle. (source : Art UK)

En Juin 1702, refusant d’abord de reprendre la mer, il repart pour un voyage. Il essuie alors de nouveau une tempête. Manquant d’eau douce, une chaloupe accoste a terre pour en chercher et Gulliver s’y rend aussi pour explorer le pays. Les matelots l’abandonnent, n’ayant pas eu le temps de les rejoindre, car ils sont poursuivis par une espèce de géant.

Il continue donc seul. Il rentre dans un champ de blé aux épis immenses et aperçoit des indigènes de mêmes proportions. Horrifié, il essaye quand même de se faire voir afin de ne pas se faire écraser, et tente de leur montrer qu’il est humain.

Celui qui semble être le maître des paysans le transporte jusqu’à sa ferme. Là, il se rend compte que c’est désormais lui le Lilliputien, au milieu de ces géants. Avec une vision microscopique, Gulliver découvre la nature grotesque de ces gens, tant physiquement que spirituellement.

Mais il doit faire face aux dangers que représente cet univers de géants : un bébé tente de le mâchonner, il se fait attaquer par des rats…

Il se lie d’amitié avec la fille du paysan, Glumdalclitch qui le surnomme Grildrig et qui s’occupe de lui, lui créé des habits à sa proportion, des maisons et des ustensiles pour sa vie quotidienne…  Elle lui apprend la langue de son pays dont il apprend les rudiments en peu de temps.

L’auteur est ensuite conduit à une ville où il y a un marché et son maître l’expose au gens afin d’en tirer un bénéfice. Il est très demandé et certains manquent de peu de le tuer avec la brusquerie de leurs gestes. Ces visites incessantes le fatiguent beaucoup.

Il visite ainsi les villes les plus grandes du pays et voyage énormément ce qui l’affaiblit grandement. Il poursuit son exhibition à la capitale du pays.

Son maître devient de plus en plus exigeant et insatiable tandis que la santé de Gulliver se dégrade : il devient d’une maigreur squelettique. Le fermier s’en aperçoit, conclut qu’il va bientôt mourir et décide de tirer de lui le meilleur parti possible.

On l’emmène à la cour afin de divertir la Reine qui lui propose de séjourner à la cour et l’achète donc à son maître. Il l’implore d’accepter d’engager à son service Glumdalclitch afin de la garder comme gouvernante et éducatrice.

Il se fait examiner de la tête aux pieds par les plus grands savants du Royaume qui n’arrivent pas à croire qu’il soit le produit des lois normales de la nature et émettent plusieurs hypothèses. Puis il discute avec eux. La Reine met au service de Gulliver son ébéniste attitré qui lui confectionne de nombreux objets à la demande.

On lui prépare un appartement. Il devient favori de la reine et l'ancien favori, un nain, lui fait de nombreux coup bas afin de nuire à sa vie. Gulliver se fait attaquer par des guêpes géantes alors qu’il déjeune fenêtre ouverte, il les tuent grâce à son épée.

Les dames à la cour traitent Gulliver comme un jouet, le parant et le déshabillant, et se déshabillant devant lui. Gulliver mentionne de nouveau comment il trouve la peau et l'odeur des Brobdingnagians. Il se rappelle la réaction semblable des Lilliputiens à son odeur, qu'il n'a pas comprise à l'époque.

Il parle très souvent avec le Roi où il soutient l’honneur de son pays que le Roi critique. Gulliver se noie presque quand un crapaud saute sur le bateau que la reine a construit pour lui. Il est aussi porté au sommet du palais par un singe et survit de justesse. Le singe est tué et on déclare que l'on ne peut plus admettre de singes dans le palais.

Gulliver récupère plusieurs des poils du Roi de sa crème à raser et se fait un peigne. Il fait aussi des cheveux de la reine un siège, mais refuse de s'y asseoir car le faire serait insultant. Il fait aussi une petite bourse à Glumdalclitch.

Gulliver va souvent voir le roi, qui demande une description détaillée du gouvernement d'Angleterre. À la fin, il conclut que l'anglais est bien au-dessous du Brobdingnagian, les appelant " la plus odieuse petite vermine à qui la Nature ait jamais permis de ramper à la surface de la terre".

Il essaye d'impressionner le roi en lui parlant de certaines des nombreuses grandes inventions de l'Angleterre, commençant par la poudre. Gulliver décrit en détails la puissance et l'effet de la poudre et ce que le Roi pourrait accomplir avec cela, disant qu'il pourrait facilement ainsi contrôler tout Brobdingnag.

Le Roi est "frappé d’horreur" et dégoûté des propositions de Gulliver. Il dit à Gulliver que s'il estime sa vie, il ne devrait jamais mentionner la poudre de nouveau. Gulliver ne peut pas croire que le roi rejetterait une occasion si immense.

Gulliver est à Brobdingnag depuis deux ans et estime fortement qu'il est temps de partir. Il est essentiellement traité comme un animal de compagnie. Toutefois, la famille royale ne veut pas qu’il parte. Par coïncidence, lors d'un voyage en bord de mer, un aigle géant prend la boîte de voyage de Gulliver et s'envole avec.

En comprenant que la boîte n'est pas comestible, l'aigle la laisse tomber dans la mer. Après quelques temps, la boîte est repêchée par un bateau passant près de Gulliver, qui le reconduit à son pays (cours de français en ligne).

3ème Partie : Voyage à Laputa, aux Balnibarbes, à Luggnagg, à Gloubbdoubdrie et au Japon

Comment peut-on analyser le roman Les Voyages de Gulliver de Swift ?
Dans chaque endroit où il se rend, Gulliver ne comprend pas les civilisations qu'il rencontre ! (source : Passion lecture)

Après être resté à la maison pendant seulement dix jours, Gulliver reçoit la visite du capitaine d’un bateau qui l’invite à se joindre a lui pour un voyage dans deux mois. Gulliver convainc sa femme que c’est une bonne occasion et repart en mer de nouveau en tant que chirurgien.

Après avoir navigué pendant trois jours, une tempête surgit, conduisant le bateau au nord-est, où ils sont attaqués par des pirates. Ils sont incapables de se défendre. Gulliver insulte le capitaine du bateau pirate et comme punition est mis à l’eau dans un petit canoë, avec des pagaies et une voile ainsi que 4 jours de nourriture.

Le cinquième jour de navigation, dans son canoë à voile, Gulliver atteint une petite île où il passe la nuit dans un sommeil agité. Le matin il remarque que ce qu’il pensait être un nuage flottant au-dessus de l’île est en réalité une île flottante.

Gulliver appelle les habitants de cette île qui le voient et déplacent l’île : ils baissent un système de poulies grâce auquel ils peuvent tirer Gulliver en haut. Aussitôt que Gulliver marche sur l’île flottante, il est entouré par une foule de gens.

Il les trouve très étranges bien qu’ils aient une taille semblable à la sienne. Leurs têtes sont inclinées à gauche ou la droite et leurs vêtements sont couverts d'images d'instruments de musique ou de signes astronomiques. Gulliver apprend bientôt qu’il est sur Laputa.

Le peuple d'ici possède un temps d’attention terriblement court : c'est la raison pour laquelle ils sont toujours avec « des jeunes filles délurés ». Celles-ci sont utilisées pour frapper les personnes pendant la conversation et ainsi les garder concentrés.

Après le dîner, un homme est envoyé pour lui apprendre la langue. Les maisons des Laputiens sont de mauvaise facture et sans angles droits. C’est étrange car les hommes sont ici hantés par les mathématiques. Le peuple ici n’a jamais la paix intérieure : ils s’inquiètent constamment des dangers comme la possibilité que le soleil pourrait ne plus éclairer.

Les femmes de Laputa sont des créatures très sexuelles qui trompent souvent leurs maris, particulièrement avec leurs favoris de Balnibarbi, mais les hommes sont si focalisés sur les mathématiques qu’ils ne le remarquent pas.

Le Roi de Laputa n’est pas intéressé par le gouvernement d’Angleterre. Gulliver apprend que Laputa flotte au dessus de Balnibardi, l’île où il a échoué avec son canoë. Laputa est capable de se déplacer au dessus de la surface de Balnibarbi, mais pas au-delà de ses frontières et elle peut se déplacer en haut et en bas à cause de ses forces magnétiques.

Lorsqu'une ville de Balnibarbi fait des caprices, le Roi de Laputa se déplace directement au dessus de cette ville pour que les habitants ne puissent plus recevoir aucun rayon de soleil ou aucune goutte de pluie. Personne de la famille royale de Laputa n’est autorisé à quitter Laputa.

Gulliver trouve le pays terriblement ennuyeux parce que les gens se croient tous plus intelligents qu’ils ne le sont. Il est souvent ignoré lors des conversations. Il dresse une pétition pour se rendre à Balnibarbi et, bientôt, sa demande est acceptée.

L’auteur rencontre alors Lord Munodi, qui invite Gullliver à rester chez lui. La maison de Munodi est belle et bien gardée, mais quand ils voyagent ensemble dans le pays, il constate que le reste de la terre est stérile et tristement gardé.

Munodi explique que c’est parce qu'il y a de nombreuses années, le peuple de Balnibarbi a visité Laputa et lorsqu’il est rentré, il a décidé d’appliquer les idées Laputiennes. C'était une mauvaise idée. La terre de Munodi, en revanche, est abondante, parce qu’il n’a jamais changé sa façon de vivre.

Gulliver visite la Grande Académie de Lagado, la plus grande métropole de Balnibarbi. Les scientifiques y travaillent constamment sur des expériences que Gulliver juge comme étant des découvertes injustifiées.

Par exemple, il rencontre un homme qui essaye d’extraire des concombres de la lumière du soleil. D’autres expériences tentent de transformer l’excrément en alimentation, ou encore de faire de la glace avec de la poudre, ou bien d’employer des araignées comme tisserands de soie.

Les professeurs essayent aussi de changer la communication de Balnibarbi en supprimant la langue. Gulliver visite alors la partie de l’Académie désignée pour les études de gouvernement. Il trouve les professeurs particulièrement fous. Ils proposent de telles choses comme étudier l’excrément pour trouver le peuple perfide et le peuple de taxation basé sur la beauté et l’esprit.

L’auteur décide de faire un voyage à l’île de Luggnagg, mais constate qu’aucun bateau ne sera disponible pour le voyage pendant un mois, donc il est suggéré qu’il visite Glubbdubdrib, qu’il traduit par l’île des sorciers ou des magiciens.

Une fois arrivé dans la maison du gouverneur, il constate que « le Gouverneur et sa Famille sont servis par des Domestiques d’une sorte quelque peu inhabituelle ». Gulliver apprend que le gouverneur a le pouvoir de rendre la vie aux morts pendant un temps.

On donne à Gulliver le choix d'une personne à ressusciter. Il choisit Alexandre le Grand, qui dit à Gulliver qu’il est en réalité mort parce qu’il a trop bu. Gulliver passe beaucoup de temps à parler avec des Hommes célèbres morts : Il parle avec Homère, Aristote et Descartes.

Il choisit plus tard quelques anglais Yeomen et les trouve beaucoup plus grands et plus forts que les Anglais d’aujourd’hui. Il s’inquiète du fait que la taille de ses concitoyens ne diminue avec le temps. Gulliver voyage à Luggnagg, se faisant passer pour un Hollandais, car les hollandais sont les seuls européens permis au Japon.

Cependant, on découvre sa véritable identité et Gulliver est fait prisonnier. Il apprend plus tard que quelqu’un qui veut s'entretenir avec le Roi doit ramper à quatre pattes et lécher le plancher. Le roi utilise cette tradition dans son intérêt quand il veut se débarrasser de quelqu’un simplement en empoisonnant le plancher.

Gulliver apprend que les enfants Struldbrug qui sont nés à Luggnagg ont un point rouge sur leur front. Ces enfants sont immortels, et Gulliver se livre aux fantasmes de ce qu’il ferait s’il était immortel. Il rêve de la capacité de prendre son temps et d'ainsi devenir maître de beaucoup de sujets différents, mais aussi d'amasser un grande richesse.

Toutefois, Gulliver apprend que les enfants Struldbrug sont en réalité très malheureux et  jaloux de ce peuple qui peut mourir. La cour offre à Gulliver un emploi dans celle-ci mais il est décidé à rentrer chez lui et Sa Majesté lui donne son accord pour partir.

Il lui fournit une lettre de recommandation à l’Empereur du Japon, un cadeau de 444 pièces d’or et un diamant rouge de valeur. Au Japon on lui dit de piétiner le crucifix, ce que tous les Hollandais sont heureux de faire, mais Gulliver ne réussit ne pas à le faire.

Enfin, il prend un bateau pour Amsterdam et rentre ensuite en Angleterre, où il est heureux de revoir sa famille.

4ème Partie : Voyage chez les Houyhnhnms

Quel est le résumé de Les Voyages de Gulliver ?
La visite de Gulliver au pays des Houyhnhnms nous fait réfléchir aux liens qui existent entre les humains et les animaux et à la "hiérarchie" naturelle de notre monde.

Après cinq mois à la maison, Gulliver quitte ses enfants et sa femme enceinte pour continuer son quatrième voyage en septembre 1710, cette fois comme capitaine. Le voyage ne dure pas longtemps et une mutinerie a lieu : son équipage l’enferme dans sa cabine et menace de l'assassiner.

Finalement l'équipage, qui planifie de devenir des pirates, abandonne Gulliver sur une île inconnue. Gulliver marche à l’intérieur des terres jusqu’à ce qu’il rencontre par hasard un champ de créatures étranges. Après les avoir observés, il les trouve en définitif très désagréables et ressent pour eux une aversion très forte.

Ils sont entièrement nus et se comportent comme du bétail. Gulliver se trouve face à face avec l’un d’entre eux. Il le frappe avec le côté de sa lame quand il vient vers lui. L’homme semblable à un animal (qui, Gulliver l'apprend plus tard, est appelé Yahoo) pousse des cris et incite ainsi une quarantaine d’autre Yahoos à entourer Gulliver.

Il craint de mourir jusqu’à ce que les Yahoos ne fuient soudainement à cause d’un cheval gris venant vers eux. Le cheval s’intéresse à Gulliver et tourne autour de lui jusqu’à ce qu’un autre cheval ne le rejoigne. L’auteur observe leur comportement, et leurs hennissements l’un à l’autre semblent presque être un langage.

Gulliver entend le mot Yahoo plusieurs fois et le répète à la grande surprise des deux chevaux. Ils apprennent alors à Gulliver le mot Houyhnhnm, mot signifiant pour eux cheval. Le cheval gris fait ensuite signe à Gulliver de marcher devant lui, ce qu’il fait.

Lui et le cheval gris parviennent à une maison où Gulliver s’attend à rencontrer les maîtres humains du cheval. En passant par plusieurs pièces de la maison ils ne rencontrent que des chevaux. Gulliver se rende alors compte que le cheval gris est le maître de la maison.

Le cheval et sa femme se demandent si Gulliver est en fait un Yahoo. Il est conduit à l'étable où les Yahoos sont gardés et est comparé à l’un d’entre eux. À part des cheveux supplémentaires, des ongles plus longs et la nudité du Yahoo, ils sont les mêmes.

Gulliver fait une sorte de pain d'avoine pour son dîner et les chevaux le conduisent à une petite pièce près de la maison avec un certain foin pour dormir dedans.

Après environ trois mois de vie parmi le Houyhnhnms, Gulliver a bien appris leur langue et peut répondre à la plupart de leurs questions. Il leur parle de la révolte qui l'a amené à leurs rivages, mais ils ont du mal à comprendre car ils ne connaissent pas le concept du mensonge.

Ils disent à Gulliver que le mot Houyhnhnm, dans leur langue, signifie un cheval et son étymologie, la "perfection de nature."

Les chevaux croient que Gulliver est un Yahoo, mais un Yahoo plus raisonnable et civilisé. Gulliver, voulant se différencier autant que possible des Yahoos, demande à ne plus être appelé Yahoo désormais.

Il continue à expliquer à son maître le concept du mensonge. Il explique aussi la relation des chevaux et des gens en Angleterre. Les chevaux ne peuvent pas croire que les gens seraient capables de contrôler des créatures bien plus fortes qu'ils ne le sont, mais Gulliver explique que les chevaux commencent à être apprivoisés à un très jeune âge.

Gulliver continue pendant les deux ans suivants à expliquer beaucoup des systèmes gouvernementaux et politiques anglais. Il essaye d'expliquer la guerre et ses raisons. Son maître dit qu’un Yahoo en Angleterre est plus mauvais qu’un Yahoo ici parce qu'ils utilisent leur raison pour gagner le pouvoir, mais l’utilisent mal.

Gulliver continue de parler à son maître des vices des Anglais. Il peint une image particulièrement inquiétante des avocats et des docteurs, disant que les avocats sont les plus stupides parmi les Yahoos et que les docteurs sont corrompus et guérissent rarement leurs patients.

Puis Gulliver est banni du pays par ordre du parlement et il rentre chez lui. Pour ce faire, il est emmené par des Portugais qui le conduisent à Lisbonne, d’où il passe en Angleterre. Les voyageurs le révulsent. Il rentre chez lui mais a du mal à reprendre le cours de la civilisation dont il voit tous les défauts.

Il tend à se prendre plus pour un Houyhnhnms qu’un être humain. Il se croit supérieur à tous et interdit à tous de paraître devant lui.

Voici qui conclut ce résumé de l'œuvre de Jonathan Swift. Pour terminer, voici une très courte analyse du roman :

  • C'est une satire politique. Les humains sont différenciés des hommes par le langage,
  • Satire de la prétendu supériorité de l'homme par le langage,
  • Satire du motif souvent ou toujours dérisoire qui entraine les zizanies, les guerres, les conflits,
  • Il fait la satire du caractère relatif des mœurs en vigueur dans n'importe qu'elle pays, dans n'importe qu'elle groupe à n'importe quelle époque,
  • Pour comprendre le caractère relatif de la société dans laquelle on vit il faut s'en éloigner : en constatant qu'ailleurs les gens vivent autrement on revient chez soi plus critique et plus tolérant,
  • Conclusion : sévère critique de la nature humaine.

Enfin, voici un tableau récapitulatif des plus grandes œuvres littéraires de Grande-Bretagne au XVIIIème siècle :

DateTitreAuteur
1719Robinson CrusoeDaniel Defoe
1726Les Voyages de GulliverJonathan Swift
1728La DunciadeAlexander Pope
1749Histoire de Tom Jones, enfant trouvéHenry Fielding
1759Vie et opinions de Tristram Shandy, gentilhommeLaurence Sterne
1764Le Château d'OtrantoHorace Walpole
1776La Richesse des NationsAdam Smith
1790-1793Le Mariage du Ciel et de l'EnferWilliam Blake
1798Lyrical BalladsSamuel Taylor Coleridge et William Wordsworth

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Mathieu

Animé par la découverte et l'acquisition des connaissances, je suis passionné par les mythes et la culture populaire. J'aime l'écriture, les jeux vidéo et la tartiflette. La dalle angevine me donne soif de savoirs !